De nombreuses associations ont porté plainte, pour diffamation et provocation à la haine raciale, contre le chroniqueur Eric Zemmour, celui-ci ayant déclaré dans les médias que le « contrôle au faciès » par les policiers était justifié car les plupart des délinquants et des trafiquants étaient noirs ou d’origine arabe.
A ce propos, je me suis posé les questions suivantes :
Cette déclaration repose-t-elle sur des faits exacts ?
Oui. Cette catégorie de la population fréquente proportionnellement bien plus les prétoires et les prisons que le reste de la population.
Cette déclaration va-t-elle à l’encontre de la loi française ?
Oui. Puisqu’il est interdit de distinguer une catégorie de Français en fonction de l’origine ethnique, de la couleur de la peau ou de l’appartenance religieuse.
Cette déclaration est-elle dangereuse ?
Oui. Car la grande majorité des Français noirs ou d’origine arabe ne sont ni délinquants ni trafiquants et risquent de subir un ostracisme injuste en étant assimilés à une minorité peu recommandable.
Cette déclaration est-elle utile ?
Non. Car ce constat est connu de tous (bien que les statistiques ethniques soient interdites en France) et ne peut conduire à aucune mesure officielle efficace pour réduire la délinquance. Les « contrôles au faciès » continueront, ils sont humainement condamnables et conduisent à perturber la vie de nombreux innocents, mais ils sont plus efficaces que s’ils n’étaient pas faits selon ce critère.
En conclusion : toute vérité n’est pas bonne à dire, surtout lorsqu’il est sans utilité de la proclamer.
Reste qu’à trop criminaliser la parole, le risque est de dissocier le discours et la réalité dans une société bien-pensante mais paralysée.