Publié le 7 Janvier 2013

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J’aime bien Paris au mois d’août. Ce jour est probablement le dernier où la ville est presque dépeuplée de ses Parisiens, l’on y entend toutes les langues du monde et les yeux sont plus bridés que d’habitude. L’invasion des voitures ne va pas tarder. Les chaussées sont encore presque vides, on peut les traverser sans angoisse même lorsque les feux sont au vert. Comme il fait chaud, les femmes montrent leurs épaules et leurs jambes. Les hommes dénudés me font moins d’effet. Il fait plutôt frais dans le métro et l’on trouve des places assises sans qu’elles vous soient cédées. Certes, quelques odeurs corporelles amenées de la chaleur extérieure flottent sous terre, mais enfin…

La canicule de 2003 a laissé son empreinte avec ses 15000 vieux chaudement recommandés pour l’Au-delà, obligeant le Dr Jean-François Mattei, alors ministre de la Santé, à enfiler un polo pour revenir de vacances et constater benoîtement les dégâts après la bataille. Depuis, il est au frais à la présidence de la Croix-Rouge française. Les politiques ont toujours peur des caprices du climat que l’on ne peut ni acheter, ni masquer, ni évacuer par une commission, si bien que nous sommes abreuvés de conseils pour éviter un coup de chaud. Pourvu que les vieux mettent leur appareil auditif pour les écouter. Tout va bien : je ne me sens pas concerné.  

J’aime bien Paris au mois d’août, impression un peu gâchée aujourd’hui – un peu seulement – par le retour dans les médias de Mélenchon dont nous avions apprécié le silence. Rien n’est parfait.

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Publié le 7 Janvier 2013

leonard-de-vinci-la-vierge-aux-rochers.jpgIl y aurait eu 2450 apparitions de la mère de Jésus de Nazareth en 2000 ans[1]. Mais l’Eglise, très prudente et plutôt réticente, n’en n’a reconnues que très peu, mais elle en a reconnues, et parmi celles-ci figurent les dix-huit apparitions à Bernadette Soubirous en 1858 dans la grotte de la Massabielle, ce qui constitue déjà dix-huit miracles d’affilée. Bernadette n’a reconnu Marie que lorsque l’apparition s’est présentée en disant : « Je suis l’Immaculée conception », ce qui constitue un dix-neuvième miracle car la future sainte ignorait la bulle du pape Pie IX parue quatre ans auparavant lavant définitivement Marie du péché originel (mais Marie la connaissait sans doute et devait en être satisfaite pour s’être présentée ainsi). On comprend que Pie IX ait beaucoup apprécié la façon de se présenter de l’apparition itérative. On peut y ajouter un vingtième miracle car Marie, dans sa bonté, pour bien se faire comprendre de Bernadette n’a pas hésité à lui parler en gascon.

Ces apparitions une fois authentifiées ont été une bénédiction pour la région de Lourdes car l’eau de la source de la grotte s’est révélée également miraculeuse en étant susceptible d’entraîner des guérisons. Certes la fréquence de ces guérisons a beaucoup diminué depuis l’abandon des critères de validation qui dataient de 1738. La dernière validation date de 2011 pour une guérison en 2002 d’un homme de 53 ans atteint d’une sciatique rebelle.

Lourdes accueille ainsi 3 millions de pèlerins par an, un bon tiers de Français, mais il y a presque autant d’Italiens. Les étrangers semblent subir une discrimination de la part du Ciel car sur les 68 guérisons médicalement inexplicables depuis 1862, 55 concernent des Français, et seulement 7 concernent des Italiens, 3 des Belges,  les Allemands, les Autrichiens, et les Suisses n’ont eu droit qu’à un seul miraculé. C’est ce qu’on appelle le miracle de l’exception française.

Léonard de Vinci : « La Vierge aux rochers » (détail)



[1]D’après le Père René Laurentin (« Dictionnaire des apparitions de la Vierge Marie »)

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Publié le 7 Janvier 2013

Il est banal de dire que la création de mots ou leur répétition en s’installant dans le langage vient modifier progressivement notre pensée et notre conception des choses. C’est la raison pour laquelle les groupes de pression  tiennent à imposer des mots plutôt que d’autres, qu’il s’agisse d’associations, de publicité ou de propagande. Quand on accepte petit à petit une expression, on finit par accepter le concept qui va avec.

C’est ainsi que le terme « arabo-musulman » est fréquemment employé par les médias, terme qui tend à confondre une ethnie et une religion. Si une religion est souvent dominante dans une ethnie, la confusion l’a rend exclusive dans la pensée. Il n’est donc pas étonnant que l’Egyptien qui n’était pas musulman ait été agressé à Marseille pour ne pas avoir fermé sa boutique de restauration pendant le Ramadan. Cette confusion existe ailleurs : on a longtemps confondu Hindous et Indiens et l’on confond encore juif et Judaïsme alors qu’il existe plus de Juifs non pratiquants que pratiquants.

Un autre terme a pris de l’ampleur jusqu’à en changer la perception : celui d’islamiste. Il a seulement quelques années, la distinction était nette pour tout le monde entre musulmans et islamistes, ce dernier terme étant réservé à une petite minorité de musulmans extrémistes et apparemment rejetés par la majorité des musulmans. Ce n’est plus le cas aujourd’hui où la confusion a fini par s’installer entre Islam et islamistes avec la prise de pouvoir de ceux-ci dans plusieurs états. La question est de savoir si c’est la frange extrémiste de l’Islam qui a maintenant droit de cité en étant admise par tous les musulmans ou si ce sont les islamistes qui sont devenus moins extrêmes. Les théocraties déjà en place permettent d’en douter. Espérons que les femmes qui ont contribué à abattre les dictatures lors des révolutions arabes, maintenant confisquées par les barbus alors qu’ils n’avaient guère été actifs, n’aient pas à les regretter.

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Publié le 7 Janvier 2013

Van-Gogh-gachet.jpgEn prolongement de l’article précédent voici, par ce billet, un petit coup d’œil sur le passé. Ce bref voyage dans l’histoire, par quelques exemples, n’est pas inutile puisqu’une partie de la population, soutenue par la démagogie des autorités, semble considérer que les médecins ne sont plus ce qu’ils étaient, et qu’ils font passer aujourd’hui leurs intérêts avant leur éthique.
Pendant des siècles, il était convenu que les médecins devaient soigner les pauvres gratuitement et faire payer les riches bourgeois, car pour les aristocrates il fallait espérer leur générosité. Si celle des souverains était souvent grande, « Madame de Coislin soutenait qu'autrefois une personne comme il faut ne se serait jamais avisée de payer son médecin » (Chateaubriand) [1]  .
Dans le passé certains praticiens eurent tendance à fertiliser largement leur altruisme.
Les honoraires fabuleux que demandaient certains médecins de l'Antiquité sont parfois le principal motif de leur passage à la postérité, tel Asclépiade de Bithynie, le premier des grands médecins grecs venus s'installer à Rome au premier siècle avant notre ère.
Un médecin de l'école de médecine de Salerne au XIIe siècle conseillait à ses étudiants une méthode peu orthodoxe pour récupérer des honoraires impayés : « Fais-lui prendre de l'alun à la place de sel dans sa nourriture, ce qui ne manquerait pas de le couvrir d'éruptions » [2]  
Au XIVe siècle, John of Arderne, le père de la chirurgie anglaise, imagina de demander une certaine somme cash puis la même chaque année de survie du patient. L'inverse d'une rente viagère.
Ferdinand Sauerbruch, pionnier de la chirurgie thoracique, inventa au début du XXe siècle une chambre pneumatique permettant d'ouvrir un thorax et d'opérer un poumon sans tuer le patient. Chirurgien le plus célèbre d'Europe, ses honoraires étaient pharamineux. A un parent qui lui demandait un rabais, il aurait répondu : « au-dessous de cette somme mes mains tremblent »
Des cuillers à tirer les bébés et l'argent.
On pouvait faire fortune en inventant un instrument dont on conservait le secret, ses avantages assurant la clientèle. Ce fût le cas pour les forceps, cuillers à extraire les bébés inventées par William Chamberlain ou son fils aîné Peter, huguenots émigrés de France en Angleterre en 1569. Pendant un siècle leurs descendants formèrent une dynastie d'accoucheurs qui délivrèrent, entre autres, les reines d'Angleterre, en gardant le secret de l'instrument par cupidité. Pour ce faire, ils isolaient la parturiente derrière des rideaux et œuvraient seuls pour que la sage-femme ne voit pas l'instrument et éviter qu'on ne vole leurs cuillers. Evidemment le secret finit par être éventé avant qu'on ne retrouve le forceps des Chamberlain, un temps perdu, dans sa boîte, et dans la maison de famille au début du XIXe siècle. Entre temps le forceps avait été également inventé par le Flamand Johannes Palfyn et par le Français André Levret.
Retour vers le présent.
Bien sûr, les sociétés du présent ne sont heureusement pas celles du passé. Les sociétés ont évolué de l’assistance privée très aléatoire, car soumise à la discrétion des individus, à une assistance publique où le médecin a perdu son pouvoir discrétionnaire, ce qui a contribué à lui faire perdre une partie de son prestige. Le savoir et le dévouement (quel que soit le métier) ont moins de prestige que le pouvoir de décider. Si le médecin a perdu de son prestige dans la société, il le récupère au lit du malade où son pouvoir décisionnaire est nécessaire, le fameux « pouvoir médical » qui heurte les bonnes âmes égalitaires mais incompétentes. D’où les mesures et la terminologie qui visent depuis au moins une décennie à le combattre : consentement éclairé, source d’angoisse pour le patient et de protection médico-légale pour le médecin, participation du malade en tant que « partenaire » à la décision médicale, partenariat illusoire en raison de l’asymétrie des partenaires. Tout une série de faux semblants car en dernière analyse c’est au médecin - s’il est digne de l’être - de proposer la solution qui lui parait la meilleure (lorsqu’elle existe) pour son patient et celui-ci a comme seule liberté celle de la refuser, liberté qu’il a toujours eue dans le passé comme dans le présent.
 
Vincent Van Gogh : « Portrait du Dr Gachet »

[1]  Mémoires d'outre-tombe
[2]   Cité par Kenneth Walker, Histoire de la médecine

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Publié le 7 Janvier 2013

Une cause nationale attractive.

A la suite de la déclaration de François Hollande décrétant que la sécurité des juifs de France devait être une « cause nationale » lors de l’hommage rendu aux trois enfants juifs et au rabbin abattus par Mohamed Merah en mars dernier, Abdallah Zekri, président de l’observatoire contre l’islamophobie (à noter que le paysage français est truffé d’observatoires) a déclaré à la sortie d’un entretien avec Jean-Marc Ayrault : "Vu la montée des actes islamophobes et le racisme anti-musulman, nous souhaitons une déclaration solennelle du président de la République, qu'il associe également les musulmans français à cette cause nationale". Le fait saillant ayant été l'occupation de la mosquée de Poitiers (en construction) par des militants du mouvement d'extrême droite « Génération identitaire ». Manifestation que l’on peut réprouver mais qui se voulait surtout symbolique, en sachant que le symbole peut mener plus loin.

