Publié le 30 Décembre 2021

 Aujourd’hui nous avons le progressisme qui se situe pour beaucoup au-dessous de la ceinture, est-ce un progrès ? Un progrès vers le bas, peut-être.

Nous avons le « wokisme » qui prétend être un éveil, c’est à dire une ouverture au monde, alors qu’il s’agit d’un enfermement dans son identité ethnique, cutanée, religieuse ou sexuelle qu’elle soit biologique ou acquise. Nous avons la « cancel culture », c’est à dire la culture de l’effacement qui est en réalité l’effacement de la culture, la censure ayant été de tous temps un obstacle à la culture. Il s'agit en outre d'une censure absurde et anachronique puisqu'elle porte souvent sur des oeuvres du passé, sur un patrimoine irremplaçable que seuls des barbares pourraient vouloir faire disparaître. Pire encore, la "cancel culture" cherche à effacer des individus, à les exclure de la société lorsqu'ils ne sont pas conformes à cette obscure vision "éclairée" du monde.

Nous avons les « décoloniaux » qui ne se sentent aucunement décolonisés puisqu’ils affirment être toujours des victimes du colonialisme, un statut qui semble se transmettre génétiquement.

Les Noirs parlent de « fragilité blanche » tout en reprochant aux Blancs leur domination. Des ethnies accusent les Blancs « d’appropriation culturelle » lorsqu’ils leur empruntent une façon de se coiffer, d’écrire à leur propos ou de jouer sur une scène le rôle de l’un des leurs, alors qu’elles vivent d’en un environnement presque intégralement inventé par les Blancs et qu’elles se sont heureusement approprié avec la bénédiction de ses créateurs.

Mais il ne serait pas paradoxal que les visiteurs qui ont l’amabilité de fréquenter ce blog me fassent remarquer que je vois des paradoxes partout.

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 28 Décembre 2021

Le paradoxe des extrêmesOn pourrait énoncer le postulat suivant : plus on souhaite une dictature, plus on réclame la liberté. La situation sanitaire impose des entraves à la liberté, même si dans les pays démocratiques elles restent encore dans le cadre l’Etat de droit. Cependant, il est incontestable que la préservation de la santé de tous impose des limites à la liberté de chacun. Mais qui proteste le plus vivement contre ces entorses aux libertés publiques ? Ce sont les Le Pen, Dupont-Aignan, Philippot et autres, à la droite extrême, et à la gauche extrême, ce sont surtout les insoumis et les reliquats communistes. Or tout ce petit monde est en admiration devant les dictateurs ou les autocrates. Les uns ont des sympathies pour Poutine et se déplacent en Hongrie pour s’afficher aux côtés de Viktor Orbàn, les autres ont admiré Fidel Castro jusqu’à pleurer sa mort et ne regrettent aucunement ce que Chavez et compagnie ont fait du Venezuela. Quant aux reliquats communistes, le fait que tous les régimes communistes qui se sont installés sur la planète ont tous été ou sont des dictatures le plus souvent sanglantes, ne les gênent aucunement pour vouloir pour notre pays un régime semblable tout en étant chatouilleux sur les libertés publiques en démocratie. Les partisans des extrêmes réclament la liberté pour eux et supportent son absence pour les autres. Il me semble que les journalistes n’osent guère faire remarquer l’absurdité de leur attitude à tous ces thuriféraires hypocrites de la liberté.

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Publié le 24 Décembre 2021

Noël sous l’écouvillonPeut-être que ce soir nous regarderons les convives autour de la table avec suspicion en se demandant si l’un d’eux n’aurait pas emporté avec lui un invité clandestin niché dans ses voies respiratoires. Peut-être que nous guetterons le moindre signe suspect : un peu trop de toux, un peu trop de poivre et de sel ajoutés aux plats. Peut-être que nous nous méfierons des éclats de voix, des rires trop bruyants qui nous ferons tourner la tête. Et ne pouvant décemment dégoupiller l’écouvillon nous aurons peut-être le gel hydro-alcoolique à portée de main. Mais je vous souhaite néanmoins de passer un bon Noël, puisque nous pouvons encore le nommer ainsi. Illustration : Pieter Bruegel l’ancien : « Repas de noces »

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Publié le 21 Décembre 2021

 Mais le président de la République a parlé d’un souhait. Je lui propose de prier pour qu’il soit exaucé. On se demande quelles sont « les continuités entre Dieu et la science », à moins de faire allusion à l’exclamation incrédule d’Albert Einstein devant les hypothèses de la physique quantique : « Dieu ne joue pas aux dés », mais à voir l’Humanité, Dieu pourrait effectivement jouer aux dés, et comme l’a dit Woody Allen : « Si Dieu existe, j’espère qu’il a une bonne excuse ».

