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204. L’orgasme thérapeutique

Publié le par Dr WO

 

L'orgasme a été proposé comme traitement préventif et curatif des névroses par le psychiatre autrichien Wilhelm Reich. Il eut beaucoup de succès auprès de la jeunesse, plus qu'auprès de ses collègues qui l'exclurent de l'Association internationale de psychanalyse.

Bien des gens, névrosés ou non, appliquent le traitement orgasmique à la manière de M. Jourdain, sans le savoir, et sous toutes les latitudes, en recourant parfois à des méthodes non estampillées par la Faculté. Ainsi à Naples, il est conseillé en cas de difficulté d'avaler un marsala à l'œuf au bon moment et de porter une médaille de San Rocco[1]. Nous avons à présent des solutions plus simples à mettre en œuvre pour appliquer ce traitement.

La difficulté ou l'impossibilité pour une femme de parvenir à l'orgasme salvateur est interprétée par certains sexologues ou psychanalystes, comme une éjaculation précoce, une inhibition liée à l'angoisse de castration ou même une « impatience de la personnalité » (sic). Quoi qu'il en soit, c'est la maladie du monde la plus répandue, écrivait Gérard Zwang[2]en 1972. Cependant «  Bergher en 1944, estime que 90% des femmes sont frigides, Weiss quelques années plus tard avance le chiffre de 50% et Hélène Kaplan en 1979 seulement 10% »[3]. Les hommes font des progrès.

Les femmes insatisfaites pourraient bénéficier aujourd’hui de cours de méditation orgasmique en se rendant à Londres, pratique créée en Californie en 2001 et suivie chaque semaine par des centaines de Londoniennes.

Selon le site Dazed, la plupart des participants ne viennent pas en couple et, pendant les sessions, des femmes se font caresser le clitoris pendant quinze minutes par un inconnu. Selon la fondatrice de la méditation orgasmique il s’agit ainsi « d’accéder à l’expérience profondément humaine, sensuelle et connectée de l’orgasme ».

Ces cours sont d’une simplicité biblique : « Tu vas en cours, tu enlèves le bas et tu te couches près d’un inconnu tout habillé qui te touche le clitoris ». C’est ce que font 2000 personnes en Angleterre et 10000 dans le monde selon le Daily Mail.

Les témoignages révèlent le côté spirituel de la chose :

« Caresse après caresse, cette pratique m’a permis de me débarrasser de mon écorce et d’incarner celle que j’étais vraiment » (femme).

« Maintenant un lien plus fort avec ses amis et sa famille » (homme) et «Au travail, je m’entends mieux avec mes collègues. Comment est-ce que ça marche ? Pour moi, c’est une convergence entre réussir à être présent dans le moment et savoir quelle touche est nécessaire, comme dans la méditation orgasmique » (homme).

Une spécialiste de la méditation orgasmique avance le concept d’orgasme permanent :

« Le point culminant de l’orgasme représente quelques secondes d’expérience physique, alors que l’état d’orgasme est continu –plus comme un état optimal de conscience qu’on atteint grâce à l’activation des impulsions sexuelles. [...] Dans l’état d’orgasme, on se sent entièrement présent et connecté aux autres, comme si un sens et une intuition plus profonde s’étaient éveillés.»[4] 

Wilhelm Reich est mort en 1957 en prison car ses « découvertes scientifiques » dans sa période américaine s’apparentaient plus au charlatanisme qu’à la science. Par ailleurs le maccarthisme de l’époque voyait d’un mauvais œil son appartenance dans le passé au parti communiste. Quoi qu’il en soit, je suppose qu’il aurait été enchanté de voir se populariser cette méditation orgasmique.

204. L’orgasme thérapeutique

Dessin de Geluck

[1] Norman Lewis, Naples 44   

[2] La fonction érotique, éd Robert Laffont

[3] Ph.Brenot, Les mots du sexe, éd L'esprit du Temps.

[4] Slate.fr

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Bonne nouvelle pour les assassins

Publié le par Dr WO

 

Bonne nouvelle pour les assassinsLe 15 février dernier, l’Iran (dont l’ouverture reste, en fait, aussi fermée qu’auparavant, mais sanctions économiques en moins) a ajouté 600000 dollars à la prime, qui s’élèvera à 3,9 millions, promise à celui qui assassinera Salman Rushdie, l’auteur des Versets sataniques, ouvrage paru en 1988, et considéré comme blasphématoire par le monde musulman et son auteur comme apostat.

Ce livre souleva des manifestations violentes dans de nombreux pays, et même un autodafé en place publique à Bradford (GB). L’immense majorité des manifestants n’ayant évidemment pas lu le livre à l’origine de leur déchaînement de haine, il leur suffisait que d’autres pensent pour eux.

Bonne nouvelle pour les assassinsL’appel au meurtre vint de l’ayatollah Khomeini, le premier guide suprême de la théocratie iranienne et la plus haute autorité des années 80 chez les chiites. Cet homme au regard sévère et à la barbe fournie avait auparavant trouvé refuge en France, soutenu, entre autres, par Michel Foucault et le couple Jean-Paul Sartre-Simone de Beauvoir, qui firent en leur temps un sans-faute en n’évitant aucune erreur en matière de choix politique. Les islamo-gauchistes sont en cela leurs dignes successeurs, talent littéraire mis à part.

Khomeini, fidèle à l’islam qui remplace la justice par des fatwas, décisions prises par des individus outrecuidants prétendant posséder la vérité, voire même être inspiré par Dieu lui-même (c’est plus sûr), condamna l’écrivain à mort en février 1989 (quelques mois avant sa propre mort) et demanda à tout « bon musulman » d’exécuter cette sentence. L’ambassadeur d’Iran au Vatican, aucunement influencé par l’Evangile du coin, déclara à l’époque vouloir étrangler l’écrivain de ses propres mains.

