Publié le 25 Février 2014

Le droit à l’indifférence

Dans l’émission TV « ça balance à Paris » (Sur la chaîne « Paris 1ère »), des chroniqueurs font la critique de films, spectacles, livres, musique ou expositions… Les auteurs ou les acteurs sont parfois présents lors de ces critiques sans que les chroniqueurs le sachent, et ces derniers sont par la suite confrontés à ceux ou celles qu’ils ont critiqués. Confrontations qui, parfois, ne manquent pas de piquant.

Dans l’émission de samedi dernier, une écrivaine d’origine algérienne dont le livre évoque les attitudes diverses des membres d’une famille magrébine en France, avait reçu des critiques élogieuses. Elle a eu cette réplique lors de son face à face avec les chroniqueurs : « je ne réclame pas le droit à la différence, mais le droit à l’indifférence ».

« Le droit à l’indifférence ». Cette formule m’a frappé. Car le droit à la différence, tant prôné, a pour conséquence une segmentation de la société si les différences sont mises en exergue ou favorisées. Le droit à la différence a pour but d’éviter « discrimination » et « stigmatisation », mais c’est justement en mettant l’accent sur les différences de certains groupes que l’on attire sur eux l’attention et que d’autres peuvent ne pas tolérer cette différenciation.

De la même façon, on peut remarquer l’effet contre-productif de l’inénarrable formule « issu de la diversité ». On peut être issu d’une mère, d’une famille, d’une ville, d’un pays mais sûrement pas d’une diversité. Cette formule n’a aucun sens, elle est hypocrite, prononcée la bouche en « cul de poule », pour de pas dire Français d’origine arabe, ou d’Afrique noire, car elle semble moins inclure l’origine asiatique.

Que dire des « minorités visibles » pour ne pas dire noires (black étant plus prisé) comme si les blancs n’étaient pas visibles. Distinction qui, paradoxalement, a une connotation raciste.

Alors je trouve que le « droit à l’indifférence » revendiquée par cette écrivaine d’origine algérienne est bien plus juste. Indifférence à la personne, à son physique, à la couleur de sa peau, à ce qu’elle est. Ce qui ne veut pas dire que l’on doit être indifférent à ce qu’elle fait, et admettre des attitudes et des actes qui contreviennent aux mœurs du pays. Il est impossible d’être indifférent à la domination de l’homme sur la femme, à des pratiques comme l’excision ou au rejet, jusqu’à être meurtrier, du pays qui l’accueille.

Dali : « l’homme invisible »




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Publié le 23 Février 2014

Les sujets de recherche sont parfois déroutants, et on se demande comment et pourquoi ils naissent dans les esprits sérieux et savants qui se penchent sur notre condition humaine. Un des ressorts de leur éclosion est de rapprocher deux paramètres qui, a priori, n’ont aucun lien et de démontrer que ce lien existe bel et bien.

C’est ainsi que l’université d’Oxford a fait paraître une étude fort sérieuse (qui mériterait sans doute de recevoir un Ig Nobel qui, chaque année, récompense des travaux improbables) tendant à montrer, en étudiant 16000 femmes, que celles qui ont le postérieur le plus rebondi seraient à la fois en meilleur santé et plus intelligentes, si tant est que l’intelligence peut être mesurée par le QI. Du Q au QI, il fallait y penser. Et cette étude va même plus loin en suggérant que les enfants nés d’une mère aux hanches et aux fesses généreuses seraient plus intelligents que ceux nés d’une femme plus mince.

Penser que l’intelligence des femmes se trouvent dans leurs fesses serait insultant et politiquement très incorrect. Non, les chercheurs ne sont aucunement misogynes, Pour eux les gros fessiers seraient un indice de meilleure santé et c’est à cette dernière qu’il faudrait attribuer un QI plus élevé.

Pourquoi des fesses rebondies seraient-elles un indice de bonne santé chez les femmes ? Cela tient à la répartition des graisses. Les graisses contenues dans les fesses, comme dans les hanches auraient tendance à stocker plus d’Oméga-3, acides gras considérés comme bénéfiques, et à relâcher moins de cytokines. A l’opposé l’accumulation principale des graisses dans le ventre (augmentation du tour de taille) est une des caractéristiques du syndrome métabolique qui favorise l’élévation du cholestérol, le diabète et les maladies cardiovasculaires. CQ…FD.