Du haut de son observatoire, Mr Zekri a sûrement remarqué, qu’en  France, ce sont des musulmans qui agressent des juifs jusqu’au meurtre et peut-être pourrait-il participer à la « cause nationale » en tentant de calmer la partie hystérique de ses  coreligionnaires.

 

Antisémitisme et islamophobie.

L’antisémitisme n’a pas attendu le conflit israélo-palestinien pour exister depuis deux mille ans, maladie qui tient du complexe d’Œdipe pour les deux monothéismes auxquels le judaïsme a donné naissance, maladie du complot et paranoïa pour les autres. N’en déplaise à l’extrême gauche, qui ne voit que d’un œil, en dehors de la xénophobie, il existe des causes objectives à l’islamophobie : importation d’une culture qui se heurte par ses différences à la culture européenne, rejet de la France par une frange des descendants d’immigrés qui retourne à leurs racines tout en restant dans l’hexagone, dont certains font, sans réticence, un héros d’un meurtrier et dont un petit nombre s’organise en cellules terroristes, existence d’un intégrisme qui ne cache pas sa volonté prosélyte, véhiculé avec violence par des imams d’importation, intégrisme dont on voit l’application peu reluisante sous d’autres cieux et que l’on aimerait voir désapprouvé avec plus de force et sans ambiguïté par la majorité qui n’adhère pas à cet extrémisme, comme le font courageusement quelques rares imams dont celui de Drancy (Hassen Chalghoumi).

 

« Le racisme anti-musulman ».

J’ai relevé dans la déclaration de Mr Zekri : « le racisme anti-musulman ». Cette formule implique déjà la confusion désormais habituelle entre un groupe humain et une religion. Et comment une hostilité à une religion peut-elle être un racisme ? Le racisme concerne des êtres humains (que l’on considère comme inférieurs) et non pas leurs croyances. On a tout fait le droit d’être réservé sur des croyances lorsqu’elles sortent de la sphère privée pour s’imposer dans l’espace public jusqu’à devenir meurtrières, sans pour autant considérer que ceux qui les pratiquent sont inférieurs en quoi que ce soit et sans faire obstacle à la liberté de les pratiquer paisiblement dans la sphère privée et dans le cadre légal. Il semble que Mr Zekri se lance dans une concurrence victimiste et quoi de plus efficace que de se dire victime d’un racisme.

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Publié le 7 Janvier 2013

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Mes livres s'amoncellent sur les étagères au point de les courber un peu, car un livre c'est dense et lourd, bien que certains peuvent être lourds sans être denses (en général, je les donne pour ne pas les jeter. Je n’aime pas jeter un livre, même médiocre). Je m'étonne un peu de les avoir tous lu, c’est le privilège de l’âge et la mesure du temps, avec le regret de ne plus pouvoir être surpris par leur lecture. Mais que m'en reste-t-il ? Pas grand chose. La preuve : je ne me souviens même pas d'avoir lu certains d'entre eux. En fait, je n'ai jamais lu un livre avec l'ambition d'en retenir quelque chose, j'ai toujours lu pour le plaisir de lire. C'est un plaisir instantané, le plaisir d'être en communication avec quelqu'un d'intelligent ou de drôle, avec quelqu'un, souvent depuis longtemps disparu, qui sait raconter une histoire ou dire des choses avec des phrases  bien tournées ou des formules spirituelles ou profondes que l'on déguste en les savourant sur le moment, et que l'on aimerait partager avec d’autres lorsqu’elles vous plaisent. Mais la lecture est un plaisir solitaire à consommer sur place comme un bon repas. Alors, s'il ne me reste pas grand chose de tous ces livres, cela n'a pas d'importance.

 

M’en reste-t-il vraiment si peu de mes lectures ? La mémoire inscrit sous une forme biochimique mystérieuse des évènements qu'elle stocke dans une cave obscure dont votre conscience a jeté la clef. Parfois un souvenir que l’on croyait disparu s’échappe par le soupirail, c’est souvent un vilain garnement. Ces livres se sont sans doute insinués en moi, malgré moi. Ce que je pense vient d'eux, on pense comme les autres ont pensé. Notre conception des choses n'est qu'une mixture plus ou moins digérée des pensées des autres, qui eux-mêmes ont fait un mélange de celles de leurs prédécesseurs. On se recopie les uns les autres avec plus ou moins de bonheur, car les erreurs de recopiage ne manquent pas.

 

Ce sont les mêmes sujets qui occupent l'humanité depuis qu'elle a trouvé la faculté de s'exprimer. Le talent des auteurs est dans la formulation. La plupart des concepts existent depuis longtemps, le talent est aussi de les exhumer, de les révéler aux autres et de leur donner un nom pour se les approprier. Car que peut-on dire d’original sur la condition humaine, les relations entre les êtres humains, les sentiments, l’amour, la mort ou la violence ? Peut-être que la bêtise reste un champ inépuisable d’investigation. Elle nous surprend toujours.

 

Giuseppe Arcimboldo : « Le bibliothécaire »

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Publié le 7 Janvier 2013

Je me contente de reporter ici le « billet d’humeur » de S. Vincent paru dans Cardiologie pratique (ce n’est pas la première fois que je le fais), sans doute à contre-courant car les autorités, les médias et la toile bruissent d’hostilité envers le corps médical et surtout envers l’industrie pharmaceutique dont je n’ai pas manqué pour ma part d’en signaler les dérives, mais une hostilité systématique risque toujours de se retourner un jour ou l’autre contre ceux qui distillent sans nuance cette hostilité.

Le premier mort

Impact Médecine dépose son bilan. Avec lui, disparaissent plusieurs titres : Impact pharmacien, la série des Abstracts, Genesys, etc.
Impact Médecine est la première victime de la réduction drastique de la publicité que connaît la presse médicale.
Des taxations en rafale, une fiscalité aberrante, une législation hâtive et floue, une administration tatillonne, des règlements absurdes, des contrôles à répétition ont conduit l’industrie pharmaceutique à réduire ses budgets de communication dans des proportions très importantes.
Au-delà du harcèlement administratif, il faut prendre conscience que les politiques n’aiment ni les médecins ni la pharmacie.
L’axiome de base des autorités est simple : derrière chaque généraliste il y a un charlatan ou un déserteur, derrière chaque spécialiste il y a un voyou, derrière chaque expert il y a un vendu, derrière chaque auteur médical il y a un corrompu, derrière chaque pharmacien il y a un épicier cupide, derrière chaque industriel il y a un requin et derrière chaque médicament il y a un poison…
Nous nous contenterons de rappeler, comme simple exemple, que l’allongement considérable de l’espérance de vie, comme la réduction en 15 ans des deux tiers de la mortalité de l’infarctus du myocarde, sont le fruit du travail inlassable de la communauté médicale et pharmaceutique, qu’il est à la mode de stigmatiser avec véhémence.
Quand il n’y aura plus de presse médicale (ni d’ailleurs de congrès), qui diffusera les recommandations, qui informera sur les avancées techniques, sur les progrès thérapeutiques, qui assurera la formation des médecins (la presse est le premier vecteur de FMC [Formation Médicale Continue]), qui fournira des informations spécifiques en cas de crise sanitaire ? Peut-être Madame la ministre de la Santé a-t-elle les réponses ?
Impact Médecine est mort ! À qui le tour ?
S. VINCENT

 

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Publié le 7 Janvier 2013


Le roman « Cinquante Nuances de Grey » d’E.L. James dont le premier tome est sorti en France le 17/10/12 a été vendu à 175000 exemplaires dès la première semaine, après avoir déjà connu un succès délirant avec 50 millions d’exemplaires  vendus dans une trentaine de pays (25 millions au Royaume-Uni !). Ce succès coïncide avec une augmentation des ventes de vibromasseurs et celles d’accessoires SM dans les sex-shops aux USA. Les lectrices seraient plus nombreuses que les lecteurs.

Je n’ai pas lu ce livre qui raconte les péripéties sado-maso d’un couple et je ne compte pas le lire car il n’a pas, d’après les dires, les qualités littéraires des ouvrages du marquis, figure de proue de la chose, qui connut bien des prisons pour ses œuvres et ses agissements, alors que la ménagère britannique est au firmament de l’édition avec son ouvrage pornographique dont le thème obligatoirement répétitif n’a guère d’originalité.

C’est tout de même un mystère. Les gens sont-ils si friands de relations sado-maso ? Peut-être, car comment expliquer que de jeunes Françaises, libres et coquettes pendant des années et n’ayant rien à voir dans leurs antécédents avec le monde musulman, choisissent de s’enfermer en public dans un niqab noir ne laissant apparaître que leurs yeux pour se soumettre au désir exclusif de leurs hommes ? A ma connaissance, la foi dans la religion de Mahomet n’impose pas cette horrible tenue mortuaire pour la satisfaire.

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Publié le 7 Janvier 2013

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Il y a beaucoup d’amateurs des films d’horreur. Beaucoup de personnes, paraissant parfaitement équilibrées, aiment regarder des monstres, des gens terrorisés, des meurtres, des tortures, des giclées de sang, et ressentir les frissons qu’ils procurent. Les meilleurs suggèrent plus qu’ils ne montrent, l’objectif étant de provoquer chez le spectateur la peur et l’angoisse, alors qu’il est assis confortablement dans un fauteuil sans être directement menacé, il peut donc jouir de cette horreur par procuration, sortir ainsi de lui-même et de la banalité de sa vie quotidienne, mais rétablir aisément, si nécessaire, son équilibre en sachant que toutes ces monstruosités sont fictives.

J’avoue que j’ai horreur des films d’horreur. Les horreurs authentiques ne manquent pas dans le monde, et leur récit comme les images que l’on m’en donne suffisent à susciter l’inquiétude et la révolte.

Mais je viens d’apprendre que la vision de films de terreur aurait un intérêt : celui de faire maigrir. C’est du moins ce qu’avance l’équipe britannique de Richard Mackenzie de l’université de Westminster après avoir mesuré la dépense énergétique de dix spectateurs au cours de la projection des films d’horreur. Les expérimentateurs ont ainsi pu constater que « Shining » permet de brûler 184 calories en moyenne, « Les dents de la mer », 161 calories et « l’Exorciste », 158 calories. La décharge d’adrénaline et l’accélération de la fréquence cardiaque provoquées par la peur imaginaire, mais réellement vécue par l’organisme, expliquent aisément cette dépense énergétique. Un bon « thriller » ferait dépenser l’équivalent d’une barre chocolatée, ce qui est finalement peu, et il faudrait qu’un obèse passe son temps à visionner des horreurs pour avoir une chance de maigrir, en évitant de grignoter une barre chocolatée pour calmer son angoisse, et étant sédentaire il ne lui resterait plus que la peur et quelques kilos en plus. Cette petite étude ne m’engage aucunement à changer mes goûts (je parle de ce genre de films, pas du chocolat), d’autant plus que je suis plutôt mince.