L’imam Abdullah al-Ahdal, recteur du Centre islamique de Bruxelles qui, lui, fit preuve de modération, fut assassiné en mars 1989. Les tentatives de meurtre se multiplièrent sur les éditeurs et les traducteurs (un japonais fut même assassiné 1991). Trente-sept personnes d’un festival culturel périrent dans l’incendie d’un hôtel en Turquie.

Et Salman Rushdie vit sous protection depuis 27 ans ! L’importance de la prime offerte et sa majoration devraient attirer des tueurs.

Mais attention, pas d’amalgame, l’islam ne serait aucunement violent, même si les appels au meurtre de nombre de ses guides et la barbarie qui s'en revendique pourraient le laisser supposer. C’est une « religion de paix et de tolérance », qu’on se le dise.

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203. Une logique fumeuse

Publié le par Dr WO

 

203. Une logique fumeuseLe « Programme national de réduction du tabagisme » fut annoncé crânement par Marisol Touraine en septembre 2014 :

1) Baisse de 10% du nombre des fumeurs en 2019 ;

2) Passage sous la barre des 20% de fumeurs dans la population en 2024 (contre près de 35% aujourd’hui);

3) Arriver à ce qu'avant 2034 les enfants qui naissent aujourd’hui en France constituent «la première génération de non-fumeurs» depuis l’instauration du monopole de la fabrication et de la commercialisation du tabac par l’État.

Noble ambition.

Malheureusement, les derniers chiffres de l’Observatoire français de drogues et des toxicomanies nous révèlent que :

« Pour la première fois depuis 2010, les ventes de tabac en France métropolitaine dans le réseau des buralistes sont en hausse. Elles s’établissent à 56.323 tonnes contre 55.415 tonnes, (…). Cette hausse intervient alors que la dernière revalorisation des prix remonte à janvier 2014. (...) Ces observations sont probablement à mettre en regard d’un tassement de l’usage de la cigarette électronique, dont le marché recule …»

Tiens donc.

Qu’à cela ne tienne, le nouvel avis du Haut Conseil de la santé publique (HCSP) sur la cigarette électronique, publié le 24 février dernier, recommande que son usage soit interdit dans tous les lieux collectifs fermés, y compris les cafés, bars, restaurants et discothèques. La cigarette électronique est ainsi considérée officiellement comme un produit du tabac. Elle délivre certes de la nicotine, mais une fumée infiniment moins toxique que celle du tabac.

Voilà de la part de ce Haut Conseil une position bien plus radicale que celle prévue par le ministère de la santé, qui avait a priori exclu ces lieux  publics du champ d’application de la loi santé.

Mais ce groupe de travail (du chapeau ?) reconnaît simultanément que la cigarette électronique peut être considérée comme un « outil d'aide au sevrage tabagique » pour les personnes qui veulent arrêter leur consommation de tabac, et reconnait également  que c’est un « outil de réduction des risques du tabagisme », au moins à court terme, pour les personnes qui ne continuent pas de fumer des cigarettes.

Belle contradiction.

En octobre 2015, 120 médecins, pneumologues, tabacologues, addictologues et cancérologues avaient lancé un appel pour développer l’usage de la cigarette électronique dans la lutte contre le tabagisme. Le Haut Conseil prétend d’ailleurs se fier aux « opinions très favorables des professionnels de santé » sur le sujet. « Ce n’est pas la littérature scientifique qui nous a fait évoluer, ce sont les pratiques de certains tabacologues auditionnés », explique l’économiste Christian Ben Lakhdar, qui a piloté (dans le mur ?) le groupe de travail du HCSP.

La conclusion est d’une logique surréaliste :

« Même si le vapotage passif ne présenterait pas ou peu de risque », le HCSP recommande d’étendre l’interdiction de vapoter dans « les lieux de travail fermés et couverts à usage collectif » aux cafés, bars et restaurants, en renvoyant ainsi les vapoteurs sur le trottoir avec les fumeurs, augmentant ainsi leurs possibilités de rechute. « C’est extrêmement compliqué, on est sur le fil du rasoir », reconnaît Christian Ben Lakhdar.

Pour être compliqué, c’est compliqué. Surtout pour des esprits tordus

Voulant sortir de cette contradiction, le HCSP préconise, dans le sillage de l’Académie nationale de médecine en mars 2015, la mise en place d’une « cigarette électronique médicalisée », qui serait prescrite comme outil de sevrage tabagique, remboursée au même titre que les substituts nicotiniques et vendue en pharmacie. Une façon de distinguer deux types d’utilisateurs d’e-cigarette : ceux qui veulent s’en servir pour arrêter de fumer et ceux qui en assument un usage « récréatif » sur le long terme. Mais pourquoi cet usage récréatif serait-il interdit puisque jusqu’à présent les dangers du vapotage n’ont pas été démontrés ? Le seul argument avancé est que le vapotage serait une entrée dans le tabagisme. On peut penser également que ceux qui veulent fumer du tabac n’ont pas besoin du vapotage comme préalable, et que ceux qui ne fument pas du tabac pourraient aussi se contenter de la vapeur d’eau aromatisée accompagnée de la gestuelle du fumeur.

Pourquoi faire simple, puisqu’on peut faire compliqué ? Les uns verraient leurs e-cigarettes remboursées par l’Etat et les autres pas. Il suffirait donc à ces derniers de passer par le tabagisme ou de dire qu’ils sont fumeurs pour se procurer de la e-cigarette à l’œil.

Au Royaume-Uni (où la proportion des fumeurs est passée sous la barre des 20% alors qu’elle est, rappelons- le, de près de 35% en France), les autorités sanitaires ont donné leur feu vert à l’utilisation de la cigarette électronique, et David Cameron a annoncé à la Chambre de Communes qu’il fallait en ce domaine, suivre l’avis des scientifiques.

Voilà, ce n’est pas plus compliqué que ça.