Si l’on en croit cette étude de l’université d’Oxford, les femmes à la taille fine et aux fesses rebondies seraient les plus intelligentes. C’est probablement le cas de cette charmante jeune femme peinte par Jean Honoré Fragonard.

 

154. Histoire de fesses

 




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Rédigé par Dr WO

Publié dans #Femmes, #fesses, #intelligence, #santé

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Publié le 21 Février 2014

Je me permets de reproduire ci-dessous un extrait d’un petit billet : « Cortège-party » que j’avais publié en mai 2009 :

Les manifestations des villes étant devenues intolérables, les autorités, s’inspirant du penseur Alphonse Allais, décidèrent de les mettre à la campagne. Elles prirent conseil auprès des spécialistes en la matière : les organisateurs de rave parties. Des espaces champêtres furent donc aménagés, des circuits de cars organisés et seules les drogues politiques furent tolérées. Les manifestants pouvaient ainsi défiler dans un air pur, brandir des banderoles, crier des slogans, chanter à pleine voix sans gêner quiconque. Les éventuels sauvageons qui n’avaient plus rien à casser, se cassèrent. Quant aux manifestants, d’abord réticents, ils acceptèrent finalement cette solution qui leur permettait de passer une journée à la campagne et de griller quelques merguez. Bien sûr, leurs slogans et leur colère ne pouvaient pas être entendus des ministères, mais comme ils ne l’étaient pas davantage lorsqu’ils défilaient en ville, cela ne changeait pas grand chose.

En publiant ce billet je ne pensais pas que cette idée serait plus ou moins reprise par le Président Poutine, tsar de toutes les Russies.

En effet le Point du 20/02/14 signale qu’à Sotchi une « zone de protestation » est installée à une dizaine de kilomètres des premiers sites olympiques, afin que les jeux d’hiver ne soient pas perturbés par d’éventuelles manifestations hostiles au régime de Poutine et notamment par des opposants aux lois anti-gays.

Cette délocalisation a été efficace car onze jours après l’ouverture des jeux, un seul défilé s’est déroulé dans ce lieu dédié à la mauvaise humeur, celui organisé par le parti communiste russe.

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Rédigé par Dr WO

Publié dans #manifestation, #Sotchi

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Publié le 20 Février 2014

«  Je n’ai pas l’intention de refuser au hasard ce qui lui est dû : j’estime effectivement que les gens bien soignés bénéficient d’un heureux hasard, et ceux qui sont mal soignés d’un hasard malheureux. » Hippocrate (De l’Art).

Une patiente de 61 ans est décédée aux urgences de l’hôpital Cochin alors qu’elle avait été amenée par les pompiers pour une plaie du pied provoquée par une chute. Examinée ½ heure après son arrivée, la plaie étant considérée comme sans gravité, la patiente a été "installée en zone de surveillance, à proximité des soignants". Arrivée à 17h15, son décès a été constaté à 23h.

Le communiqué de l’hôpital indique que "les effectifs médicaux et paramédicaux étaient au complet". "L'activité du service d’accueil des urgences de l'Hôpital Cochin le samedi 15 février 2014 était dans la moyenne de celle observée ces dernières semaines".

Des médecins de l’Hôtel-Dieu ne sont pas de cet avis, et déclarent dans un communiqué que "le service d'urgences de Cochin était complètement saturé, comme le sont quotidiennement toutes les urgences parisiennes depuis la fermeture de l'Hôtel Dieu le 4 novembre 2013". Il est certain que la fermeture du service des urgences d’un hôpital parisien aussi central que l’Hôtel-Dieu n’a pas du améliorer le fonctionnement des autres services parisiens.

Examinée peu après son arrivée, la patiente n’a sans doute pas été soignée puisque qu’elle a été mise dans une « zone de surveillance », et qu’une simple plaie ne nécessite pas d’hospitalisation. Cette surveillance a été si attentive que le décès de la patiente a été constatée 5 heures environ après avoir été installée dans cette zone d’attente plus que de surveillance, puisqu’on ne sait pas à quelle heure précise elle est morte, et si une intervention de l’équipe médicale aurait pu éventuellement la sauver. Reste qu’attendre 5 heures pour recevoir des soins c’est long, et les attentes sont souvent plus longues. L’équipe soignante doit toujours faire un choix dans les priorités, et cette plaie du pied ne paraissait guère urgente et n’a sûrement pas été la cause du décès. Pas de chance, mourir alors que tout était à côté pour être éventuellement sauvée.