 

Le Caravage : "Judith décapitant Holopherne"

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Publié le 7 Janvier 2013

Une bonne nouvelle pour tous.

Quelle nouvelle ! Je vous l’annonce : dans 20 ans, tous les cancers, le sida, les myopathies, et même la maladie d’Alzheimer pourront être guéris avec une probabilité de  7  sur 10 environ.

Curieux comme vous êtes, vous allez me demander quelles sont les sommités du corps médical qui ont avancé cette estimation ? Pfft…Le corps médical ! Il n’en sait rien, on ne voit pas grand-chose quand on est le nez sur le guidon. Bien mieux, c’est le résultat de l’opinion éclairée d'un échantillon de 928 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus et à qui IPSOS/Logical Business Consulting (pour la Fondation Arc) a demandé leur avis compétent et objectif par téléphone les 12 et 13 octobre derniers, c’est dire si l’information est crédible.

 

Une bonne nouvelle pour les homosexuels masculins.

 

Ce n’est pas « le mariage pour tous » car est-ce une bonne nouvelle ? Un mariage sur deux se terminant par un divorce. Non, c’est la levée possible de l’interdiction de donner généreusement leur sang (et pour laquelle un homosexuel a même fait la grève de la faim). « A l’occasion de la journée mondiale du don du sang, le 14 juin dernier, la ministre de la Santé, Marisol Touraine s’est prononcée en faveur d’une levée de l’interdiction qui empêche aujourd’hui les homosexuels masculins de donner leur sang. Néanmoins, le ministre avait considéré qu’une telle décision nécessitait une réflexion approfondie… ». A noter que les politiques parlent d’abord et réfléchissent ensuite. D’après le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) qui consacrait son numéro du 23 octobre à la sécurité des produits sanguins, si tous les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH) s’abstiennent de donner leur sang le risque de transmettre le virus du sida serait de 1 sur 5700000 dons. Entre 2008 et 2010, 28 séroconversions sont survenues chez les donneurs réguliers, 23 étaient de hommes et 12 d’entre eux ont admis a posteriori leurs rapports sexuels réguliers avec des hommes, de ce fait, le risque actuel est estimé a 1 sur 2900000. En excluant du don de sang que les homosexuels multipartenaires au  cours des 12 derniers mois (ce qui est envisagé), le risque pourrait s’élever au pire à 1 sur 700000, soit 4 fois plus élevé qu’aujourd’hui. Mais que ne ferait-on pas pour que les homosexuels ne se sentent pas discriminés.  

 

Une bonne nouvelle pour les drogués.

 

La ministre de la santé espère lancer en France des salles de consommation de drogue. Une salle de "shoot" coûterait entre 300000 et 1 million d’euros et elle permettrait aux drogués de continuer à se droguer, mais proprement et sous la houlette d’un personnel de santé. Elle indiquerait aux dealers le lieu où trouver facilement leur clientèle et il est d’ailleurs dommage que l’on n’envisage pas de permettre aux vendeurs de drogues dures d’installer des stands à l’intérieur, ce qui éviterait de perturber le voisinage par des allées et venues vacillantes (le nombre de passages prévus par jour a été estimé entre 200 et 250), ainsi que les palabres du négoce en public.

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Publié le 7 Janvier 2013

Des tombereaux d’avanies sont déversés sur Lance Armstrong, champion cycliste jusqu’à cette année adulé (et jalousé) en faisant de lui un symbole sacrificiel comme l’était le bidasse fusillé pour l’exemple des tranchées de 14-18. Je ne m’intéresse pas au sport cycliste et je ne n’ai pas de sympathie ou d’admiration particulière pour le champion américain, bien que son histoire personnelle ne soit pas banale et qu’il faut rendre hommage à son intelligence autant qu’à ses muscles car pouvoir passer 500 contrôles anti-dopage en 15 ans de carrière sans que l’un d’eux se soit révélé positif, il faut le faire.

Les tests anti-dopage coûtent cher, de 500 à 1000 € pour un test, avec une efficacité douteuse (38 cas positifs à l’EPO sur 258000 tests en 2010 selon l’agence mondiale anti-dopage). Avec un peu d’habileté il ne semble pas trop difficile de passer au travers comme l’a prouvé ce cher Lance, et c’est cette habileté des sportifs et de ceux qui les entourent plutôt que leur probité qui explique la rareté des tests positifs. Selon le responsable médical de la Fifa : « Pour attraper un tricheur, le monde du football doit dépenser 3 millions d’euros » (Le Point du 18/10/12). Dans un précédent billet j’avais proposé « Le dopage pour tous », ce qui serait plus économique et moins contraignant.

Aujourd’hui, avant d’admirer un champion lorsqu’il domine une épreuve, on se demande s’il ne s’est pas dopé, ce doute gâche le plaisir des amateurs. Ce qui n’était pas le cas auparavant où l’on admirait les prouesses sans réserve, et on pouvait le faire puisque tout le monde se dopait plus ou moins à égalité, mais en prenant des risques avec la santé.

Les sept victoires au tour de France vont être retirées à Armstrong et échangées contre la couronne de roi des tricheurs. L’ennui est que la plupart de ceux qu’il a dominés dans les tours de France ont été également convaincus de dopage et ont également triché. Le roi était donc le meilleur de la course, qu’on le veuille ou non, et on ne sait pas qui mettre à sa place.

Lance Armstrong risque de faire de la prison pour son mensonge face à une commission où il a affirmé ne s’être jamais dopé. C’est que l’on ne badine pas avec le mensonge aux USA. Mais que doit-on penser du secrétaire d’Etat de Bush junior qui avait manifestement menti devant l’assemblée de l’ONU (beaucoup de témoins) en exhibant un flacon censé prouver la présence d’armes de destruction massive en Irak, justifiant ainsi une guerre et des milliers de morts ? C’est évidemment moins sérieux que le mensonge d’un sportif qui n’a tué personne, sinon lui-même.

Enfin, n’étant pas spécialiste en la matière, je pose la question : est-ce que le dopage peut faire d’un champion moyen un grand champion ? Armstrong  se dopait essentiellement à l’EPO (érythropoïétine). C’est une hormone secrétée par le rein en réponse à l’hyoxie, c'est-à-dire à la baisse du taux d’oxygène transporté par le sang, essentiellement sur les globules rouges, et l’EPO en stimulant leur fabrication va élever ce taux d’O2 en augmentant le nombre de ses transporteurs. Normalement le sang contient environ 5 millions de globules rouges par mm3. Est-ce qu’un supplément de 500000 hématies par mm3, par ex. peut permettre à un cycliste d’arriver au sommet d’un col avant tout le monde sans qu’il y soit pour quelque chose ? Pour être honnête, j’ignore le taux supplémentaire de globules rouges provoqué par l’administration d’EPO, mais je sais qu’un taux trop élevé risque de favoriser la formation de caillots dans la circulation, ce qui n’est sûrement pas recherché par les sportifs qui s’entourent de conseillers « médicaux ». Par ailleurs, j’ignore si l’expérience a été faite de comparer les performances d’un même sportif sur la même épreuve avec ou sans EPO. La différence serait-elle déterminante ? Même si l’on sait qu’un meilleur apport en oxygène aux muscles a un effet favorable sur leur fonction.

 le chat velo Geluck 2

Re-dessin de Philippe Geluck

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Publié le 7 Janvier 2013

Une employée sud-africaine, Johanna Mmoledi, pour justifier son absence pendant un mois à son travail dans une auberge de Pretoria (un congé sans solde lui avait été refusé), motif de son licenciement, avait fourni à son employeur un certificat rédigé par une guérisseuse traditionnelle (une sangoma) affirmant qu’elle était « gravement tourmentée par ses ancêtres », et qu’elle avait suivi un séminaire destiné à les apaiser. La Cour d’appel du travail a jugé ce licenciement injuste et ce certificat valable en estimant que  l'Afrique du Sud est une société multiculturelle où la culture occidentale ne pouvait prendre le pas sur les cultures africaines. "Les entreprises ne peuvent pas uniquement accepter les certificats de médecins, alors que nous vivons dans une société diversifiée", a approuvé Ndaba Ntsele, président du Conseil des entreprises noires.

 J’ai relevé cette information avec intérêt car si les ancêtres ont à coup sûr existé pour chacun d’entre nous, même si l’on peut contester leur intervention dans le présent, leur souvenir peut venir nous habiter, alors que l’existence du démon est très incertaine. Et pourtant dans nos sociétés occidentales rationnelles, les possédés du Diable ne manquent pas, ils s’adressent, non pas à une sangoma, mais aux exorcistes officiels (120 en Pologne, j’ignore leur nombre en France, mais les petites annonces foisonnent sur le  net) et s’ils sont possédés et pistonnés, ils ont intérêt à s’adresser à l’exorciste officiel du Vatican. Le père Amorth (je ne sais pas s’il vit toujours) aurait réalisé à lui seul 70000 exorcismes dans la cité du pape et avait déclaré : « Je suis plus fort que le Diable. Quand il me voit, il se fait pipi dessus » alors que le Diable ne se laissait pas faire et le bon prêtre affirmait que, par l’intermédiaire du sujet possédé, le Diable lui avait craché des clous au visage qui, se formant juste au moment du jet, restaient invisibles aux rayons X.

Nos possédés occidentaux justifient sans doute leur absence à leur travail en présentant un certificat médical car pour un médecin, l’hystérie ou les hallucinations entre dans le cadre de la pathologie. Pour les partisans du multiculturalisme qui fera du tissu social français un patchwork multicolore, il n’y aura guère de raisons pour qu’un certificat fourni par un guérisseur traditionnel ait moins de valeur que celui fourni par un médecin.

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Publié le 7 Janvier 2013

Chaque trimestre, l’Insee fournit les chiffres statistiques permettant de suivre l’évolution de l’économie française et c’est le cas dans la plupart des pays. Les banques, les financiers, les entreprises, les journalistes, les attendent avec attention, et les gouvernants avec inquiétude, sachant que c’est sur eux que leur action sera jugée par la population. Le cercle économique étant particulièrement vicieux, de mauvais chiffres de la croissance ou du chômage risquent d’aggraver la situation et un jugement sévère de la part des agences de notation qui s’en suit risque d’accentuer la dette en élevant l’intérêt des emprunts.

Ne serait-il pas plus simple, et finalement plus bénéfique, que les résultats déclarés des études statistiques sur l’économie soient fournis à l’Insee par les gouvernants eux-mêmes, ce qui leur permettraient de prendre les bonnes mesures (en fonction des chiffres réels) dans le calme, sans ce sentiment d’urgence et de catastrophe qui risquent d’altérer leur santé et surtout celle des gouvernés.