Voir également : 162. « Une affaire fumeuse »

Illustration : Van Gogh : "Crâne fumant une cigarette"

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Les quatrièmes se rebiffent

Publié le par Dr WO

 

Nous mettons en ligne leur déclaration qui sera bientôt rendue publique :

"Nous, les quatrièmes de couverture, nous entendons protester auprès des pouvoirs publics, de l’Académie française, et des éditeurs sur l’injustice dont nous sommes les victimes.

Alors que notre rôle dans l’édition est irremplaçable, alors que nous supportons le poids du livre par notre position, alors qu’il est inscrit sur notre dos la substantifique moelle de l’ouvrage, alors que nous diffusons le portrait de l’auteur qui sans nous resterait probablement inconnu,

Nous occupons la dernière place dans la hiérarchie du livre. Une humiliation discriminatoire devenue intolérable et contre laquelle nous entendons protester.

Nous ne revendiquons pas la première, mais à quoi servent la deuxième et la troisième de couverture ?

Nous réclamons justice, et nous accorder la place de deuxième de couverture nous semble pleinement justifié, ne serait-ce que par le rôle que nous jouons dans la promotion du livre."

Le collectif des quatrièmes de couverture

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« Chaos calme »

Publié le par Dr WO

 

La pièce où je suis est un capharnaüm indescriptible, couronné par une petite fuite d’eau, lent goutte à goutte provenant du plafond, et soigneusement recueillie dans une bassine.

J’ai été expulsé de mon bureau avec armes et bagages. Ils s’étalent sous mes yeux dans un parfait désordre, encore que je me demande si un désordre peut atteindre la perfection.

J’ai été chassé de mon bureau par des peintres qui s’acharnent en ce moment même sur les murs qu’ils grattent énergiquement.

Ce bureau, il fallait le repeindre depuis une éternité (à mon âge, on peut déjà parler d’éternité). Malgré les pressions, je fuyais ce moment.

Les livres !

J’ai renoncé pour les étagères murales qui seront recouvertes, mais Il fallait débarrasser au moins une bibliothèque.

Je l’ai fait ce matin.

Nombre de livres étaient jaunis, certains remontaient à ma scolarité ! Des livres dont je ne me souvenais plus les posséder, et même pour quelques-uns qu’ils furent écrits.

J’ai rempli des caisses jusqu’à l’épuisement.

Ce que la culture est lourde ! Quasiment intransportable. D’autres y sont parvenus. La culture n’est transportable que par les manuels (ce qui ne les empêche pas d’être également cultivés, devenant ainsi, lorsque c’est le cas, des êtres complets).

Après la tornade des travaux, je vais devoir ranger le contenu des dix caisses. Je m’étais toujours interdit de jeter le moindre livre lorsque je ne pouvais pas le donner. Cette fois, c’est décidé, je vais devoir en jeter et donc faire un choix. Sans doute à tort, je ne relis pratiquement jamais les romans, alors pourquoi tous les conserver lorsque je ne trouve pas preneur.

Quels seront les livres qui survivront à l’autodafé sans flammes ?

Suspense.

Des auteurs vont être dans leurs petits souliers. Enfin ceux qui sont encore vivants, mais ce sont les plus rares, et par charité je me dispenserai de les avertir de leur sacrifice.

« Chaos calme »

 

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Extension du domaine des commandements

Publié le par Dr WO

 

Dans l’Etat du Kentucky il existe des restrictions au droit à l’avortement, et les républicains pro-vie prétendent ainsi protéger les femmes d’elles-mêmes.

Le 11 février dernier, Mary Lou Marzian, membre de la chambre des représentants du Kentucky, pour protester contre ces restrictions, a déclaré : « Je veux protéger ces hommes d’eux-mêmes ».

En effet, la religion n’interdit pas seulement l’avortement, mais également l’adultère : « Tu ne convoiteras pas la femme de ton voisin » et à juste titre le meurtre.

Mary lou a donc déposé une proposition de loi visant à réguler l’accès au Viagra pour les hommes mariés, le texte prévoyant que ces derniers devront produire une autorisation signée par leur épouse et jurer sur la Bible qu’ils utiliseront ce médicament uniquement pour leur relation conjugale.

Elle envisage également de déposer un amendement prévoyant l’obligation pour les acheteurs d’armes à feu de discuter avec une victime de blessure par balle.

Je pense que ces propositions de loi risquent d’avorter.

Source : « Journal International de Médecine »

Extension du domaine des commandements

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LES ANGES

Publié le par Dr WO

 

LES ANGES

 

Au pied du Sacré-Cœur, dans une boutique multicolore, sur un voile bleu ciel, s’étalent à foison des objets de dévotion.

Les anges sont à vendre. Même les anges sont vendus.

Ils sont couchés dans la vitrine dans des poses ambiguës pour attirer le client.

D’autres, suspendus, volent à l’étalage sous les yeux des passants.

Dans les profondeurs obscures, des anges déchus sont pendus.

Dans le silence, les anges passent, rejetés des cieux.

Au pied du Sacré-Cœur, qu'en pense le Bon Dieu ?

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Pitié pour les apprentis terroristes

Publié le par Dr WO

 


Pitié pour les apprentis terroristesDans Rue 89 (L’OBS) est paru un article le 9/02/16 à propos d’un Parisien de 26 ans assigné à résidence depuis le 15 décembre dernier.

Un article émouvant que l’on lit la larme à l’oeil et la gorge serrée devant tant d’injustice.

Ce jeune homme reproche à la France de ne rien faire pour ses jeunes, et cherche logiquement à s’en venger. Il a quitté l’école après le collège, et s’est d’abord essayé modestement à la délinquance.

Il ne sait pas pourquoi il est assigné à résidence et déclare : « Je me fais chier. Je vais sur mon ordinateur. ». Emouvant.