Cette triste histoire m’en rappelle quelques autres où les malades ont été plus chanceux.

J’ai vu arriver aux urgences de l’hôpital où je travaillais un monsieur portant sa valise et faire devant nous une mort subite provoquée par un infarctus du myocarde, il fut de suite réanimé et sortit quelque temps après de l’hôpital sa valise à la main.

Trois cardiologues de l’hôpital Broussais (à l’époque où celui-ci existait encore) se rendaient au bistrot du coin pour prendre un pot lorsqu’un homme s’écroule devant eux sur le trottoir, ils le réaniment dans le rue et il sortira sain et sauf de l’hôpital.

Je suivais un patient pour une maladie cardiaque, il venait me voir régulièrement, mais j’avais la hantise de sa venue. A chaque fois que j’ouvrais la porte de la salle d’attente, ce patient – qui se rendait à mon cabinet tranquillement à pied - faisait un malaise. Je connaissais l’origine de ce malaise : il s’agissait d’un trouble grave du rythme cardiaque, et la consultation se terminait régulièrement par une hospitalisation en urgence qui le sortait d’affaire. Je me suis toujours demandé si ce patient avait une chance particulière de déclencher sa tachycardie ventriculaire en ma présence ou si c’était ma présence qui la provoquait.

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Rédigé par Dr WO

Publié dans #chance, #malchance, #Médecine, #mort subite, #urgences

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Publié le 19 Février 2014

L’exemple suisse

Tôt le matin, lundi dernier, l’avion d’Ethiopian Air lines détourné par son copilote, a d’abord été escorté par des chasseurs italiens puis par deux mirages de l’armée française. Les avions militaires suisses, eux, sont restés au sol.

Certes les Suisses – à tort ou à raison - ont la réputation d’être un peu lents, mais leur passivité n’a rien à voir avec une méconnaissance de l’évènement ou à une lenteur de réaction : il se trouve que l’évènement s’est déroulé en dehors des heures de bureau : "En 2014, l'armée de l'air suisse n'intervient que durant les heures de bureau", a expliqué à 20minutes Laurent Savary, porte-parole des forces aériennes suisses. A La Tribune de Genève, il a même expliqué que "les forces aériennes suisses sont disponibles entre 8h et 12h et de 13h30 à 17h". Et ceci, tout simplement, en raison des restrictions budgétaires. C’est bien connu, l’argent manque en Suisse, et ils comptent sur leurs voisins pour assurer la dépense de leur défense, comme ils comptent sur leur argent pour remplir leurs banques. Il faut en outre admettre que cet unique migrant ne pouvait guère être considéré comme une immigration de masse malgré le poids du Boeing utilisé pour migrer.

Néanmoins, il serait bon de méditer sur cet exemple suisse. Imaginez que les guerres ou les massacres ne puissent se dérouler qu’aux heures ouvrables, autrement dit aux « heures tuables », cela limiterait le nombre de morts et permettrait aux civils de respirer un peu. Je verrais bien les bandes armées, ranger leurs armes comme le feraient de bons ouvriers pour leur matériel ou des fonctionnaires pour leur bureau, à la fin de leur journée. Peut être que les adversaires pourraient même aller prendre un pot ensemble au bistrot du coin à condition qu’ils s’accordent pour ne pas le détruire aux heures ouvrables. Peut-être feront-ils même la paix.

N’a-t-on pas vu lors de la boucherie de la guerre 14-18 les armes se taire lors d’une trêve de Noël et les soldats Français et Allemands se souhaiter quasiment un « bon » Noël d'une tranchée à l'autre avant de reprendre la tuerie le lendemain ?

« Le vent se lève » de Hayao Miyazaki




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Rédigé par Dr WO

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Publié le 17 Février 2014

Pudibonderie mortelle

Un membre de la plus haute autorité religieuse en Arabie saoudite a défendu, récemment dans un journal, une fatwa interdisant à une femme de se faire ausculter par un médecin en l'absence d'un tuteur : "Les femmes font désormais preuve de négligence en consultant des médecins sans la présence d'un mahram (gardien légal), et cela est interdit par la religion". Et le médecin, si c’est un homme (en cas d’urgence et de l’absence d’un médecin femme) ne pourra regarder – en présence du tuteur – que la partie du corps concernée (ce qui dénote de la part de ce haut dignitaire une méconnaissance totale de la médecine).