Vous me direz que pour entrer dans l’UE, la Grèce a fait quelque chose de semblable, et si elle va actuellement mal, elle a longtemps profité de l’opération.

D’après certains[1], la Chine avec son pragmatisme habituel aurait adopté cette inversion du circuit statistique et c’est le Parti qui fournirait à l’institut d’évaluation les chiffres à publier. Ceux-ci ne subissent par la suite aucune révision avec le recueil ultérieur des données. Les Chinois publient, en effet, le chiffre de la croissance trimestrielle une dizaine de jours après la fin du trimestre, alors qu’ils doivent recueillir les données d’un pays peuplé de 1,3 milliard d’habitants répartis sur 10 millions de km2. Cette extrême vélocité et l’absence de révision suscitent logiquement des doutes. La France, dont les services statistiques sont excellents, met près de 2 mois pour le faire, et les chiffres initiaux subissent souvent des révisions ultérieures.

Ce qui n’empêche pas le monde d’attendre avec impatience les données statistiques sur l’économie chinoise qui ne révèleraient pourtant que très imparfaitement sa réalité, si ce n’est celle que l’on veut nous faire croire. Nous avons beaucoup de choses à apprendre des Chinois.

 Yue Minjun

Yue Minjun



[1] François Lenglet, article paru dans Le Point du 11/10/12

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Publié le 7 Janvier 2013

Les Norvégiens (qui n’appartiennent pas à l’Union Européenne) viennent d’attribuer le prix Nobel de la Paix à l’UE. Si ceux qui font partie de cette institution sont fiers que cette dernière ait été distinguée, bien entendu, les sarcasmes n’ont pas tardé. Un britannique, Nigel Farage, crache allègrement dans la soupe, puisqu’il est lui-même eurodéputé, en appréciant l’humour des Norvégiens. Ce que fait également Mélenchon qui parle, lui, d’humour noir. L’un et l’autre accusant l’UE d’être responsable  de la pauvreté, du chômage et d’attiser l’animosité entre le Nord et le Sud. Cette dernière assertion vient du britannique et je reconnais bien là l’humour anglais.

Animosité ? C’est tout de même peu de chose à côté des multiples guerres qui ont ensanglanté le continent européen pendant des siècles avec comme apothéose les deux ignobles boucheries qui ont jonché cette terre de millions de cadavres au XXème  siècle. Animosité ! Chochotte ! Voilà 67 ans que les grandes nations européennes sont en paix et collaborent entre elles depuis 62 ans. Alors, il n’y a pas de prix de la paix plus mérité que celui-ci. Bien sûr, il a beaucoup à redire sur le fonctionnement de l’UE, mais une telle période de paix n’a jamais eu son équivalent en Europe probablement depuis toujours.

Pauvreté, chômage, c’est vrai. Mais ces eurosceptiques ne se posent pas la question de savoir si ce ne serait pas pire sans l’UE et attribuer la pauvreté et le chômage à l’UE est un peu léger, c’est négliger le reste du monde. La France, même dans l’UE, ne pèse déjà pas très lourd face aux mastodontes. Complètement isolée, elle pèserait encore moins, mais elle pèserait plus si les 500 millions d’européens voulaient s’unir davantage. Le poids économique de l’UE serait incomparable si les pays  la composant n’agissaient pas en ordre dispersé.

Il faudra bien un jour ou l’autre mettre la nostalgie aux rayons des souvenirs et les eurosceptiques avec, eux qui n’ont aucune solution de rechange pour assurer la paix et faire face à une économie mondialisée.

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Publié le 7 Janvier 2013

 

Dans mon article « J’ai comme un doute » publié le vendredi 14/09/12, j’avais émis quelques réserves (a priori) sur le livre de Debré et Even traitant des médicaments, mais dont j’étais cependant certain du succès et de l’approbation qu’il aurait sur la toile. Ceci en raison de l’antipathie que suscitent les laboratoires pharmaceutiques et de la méfiance vis-à-vis des médicaments (surtout depuis l’affaire du médiator) largement répandues dans le public. Mais il faut tout de même admettre, quelles que soient cette antipathie et cette méfiance, que sans les découvertes des laboratoires, il n’y aurait pas de médicaments et sans médicaments, certains d’entre nous ne seraient plus de ce monde.

 

Je me suis permis de reproduire ici le billet d’humeur de S. Vincent paru dans Cardiologie Pratique (en ligne, le 5/09/12) qui traite de ce sujet avec plus de causticité que je ne l’ai fait.

 

Laurel et Hardy ont encore frappé !

Les deux célèbres comiques Philippe Even et Bernard Debré viennent de publier « Le guide des médicaments utiles, inutiles, etc. »
Philippe Even avait été la risée de la communauté scientifique en annonçant, en 1985, avoir découvert le traitement du Sida, tentative de mystification qui n’avait pas duré bien longtemps. Quelques années plus tard, il récidivait en niant la nocivité du tabagisme passif. Quant à Bernard Debré, il avait provoqué l’hilarité de ses collègues en affirmant être le chirurgien du président Mitterrand, alors qu’il n’était qu’un des nombreux assistants de l’opérateur.
Dans ce « guide », sans aucune légitimité scientifique, un pneumologue retraité depuis une quinzaine d’années et un urologue (à temps très partiel) donnent leur avis sur les thérapeutiques les plus novatrices dans toutes les spécialités, sans avoir la moindre idée sur les études réalisées chez des milliers de patients.
Avec l’autorité de ceux qui ne savent rien, les auteurs du « guide » portent des jugements péremptoires dont on ne sait s’ils sont le témoignage de leur ignorance, de leur aigreur ou la simple occasion de régler des comptes.
Nos deux humoristes risquent, avec leur « guide », de diminuer la confiance que les patients ont dans leur traitement et celle qu’ils témoignent à leur médecin.
Laurel et Hardy ont frappé sur l’observance et cela, c’est beaucoup moins drôle !

S. VINCENT

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Publié le 7 Janvier 2013

manet-Le-tragedien.jpgDans une interview de l’écrivain Philip Roth, à la question du journaliste : « qu’est-ce qu’écrire ? » Philip Roth a répondu : « La chose la plus difficile qui soit. Briser le silence par les mots et les mots par du silence. » (Le Point du 27/09/12). Je reste silencieux sur le dernier membre de la phrase, mais j’avoue avoir été irrité par ce : [écrire serait] « la chose la plus difficile qui soit ». Il me semble qu’il y a bien d’autres choses plus difficiles que d’écrire, par exemple, pour aller à l’extrême : résister à la torture pour ne pas dénoncer ses compagnons. Les écrivains prennent parfois des postures de crucifié, à croire qu’ils écrivent avec leur sang dans un effort surhumain, et que l’humanité devrait s’incliner devant un tel sacrifice (que personne ne leur demande). Mais certains écrivains ne sont pas les seuls à prendre ces postures ridicules. J’ai entendu des acteurs, des comédiens ou des chanteurs parler avec émotion de leurs soi-disant déchirures, sans doute pour donner plus d’épaisseur à leur activité distrayante. Heureusement que la plupart des artistes aiment ce qu’ils font et sont heureux de le faire, mais ceux qui se font passer pour des victimes de leur propre art m’horripilent.

 

Manet : « Le tragédien »

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Publié le 7 Janvier 2013

Dans le monde occidental, après l'installation du Christianisme, l’homosexualité a été longtemps réprimée et ce n’est finalement que depuis ces dernières décennies qu’elle a acquis droit de cité et  assez curieusement dans le sillage d'une maladie : le SIDA, apparue et propagée d’abord chez les homosexuels masculins en raison de leurs comportements. Le SIDA a été l’évènement dramatique à l’origine d’une communauté organisée, uniquement caractérisée par une orientation sexuelle, qui s’est attachée à porter sur la place publique et dans les instances politiques leurs revendications.  

Les LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels, transsexuels) aspirent à la normalité en mettant en quelque sorte en doute la norme de l’hétérosexualité elle-même. La théorie du genre, où chacun serait à même d’opter pour le sexe de son choix en dépit du statut biologique, est maintenant enseignée dans les écoles. En Australie et au Canada, il existe même un troisième sexe : X sur les papiers officiels pour les transgenres qui ne se reconnaissent ni comme masculin ni comme féminin.  

La revendication du mariage entre homosexuels tient à ce désir de normalité alors que le PACS, en France, donne déjà un statut juridique aux couples homosexuels et que le mariage est plutôt boudé par les couples hétérosexuels. Le mariage a en particulier pour intérêt de pouvoir éventuellement élever des enfants : apparence de normalité pour un couple dans l’impossibilité de procréer, obstacle irréductible.  

 

Le monde musulman continue à réprimer, parfois sauvagement, l’homosexualité. En Malaisie où la venue croissante des arabes au XIIIe siècle a imposé l’Islam vers le XVe siècle en marginalisant les autres religions qui existaient auparavant dans ce pays. Un Islam qui est devenu de plus en plus rigoureux ces dernières années au point de vouloir interdire aux membres des autres religions de prononcer ou d’écrire le mot Allah. En Malaisie, non seulement l’homosexualité est réprimée mais les autorités cherchent à la dépister comme on le ferait d’une maladie. « Le gouvernement organise des séminaires pour apprendre aux parents et aux enseignants à détecter les premiers signes d’homosexualité chez les ados et préados. La dernière réunion en date a rassemblé 1 500 personnes à Penang. Les participants ont tous reçu un petit guide permettant d’identifier les symptômes de déviance. » (Courrier international). Pour les garçons potentiellement gays, ces symptômes seraient : un corps musclé que l’on aime exhiber, des tee-shirts en V et sans manches, les vêtements moulants et de couleur claire, de grands sacs, semblables à ceux qu’utilisent les femmes. De tels symptômes doivent alerter les parents et les conduire à agir immédiatement pour « contrer la propagation de ces tendances malsaines chez les élèves » (selon le vice-ministre malaisien de l’Education). Un journal malaisien rapporte que l’an dernier, 66 « garçons efféminés » ont été remis sur le droit chemin lors d’un camp d’été organisé dans l’Etat de Terengganu.

   

Tout tourne autour de la procréation. Le monde occidental, malgré les réticences ou les oppositions des religions chrétiennes, a fini par séparer sexualité et procréation. La sexualité s’est libérée dans toutes ses formes non agressives et la procréation a pu être contrôlée avec l’aide de la science, mais la procréation reste l’apanage du couple hétérosexuel et les homosexuels veulent y accéder ne serait-ce que de façon indirecte. Dans le monde musulman, ni la sexualité, ni la procréation ne se sont libérées et les homosexuels, qui ne peuvent pas procréer dans le cadre d'un couple de même sexe, sont condamnés, étant dans l’impossibilité de suivre les directives « divines ».

