Publié le 31 Janvier 2025

L’avocat Richard Malka passe en ce moment dans les lucarnes pour faire la promotion de son livre intitulé « Après Dieu ». Dans sa présentation, il parle du droit à l’irrespect des religions. Ce qui m’a fait penser à un article que j’avais écrit il y a 13 ans sur ce sujet et que je retranscris :  

Si l’on n’est pas croyant pourquoi devrait-on respecter une religion quelle qu’elle soit ?

A chaque fois que l’on se permet de critiquer ou d’ironiser sur les croyances d’une religion, toutes les autres montent au créneau pour protester contre une atteinte au « sacré », même si pendant des siècles et aujourd’hui encore elles n’ont cessé de s’entretuer. Les politiques, même non croyants, se disent heurtés que l’on puisse toucher à une religion surtout lorsqu’il s’agit de l’Islam dont ils craignent la violence. En quoi les croyances religieuses sont-elles si respectables et intouchables ?

La croyance religieuse n’est qu’une adhésion à une légende et à une conception métaphysique indémontrable, placée confortablement hors de la raison et de l’erreur. Si elles ont évidemment du sens pour celui qui croit, elles n’en ont aucun pour celui qui ne  croit pas, ce qui ne l’engage pas à les respecter.

Chacun est libre de croire à ce qu’il veut.

Chacun peut croire qu’une entité appelé Dieu et qui est à notre image (puisque nous sommes à la sienne, ce qui est plutôt valorisant) ait créé en peu de temps un univers sans limite (sinon, il serait dans un autre univers) et dont les dimensions observables seraient de l’ordre de 100 milliards d’années-lumière aux dernières nouvelles. Chacun peut croire que parmi les myriades de galaxies cette entité ait choisi la nôtre, que parmi les myriades de systèmes solaires il ait choisi notre étoile et la Terre pour créer l’homme et  pour se manifester à nous. Chacun peut croire que ce Dieu ait éprouvé la nécessité de se cacher dans un buisson du Sinaï pour faire la causette à Moïse, qu’il ait eu la charité de se faire crucifier sous la forme d’un homme pour racheter nos pêchés avec le succès que l’on sait, que sa mère toujours vierge ait la bonté d’apparaître de temps en temps pour nous rassurer. Chacun peut croire que Dieu ait transmis les versets du Coran à Mahomet par l’intermédiaire de l’archange Gabriel. Mais chacun est aussi libre de ne pas respecter ces croyances prétendument révélées à un seul homme et sans témoins.

Le respect de la personne ne s’étend pas à ses  croyances.

On doit respecter le croyant en tant que personne mais pas en tant que croyant. Par contre le respect de la personne implique de respecter la liberté du croyant à pratiquer ses rites, à condition qu’il les suive dans la sphère privée ou dans un temple et sans les imposer aux autres. Il doit rester en accord avec les lois d’un pays laïc et celles-ci n’ont pas à être modifiées pour satisfaire la croyance personnelle en des légendes et des rites, même s’ils sont anciens et partagés par des millions d’individus. Le nombre, s’il n’est pas un critère de véracité, reste malheureusement une force de pression à laquelle l’espace laïc et commun à tous doit résister.

Mais lorsque le croyant affirme qu’il ne fait qu’un avec sa religion, c’est  une incarnation lourde de conséquences. Dans ce cas, ne pas respecter les conceptions métaphysiques de quelqu’un, aussi insensées paraissent-elles, serait ne pas respecter sa personne. L’ironie sur les croyances devient l’ironie sur la personne qui les incarne, ce qui soulève sa colère. Critiquer les excès d’une croyance revient à critiquer celui qui les admet et qui prétend alors être stigmatisé. On parle même aisément et abusivement de racisme. Et c’est ainsi que les conflits naissent lorsqu’on ne peut plus séparer la personne de ses croyances.

Des millions de sacrifices humains sur l’autel des religions d’amour.