Cette précision d’une haute intelligence a été faite après la récente mort à Riyad d'une étudiante des suites d'un malaise cardiaque dans sa faculté où un ambulancier s'est vu interdire l'accès en l'absence d'un tuteur de la jeune fille (qui aurait donc du suivre la jeune fille dans toutes ses activités, alors que les hommes sont interdits dans une enceinte féminine).

Cette mort stupide vient s’ajouter à celle de 15 jeunes filles survenue en 2002 lors d'un incendie dans une école de La Mecque lorsque la police religieuse avait interdit leur évacuation sous prétexte qu'elles n'étaient pas vêtues de façon conforme au code vestimentaire islamique.

L’argent n’ayant pas d’odeur, sinon celle du gaz ou du pétrole, nos démocraties sourcilleuses sur les droits de l’homme et de la femme, n’hésitent pas à multiplier leurs visites amicales dans ces beaux pays. Mais ne faut-il pas respecter toutes les religions et toutes les cultures ?




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Rédigé par Dr WO

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Publié le 16 Février 2014

 

Je viens de terminer le livre d’Alain Finkielkraut « L’identité malheureuse » où il aborde ses thèmes favoris en développant en particulier sa critique de l’enseignement dispensée, notamment dans les quartiers dits sensibles où les classes comportent un nombre élevé d’enfants d’immigrés. A ses yeux (et aux miens) la meilleure façon d’intégrer ces populations est de leur transmettre le riche patrimoine de la culture française que des générations antérieures d’immigrés (dont lui) ont accueillie avec joie et reconnaissance.

Il se désole que cela ne soit plus le cas et que la dérive s’accentue. La baisse de l’autorité des professeurs (le plus souvent abandonnés par leur hiérarchie) sur des élèves (pardon des apprenants) qui se veulent de plus en plus indépendants. L’abaissement du niveau du langage et de la culture pour se mettre au niveau de la classe au lieu de la faire accéder à un niveau plus élevé et de la sortir de l’inculture. Le cancre comme modèle et le bon élève comme bouffon. Le refus de cette culture lorsqu’elle ne correspond pas à leurs critères sociaux ou religieux. L’absence d’adhésion au passé culturel du pays est évidemment un obstacle à l’intégration de ces jeunes. Certains restent incultes, et ils se posent alors comme victimes d’une discrimination à laquelle ils ont largement contribuée.

J’ai eu l’occasion de voir une vidéo où Alain Finkielkraut était confronté à une ministre s’occupant de l’enseignement que je ne connaissais pas et dont je ne me souviens pas du nom (ils sont si nombreux !) où j’ai assisté à un dialogue de sourds. Finkielkraut exposait la situation qu’il avait décrite dans son livre et demandait à la ministre ce qu’elle en pensait. La ministre n’a répondu à aucune des questions mais a déroulé un discours tout fait, très moralisant où le mot « discrimination » est revenu une bonne dizaine de fois. Ce mot finit par perdre tout son sens : en quoi les élèves des quartiers sensibles sont-ils discriminés ? Un enseignement gratuit leur est offert, à eux d’en profiter. On objecte que leur milieu familial est défavorable et expliquerait leur éventuel échec dont ils ne seraient aucunement responsables. Ben voyons ! Les immigrés d’Europe ou d’Asie n’avaient et n’ont sûrement pas des conditions économiques plus favorables et parlaient bien plus mal le Français que les immigrés d’Afrique et donc peu aptes à aider leurs enfants dans leurs études, et pourtant ces derniers réussissent dans une plus grande proportion.

Décidemment malheureux, Alain Finkielkraut se voit accusé par deux membres du Conseil National du Parti Socialiste, M. Mehdi Ouraoui, ancien directeur de cabinet d'Harlem Désir et Mme Naima Charai, présidente de l'Agence Nationale pour la Cohésion Sociale et l'Egalité des Chances (encore une agence particulièrement ronflante) d’avoir prononcé lors d’un débat l’expression «Français de souche », et ont saisi derechef le CSA au motif qu’elle est utilisée par l’extrême droite et marque là encore une discrimination. On peut se demander si ce n’est pas une discrimination à l’envers : « Qui veut effacer la chose commence par en gommer le mot ». A cette accusation Finkielkraut a répondu :