Mais c’est sur internet qu’il s’est exprimé et qu’il continue à le faire, passant d’un compte twitter que l’on ferme à un nouveau compte qu’il ouvre. « Il aime jouer les provocateurs ambigus sur la Toile ». Ambigu ? Si l’on veut, mais c’est un brave petit, aux yeux de la journaliste de Rue 89, il ne paraît pas bien dangereux : « Je ne prône pas le djihad armé, la violence », dit-il. En ajoutant : « Je ne suis pas bête. ».

Il envoie cependant des gazouillis dont l’un  incite implicitement au djihad, ou un autre qui prône la « taqiya » dissimulation de la foi enseignée par les terroristes : 

« Soyez subtil servez-vous de leur code et de leur language [sic]... La guerre est une ruse. ».

Dans un autre tweet il avait assuré « soutenir à 100% l’Etat islamique » (avant les attentats de Paris).

Un brave garçon, on vous dit, qui a certes une affection particulière pour la charia, cette justice tranchante et « lapidante » mais n’a-t-il pas travaillé pour une organisation créée en 2012 pour faire de l’humanitaire en Syrie ? Malheureusement, elle a été accusée deux ans plus tard de financer le djihad armé.

Un brave garçon, on vous dit, car « tout ça », dit-il, n’est lié qu’à son activité de propagandiste de l’islamisme radical. Autant dire, pas grand chose.

Il n’y a pas de doute, c’est injuste qu’il soit assigné à résidence et « se fasse chier » devant son ordinateur, ce n’est que de l’islamophobie nauséabonde, dont on se demande bien pourquoi elle existe.

Il va sûrement s’adresser au Collectif contre l’islamophobie en France.

Pitié pour les apprentis terroristes

Dessin de Geluck

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202. Une étude douteuse

Publié le par Dr WO

 

202. Une étude douteuseDans une émission de télévision le très médiatique Michel Cymes (ancien chirurgien ORL), un des présentateurs du « Magazine de la santé » s’est fait l’écho d’une étude qui avance que des cancers du sein survenant chez la femme après la ménopause seraient évitables si elle modifiait ses comportements.

Il existe, en effet une étude réalisée par des chercheurs de l’Institut Gustave Roussy (Paris), parue au début février qui va dans ce sens. Elle a porté sur 67 634 femmes issues de la cohorte française E3N. Les patientes avaient entre 42 et 72 ans. Après 15 ans de suivi, 3 138 cancers du sein ont été diagnostiqués après la ménopause (497 avant).

Françoise Clavel-Chapelon, directrice de recherche Inserm, et principal auteure de ce travail a déclaré : "après la ménopause, plus de la moitié (53,5 %) des cas de cancer auraient pu être évités avec un comportement adapté"

Diantre.

Et l’étude relève en particulier les facteurs suivants sur lesquels on pourrait agir :

L’utilisation d’un traitement hormonal de la ménopause (14,5 % de cancers évitables), moins prescrit actuellement,

Une alimentation déséquilibrée (10,1 %),

La consommation d’alcool (plus d’un verre par jour) (5,6 %),

Le surpoids à l’âge adulte (IMC >=25kg/m2) (5,1 %).

La maigreur à la puberté dont la correction permettrait d’éviter 17,1 % des cancers du sein post-ménopausique.

A noter que d’autres facteurs incriminés comme le tabac, le stress…ne figurent pas dans la liste dont j’ai eu connaissance.

Ce travail me laisse plus que perplexe.

  1. La moitié des femmes qui avait un cancer n’avait aucun de ces « comportements ». On peut déjà en conclure que leur impact est plutôt faible. Comment peut-on se permettre de dire que « plus de la moitié des cas de cancer auraient pu être évités avec un comportement adapté» ?
  2. Comment peut-on affirmer une relation de cause à effet entre ces facteurs et la maladie ? Et même si deux phénomènes évoluent dans le même sens, il n’est aucunement certain que l’un est la cause de l’autre car les deux peuvent être provoqués par un troisième facteur.
  3. Une relation pourrait être établie que si la suppression du facteur incriminé prévenait l’apparition du cancer. On peut peut-être en douter puisque la moitié des femmes chez lesquelles on ne retrouvait pas de facteurs « favorisants » ont eu un cancer.
  4. Cette étude douteuse risque néanmoins d’entraîner une culpabilisation des femmes atteintes d’un cancer du sein.

Au total, je trouve les conclusions affirmées à l’issue d’une étude aussi critiquable, plutôt scandaleuses, ce qui ne les empêche pas d'être largement médiatisées, mais ce qui ne veut pas dire non plus que ces « comportements » n’ont pas une influence, encore fallait-il le démontrer.

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Brèves du 15.02.16

Publié le par Dr WO

 

Brèves du 15.02.16POLITIQUE

Mr Coppé a déclaré lors d’un JT de 20h qu’il écoute ce que les Français lui disent. Le risque quand on entend des voix est de terminer sur le bûcher.

SPORT

Serge Aurier, le footballeur du PSG, s’est montré aussi bête que vulgaire en insultant son entraîneur et des coéquipiers dans une vidéo largement diffusée. C’est une des rares fois où l’on peut souhaiter pour le bien de quelqu’un d’être aussi con que ses pieds.

SANTE

Les chercheurs commencent à se pencher sur la question : le virus Zika se propageant également par voie sexuelle, est-il capable de réduire le cerveau des adultes ? Aucun risque pour les footballeurs : c’est déjà fait.

JARDINAGE

Prévoyant, Hollande s’entraîne à cultiver son jardin. Il a prouvé qu’il manie déjà le sécateur avec dextérité comme il vient de le faire sur une Fleur Pellerin.

BRICOLAGE

Avertissement aux intéressés : la Turquie ne livre que des planches pourries.

VIE SPIRITUELLE

Notre-Dame-des-Landes nous signale par la voie des airs qu'elle aimerait reposer en paix.

