Publié le 7 Janvier 2013
Dans sa chronique du Point du 25/02/10, Patrick Besson a créé face aux rappeurs une nouvelle catégorie d’amuseurs : les dérappeurs (avec 2p) comme Nadine Morano peu satisfaite de l’allure des jeunes de banlieue ou Georges Frêche dont le dérapage parait être une spécialité et sa façon naturelle d’avancer.
Je rebondis sur sa chronique (je suis resté souple) pour envisager un autre aspect de la question. Puisque nous venons de vivre (à peine, pour ce qui me concerne) les jeux olympiques d’hiver, il me semble souhaitable de faire du dérapage une épreuve politique à part entière.
Cependant, il faut au préalable qu’un comité définisse les critères du dérapage : où commence-t-il ? Pour pouvoir l’homologuer et jusqu’où peut-il aller ? Sans parler de chute. Ce qui conduirait à définir les sentiers battus, le politiquement correct et le dérapage authentique, car certains athlètes politiques ne dérapent pas, ils n’expriment que ce qu’ils sont, pour eux l’effort sportif est de ne pas déraper.
Les meilleurs fans de ces champions et qui les suivent partout, sont les journalistes. Ils espèrent à chaque sortie les voir déraper dans les grandes largeurs. Beaucoup même les poussent volontiers pour obtenir d’eux un beau dérapage qu’ils pourront commenter sur des pages et des pages, sans effort, en laissant de côté les informations importantes qui en nécessitent un. Les dérapeurs, quant à eux et quoi qu’ils disent, sont en général satisfaits que l’on parle enfin de leur personne et s’épanchent sur les papiers, les ondes, les écrans, sur twitter ou facebook pour jouer les modestes en minimisant leur exploit.
Reste à organiser périodiquement une cérémonie de remise des médailles sur lesquelles serait gravée une langue de beauf sur fond de connerie. Ne serait-il pas émouvant de voir sur le podium des membres de la majorité côtoyer ceux de l’opposition enfin réunis, donnant son vrai sens au concept d’ouverture, en magnifiant par leurs exploits la fermeture d’esprit.
Il sera évidemment nécessaire de se préoccuper de l’avenir en préparant les jeunes à cette épreuve. Dans chaque parti, le dérapage devra être encouragé chez les
politiciens en herbe (ceux qui sont encore fauchés) enfin de s’attaquer aux records détenus par quelques champions d’exception pour pérenniser le spectacle et le rendre plus attrayant.
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J’ai le souvenir d’un pays magnifique où les gens eux-mêmes sont beaux, où les pagodes souvent
superbes poussent comme des champignons dorés, notamment dans la vallée de Pagan où l’ancienne


Quand j’étais interne en médecine –
il y a donc fort longtemps – le règlement intérieur de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière stipulait que l’interne de garde avait droit à une botte de foin, non pas pour lui-même, mais pour son
cheval qui lui permettait à l’époque napoléonienne de se déplacer rapidement en cas d’appel urgent, les distances à parcourir étant grandes lorsqu’un seul interne était de garde pour un aussi
vaste hôpital. Il est possible que cette règle ait été abrogée depuis, mais ce n’est pas certain.
Aujourd’hui, à Paris, la
manifestation organisée par les syndicats pour protester contre la réforme des retraites (dont on ne sait pas exactement la teneur) se déroule de la Place de la République à la Place de le Nation
en passant, bien sûr, par la Place de la Bastille. République, Bastille, Nation, trois mots symboliques.


On a toujours besoin des autres pour
exister. Enfin de moins en moins, puisque les autres s’en vont de plus en plus.

L’agriculture biologique (vous avez déjà vu une agriculture qui ne soit pas
biologique ?) fait des miracles : elle réussi à faire pousser des comprimés de vitamine C (acide ascorbique) de façon durable et responsable sans utiliser des engrais chimiques de
synthèse, des pesticides de synthèse et bien sûr des organismes génétiquement modifiés.
Chacun connait la formule Thatchéro-Reaganienne : « le
problème, c’est l’état ». Cette formule s’applique sans conteste aux états totalitaires, mais elle concernait des états démocratiques où elle a poussé à sacrifier les services publics au
service de tous, pour introduire des entreprises privées au bénéfice de quelques uns, au nom de la concurrence dont on attend toujours les retombées positives promises.
Dans un îlot européen qui flotte encore sur la misère du monde, où les armes restent encore muettes, où l’on ne fabrique plus grand chose pour le quotidien, car on a appris aux autres à fabriquer ce qu’on leur achète, où l’on invente ailleurs pour vite remplacer ce qui s’est vendu la veille et où vivre c’est d’abord consommer, dans cet îlot où l’écume de la misère affleure les trottoirs, un mot magique ouvre les cavernes d’Ali Baba : soldes.
Le Point du 6 janvier 2011
rapporte qu’à Cadix, un professeur d’histoire-géographie a été poursuivi par les parents d’un élève musulman qui s’était dit « offensé »,
car ce professeur avait osé enseigner les secrets de fabrication du jambon ibérique. Le motif de la plainte était : « mauvais traitements
psychologiques sur fond de xénophobie » et cours insultant les « croyances islamiques ». La Fédération des musulmans d’Espagne
est cependant intervenue en soulignant que s’il est interdit de manger du jambon, il n’est pas interdit d’en parler.
Ce qui est moins amusant, c’est qu’il n’a pas
de limites à la commercialisation (le terme de marketing est plus sexy) qui consiste souvent à chercher à vendre à quelqu’un un truc dont il n’a pas besoin et en créant ce besoin. C’est ainsi
qu’il vient d’être lancée par Walmart (numéro 1 mondial de la grande distribution) une nouvelle gamme de soins et de maquillage antioxydants et antirides (GeoGirl) destinée…aux fillettes de 8 à
12 ans !?
Comme le
christianisme a marqué chaque jour de ses saints de façon indélébile, le monde actuel tend à marquer les jours de ses questions non résolues, comme l'on va à confesse afin de libérer sa
conscience et obtenir l'absolution.