« Je suis totalement abasourdi. Hier soir, lors de l’émission Des paroles et des actes, j’ai dit que face à une ultra droite nationaliste qui voulait réserver la civilisation française aux Français de sang et de vieille souche, la gauche a traditionnellement défendu l’intégration et l’offrande à l’étranger de cette civilisation. La gauche en se détourant de l’intégration abandonne de fait cette offrande. […]L’idée qu’on ne puisse plus nommer ceux qui sont Français depuis très longtemps me paraît complètement délirante. L’antiracisme devenu fou nous précipite dans une situation où la seule origine qui n’aurait pas de droit de cité en France, c’est l’origine française. […] Aujourd’hui, on peut dire absolument n’importe quoi! Je suis stupéfait et, je dois le dire, désemparé d’être taxé de racisme au moment où j’entonne un hymne à l’intégration, et où je m’inquiète de voir la gauche choisir une autre voie, celle du refus de toute préséance de la culture française sur les cultures étrangères ou minoritaires. L’hospitalité se définit selon moi par le don de l’héritage et non par sa liquidation". 

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Rédigé par Dr WO

Publié dans #dicrimination, #Enseignement, #intégration

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Publié le 12 Février 2014

Idolâtrie

Idolâtrie

Je suis toujours stupéfait de l’adoration dont sont entourées les vedettes du chaudbise et notamment les chanteurs. Leur apparition sur scène provoque des scènes d’hystérie dans la foule à majorité féminine. Hurlements, trépignements, bras levés et parfois quelques malaises liés à l’émotion de voir en chair et en os leurs idoles le plus souvent bizarrement accoutrées et amplement tatouées. Les cris redoublent dès que l’objet idolâtré daigne sortir de sa guitare et/ou de sa bouche la première note de musique que l’on hésite parfois a qualifier comme telle.

La dévotion des fans s’apparente au sentiment religieux, sauf que là, le dieu (ou la déesse) est vivant. Vivant mais mortel, et lorsqu’il disparait, il laisse ses admirateurs dans le désarroi et l’abandon. Les fidèles abandonnés restent parfois groupés pour pleurer la disparition de leur dieu. C’est le cas des 2000 personnes réunis dans l’association « Michael Jackson community » dont le siège est en France.

Michael Jackson avait du talent, mais il était assez perturbé pour vouloir se transformer de beau noir en vilain blanc au teint blafard et au nez pincé. Quoi qu’il en soit sa vie a été abrégée le 25 juin 2009, par la main thérapeutique lourde du Dr Conrad Murray (condamné pour homicide involontaire). Et depuis ses fans français sont inconsolables. Leur souffrance a été authentifiée par des certificats médicaux (on se demande sur quels critères cette souffrance psychique a été évaluée par les médecins) et ils ont porté plainte contre le Dr Murray pour le préjudice affectif qu’ils subissent en raison de son acte thérapeutique radicale.

Le Tribunal de Grande Instance d’Orléans vient de leur donner gain de cause en accordant à cinq d’entre eux 1 euro symbolique. Cet euro, dit-on, leur permettra de faire leur deuil. L’argent aussi réduit soit-il permet ce miracle. Le destin, lui, est insolvable.

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Rédigé par Dr WO

Publié dans #fans, #Michael Jackson

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Publié le 11 Février 2014

Nous finirons tous par être à poil

Une nouvelle polémique un tantinet dérisoire vient de surgir. Mr Copé s’est indigné, le 9 février dernier, de trouver parmi les ouvrages recommandés par l’Education nationale pour les enfants des classes primaires, un petit livre illustré paru en 2011, intitulé « Tous à poil ». On y voit les personnes faisant partie du quotidien des enfants (dont la maîtresse et la grand-mère) se mettre nus pour se retrouver à la dernière page dans l’eau pour se baigner.

Les auteurs voulaient ainsi montrer « que lorsqu’on est tout nu, on est au fond tous pareil ». L’égalité vient se nicher là où on ne l’attendait pas. S’il y a un domaine où nous ne sommes pas égaux c’est bien l’apparence physique. Il y a les beaux et les laids, les jeunes et les vieux, les gros et les maigres et bien entendu les hommes et les femmes. S’il n’y a pas de différences entre eux, c’est que quelque chose m’a échappé.