LITTERATURE

Carla Bruni-Sarkozy s’est étonnée d’avoir épousé un écrivain. Qu’elle se rassure.

Brèves du 15.02.16

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La cruauté du miroir

Publié le par Dr WO

 

La première fois que j'ai vu cette photo d'une oeuvre exposée à Hong Kong, j'ai cru qu'il s'agissait d'une "performance" au même titre que celles effectuées par Déborah de Robertis qui font l'objet de l'article précédent.

Impression renforcée par la curiosité de l'enfant pour l'arrière-train de la dame ainsi accroupie.

Erreur bien compréhensible de la part d'un néophyte comme moi, mais je ne suis probablement pas le seul à avoir été bluffé par le réalisme de cette sculpture.

Car il s'agit d'une sculpture de Sam Jinkins, sculpteur australien qui vit à Melbourne. Il utilise de la silicone, de la résine, du carbonate de calcium, de la fibre de verre et des cheveux pour créer des figures réalistes de personnages  à des âges différents et dont l'aspect et la posture expriment surtout la fragilité et la vulnérabilité de l'être humain.

En voici quelques exemples :

 

 

 

 

Impressionnant. On parle ici d'hyper-réalisme. pour définir cet art, mais je trouve que "hyper" est de trop, c'est tout simplement d'un terrifiant réalisme. 

L'artiste nous tend un miroir, sans fard, sans concession, sans la moindre poésie pour nous montrer tel que nous sommes ou tel que nous avons été ou tel que nous deviendrons. 

Si je regarde les deux images de la femme encore jeune, je ne lui trouve aucun défaut physique évident. Elle est plutôt belle. Et pourtant elle me dérange : ce n'est qu'un corps. Un corps humain sans vie, aussi parfait soit-il, perd sa beauté, alors que, même sans vie, une sculpture de pierre peut être belle, justement parce qu'elle n'évoque pas la réalité; elle n'en est que sa transposition.

Rien n'est parfois plus cruel que l'image fidèle de la réalité.

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Le point de vue du modèle

Publié le par Dr WO

 

On se souvient de la prestation de l'artiste luxembourgeoise Déborah de Robertis au printemps 2014, au sein du musée d'Orsay, devant le tableau "L'origine du monde" peint par Courbet :

Homoréalisme

En exposant son sexe, elle exposait le modèle du tableau à la vue de tous, comme l'était le tableau lui-même.

Sa prestation n'a guère duré contrairement à l'exposition du tableau qui  peut être vu chaque jour.

Cette dame charmante a récidivé, en janvier dernier, dans le cadre de l'exposition du musée d'Orsay : " Splendeurs et misères de la prostitution"  devant le tableau " Olympia" de Manet, de façon plus pudique, mais son avocat a précisé qu'elle « portait une caméra portative pour pouvoir filmer la réaction du public. Il s’agit d’une performance artistique ».

 

Homoréalisme

 

Cette nouvelle prestation ayant été rapidement interrompue, Deborah de Robertis a écrit au directeur du musée d'Orsay. Je rapporte ici des extraits de cette lettre : 

"Cette exposition ne peut pas être clôturée sans donner la parole à son modèle. Je ne peux pas vous laisser déplacer le tableau sans déplacer les modèles. Mon geste n’est pas de me mettre nue mais il consiste à renverser le point de vue du modèle nu..."

« Qui a peur de l’objectif de l’Olympia ? ». Olympia ce sont toutes les putains accrochées aux cimaises de cette exposition. Je suis Olympia. En portant plainte pour exhibition sexuelle, vous avez nié publiquement le point de vue des modèles nus que vous exposez aujourd’hui en objets, en interdisant de filmer, vous empêchez ce point de vue d’exister."

" Moi l’Olympia, je suis venue vous demander de me prêter vos gardes pour qu’ils protègent ce point de vue encore invisible. Au lieu de m’en empêcher et d’appeler les autorités, je voudrais qu’ils gardent mon corps nu comme ils gardent la peinture de Manet. Moi l’Olympia, je porte aujourd’hui le bouquet. Acceptez-le comme la preuve de votre volonté d’accueillir ce regard que j’adresse. »

Deborah De Robertis, 16 janvier 2016.

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201. Retard mental

Publié le par Dr WO

 


« Le Brésil est le pays le plus touché par l'épidémie de Zika avec 1,5 million de personnes contaminées depuis début 2015. Il connaît depuis octobre une augmentation alarmante de bébés microcéphales, avec 404 cas confirmés et 3.670 en cours d'examen. » (AFP)

La semaine dernière, l'ONU a fortement conseillé aux pays touchés par le Zika, à autoriser l'accès des femmes à la contraception et à l'avortement, car s’il n’y a pas encore de démonstration scientifique du lien entre le Zika et la microcéphalie, les données statistiques sont très en faveur de ce lien.

La loi brésilienne ne permet d'avorter qu'en cas de viol ou quand la vie de la mère est mise en danger et, depuis 2012, dans le cas de fœtus sans cerveau (tout de même et seulement depuis 2012 !).

L'Eglise catholique brésilienne a rejeté mercredi la possibilité d'autoriser l'avortement en cas de microcéphalie, comme le souhaite l'ONU, estimant qu'il était opportuniste de rouvrir ce débat après l'explosion de cas liés au virus Zika, transmis par un moustique.

"La microcéphalie existe au Brésil depuis des années. Ils en profitent pour revenir sur le sujet de l'avortement", a déclaré le secrétaire général de la Conférence nationale des évêques du Brésil (CNBB) au quotidien Estado de Sao Paulo.