« En même temps »Ces déclarations de Macron illustre pleinement le « en même temps » capable d’allier les contraires dans un même mouvement, ce qui risque de conduire à rester sur place si les plateaux de la balance sont équivalents ou de provoquer un déséquilibre s’ils ne le sont pas. Un concept destiné à plaire à chacun et qui finit par déplaire à tout le monde.

« Nation de citoyens libres de critiquer et libres de croire » : j’adhère pleinement à cette déclaration, mais si l’on est encore libre de croire, on ne peut que constater, par contre, que l’on n’est pas libre de critiquer, ou du moins que l’on n’est pas libre de critiquer une religion : l’islam. Le faire c’est être immédiatement taxé d’islamophobie.

A titre d’exemple, on pourrait évoquer la suspension du professeur d’allemand de Sciences Po-Grenoble qui s’était permis de critiquer l’islam – en tant que religion – et de montrer son désaccord lorsque qu’une consoeur avait mis sur le même plan dans un de ses cours le racisme, l'antisémitisme et l’islamophobie, cette dernière étant ainsi assimilée à un racisme (donc à un délit) exauçant ainsi le vœu des islamistes qui depuis des années ont réussi, avec l’appui des idiots utiles, à introduire un concept confondant le croyant et sa croyance dont la critique, pourtant licite, est ainsi devenue impossible. Que pense Emmanuel Macron de l’islamophobie devenue un péché capital dans nos universités ? Mais il est possible qu'il ait évoqué cette question dans le texte dont je n'ai pas lu l'intégralité. Cependant qu'elle soit évoquée ou non, l'essentiel serait de la résoudre. Illustration : Bernard Buffet : « sumo »

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Publié le 20 Décembre 2021

L’obligation du pass sanitaire en entreprise est en discussion. Comme il va se muer probablement en pass vaccinal, cette obligation est, bien sûr, une forte incitation à se faire vacciner. Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a d’emblée déclaré, avant la réunion prévue avec la ministre Elisabeth Borne, qu’une telle obligation serait « absurde et totalement inefficace ». Qu’elle soit difficile à mettre en œuvre, c’est probable, mais elle n’est pas absurde, et elle n’est sûrement pas inefficace, d’une part pour pousser les gens à la vaccination, et d’autre part, on sait qu’entre vaccinés la contamination est plus faible, et même en cas de contamination le risque de se retrouver aux soins intensifs est nettement moindre. Voilà donc un responsable syndical qui se prétend compétent pour prendre les bonnes mesures sanitaires, même s’il l’est pour discuter les modalités de leur application. Depuis le début de cette pandémie la plupart des opposants au gouvernement mettent en doute la plupart des mesures sanitaires imposées par ce dernier comme s’il s’agissait de mesures politiques, or le gouvernement ne fait que suivre les recommandations des équipes médicales qui le conseillent, mais en tenant compte des impératifs autres que sanitaires dans un équilibre qui ne serait simple pour personne. Tout cela pour dire qu’il est plus que regrettable de mélanger399. Politicailleries et mesures sanitaires politicailleries et mesures sanitaires. Les opposants qui ne le font pas se grandissent, d’autant plus qu’il y a bien d’autres critiques à faire au gouvernement en dehors du domaine de la santé. Ceux qui choisissent ce terrain pour s’opposer sont finalement minables. Quand la pandémie sera contrôlée, on pourra alors faire le bilan de la gouvernance pour lutter contre elle en fonction des connaissances du moment, mais s’opposer pour s’opposer en cette matière fait douter du sens des responsabilités de l’opposant.399. Politicailleries et mesures sanitaires