La réplique du ministre de l’Education nationale ne manque pas de piquant : « "Je veux que les uns et les autres reviennent à la raison, à la responsabilité et surtout laissent les enfants tranquilles dans ce temps électoral, et je le demande directement à M. Copé".

D’abord, on se demande ce que le « temps électoral » vient faire là-dedans. Des sujets seraient-ils spécifiques aux périodes électorales et d’autres seraient-ils interdits ? Encore qu’il y a bien d’autres sujets plus importants que celui-ci.

Ensuite, s’il y a quelqu’un qui ne laisse pas les enfants tranquilles, c’est bien Mr Peillon qui, influencé par des féministes militantes, tente d’imposer dans les petites classes une véritable idéologie, loin de toute vérité scientifique, qui consiste finalement en une véritable psychanalyse des bambins pour débarrasser leur inconscient des stéréotypes imposés par l’histoire sociale et entretenus par leur milieu familial afin de tenter de changer leur comportement en fonction de nouveaux stéréotypes politiquement corrects.

Lucian Freud




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Rédigé par Dr WO

Publié dans #éducation, #égalité, #nudité

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Publié le 9 Février 2014

Promotion des stéréotypes

La Chine s’alarme de leur éventuelle disparition, du moins les autorités de Nankin. Elles craignent pour la virilité des petits Chinois en raison d’un excès d’institutrices (80%). Les bambins, au moment où ils forgent leur identité, sont entourés de femmes depuis le jardin d’enfants jusqu’à leur entrée au collège au risque de féminiser les garçons et de faire des filles des garçons manqués.

« La Conférence consultative politique du peuple chinois » estime que ce manque de testostérone ambiant risque d’aboutir à une catastrophe si « les garçons apprennent à penser selon une perspective féminine […] Mais les hommes sont appelés à porter plus de responsabilités que les femmes dans la société ».

A Shanghai, au lycée 8, quatre classes pilotes sont maintenant réservées aux petits mâles. On y enseigne la boxe, le maniement des outils, la réparation des prises de courant, des cours de survie, et l’été, dans un camp militaire, ils apprendront à escalader les murs et à sauter par les fenêtres. Le genre martial.

Source : Courrier international selon le South China Morning Post

Yue Minjun




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Rédigé par Dr WO

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Publié le 7 Février 2014

Parmi les 44 propositions du plan pour lutter contre les discriminations et améliorer l’intégration des minorités, il s’en trouve une qui consisterait à mettre en place des opérations de « testing » auprès des médecins, dentistes ou opticiens afin de dévoiler les éventuels refus de soins motivés par l’origine.

La réaction d’un syndicat médical (UFLM) ne s’est pas fait attendre : « Après les médecins cupides, nantis, responsables des déserts médicaux, dynamiteurs de l’accès aux soins, fuyant les gardes, prescrivant trop (…) voici donc l’ultime insulte, l’ultime mépris : le médecin raciste »

S’il existe peut-être des médecins racistes, pour ma part je n’ai jamais rencontré un médecin qui refuserait de donner ses soins à un patient en raison de ses origines, et cela m’étonnerait qu’il y en ait.

S’il y a problème, il est ailleurs. Les immigrés ou les étrangers en France ont souvent de faibles revenus, et ils bénéficient (comme les Français dans la même situation) de soins gratuits par le biais de la CMU (Couverture médicale universelle) ou de l’AME (Aide médicale d’Etat) pour les étrangers. Certains médecins se font tirer l’oreille pour recevoir ces bénéficiaires car ils attendent longtemps avant que leur travail soit rémunéré et pour ceux qui dépassent le tarif de l’Assurance maladie, le dépassement, lui, n’est pas pris en compte.

A cette question de gros sous peut s’ajouter une certaine mauvaise humeur en voyant parfois les abus de cette gratuité. Pour ma part, j’ai connu des patients à la CMU qui venaient me consulter sans raison particulière. Un de mes confrères a eu l’occasion de soigner un patient qui bénéficiait de l’AME, il s’agissait d’un ancien ministre d’un pays africain qui lui demandait par la même occasion des conseils pour l’achat d’une maison au Perreux. Ce sont des cas particuliers qu’il serait stupide de généraliser. Mais on peut être heurté lorsque des bénéficiaires de l’AME se font refaire leur denture aux frais de la société, alors que beaucoup de citoyens n’ont pas de quoi se faire soigner correctement les dents.