Il est vrai que la microcéphalie n’est pas une anomalie nouvelle, elle peut être d’origine génétique ou favorisée par la prise de toxiques comme l’alcool ou des drogues pendant la grossesse, mais on peut faire remarquer à notre évêque que la situation actuelle au Brésil a changé : en 4 ans, de 2010 à 2014 il a été recensé 150 cas par an, alors que seulement depuis le mois de janvier il a été recensé 3174 cas suspects et plusieurs centaines de cas ont déjà été confirmés. Il serait en effet opportun de rouvrir le débat, au moins pour la situation actuelle. Les femmes enceintes seraient particulièrement exposées durant les deux premiers trimestres de leur grossesse et le diagnostic échographique est possible

Le secrétaire général de la Conférence nationale des évêques du Brésil a par ailleurs ajouté : "L'avortement favorise l'eugénisme, une pratique pour sélectionner les personnes parfaites". Non, il ne s’agit pas de sélectionner des personnes parfaites mais de ne pas permettre la maturation de foetus malformés dès le départ qui seront malheureux après leur naissance et rendront malheureux leur entourage. Il est vrai que le bonheur ne fait pas partie des impératifs religieux.

L'archevêque de Brasilia a défendu quant à lui le principe de "valoriser la vie dans n'importe quelles conditions". "Une moindre qualité de vie ne veut pas dire un moindre droit de vivre, avec moins de dignité.

Je suis en accord avec la dernière déclaration, puisque des personnes atteintes par une maladie invalidante peuvent néanmoins avoir une vie remarquable, tout dépend de la maladie. Par contre : « valoriser la vie dans n’importe quelles conditions » est aisé à affirmer pour un monsieur qui n’a sans doute jamais été amené à prendre en charge un enfant avec un retard mental parfois prononcé lié à l’insuffisance de développement du cerveau (sans compter les anomalies sensorielles ou autres éventuellement associées) et qui sera, le plus souvent, définitivement incapable de se prendre en charge lui-même.

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Remaniement

Publié le par Dr WO

 

J’ignore si le remaniement du gouvernement français intéresse vraiment quelqu’un, en dehors de ceux qui en sortent et de ceux qui y entrent ou encore de ceux qui avaient la nostalgie de Ayrault et qui vont pouvoir pousser un soupir de soulagement en le voyant réapparaître dans les palais de la République et dans ceux des pays étrangers, mais pour ce qui me concerne, c’est le remaniement du gouvernement des Emirats arabes unis qui attire mon intention, ce qui, je n’en doute pas, flattera leurs membres.

Ce gouvernement comporte 29 ministres dont la moyenne d’âge est de 38 ans. Un exemple à suivre, mais il est vrai que les rejetons des familles régnantes y tiennent une grande place.

L’entrée de 5 femmes et un total de 8 dont une de 22 ans pour le ministère de la jeunesse, donc une spécialiste de la question.

C’est à deux autres femmes que l’on a confié de lourdes responsabilités :

L’une est chargée du ministère de la tolérance et comme disait l’autre, si « il y a des maisons pour ça », dans un pays peuplé de 90% d’étrangers, ce n’est peut-être pas inutile. Il faut cependant souligner que bien que l’islam soit religion d’Etat, les autres religions sont tolérées.

L’autre a une mission originale puisqu’elle est chargée du ministère du bonheur.

Carrément.

Ce ministère devra s’assurer que les politiques gouvernementales créent « le bien-être social et la satisfaction » des individus. La création de ce ministère prend donc exemple sur le royaume himalayen du Bhoutan qui avait créé le concept de « bonheur national brut » à la place du PIB.

Considérer que le bien-être social est garant du bonheur est évidemment un peu réducteur, mais comme pour l’argent, il y contribue.

Pourrait-on envisager en France un ministère du bonheur ? Car après tout ce devrait être le but ultime de tout gouvernement.

Malheur à celui qui envisagerait seulement d’en parler. Les humoristes se régaleraient de tant de naïveté. Une vieille nation ne se fait plus guère d'illusions, et de toute façon, elle n'en a pas les moyens. 

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Miséricorde

Publié le par Dr WO

 

Miséricorde

Les Belges payent les soins des djihadistes revenus mal en point de leur virée barbare.

« Plusieurs d’entre eux, revenus de Syrie, ont ainsi bénéficié des soins de santé et de rééducation, dans des hôpitaux belges ou les ailes médicales de nos prisons, car « les règles générales de l’assurance obligatoire soins de santé s’appliquent dans leur cas de manière ordinaire. », nous précise le cabinet de la Maggie De Block (VLD), ministre de la Santé. » [ lameuse.be].

J’ignore ce qu’il en est pour la France, mais je ne pense pas que l’on laisserait sans soins nos "compatriotes" revenus au bercail et portant les blessures mal soignées affligées par nos propres bombes.

Je suppose que l’Etat islamique se révèle sans doute plus miséricordieux à l'égard de ses ennemis blessés, car pour ne pas les laisser souffrir rien n’est plus radical que la décapitation.

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Inondation

Publié le par Dr WO

 

InondationAucune digue ne pourra nous protéger DUFLOT de bêtises * et **

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Les nouveaux néo-réac.

Publié le par Dr WO

 

Les nouveaux néo-réac.Comme le suggère Pangloss, l’application de la réforme de l’orthographe de 1990 (ce qui prouve la nécessité urgente de son application pour pallier les insuffisances de l’enseignement du français), risque de provoquer une éclosion de nouvelles fautes d’orthographe, comme si leur nombre actuel était insuffisant.

Il est en effet possible que « l’apprenant », devant l’incertitude des références, soit amené à hésiter entre deux façons d’écrire un mot pour trouver finalement, grâce à son imagination fertile, une troisième façon, en espérant que le ministère de l’Education nationale se sentira obligé dans l’avenir de l’entériner afin de ne pas le stigmatiser.

L’impératif absolu de l’école d’aujourd’hui étant de ne pas stigmatiser le cancre et non pas de l’amener à ne plus l’être.

Il faut admirer les subtilités de la gouvernance actuelle capable de susciter des débats parfaitement stériles et de promouvoir des réformes cosmétiques sur la façon de battre la mesure pendant que le Titanic s’enfonce dans les flots.