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Publié le 7 Janvier 2013

allaitement homme 2Depuis que le corps médical s’intéresse à la sexualité au point d’en faire une spécialité, et non sans raison, la sexualité étant une préoccupation omniprésente de l’esprit humain, soit pour la brider dans l’hypocrisie religieuse, soit pour aboutir à son épanouissement, mais aussi jusqu’à l’étaler en public dans la pornographie, le corps médical, dis-je, fait preuve d’imagination - dans un domaine somme toute limité – dans les recherches sur le sujet qui me laisse admiratif.

L’orgasme féminin, parfaitement inutile pour la procréation[1], intrigue toujours les chercheurs, certains s’étant même spécialisés dans la chasse au point G. L’orgasme mammaire amène un peu de diversité dans cette recherche comme le montre le récit d’une expérience dans le volume 8 du Journal of Sexual Médecine en 2011 (rapportée par Huffingtonpost.fr ) :

"Les chercheurs ont exigé des participantes qu'elles se couchent dans un scanner d'imagerie par résonance magnétique fonctionnelle, et qu'elles alternent entre des stimuli clitoridiens, utérins, vaginaux et mammaires. Le responsable de l'expérience invitait les femmes à prendre leurs aises et stimuler confortablement l'une ou l'autre de ces parties de leur corps pendant 30 secondes. Elles devaient ensuite prendre une pause de même durée, pour répéter le processus avec une autre partie de leur corps. Toutes les participantes devaient suivre la même séquence afin d'obtenir les résultats les plus constants possible. Par exemple, elles devaient utiliser la main droite pour tapoter le mamelon gauche de manière rythmée".

 

Protocole parfait qui a permis de constater que le cerveau féminin traite tous les stimuli de la même manière et la stimulation mammaire active une partie du cerveau connue sous le nom de cortex sensoriel génital,  c’est cette même zone qui est activée lors de la stimulation du clitoris, du vagin et du col de l'utérus. Ces chercheurs ont ainsi montré que l’orgasme mammaire est possible et peut même s’accompagner de manifestations physiques (afflux de sang, augmentation de volume).

Il faut rendre hommage à ces  chercheurs d’avoir démontré scientifiquement en 2011 que les femmes peuvent avoir parfois un orgasme par la stimulation des seins. Mais il suffisait de le leur demander.



[1] Ce qu’ont bien compris les exciseurs qui ont laissé derrière eux, selon l’OMS, 100 à 130 millions de jeunes filles avec les séquelles des mutilations sexuelles, pourtant interdites dans la plupart des pays du monde

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Publié le 7 Janvier 2013

En Pologne, si vous avez le diable au corps, il faut attendre trois mois pour avoir un rendez-vous auprès d’un prêtre exorciste. Et pourtant, ils sont de plus en plus nombreux capables de chasser le démon si vous êtes possédé : en 15 ans ils sont passés de 4 à 120 ! Et ils éditent même un mensuel tiré à 15000 exemplaires. « Les autorités religieuses attribuent la multiplication des manifestations du diable à la chute du communisme et aux perversions du libre marché ». Il est tout de même paradoxal que l’Eglise catholique rende ainsi hommage au communisme pour sa faculté inattendue à chasser le diable. Le fait que la religion puisse se propager sans entrave et contaminer plus de crédules à ces superstitions ne leur vient pas à l’esprit.

Femen.jpg

Ces charmantes jeunes femmes, seins nus et couronne de fleurs sur la tête n’ont aucunement l’intention d’être exorcisées bien qu’elles utilisent diablement leur corps. Elles font partie des Femen, mouvement féministe né en Ukraine et qui s’est étendu en France, en Suisse, en Italie, au Brésil et même en Tunisie.

Ces Femen ont débarqué en France, précisément place des Vosges, en tenue très légère devant  le logis de DSK, épicentre de la sexualité débridée. Elles s’imposent dans les réunions les plus sérieuses comme à Davos sous l’aspect de séduisantes nymphes, démontrant qu’en matière de vêtements il était possible de faire des économies.

Elles ont surtout un goût prononcé pour la laïcité et une hostilité encore plus prononcée pour les religions qui servent, disent-elles, à asservir les femmes et qu’elles aimeraient abolir (vaste programme).

C'est en mars dernier, à Paris, place du Trocadéro, que les Françaises se sont manifestées. A moitié nues sous leur cape « façon burqa », une dizaine d'entre elles scandant en choeur : « Allah has created me naked », certaines portant le tatouage : « no charia ».

En juillet, à Londres, elles ont protesté contre l' « hypocrisie des régimes islamiques participant aux jeux Olympiques, qui imposent aux Jeux des femmes voilées, à l'encontre du règlement olympique ». A cette occasion, elles ont été fichées sur Europol à l’égal des terroristes pour avoir sprinté en petite culotte.

Ce terrorisme a toute ma sympathie. Je crains seulement qu’avec le temps, leurs armes corporelles de destruction massive de la pudeur perdent de leur efficacité. Mais des troupes fraîches viendront sûrement les remplacer.

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Publié le 7 Janvier 2013

BLOG EN PAUSE POUR QUELQUES JOURS. JE TRANSPORTE MA CARCASSE DANS UN AUTRE DECOR.

Dr WO

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Publié le 7 Janvier 2013

Il y a-t-il une âme sensible dans la cabine de pilotage de l’Education Nationale ? Une étude récente (par IRM spéciale) montre que le sac à dos porté par un écolier, alors que sa charge n’atteint pas 10% du poids de l’enfant, entraîne des douleurs du dos, une compression des disques et une asymétrie du rachis lombaire.

écolier

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Publié le 7 Janvier 2013

Le harcèlement moral serait observé dans environ 5% des couples et touche le plus souvent la femme avec des conséquences parfois graves pour la victime. Mais faut-il créer un nouveau délit par une nouvelle loi en prévoyant jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 75000 € d’amende ?

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Publié le 7 Janvier 2013

Nous sommes de tout cœur avec l’ambassadeur arabe qui, fiancé à une Emiratie portant le voile intégral, s’est aperçu en l’embrassant après avoir signé son contrat de mariage qu’elle était barbue et qu’elle louchait. La future belle-mère lui avait montré la photo de sa sœur. Le tribunal islamique a annulé le contrat et prononcé le divorce, mais le dupé n’a pas pu récupérer les 500000 dirhams de cadeaux offerts (selon Gulf News).

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Publié le 7 Janvier 2013

Le cri des nouveau-nés français est différent de celui des nouveau-nés allemands : le premier monte vers les aigus, le second descend vers les graves (Université de Wurtzbourg, et Ecole normale supérieure de Paris).

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Publié le 7 Janvier 2013

JEAN-LUC MELENCHON, PRESIDENT DU PARTI DE GAUCHE, A DECLARE : «LA  LAMENTABLE VOTATION DES SUISSES DONT L’EXISTENCE MÊME EST LA NEGATION DE LA LIBERTE DE CONSCIENCE. ». DEPUIS DES SIECLES ON SE PENCHE SUR LES MYSTERES DE LA CONSCIENCE, MAINTENANT ON SAIT Où ELLE SE TROUVE : DANS UN MINARET...

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Publié le 7 Janvier 2013

ENTENDUE CE MATIN SUR LES ONDES CETTE DECLARATION D’UN PORTE-PAROLE DE L’EPISCOPAT DE FRANCE : « LA RELIGION EST UN FACTEUR D’INTEGRATION ». OUI, MAIS DANS QUOI ?

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Publié le 7 Janvier 2013

LES PAYS MUSULMANS DONNENT DES LEçONS DE TOLERANCE AUX SUISSES. 

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Publié le 7 Janvier 2013

Afin d’éviter de payer la taxe sur les plaques d’immatriculation, Alain Delon, résident en Suisse, et qui a sûrement son opinion sur l’identité française, utilisait des plaques interchangeables sur sa Porsche et sur sa Mercedes. Il vient d’être condamné à 6500 euros d’amende avec sursis (délit signalé par Le Point du 19/1109).

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Publié le 7 Janvier 2013

« Je ne vois que la psychanalyse pour concurrencer le christianisme dans l’amour des souffrances qui durent »

(Muriel Barbery « L’élégance du hérisson », p 204, Folio, éditions Gallimard)

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Publié le 7 Janvier 2013

 

Ce matin sur France Inter, le mâle qui préside le Conseil français du culte musulman a vivement protesté contre l’éventualité d’une commission parlementaire pour donner son avis sur l’apparition  de la burqa de plus en plus fréquente dans nos rues et sur nos marchés, jugeant cette proposition comme discriminatoire vis-à-vis des musulmans. Par contre il n’a pas paru sensible à la discrimination de nombre de musulmans vis-à-vis de leurs femmes rendues invisibles par ce voile intégrale et noire, couvertes comme un objet honteux ou provocateur. Cet accoutrement est accepté par certaines au nom de préceptes religieux dévoyés ou imposé par le mari ou la famille. Le président du CFCM a simplement trouvé – grâce lui soit rendue - que la burqa n’était pas très commode pour aller à la poste.

 

A cette occasion je me permets de reprendre un texte que j’ai publié sur ce blog le 1er septembre 2008 :

J’ai un goût prononcé pour la laïcité, proche de l’intégrisme, ce qui ne m’empêche pas de constater que certaines coutumes religieuses ont leurs avantages.

 

Ainsi le port du voile intégral peut fort bien convenir aux femmes laides et à ceux qui les croisent, elles ont la possibilité de ne montrer que leurs yeux s'ils sont beaux ou de les masquer derrière un grillage dans le cas contraire, les hommes pourraient alors être séduits par leur esprit, à condition de les laisser parler.

Les jolies peuvent se voiler pour ne pas être importunées : les hommes hésitent à proposer la botte à une religieuse. 

 

Celles qui se voilent comme on le ferait d’une chose précieuse se considèrent comme un paquet cadeau, et attendent l’ayant droit pour défaire l'emballage dans l’intimité, ce qui peut réserver quelques surprises, mais il reste l’échappatoire de la polygamie (encore un avantage sur lequel je ne m’étendrai pas)

Pour les hommes, les femmes masquées aggravent, certes, leur frustration sexuelle (et Dieu sait à quelles extrémités cela peut conduire) mais le voile apporte quelques avantages non négligeables. Ceux chez qui la vision d'une chevelure féminine provoque une érection et qui considèrent qu'une peau découverte de femme constitue une provocation, le voile leur évite en général de succomber à leur obsession en déshonorant la femme coupable à leurs yeux de les avoir provoqués. 