Les refus de soins existent, mais ils sont rares (déontologie oblige et la grande majorité des médecins la respecte) et n’ont rien à voir avec un quelconque « racisme » que le gouvernement actuel semble accommoder à toutes les sauces, en l’occurrence, ici, pour « stigmatiser » les médecins, puisque le mot à est la mode.

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Rédigé par Dr WO

Publié dans #AME, #CMU, #médecins, #Racisme

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Publié le 4 Février 2014

ABCD de l’égalité

Ainsi est-il prévu une expérimentation dans les petites classes d’un nombre limité d’établissements pour appliquer le programme ABCD de l’égalité (destiné à être généralisé) visant à inculquer dès le plus jeune âge la notion d’égalité entre les sexes. Ce programme devrait écarter des récits tout ce qui pourrait évoquer une dominance masculine et tenter de déconstruire les stéréotypes de masculinité et de féminité imposés par la société (selon les études du genre) et qui serait à l’origine de l’inégalité ultérieure entre les sexes et des choix de chacun, qu’il s’agisse de l’orientation sexuelle, des habits ou de la profession.

Comme exemples de stéréotypes on donne le rose et le bleu, le choix proposé des jouets et j’ai entendu dire comme démonstratif (Mme Rossignol sur France Inter) que lorsque l’on demande aux enfants de dessiner une fille, celle-ci est toujours représentée en jupe, et un garçon en pantalon. Démonstration un peu sommaire car cela fait belle lurette que les femmes portent des pantalons, que les hommes arabes portent des robes, les Ecossais et les Birmans des jupes. C’est donc plus une question de coutume que de stéréotype.

Les stéréotypes sont-ils totalement artificiels, imposés par la société sans aucune correspondance avec le fait d’être homme ou femme ? C'est-à-dire avec des différences biologiques entre les sexes (morphologie, sécrétions hormonales, et même particularités cérébrales que certaines études ont mises en évidence). Ces différences sont peut-être niées, mais elles existent, donnant certains avantages aux hommes et d’autres aux femmes sans qu’il y ait la moindre supériorité des uns sur les autres.

Il n’y a aucun stéréotype imposé si l’on constate qu’une femme est plus douée pour être infirmière que pour être déménageur. Mais aujourd’hui, si une femme veut être déménageuse, elle peut éventuellement le devenir. L’égalité en droit existe sous nos climats (bien que la parité laisse à désirer) et on ne voit pas ce que ce programme ABCD apportera de plus. Certes, on avance aussi que les femmes sont moins payées que les hommes à compétence égale. C’est vrai, mais ce n’est pas un problème d’éducation, c’est une injustice que devrait être combattue par l’Etat, les syndicats et l’inspection du travail.

Promouvoir l’égalité pour introduire ce programme ABCD dans les petites classes, me parait plus un prétexte qu’un argument. La déconstruction des stéréotypes visent-elles alors à prévenir la violence entre les sexes et notamment de l’homme à l’égard de la femme ? C’est se faire beaucoup d’illusions, cela n’empêchera le bambin devenu homme d’être alcoolique et/ou jaloux et de battre sa femme.

Alors à quoi sert cet abécédaire ? A permettre à un gamin de jouer à la poupée ou de mettre une robe ? Car personne ne trouve ridicule qu’une fillette mette un jean et joue avec une voiture de pompier. Ou est-ce tout simplement pour que l’homosexualité soit mieux acceptée ou qu’un garçon puisse sans honte ne pas participer à des sports dit « virils », bien que ces sports soient aujourd’hui largement investis par les femmes.

Rien n’empêche aujourd’hui les femmes d’accéder à des professions qui étaient autrefois plus ou moins réservés aux hommes, si elles sont attirées par elles. Inversement, ce n’est pas déchoir pour un homme (sans avoir subi dans l’enfance un lavage de cerveau pour le féminiser) que de participer aux tâches ménagères auparavant dévolues aux femmes lorsqu’elles restaient au foyer, et dont la plupart travaillent maintenant à l’extérieur.

La différence des comportements entre les hommes et les femmes et leur complémentarité font un des attraits de la vie et leur nivellement serait une source d’ennui. Il serait temps que Big Brother s’occupe d’autre chose que de la vie privée.

Cornelis de Vos : « Portrait d’un jeune garçon » (XVIIe siècle)




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Rédigé par Dr WO

Publié dans #ABCD de l'égalité, #éducation, #genre, #stéréotypes

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