Cette réforme autoritaire de la langue française aura néanmoins l’intérêt de diviser la France en deux, ajoutant une division supplémentaire à celles qui existent déjà entre :

Les nouveaux néo-réac qui continueront à écrire les mots tels qu’ils ont été fixés au cours du temps par l’évolution historique de la langue, et en respectant la façon dont ils ont été enseignés par une école qui s’efforçait de transmettre le savoir et non pas de pallier aux inégalités.

Et les progressistes pour lesquels le progrès consiste à faire « autrement », sans pour autant être assurés de faire mieux et en risquant de faire pire, affolés (soyons optimiste) devant la faillite de l’école qui pond chaque année un nombre faramineux d’illettrés (on dénombre aujourd’hui la bagatelle de 2,5 millions d’adultes illettrés, passés par l’école en France). Pensent-ils que l'accent circonflexe et l'oignon y sont pour quelque chose ?

La priorité est-elle donc dans la suppression de l’accent circonflexe ou du trait d’union ou de transformer oignon en ognon ? N’y a-t-il pas mieux à faire que de créer deux catégories dans la population : celle qui possède une certaine culture opposée à celle qui ne possèdera qu’une langue simplifiée, un peu châtrée, curieusement imposée de façon autoritaire (car la langue évolue toujours, mais lentement, au cours du temps). Quel CV, selon sa rédaction, aura la préférence d'un DRH ?

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Logorrhée

Publié le par Dr WO

 

L'article précédent est le 2000e de ce blog

 De toute évidence, cette information n'a aucun intérêt.

Logorrhée

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« On entre dans l’ère des suspects »

Publié le par Dr WO

 

Lors de son interview sur France Inter le 4/02/16, Jacques Toubon, notre défenseur des droits, a déclaré à propos de la prolongation de l'état d'urgence : « Les libertés restreintes telles qu'elles vont être dans l'état d'urgence, vont être étendues à l'état ordinaire. Je prends un exemple. Il est prévu dans ce texte que des personnes qui reviennent d'un certain pays puissent être retenues plusieurs semaines : c'est le contrôle administratif. ».

Que voulait dire notre défenseur par « un certain pays » ? Les Etats-Unis ? L'Espagne ? Je présume qu'il parlait de la Syrie ou d'un pays voisin de la zone de conflit entre l'Etat islamique et on ne sait plus qui, compte tenu du bordel intégral qui règne au Moyen-Orient, et de la multitude des coalisés dont certains auraient plus tendance à aider l’ennemi qu’à le combattre.

En évitant de nommer la chose, notre défenseur laisse planer un doute, et sous-entend, qu'éventuellement, l'on pourrait retenir quelqu'un venant de n'importe quel pays, ce qui serait alors une atteinte évidente à nos libertés.

Mais état d'urgence ou pas, est-il liberticide d’estimer qu'un civil de nationalité française revenant de Syrie avait selon toute probabilité rejoint les rangs de l'Etat islamique plutôt que d'y avoir passé ses vacances dans la mitraille et sous les bombes ? Est-ce une atteinte à la liberté de tous que d’exercer sur eux un contrôle administratif ?

Toubon affirme que « l'on entre dans l'ère des suspects ».

A mon avis, il serait temps d'y entrer.

Ils sont déjà plusieurs milliers à haïr la France, et certains de ceux revenus de ce « certain pays » se sont empressés d'assassiner des Français qu'ils ne considèrent pas comme leurs concitoyens mais comme leurs ennemis. Et nos élites se perdent en palabres pour déterminer s'il est licite ou non de rejeter les assassins hors de la communauté française. Symbolique, certes, quant à l’efficacité, mais la perte des symboles, c’est le début de la fin.

Bien sûr, il faut défendre « nos valeurs », mais à condition de rester en état pour continuer à défendre ce qui est essentiel. Question de priorité.

N’étant pas juriste, j’ignore ce qu’il faut changer ou pas et comment le faire, mais je trouve illusoire, pour ne pas dire un peu ridicule, l’argument qui consiste à s’opposer à toute modification de la législation ou de la constitution au prétexte que cette modification éventuelle risquerait d’être utiliser à mauvais escient par un parti extrémiste s’il arrive au pouvoir.

Nos têtes pensantes devraient revisiter l’histoire. Ces précautions législatives n’ont jamais eu la moindre efficacité pour maintenir le statu quo lorsqu’un parti extrémiste arrive au pouvoir. Rien ne l’empêchera, s’il le désire, de modifier les lois, ou la constitution, ou même de changer de république, ça s’est déjà fait.

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200. Le vagin vagissant

Publié le par Dr WO

 

Dans la vie il y a un endroit où l'on est vraiment pénard, en position confortable sur un matelas liquide, les orteils en éventail, le sommeil à toute heure du jour et de la nuit, un endroit où on est nourri à l’œil sans avoir besoin de faire des courses ou de choisir dans un menu, un endroit sans factures à payer, sans fisc, sans Hollande, sans Sarkozy et consorts, sans déchéance de la nationalité, sans état d’urgence, sans tueries Allah kalachnikov…encore que même là on n’est pas à l’abri des cons.

Cet endroit privilégié où les stimuli arrivent feutrés et dont on n’a aucun souvenir, est le ventre de sa mère, mais le confort est aussi grand s’il s’agit d’un ventre étranger dont l’utérus a été loué.

200. Le vagin vagissant

C’était sans compter avec les Espagnols.

On ne se méfie jamais assez de gens qui aiment à ce point la corrida qu’ils sont capables d’affronter un taureau, un bébé de 5 mois dans les bras.

200. Le vagin vagissant

Donc, l’Institut Marquès vend aux futures mères un truc à mettre dans le vagin : un Babypod (121 €) chargé de diffuser, au plus près, de la musique destinée au fœtus alors qu’il dormait pénard à l’étage au-dessus. Soit-disant pour développer son cerveau alors qu’il avait l’avantage de ne pas devoir s’en servir.