 

Mais l'avantage principal n'est pas là. Pour les hommes la hantise d'être cocus semble croitre avec l’esprit religieux. Posséder une femme[1] au sens large du terme comme on possède un objet précieux et d’autant plus précieux qu’il peut faire des petits, incite le propriétaire à tout faire pour que sa possession ne soit pas dérobée. Cacher la femme aux yeux des autres par une jalousie portative[2] est une bonne garantie pour s’en assurer l’exclusivité, garantie encore  améliorée par une menace de lapidation. Ce qui prouve - sans se voiler la face - que ces époux inquiets estiment – sûrement à tort - ne pas avoir les qualités requises pour retenir leurs femmes et mériter leur fidélité sans devoir les emballer. Cette modestie les pousse à hisser le voile au rang de vertu et à chercher parfois à retrouver la confiance en eux-mêmes en trompant leurs femmes, faisant ainsi d’une pierre deux coups.

 

[1] Dire qu’un homme possède une femme lorsqu’il a un rapport sexuel avec elle est une expression d’autant plus stupide que c’est plutôt la femme qui possède transitoirement le sexe de l’homme au point que parfois elle le retient fermement lors d’un pénis captivus.

[2] Je signale de façon totalement désintéressée que la burqa noire me parait ici la seule solution efficace car le foulard, surtout s’il est noué à la manière des chauffeuses du début du XXème siècle, peut  s’avérer séduisant. Mais chaque intégriste est libre d’enfermer sa femme comme il l’entend.

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Publié le 7 Janvier 2013

Le 6 juin, Jean Dausset s’est éteint à l’âge de 92 ans. C’était le fondateur de l’immunologie moderne. C’est en 1958 qu’il découvrit le système des groupes tissulaires HLA à l’origine du développement des greffes d’organes, car ils permettent d’évaluer la compatibilité entre donneur et receveur et de diminuer le risque de rejet de l’organe greffé. Ses travaux ont été récompensés par le prix Nobel de Médecine en 1980. Je me permets, très modestement, de rendre hommage ici à ce grand monsieur.

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Publié le 7 Janvier 2013

Le petit enfant, pour se consoler ou s’apaiser, lève son pouce et l’introduit goulûment dans sa bouche : en le suçant, il entre en paix, même si l’univers qui l’entoure lui parait hostile ou ne le comprend manifestement pas. Quant à la sucette, succédané du pouce, elle me donne toujours l’envie de déboucher l’enfant comme on déboucherait une bouteille.

Plus tard, l’enfant au cours de jeux agressifs lèvera son pouce, en disant justement « pouce », pour réclamer un armistice. Il y a quelques années on demandait aux enfants de lever le pouce pour indiquer aux automobilistes qu’ils désiraient traverser une rue. Ce pouce levé devenant un symbole de calme, interrompant provisoirement la furia automobilistique en obligeant les chauffeurs à lever le pied. Adultes, les gens lèvent le pouce en signe d’approbation ou de compliment.

A contrario, on peut  considérer que le pouce plié n’est pas un bon signe, car rabattu sur les autres doigts repliés il permet de former un poing. Il est brandi dans les manifestations comme un symbole de lutte ou comme un signe d’agressivité ou de colère. Le philosophe Alain disait à peu près ceci : si tu veux que ta colère retombe, desserre le poing.

Le poing est la seule arme naturelle de l’homme et elle bien misérable pour se défendre contre les autres mammifères bien mieux pourvus que lui. Par contre, même dépourvu d’arme, le poing peut être efficace contre ses propres congénères.

Une étude de l’université de l’Utah publiée dans The Journal of Experimental Biology part du fait bien connu qu’au cours de l’évolution l’acquisition de la station et de la marche debout a favorisé le changement de forme de la main de l’homme. Comparé au chimpanzé, l’homme a une paume et des doigts courts et un pouce plus long, flexible et robuste. Le pouce rabattu sur les autres doigts permet de frapper beaucoup plus fort qu’avec les pouces à l’extérieur, tout en protégeant la main. Les mâles qui pouvaient cogner plus dur sans se blesser « étaient davantage capables de se battre et donc plus susceptibles de se reproduire ».

Ne dit-on pas que la boxe est le « noble art » ? Une noblesse qui remonte aux premières générations de l’homme et aux origines de la violence.

Quant aux auteurs de cette publication en principe scientifique, on peut se demander s’ils n’ont pas utilisé leurs deux poings pour enfoncer une porte ouverte.

buffet l'enfer de dante 

Bernard Buffet : « L’Enfer de Dante : Damnés pris dans les glaces »  

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Publié le 7 Janvier 2013

dali-narcisse.jpg

Souvent un mot en « isme » traduit une idéologie, système d’idées qui concerne l’ensemble d’une société ou même le monde entier. Le nombrilisme a ceci de particulier qu’il ne concerne qu’une seule personne : soi-même, ce qui peut-être irritant pour les autres mais pas dangereux. Il peut cependant s’étendre à sa ville ou à son pays pour se grandir soi-même en s’attribuant de cette façon les qualités supposées et parfois erronées du milieu dans lequel on vit.

L’axe de la Terre passe par le nombril de chacun. Et le monde tourne autour de son nombril. C’est un moteur puissant. C’est un composant de l’Histoire qui n’est plus à la mode, on parle plus volontiers de forces économiques, d’évolution sociale, mais sans le nombril tordu d’Hitler la deuxième guerre mondiale aurait-elle eu lieu ?  

Il n’est donc pas étonnant que chacun regarde son nombril et avec la caution philosophique du « connais-toi toi-même » de Socrate. Il le regarde avec attendrissement ou désespoir. Après tout le nombril est unique et périssable et le temps est limité pour le regarder.  

La tendance est de le montrer, on ne perd pas une occasion pour le faire et le mettre en valeur. Les pipoles en ont fait leur activité principale, et les voyeurs de leur nombril doré largement étalé dans la presse ou sur internet, sont innombrables et le regardent avec avidité et envie.  

Il y a peu, la mode pour les jeunes filles était de le laisser à l’air, ce qui a entrainé sa banalisation, conscientes du phénomène, elles ont maintenant tendance à l’enfouir à nouveau pour le garder pour soi, en ne le révélant qu’à bon escient.  

La littérature est d’une autre portée, et surtout la poésie qui est l’expression littéraire la plus nombriliste, le nombril étant recouvert d’un voile transparent, charmant ou amer. Les écrivains appuient souvent sur leur nombril comme sur un bouton pour exprimer le désespoir du monde qui passe forcément par leur corps, même si celui-ci vit dans le plus grand des conforts, mais les chants désespérés ne sont-ils pas les plus beaux ?  

Regarder son nombril, bien que pleinement justifié, ne permet pas toujours de jeter un œil intéressé sur le nombril des autres et sur le monde qui tourne autour. Mais heureusement, il y a des spécialistes pour regarder le nombril d’autrui : notamment les psychologues et les psychanalystes. Souvent ces spécialistes ont du mal à faire le tour de leur propre nombril, alors il gagne leur vie en contemplant celui des autres.  

 

Dali : « La métamorphose de Narcisse »

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Publié le 7 Janvier 2013

J’ai lu quelques livres de Patrick Modiano (1) et j’ai commencé son dernier roman : « L’herbe des nuits ». Au bout de quarante pages, je me suis dit : encore ! Il exagère, il recommence ! Oui, il fait à chaque fois le même livre à peu de choses près, et je continue à le lire !

La trame est toujours la même. Un homme s’exprimant à la première personne, dont on ne sait pas ou peu ce qu’il est et ce qu’il fait, est à la recherche de son passé, peut-être pour y trouver sa place dans le présent. Des retours en arrière portés par des notes, des pérégrinations dans des quartiers de Paris et des lieux (surtout des cafés). Des noms surgissent, des personnages plutôt esquissés que décrits tournent en rond autour du narrateur, à moins que cela soit l’inverse. On ne sait pas trop pourquoi le narrateur se trouve mêlé à ces personnages ou fréquente leur milieu, et tout est noyé dans le halot du souvenir et l’incertitude de la mémoire. Le récit fait souvent référence à une période trouble comme l’occupation allemande. Les personnages sont souvent peu recommandables (le « Je » est maintes fois interrogé par un policier), mais le narrateur n’est pas très explicite ou il n’en sait trop rien car les personnages qui se succèdent sont insaisissables comme des fantômes et conservent souvent longtemps leur mystère.  

Quant à l’intrigue, il n’y en a pas dans le sens linéaire du terme, et je serais incapable de raconter un de ces livres. Elle est ébauchée par petites touches entre le passé et le présent, le second n’étant qu’une quête incomplète et incertaine du premier. Une intrigue brisée en zigzag dans la trame temporel, mais menée habilement pour soutenir l’attente.  

Alors pourquoi lire du Modiano ? Là est la magie de cet écrivain. Prendre un de ses livres, c’est être pris par lui, et on ne le quitte pas si la magie opère (car ses romans sont inégaux). Le plaisir de lire une écriture parfaite mais d’une grande simplicité, et finalement le destin de ces personnages, la plupart disparus, qui ne sont souvent que des noms, nous intéresse et on espère voir leur mystère éclairci au fil des pages. Oui, Modiano exagère, il ne se renouvelle aucunement et je comprends que l’on puisse s’en lasser, mais j’ai hâte de reprendre la lecture de « L’herbe des nuits » (beau titre).

(1) La place de l’étoile, Une jeunesse, Pedigree, Dans le café de la jeunesse perdue, Rue des boutiques obscures, Horizon.

     

 

 

 

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Publié le 7 Janvier 2013

Dans son bloc-notes du Point du 29/11/12, Bernard-Henri Lévy parle de la Grèce : « Pour que revive le philhellénisme ». Il remarque qu’au XIXe siècle de grands esprits volaient au secours de ce pays et militaient pour sa liberté, alors qu’aujourd’hui les Européens le stigmatisent, lui imposent une austérité et l’abandon de fait de sa souveraineté. Mais, souligne-t-il, la Grèce est responsable de la situation dans laquelle elle se trouve « Honte à votre classe politique insouciante, pour ne pas dire irresponsable, qui s’est depuis des décennies, avec votre complicité, vautrée dans le clientélisme, puis servie de l’euro comme d’une machine à créer de la richesse fictive et de la rente…Honte à ce parti néonazi, Aube dorée, qui est en passe d’attirer selon les sondages de 10 à 15% de votre électorat… ». Ce seraient les termes utilisés par BHL devant une assemblée de Grecs dans un centre culturel d’Athènes. Rien à dire sur leur exactitude, mais en les formulant il participe lui aussi à « les jeter plus bas que terre », ce qu’il reproche justement aux Européens dont les mesures conduiraient à la déchéance de la Grèce et la pousseraient à sortir de l’Europe, ce qui ne serait bon pour personne.