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Publié le 18 Décembre 2021

L’agonie du poissonVoir un poisson sorti de l’eau et agonir sur le sol, soulevé par des soubresauts d’abord frénétiques puis de plus en plus rares, est un spectacle cruel. J’ai la même impression en regardant les tentatives pour survivre du parti socialiste. Mme Hidalgo investie officiellement pour concourir pour la présidence de la République, alors qu’elle est incapable de gérer correctement la ville de Paris, cherche désespérément à se débarrasser de ce fardeau (que Ségolène Royal serait prête à assumer) en faisant des propositions aux autres champions de la gauche, chacun d’eux rejetant avec mépris chacun de ses soubresauts pathétiques. Et voilà que l’inévitable Taubira, tel un Zorro de la gauche, statue du commandeur en matière morale (sauf pour encourager les Guyanais, largement touchés par la covid-19, à se faire vacciner), aimerait jouer au sauveur. Elle se jette à l’eau en pensant pouvoir réunir la gauche sous sa houlette. Curieux pour une personne qui s’était surtout illustrée dans la désunion en ayant jadis provoqué la chute de Jospin par sa candidature à la présidentielle de 2002, et en piquant ainsi les voix qui lui auraient permis d’accéder au 2ème tour contre Chirac. Mme Taubira, toujours imbue d’elle-même, croit pouvoir nager même sur un sol aride.

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Publié le 16 Décembre 2021

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Publié le 14 Décembre 2021

ObsessionsHier, j’ai vu dans ma lucarne Valérie Pécresse déclarer que sa candidature était l’obsession de Macron. Bigre. Si elle continue comme ça, il va falloir qu’elle change de bottines. Certes, la modestie est incompatible avec la politique, il faut avoir une bonne opinion de soi-même pour vouloir diriger les autres et leur imposer ses vues. On se demande d’ailleurs ce qui pousse quelqu’un de normalement constitué à faire de la politique. Pour la plupart ce n’est sûrement pas l’argent, souvent bardés de diplômes, ceux-ci seraient mieux exploités ailleurs, il y a des paniers de crabes plus dorés que celui de la politique. Les convictions ? Motivation très discutable quand on voit avec quelle facilité les politiques peuvent en changer. Il m’a semblé que Mitterrand avait enfourché un cheval de gauche pour arriver au pouvoir et je suppose qu’il n’aurait pas hésité à opter pour un cheval de droite si cela avait été nécessaire. Peut-être que Zemmour, pour lequel je n’ai aucune sympathie, a-t-il des convictions au point de manipuler l’histoire de France et de cracher sur les tombes de ses coreligionnaires en réhabilitant ceux qui avaient fait ce qu’il fallait pour qu’ils fussent exterminés. Et on en revient toujours à l’ego, au pouvoir sur les autres, et c’est une obsession qui touche aussi bien Valérie Pécresse qu’Emmanuel Macron. Illustration : Louis XIV en costume de sacre par Hyacinthe Rigaud

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Publié le 13 Décembre 2021

 Un jour, le suffrage universel fût supprimé. Dans les pays plus ou moins totalitaires, près de la totalité des électeurs votaient régulièrement pour l’homme ou la femme (beaucoup plus rarement) déjà au pouvoir par un élan unanime qui tenait du miracle et dans les pays dits démocratiques, il était finalement apparu dangereux de donner carte blanche pour plusieurs années à quelques-uns habilités à prendre des décisions pour tous et que la plupart contestaient par la suite. La sanction de l'élection suivante s'étant révélée insuffisante : les élus avaient le temps de faire leurs bêtises, d'étaler leurs incompétences et de créer des situations difficiles à corriger par les suivants. Les uns utilisaient ainsi l'essentiel de leur mandat à défaire ce que les autres avaient fait. On s'était aussi aperçu que les gens votaient plus par fidélité que par choix et qu'ils pardonnaient à leurs candidats ce qu'ils n'auraient pas pardonné à leurs adversaires.

A cette situation illogique et inefficace vint s'ajouter le constat que nombre d'hommes politiques censés gouverner, ne le faisaient qu'en fonction des résultats des sondages, mais que ces résultats étaient plus ou moins valables et plus ou moins partiaux.

La solution était simple, évidente et parfaitement démocratique : les hommes politiques, intermédiaires incertains et vantards (comment ne pas l'être si l'on veut être élu), furent supprimés ou convertis en fonctionnaires non élus, recrutés par concours et révocables par sondage. Le rôle de ce corps d’état devint celui d'appliquer et de réaliser les décisions issues des sondages. Ceux-ci, permanents, bien organisés, institutionnels et contrôlés, cessèrent d'être anarchiques et téléguidés et purent représenter les opinions de la majorité de la population dont le pragmatisme rangea dans les oubliettes de l’histoire les idéologies fumeuses et fumantes qui traînaient encore dans la tête de certains.