200. Le vagin vagissant

Il est probable que sous l’effet de cette musique qui lui monte à la tête, le cœur du fœtus doit s’accélérer. Ce qui ne serait pas étonnant car être réveillé en sursaut par un bruit que l’on n’a même pas choisi, c’est dur pour de délicates oreilles toutes neuves. La mère, elle, peut profiter de la musique de son choix avec des écouteurs en même temps qu’elle l’impose à son fœtus.

L’Institut Marquès aurait même organisé un concert pour fœtus où les parturientes avec leur Babypod dans le vagin sont venues écouter la chanteuse invitée.

Il faudrait peut-être cesser de vouloir mettre des tas de trucs dans le vagin : fil de laine (voir le fil au vagin), sachets de plantes pour guérir n’importe quoi, mini-ampli, godemichés les plus divers, et accessoirement des pénis, surtout quand ils ne sont pas désirés. Cet organe, Ô combien estimable, n’est pas un couloir servant de débarras. Qu’on se le dise une bonne fois pour toutes.

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Le mariage avec soi

Publié le par Dr WO

 

Le mariage avec soi

Salvador Dali : « La métamorphose de Narcisse »

Après le mariage pour tous, voilà le mariage pour soi ou plutôt le mariage avec soi ou « sologamie ». D’après un article de Slate se référant à des sources américaines, la première personne à se marier avec elle-même aurait été Linda Baker en 1993. Une certaine Nadine Schweigert aurait déclaré en 2001 au moment de convoler avec elle-même : « Moi, Nadine, promets d’apprécier ma propre vie et de savourer une histoire d’amour pour toujours avec ma merveilleuse personne ». En janvier 2015, une femme de Houston s’est mariée avec elle-même au cours d’une cérémonie devant sa famille et ses amis, accompagnée d’une cohorte de dix demoiselles d’honneur.

On est bien obligé de vivre avec soi-même jusqu’à ce que la mort nous sépare, ce qui n’est pas toujours le cas pour les couples mariés par le maire et même par le prêtre, mais comme dans les couples, on peut s’aimer ou arriver à détester ce que l’on est. Il y a donc des personnes qui s’aiment elles-mêmes à ce point qu’elles éprouvent le besoin de célébrer cet amour devant témoins par une cérémonie de mariage factice. Le mariage donne ainsi un lustre à leur statut que le célibat n'a pas.

Il est à noter que se sont toujours des femmes (dans les exemples donnés et dans les déclarations) qui s’auto-épousent. Est-ce à dire que les femmes ont une meilleure opinion d’elles-mêmes, ou que lassées d’attendre l’âme sœur, ou n’escomptant jamais la trouver, elles décident, en définitive, qu’elles ne trouveront pas meilleur compagnon ou meilleure compagne qu’elle-même.

Ce qui implique une sexualité solitaire car aller se satisfaire ailleurs serait se tromper soi-même. Un adultère du moi à l’égard du soi ouvre des horizons psycho-philosophiques inexplorés. Peut-on être jaloux de soi-même ? Et peut-on divorcer de soi-même en cas de conflit ? Et dans ce cas, qui garderait les enfants ?

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199. Un bienfait collatéral

Publié le par Dr WO

 

199. Un bienfait collatéralEn 1973, l’armée américaine s’est retiré du Viêt-Nam, laissant la place à l’armée dite populaire de Ho Chi Minh. Les Vietnamiens du Nord, finalement vainqueurs, avaient eu à combattre deux adversaires d’égale puissance : l’armée américaine, bien sûr, qui n’avait pas lésiné sur les moyens, et un parasite du genre plasmodium, minuscule bête responsable du paludisme, et qui aurait provoqué autant de morts chez les vietnamiens du Nord que les bombes et les assauts des Américains.

199. Un bienfait collatéralUne des forces des communistes vietnamiens était la connaissance du terrain et leur faculté à se dissimuler. Mais en se cachant dans des réseaux de tunnels régulièrement inondés par la pluie, les soldats étaient attaqués par une armée de moustiques anophèles de sexe féminin, engins volants aussi redoutables que les avions US car transportant le parasite du paludisme pompé chez ceux qui en étaient déjà atteints.

199. Un bienfait collatéralLa traditionnelle chloroquine étant devenue inefficace sur le redoutable plasmodium, Ho Chi Min voyant ses troupes décimées par une petite bête alors qu’elles résistaient aux grandes, se tourna vers son alliée, la Chine. Un programme de recherche fut lancé en 1967, il avait même un code secret (« 523 »), programme dont fut chargée Mme Tu Youyou férue de médecine traditionnelle chinoise. Elle découvrit l’artémisinine, molécule extraite du qinghao ou artemesia annua (l’armoise), connue depuis des millénaires en Chine comme fébrifuge.

L'artémisinine (associée à une autre molécule sous le sigle ACT) est devenue, depuis une quinzaine d’années, avec ses dérivés, le traitement de référence du paludisme. Les traitements à base de cette molécule issue d’une plante utilisée depuis des siècles (comme l’était la quinine des Amérindiens) a permis de faire reculer le paludisme (sans le vaincre, encore 200 millions de morts ! surtout en Afrique) et de sauver des millions de vies.

En octobre dernier la Professeure Tu Youyou, âgée de 84 ans, a reçu le prix Nobel de médecine (avec deux autres chercheurs : l’Irlandais William C. Campbell et le Japonais Satoshi Omura).

Il faut constater que les guerres stimulent les recherches, car parallèlement à la découverte de l’artémisinine, les Américains, qui n’étaient pas épargnés par les moustiques anophèles femelles, découvrirent la méfloquine (encore utilisée pour la chimioprophylaxie)

Source : La Revue du Praticien 01/16

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