Il est incontestable que la culture européenne est largement imprégnée de la culture grecque antique et la pensée occidentale lui doit beaucoup. C’était d’ailleurs un des  arguments pour l’entrée de la Grèce dans l’Europe, puis dans la zone euro, en fermant probablement les yeux sur ses malversations. Ainsi le peuple grec d’aujourd’hui, qui n’a pas grand-chose à voir avec le peuple grec d’il y a 2500 ans, peut se prévaloir d’un riche héritage ancestral au point que BHL affirme qu’il serait inconcevable que la Grèce du XXIème siècle ne fasse plus partie de l’UE au nom de la mémoire de ce qu’elle était il y a 25 siècles, et du symbole que représente ce pays

Bien sûr, BHL n’a aucune solution et ce n’est pas son rôle d’en avoir une. Mais après avoir montré  la responsabilité des élites de la Grèce, avoir souligné la complicité des Grecs eux-mêmes, tout en reprochant la dureté aveugle des mesures européennes et la stigmatisation dont ils sont l’objet, que reste-t-il ? Entretenir une danseuse décrépie, malgré ses frasques, en souvenir de la beauté de sa lointaine jeunesse ?

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Publié le 7 Janvier 2013

Avant et après la deuxième guerre mondiale, une partie importante de la population française se déclarait favorable aux régimes communistes en place et même admirative. Beaucoup étaient en extase devant les réalisations de l’Union Soviétique supposées ou vantées par une propagande bien faite. L’URSS bénéficiait en outre de l’aura d’avoir largement contribué, et au prix de lourds sacrifices, à la chute du nazisme. Par la suite, ce fut au maoïsme d’avoir son heure de gloire. Des régimes qui avaient déjà à leur actif des dizaines de millions de morts innocents provoqués par la folie de leurs maîtres, des décisions absurdes et des sacrifices inutiles.

Que le peuple, à l’époque, étourdi par la propagande, puisse sincèrement penser que de telles idéologies étaient susceptibles améliorer leur sort, pouvait à la rigueur se comprendre, mais l’adhésion de nombreux intellectuels au stalinisme et au maoïsme alors que des transfuges de ces pays cadenassés, parvenus à leur risque en Occident, témoignaient de la situation catastrophique dans laquelle se trouvaient les populations de ces pays, m’a  toujours paru incompréhensible. Et que dire des intellectuels invités sur place qui n’eurent jamais le bon sens de s’apercevoir que leurs hôtes égaraient leur jugement et flattaient leur béatitude, jusqu’à déléguer, le temps de son bain, de jeunes éphèbes de l’armée rouge pour nager auprès de Gide (qui fut un des rares à ne pas se laisser duper). Comment des gens aussi intelligents, talentueux, documentés, pouvaient ainsi se laisser berner et être aussi aveugles ? Un trop plein d’intelligence peut-il conduire à la débilité mentale ?  

Question corollaire : comment peut-on être communiste de nos jours ? Le capitalisme n’est pas joli à voir, mais il n’a pas donné lieu à des autoritarismes meurtriers quand il a résisté aux idéologies, et il a permis une certaine réussite économique, même si elle est injuste, bancale, et fragile. Les autorités chinoises l’ont bien compris puisque la réussite économique de la Chine est liée à l’introduction d’une bonne dose de capitalisme dans son communisme, surtout caractérisé par un parti unique et le confort de ses dirigeants.    

Comment peut-on être communiste aujourd’hui ? Le communisme a manifestement échoué partout, sous tous les climats et quels que soient les hommes qui l’ont entrepris,  jusqu’à aboutir à la monstruosité de la Corée du Nord. Les communistes sincères vous diront que ces communismes-là ont trahi le communisme tel qu’ils le conçoivent. Ce qui veut dire qu’ils se considèrent comme plus intelligents et plus vertueux que les autres. C’est à la fois d’une grande prétention et d’une grande naïveté, car cette idéologie, une fois appliquée, aboutit toujours à la même chose, c’est dans l’essence même du système et dans la nature des hommes, les faits historiques l’ont largement prouvé.

Conclusion : l'idéologie rend idiot   

 

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Publié le 7 Janvier 2013

Mr Morsi, le président élu de l’Egypte, qui fut considéré comme un « islamiste modéré », ne cache pas son projet d’introduire la charia dans son pays comme source du droit. Pour cela, il concentre dans ses mains tous les pouvoirs : exécutif, législatif et judiciaire, mais en affirmant à ses partisans, en réaction aux manifestations des opposants, de ne le faire que pour être fidèle à la révolution (à laquelle, me semble-t-il, il n’avait pas participé) et de préserver la liberté et la démocratie. Déclaration surréaliste, à moins qu’il ne s’agisse que d’humour islamiste.

Je me souviens d’un dessin humoristique paru, je crois, dans le Canard où un groupe d’hommes entourait une femme, chacun ayant dans la main une pierre pour la lapider, l’un d’eux serrait une pierre moins grosse que celles tenues par ses voisins mâles et une flèche l’indiquait avec la mention : « islamiste modéré ».

 

Je crois que le terme « islamiste modéré » est un oxymore. Un islamiste, dont l’idéologie est celle d’instaurer une théocratie issue du haut Moyen Âge, n’est modéré que quand il ne peut pas faire autrement en raison des circonstances qui l’obligent à l’être ou à donner le change, du moins pour un temps.

 

Depuis l’expansion de l’islamisme sur la planète et dans la tête des gens, on assiste à un glissement sémantique, amplement favorisé par les médias, entre le terme de musulman et celui d’islamiste, comme il existe une confusion entre la religion musulmane et l’ethnie qui la pratique. Comme dans toutes les religions, toutes les nuances existent entre les musulmans par tradition et peu pratiquants et les fanatiques, mais, paradoxalement, c’est la condamnation des excès et du terrorisme des islamistes, suivie des actions guerrières par rétorsion, qui ont conduit à augmenter par réaction le nombre des pratiquants et des fanatiques.

 

L’islamophobie, qui n’a rien à voir avec un racisme mais avec une méfiance ou une hostilité à l’égard d’une religion restée totalitaire, n’ayant pas encore séparé le spirituel du temporel et dont les mœurs peuvent heurter la culture européenne. Totalitaire au point de vouloir détruire la production  artistique des autres religions. Un chef salafiste égyptien, qui se vante d’avoir participé à la destruction des bouddhas en Afghanistan, a récemment menacé de détruire également les pyramides et le sphinx, « sujets d’idolâtrie » contraires à l’Islam  (Les chrétiens de l’Antiquité ont eu une attitude semblable vis-à-vis des temples grecs et romains, mais le plus souvent en les récupérant sans les détruire, ce qui prouve le retard évolutif des musulmans intégristes). Mr Morsi, « islamiste modéré », n’a, pour l’instant, aucunement réagi à cette déclaration imbécile faite sur une chaîne de télévision (Le Point du 22/11/12).

 

Mettre tous les musulmans dans le même sac fait le jeu des islamistes, et est un des facteurs du succès de leur recrutement, mais la distinction devient de plus en plus difficile, car même les musulmans non fanatiques font preuve d’un prosélytisme irritant dans un pays qui tient à sa laïcité et parfois sous le couvert de la lutte contre l’islamophobie (voir l’affiche : « une famille française » montrant le mari souriant et modestement barbu, la femme, non pas un voile, mais un fichu sur la tête, et deux petites jumelles blondes).

 

Des musulmans et des chrétiens (comme Bush après l’attentat de New-York) n’hésitent pas à utiliser un autre oxymore : « Islam-religion d’amour », les premiers pour séduire, les seconds pour ne pas être accusés d’islamophobie en faisant rentrer en quelque sorte l’Islam dans le giron du Christianisme qui l’est en théorie.

 

Et pourquoi n’a-t-on pas le droit de critiquer et de se moquer de l’Islam comme on peut le faire de toute autre religion ? Quelle régression depuis le siècle des Lumières ! Etre contre les religions n’est qu’une opinion si elle n’est pas agressive, être athée n’est pas encore un délit, et l’islamophobie (le rejet d’une croyance et de ses conséquences) ne devrait pas le devenir, à condition de séparer l’être et sa croyance, amalgame auquel tiennent les musulmans car il leur permet de se plaindre de racisme lorsque l’on discute leur religion.

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Publié le 7 Janvier 2013

ordinateur.jpgDepuis que je fréquente ces animaux domestiques que sont les ordinateurs, c’est la première fois que l’un d’eux se brise sous mes yeux incrédules, alors que je ne levais la main sur lui que pour tapoter son échine. Il s’agit seulement du cadre, mais c’était un cadre dynamique, accroché au portable et qui subissait le stress des montées pour gravir l’écran et la dépression des descentes pour s’éteindre.

La mort dans l’âme (et au portefeuille), j’ai du remplacer ce compagnon quotidien auquel j’avais fini par m’habituer, après l’avoir apprivoisé malgré ses sautes d’humeur incompréhensibles.  

Je me suis donc rendu dans une vaste garderie où j’ai défilé, perplexe, devant ses congénères plus jeunes qui clignaient de l’écran pour m’attirer à eux. C’étaient toutes des bêtes de course avec de grosses têtes et des disques sans frein. J’ai choisi le spécimen le moins prétentieux comme animal de compagnie en étant obligé de le prendre avec les entrailles les plus récentes, celles que je connaissais n’étant plus de ce monde.  

Plus que pour les anciens, celui-là (de la race windows 8) me donna du fil à retordre pour le dresser car bien différent des autres. Les races du passé étaient plutôt simples à manipuler, pas celle-là, une prise en main difficile au premier abord, plus de gestes à faire qu’auparavant, des pelages successifs à soulever, se masquant les uns les autres. Mais on a fini par s’habituer l’un à l’autre et à présent la bête semble filer doux (je l’espère). J’ai tout de même eu une Boite.jpginquiétude au départ lorsque je me suis aperçu qu’il n’y avait pas…de boîte aux lettres. Dans quelle gueule mettre le courrier et comment pourrait-elle aboyer ? A plusieurs reprises j’ai du m’entretenir avec un robot, sympathique mais un peu limité dans sa conversation, pour faire appel à des maîtres qui avaient chacun une vision différente de la bête. La solution était évidemment plus complexe que par la passé : il fallait d’abord se mettre sous la coupe du grand dresseur du nom de Microsoft, créer un compte chez lui, puis une boite aux lettres sous sa dépendance, mais pour conserver son adresse, créer une autre boite à partir de la précédente. On n’arrête pas le progrès : pourquoi faire simple si l’on peut faire compliqué ?  

Et bonjour chez vous comme dirait le bon Pangloss.

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Publié le 7 Janvier 2013

Le poil malgré sa faible épaisseur semble occuper une grande place dans les pratiques religieuses. Après le sexe, la pilosité est probablement la partie du corps qui préoccupe le plus les religions. Mais alors que leur attitude vis-à-vis du sexe est pratiquement unanime : le réserver à la procréation ou même le condamner jusqu’à s’en dispenser (en théorie) pour les prêtres catholiques, le poil a une curieuse valeur symbolique, mais aux variations déroutantes pour une personne sensée.