Partis et syndicats n’avaient plus lieu d’être. Les journalistes et les intellectuels devinrent indépendants (c’est là où l’on rencontra les plus grandes difficultés), leur rôle fût de rapporter les faits et d’exposer les arguments pour permettre aux sondés de répondre aux questions (toujours multiples pour éviter l’ambiguïté) en toute connaissance de cause.

Et c’est ainsi que les statistiques prirent le pouvoir.[1]

 

[1] Ceci n’est qu’une fable

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Publié le 11 Décembre 2021

On trouve de tout dans une pizza

Illustration : Ce n'est pas une pizza codée, mais un vitrail de papillons - qui seraient, certes, des symboles pédophiles - réalisé par Damien Hirst

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Publié le 9 Décembre 2021

Le mal du tempsLe mal du temps. J’ai trouvé cette expression dans un article de Kamel Daoud paru dans Le Point de ce jour où il compare les populistes et les islamistes qui ont comme ambition commune de revenir en arrière pour retrouver une période historique plus glorieuse. C’est surtout vrai pour les islamistes qui veulent remettre le compteur temporel au VIIe siècle jusqu’à utiliser des cartes imitant celles de cette époque mais en détruisant ce qui a précédé. Le mal du temps accable bien sûr l’individu vieillissant, mais c’est un mal qui touche nombre de pays ou de groupes humains. Des pays ont la nostalgie de leur gloire d’antan qu’ils aimeraient récupérer, des populistes persuadés que l’on peut encore effacer les scories du temps et tout recommencer. Pour un but inverse, se posant en victimes, des groupes humains : indigénistes, « décoloniaux », Afro-américains « éveillés » rejouent l’histoire et ne veulent surtout pas l’effacer bien qu’elle fut en leur défaveur, pour en tirer profit dans le présent en culpabilisant les descendants des oppresseurs jusqu’à remettre en cause leur apport à la civilisation. Une misérable revanche destructrice et raciste qui ne les grandit pas. Il y a d’autres moyens de se grandir que de vouloir abaisser les autres et de tenter de détruire ce que leurs ancêtres n’ont pas pu construire. Illustration : Magritte : « La mémoire ».

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Publié le 7 Décembre 2021

 Regretter sa naissance c’est également ce qu’affirme une Londonienne âgée de 20 ans, Evi Toombes née avec un spina bifida, malformation congénitale qui apparaît très tôt au cours du développement embryonnaire, caractérisée par l’absence de soudure des deux moitiés d’un ou de plusieurs arcs vertébraux postérieurs, le plus souvent dans la région lombo-sacrée, laissant une fente mettant à nu méninges et moelle épinière, ce qui peut entraîner des complications sévères, notamment des paralysies. Les conséquences de cette malformation sont très variables mais elles sont suffisamment importantes pour cette jeune Londonienne pour regretter d’être née. Elle a donc fait un procès au médecin généraliste de sa mère pour ne pas avoir tenté de prévenir la malformation en prescrivant à cette dernière, en dehors d’un régime (légumes verts riches en folates) une supplémentation en acide folique (vitamine B9) qui peut avoir une action préventive, mais pas totale, à condition d’être prescrit quelques semaines avant la grossesse que l’on doit donc programmer. Malgré toutes les incertitudes : la mère avait-elle programmé sa grossesse et consulté avant d'être enceinte ? La supplémentation en acide folique dont l’action préventive n’est pas absolue aurait-elle été efficace ? Aurait-elle pu être prescrite à temps avant la grossesse ? Evi Toombes a gagné son procès pour « conception illicite » et « être née dans un état endommagé » et elle devrait recevoir plusieurs millions d’euros en dommages et intérêts qui visent à couvrir l’ensemble des frais médicaux à la charge de la famille depuis la naissance ».

398. « L’inconvénient d’être né »Ajoutons qu’Evie Toombes est connue comme une star du saut d'obstacles à cheval et elle a notamment participé à des compétitions nationales et internationales. Regrette-elle vraiment d’être née ?

Cette histoire amène (au moins) deux réflexions : une bonne et une mauvaise. La bonne : la fatalité recule puisque l’on peut tenter de prévenir des malformations congénitales. La mauvaise : plus la fatalité régresse plus la responsabilité du médecin augmente, la médecine devient de plus en plus un métier à risques, et la pandémie récente l’a bien montré puisque le médecin peut être agressé quand il fait bien son métier et même davantage que quand il le fait mal.

Illustration : Edgar Degas "La faute" "Hippodrome du Vésinet"

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Publié le 5 Décembre 2021

397. Extrême vaccinationLe pass vaccinal sera de plus en plus exigé pour traverser les frontières. Il y a un voyage où il paraissait peu probable que l’on puisse exiger d’être vacciné : le dernier, celui vers l’Au-delà. Que nenni ! En Allemagne, les personnes souhaitant obtenir une aide au suicide de la part de l’association allemande pour l’euthanasie sont priées d’être vaccinées contre la Covid-19 ! Elle exige en outre un test avant de rencontrer les candidats pour le dernier voyage qui seront ainsi dûment prémunis contre la mort naturelle, ayant préféré une mort choisie sans que celle-ci soit perturbée par ce malin virus. Notons qu'en l'absence de vaccination, le postulant pour le dernier voyage n’aurait pas la possibilité de se procurer un moyen d’en finir, les commerces non essentiels exigeant également le pass vaccinal pour y pénétrer. Ajoutons, que ne sachant pas avec certitude la destinée du voyage ultime, il faut appliquer le principe de précaution et ne pas transporter le virus dans le lieu de destination où il pourrait se répandre puisque l’on ne connaît pas le degré d’immunité des habitants de ce lieu, en étant cependant rassuré s’il s’agit de l’enfer puisque le SARS-Cov-2 ne résiste pas aux températures élevées. Illustration : Bocklin : L'île de la mort

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Publié le 3 Décembre 2021

Il arrive parfois que l’Union européenne s’en aille de la tête avec un vague pourrissement céphalique du côté de sa grosse commission. Nous avons eu la prodigieuse promotion du voile islamique comme un symbole de liberté avec des photomontages à l’appui montrant la même femme avec la moitié de sa tête voilée, aussi est-il surprenant que les Iraniennes qui bravent les barbus enturbannés en tentant de retirer leur voile n’aient pas compris le message. A la suite de ce symptôme de distraction, pour ne pas dire de débilité mentale, des hautes sphères européennes qui continuent généreusement, avec notre argent, à financer des associations proches des frères musulmans dont on connaît l’ouverture d’esprit sur le monde, nous avons eu l’accouchement par une commissaire, dont je me suis empressé d’oublier le nom, d’un lexique du langage proposé à l’ensemble des instances de l’UE pour ne pas heurter la sensibilité à fleur de peau des minorités et notamment celle d’une microscopique minorité très embarrassée par son sexe, ne sachant pas trop dans quel genre le mettre. Un embarras que je comprends fort bien, et qui nécessite sans doute de l’aide (l’assurance-maladie s’en charge), mais qui commence à nous emmerder, avec tout le respect que je dois à ces personnes que l’on peut considérer comme des victimes d'une erreur de distribution des organes génitaux. Les problèmes de cette microminorité, dont il faut sans doute tenir compte, finissent par occuper un espace disproportionné, qu’il s’agisse des toilettes où les pénis veulent se mêler aux vulves et vice-versa ou de la transformation du langage qui, comme dans le lexique de la grosse commission, cherche péniblement à faire disparaître la distinction masculin/féminin, une binarité dans laquelle la microminorité ne se reconnaît pas. Si l’on s’efforce ainsi d’exclure le sexe/genre, n’exclut-on pas du même coup la démocratie ? Depuis quand la majorité, très attachée au sexe que la nature lui a donné, doit-elle se plier aux oukases d’une minorité au genre indécis ? Respecter une minorité et même l’aider au besoin, c’est bien, respecter la majorité, notamment dans son langage qu’elle pratique depuis des lustres, est un impératif démocratique. Une démocratie qui, justement, ne rejette pas les minorités, alors qu’elles le sont dans les régimes autocratiques. A force d’inverser le sens de la démocratie, elle va finir par prendre une mauvaise direction.

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Publié le 2 Décembre 2021

PrimaireArrivé parmi les siens, Eric Ciotti s’est empressé de retirer son masque protecteur pour embrasser son entourage également démasqué avant de se placer devant l’omicron pour exprimer sa joie d'être arrivé en tête au premier tour des primaires LR, en revêtant par anticipation le costume présidentiel, et en écartant avec mépris le virus de son chemin. Saluons son courage digne d‘un destin national.

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