Pour les hommes : le sikhisme impose la barbe et les cheveux longs mais enturbannés, les juifs religieux se couvrent la tête dans la crainte, sans doute, que le ciel leur tombe dessus, les prêtres orthodoxes portent la barbe dans leur volonté de partager celle du Christ (dont ils ne font que supposer l’apparence) et en affichant leur mépris des soins jugés frivoles du rasage. Bien que croyant au même Dieu, les moines catholiques du Moyen Âge arboraient une tonsure en marque d’humilité et laissaient la peau glabre dans un souci de pureté et d’innocence, considérant la barbe comme une marque de bestialité. Ce qui nous amène aux islamistes radicaux pour qui la barbe semble être une preuve de virilité, ce qui n’est pas inutile si l’on doit satisfaire plusieurs femmes.    

Pour les femmes : si les chrétiens masquent uniquement les cheveux de leurs religieuses, les juives ultra-orthodoxes se rasent volontiers la tête pour la recouvrir d’un fichu ou d’une perruque et les musulmanes  portent le voile de préférence noir pour bien marquer le deuil de leur liberté, leur féminité ne devant servir qu’à satisfaire l’homme et à procréer, sans provoquer ses désirs brûlants dans l’espace public.    

On voit que les intégristes masculins se réservent le droit de montrer leurs poils céphaliques et obligent les femmes à masquer leur belle chevelure contre laquelle la leur ne ferait pas le poids, même en arborant une chevelure à l’envers à la pointe du menton. Pure jalousie, car on ne sait pour quelle raison Dieu s’offenserait de la beauté de la femme puisque c’est Lui qui l’a ainsi créée. Je crois même qu’Il doit s’offenser de voir sa création recouverte comme si elle était imparfaite. Recouvrir la femme, ne serait-ce que la tête, devrait être considéré comme un blasphème.    

 renoir127a.jpg

Pierre Auguste Renoir : « Jeune fille peignant ses cheveux »

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Publié le 7 Janvier 2013

niqabCette femme verbalisée pour avoir conduit recouverte d'un niqab, son mari partagé lui avait cependant permis de conduire une voiture. Alors, ne voyons pas tout en noir, n'ayons pas une vision étroite et ne cliquons pas.

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Publié le 7 Janvier 2013

klimt25.jpgJe suis touché par votre sollicitude mais nous avons échappé au nuage de cendres et venant de Vienne, notre avion a atterri à Roissy quelques heures avant la fermeture de l’aéroport. Etant là pour vous le dire, les réacteurs étaient – à ma connaissance - dans un état satisfaisant.

Si le nuage de cendres nous a épargnés, ce n’est pas le cas des nuages de pluie car Vienne a été copieusement douchée pendant plusieurs jours sans nécessité aucune car cette ville est très propre. Nous avons donc eu l’occasion de fréquenter avec intérêt les musées, les palais et avec une certain assiduité les cafés viennois, remarquables par leur belle décoration de style ancien et par les pâtisseries à foison qui sont venues quotidiennement compléter les viennoiseries délicieuses du petit déjeuner (je vous rassure : mon poids est resté stable).

Deux personnages dominent Vienne : Sissi qui n’a pas soulevé les foules de son vivant mais qui a été magnifiée par son assassinat au point de devenir une idole dont le portrait est partout. Le second est Klimt et surtout son tableau « Le baiser », magnifique, lumineux, plus grand que je ne le pensais, exposé au Belvédère et protégé par une vitre (on aurait en effet tendance à l’embrasser). Ce tableau est décliné dans toute la ville et sur tous les modes : foulards, tee-shirts, parapluies, boites, vaisselles, serviettes, stylos…Je n’ai pas vu de papier hygiénique décoré du baiser, mais il doit sûrement exister.

Alors bons baisers de Paris.

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Publié le 7 Janvier 2013

DSC00541.jpg@ Pascale /

Il y a d'autres tentations que celle de la politique

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Publié le 7 Janvier 2013

1 chien@ Pangloss /

Couillu au repos entre deux morsures

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Publié le 7 Janvier 2013

gravitationQuestion bête en cours de pataphysique :

quelle est la matière dont dispose un corps plein aux as et qui provoque l’attraction des corps avides gravitant autour de lui ?

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Publié le 7 Janvier 2013

vuvuzela2Quel est l’âge mental d’un sujet qui souffle sans arrêt dans une trompette en plastique quand ses camarades jouent au ballon ?

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Publié le 7 Janvier 2013

Une fois n'est pas coutume. Je ne résiste pas à l'envie de retranscrire ici l'intégralité de la chronique de Patrick Besson parue dans Le Point du 27 mai 2010. N'ayant pas le talent de l'auteur pour l'écrire, j'aurais au moins le plaisir de la partager.

cezanne55"Quand José Gomez, 78 ans et demi, entreprit l'ascension de la plus haute grue du chantier, André Durafour, son contremaître de 79 ans, eut une appréhension : ce serait trop bête si, à un an et demi de la retraite, José était victime d'un accident du travail. André connaissait les problèmes de santé du grutier : après une hernie discale qui avait tenu celui-ci éloigné du chantier tout l'hiver, il s'était plaint d'un rhumatisme articulaire quelques jours après son retour au travail. Il avait en outre des problèmes de vue. Il avait perdu l'usage de son oeil gauche à la suite d'une partie de pétanque où son partenaire, jeune retraité de 84 ans, avait confondu sa tête avec le cochonnet. De surcroît, son oeil droit faiblissait chaque jour. Sans doute est-ce en raison de ce double handicap que Gomez rata une marche alors qu'il était sur le point d'arriver à cette cabine où il avait passé presque soixante annuités de sa vie. Avant même que le corps du grutier eût atteint le sol, André avait sorti son téléphone portable de la poche de son pantalon, non sans mal car la maladie de Parkinson, dont il était atteint depuis quelques mois, embarrassait ses gestes. Il s'y reprit à plusieurs fois pour composer le numéro des pompiers. Ceux-ci n'arrivèrent que trois quarts d'heure plus tard, leur capitaine de 77 ans s'étant trompé dans la lecture du plan de la ville. En effet, dans l'urgence, il avait oublié ses lunettes à la caserne. L'un des brancardiers, pourtant un jeunot de 73 ans, eut un accident cardiaque pendant le transport du grutier et celui-ci, qui n'avait pas repris connaissance, se retrouva le nez écrasé au sol pour la seconde fois de la journée.

Un journaliste-reporter de la presse quotidienne venait d'arriver en taxi sur les lieux de l'accident. Il ouvrit péniblement sa portière tandis que le chauffeur, plié en deux à la suite d'un mauvais lumbago, ouvrit le coffre et en sortit le fauteuil roulant dans lequel s'installa bientôt le journaliste. Ce dernier poussa sur les roues et arriva à la hauteur de Durafour, qui lui fit un bref résumé des faits. Hélas, dans l'agitation du départ, le journaliste-reporter avait laissé son appareil auditif boulevard Haussmann et ne put donc entendre un traître mot des explications du contremaître. Il rédigea néanmoins son article, qu'il envoya une heure plus tard par mail à son journal. Malheureusement, il se trompa dans la manipulation de son iPhone 12 G et ce fut un autre texte qui arriva à l'imprimerie, de sorte qu'au lieu de l'histoire du grutier Le Figaro publia le lendemain matin un texte plus polémique intitulé : « Peut-on travailler jusqu'à 90 ans ? »

C'était en effet un sujet d'actualité depuis que le gouvernement s'était rendu compte que, malgré la retraite à 80 ans, le déficit budgétaire français n'était pas comblé, loin de là. Un député UMP, connu pour son franc-parler et son audace face au politiquement correct ambiant, avait même risqué, au micro de RTL : « Pourquoi ne pas aller jusqu'à 100 ans ? Ça ferait un compte rond. » Comme de coutume, certains députés de l'opposition, avant même d'avoir réfléchi une seconde à cette proposition insolite mais audacieuse, crièrent au scandale, plongeant le pays dans un immobilisme dont il n'est hélas pas près de sortir."

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Publié le 7 Janvier 2013

Il y aurait moins d’un millier de militants UMP à jour de leur cotisation dans le quartier sensible de Neuilly, ils étaient 1134 au 31/12/09…Et 4109 en juin 2008 lorsque Jean Sarkozy est devenu secrétaire de la circonscription UMP de la ville. Que fait donc la police ?

 

Nicolas-crs

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Publié le 7 Janvier 2013

obélixDans « Le Télégramme.com » :

« Dimanche, en début d'après-midi, une famille du Pas-de-Calais a été rouée de coups sur le parking du parc Astérix par une vingtaine de jeunes originaires du département de l'Essonne, rapporte Le Parisien. Deux suspects ont été interpellés. Ils devaient être jugés cet après-midi en comparution immédiate »

 

Et juste en dessous de l’article qui rapporte les faits, cette annonce publicitaire :

 

Parc Astérix dès 20€
Choississez [sic] votre date et 
payer moins cher dès maintenant
Parcasterix.fr

 

Est-ce que ça vaut le coup ?

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Publié le 7 Janvier 2013

johnny-hallydayJohnny Hallyday va bénéficier le 26/05/10 d’une batterie d’examens à l’hôpital du Kremlin-Bicêtre. Il a raison : c’est moins cher qu’aux USA.

Mais je me pose les questions suivantes (si je me les pose, c’est que je n’ai aucune certitude sur les réponses):

1° Ces examens sont en principe réalisés pour des raisons juridiques, seront-ils pris en charge par l’assurance maladie ?

2° Le  chanteur de nationalité française, mais exilé fiscal, verse-t-il à la Sécurité Sociale sa contribution en proportion de ses revenus ?

3° Dans le cas où la réponse à la première question est oui et à la seconde non, quels sont les cons qui vont payer les examens dans le but d’appuyer une éventuelle demande d’indemnité ?

 

PS. Pascale vient de répondre à la première et à la troisième question. Le tribunal aura à désigner celui qui devra régler les frais d'expertise. Je n'ai pas encore la réponse à la deuxième question qui intéresse tous les expatriés, les Français résidant à l'étranger viennent souvent se faire soigner en France.

 

Re PS. voir le commentaire de Juntos pour la deuxième question

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Publié le 7 Janvier 2013

Scrofule.jpgLES CERVEAUX ELYSEENS SEMBLENT AVOIR TROUVE LA SOLUTION POUR ASSURER LA RESORPTION DU DEFICIT DE L’ETAT : ILS ENVISAGERAIENT D’INSCRIRE SA PROGRAMMATION DANS LA CONSTITUTION. NOUS VOILA SOULAGES (JE NE PARLE PAS DU PORTEFEUILLE). NE POURRAIT-ON PAS RENDRE LA CONNERIE ANTICONSTITUTIONNELLE ?

Pour être honnête, je dois ajouter que l'Allemagne a inscrit l'an dernier une limite de déficit public dans sa Constitution, baptisée « frein à l'endettement ». Et que se passera-t-il si les conditions économiques ne permettent pas de respecter à la lettre la Constitution du pays ? On réforme à nouveau ou on change de Constitution ? On sanctionne juridiquement les gouvernants ? (tiens, ce n'est pas une mauvaise idée).

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