C’est au nom de ces croyances prises pour des certitudes, pour lesquelles est réclamé le respect, et aussi insensées soient-elles, que les croyants fanatiques ont justifié et justifient encore leurs tueries : massacres d’hérétiques ou de juifs, tortures de l’Inquisition, bûchers, croisades, massacres d’indiens chez lesquels les bons prêtres niaient l’existence d’une âme, guerres de religions, destruction des tours de New-York, incendies d’églises, lapidation des femmes en pays musulman, amputations au nom de la charia et sous nos cieux miséricordieux, assassinat d’une fillette tenue par les cheveux pour lui loger une balle dans la tête. Trouvez-vous vraiment les religions respectables ?

Les religions s’exonèrent facilement des excès que l’on commet en leur nom.

Le judaïsme, qui n’est guère prosélyte puisqu’il est plutôt difficile d’y entrer, a donné naissance à deux excroissances expansives : le Christianisme et l’Islam. Le premier a fini avec le temps et les progrès de la société par gratter le sang que le passé lui avait mis sur les mains, mais ses intégristes ne demandent qu’à revenir en arrière jusqu’à tuer comme le montre le meurtre des médecins coupables de pratiquer des avortements aux USA. Le second, qui n’a guère évolué depuis le Moyen Âge, serait plutôt fier du sang qu’il verse au nom d’Allah, ses assassins glorifiés accédant au statut de martyrs. Bien sûr, des musulmans accusent une minorité de se livrer aux meurtres d’innocents et en exonèrent la religion elle-même. Mais ne serait-ce pas plutôt une majorité à voir les foules déchaînées à travers le monde à la moindre provocation ou à ce qu’elles considèrent comme telle ? Et même sous nos climats, l’assassin Merah n’est-il pas considéré par certains dans les quartiers perdus de la République comme un martyr ? Une idéologie capable de provoquer de tels excès est-elle digne de respect ?

Des éléments de cet article ont été tirés de deux autres articles parus précédemment : « Sur un débat inutile et incertain » et « Chagrin »

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 28 Janvier 2025

Comme ce blog a été ouvert en 2008 et que je suis proche des 4000 billets publiés, il est évident que je commence sérieusement à radoter. Quand j’écris un article ou quand j’en ai l’idée, si j’ai la curiosité perverse de faire une recherche sur le blog, je m’aperçois pratiquement toujours que j’en ai déjà écrit un semblable ou plusieurs. Ce fait pourrait être interprété comme une constance dans mes pensées et dans le spectacle du monde, mais plus défavorablement comme une imagination limitée ou un radotage lié à l’âge.

Je me demande aussi si le radotage, d’une façon générale, n’est pas lié autant à la restriction progressive des auditeurs qu’à l’âge. Les auditeurs, comme mes visiteurs, devenant au cours du temps de moins en moins nombreux, on ne sait plus si les histoires que l’on veut raconter l’ont déjà été ou pas, et plus l’auditoire diminue plus les chances de les avoir racontées sont grandes. Ce que constate avec tristesse ceux qui vous écoutent encore et qui n’osent vous interrompre.

Certes, l’actualité est une source renouvelée de sujets, mais il est fatal de les interpréter toujours de la même façon selon vos opinions peu perméables à celles des autres, si bien que si les sujets peuvent changer, vous les commentez toujours selon la même optique. Vous radotez, et ceux qui ont les mêmes opinions que vous viennent radoter avec vous dans un confort intellectuel reposant.

Ce qui peut consoler est que certains écrivains bien connus comme Patrick Modiano écrivent toujours le même livre mais toujours avec talent. Que les commentateurs qui défilent dans les médias disent toujours la même chose sur un sujet donné, mais on attend d’eux qu’ils le disent, c’est même pour ça qu’ils sont invités.

Ce constat peut faire penser que le radotage, plus que le bon sens, est la chose du monde la mieux partagée.

La meilleure façon de ne plus radoter serait-elle de ne plus parler ? Il n’est pas nécessaire de répondre à cette interrogation.

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 27 Janvier 2025

Aujourd’hui, je me suis soumis à une exploration car monter les pentes raides pour rejoindre le Sacré-Cœur est l’équivalent d’une épreuve d’effort auquel on soumet les patients pour tester leurs capacités, surtout après un repas, en ce jour froid et par grand vent.

Un vent qui rendait les petits nuages joliment véloces en se poursuivant les uns les autres à la queue leu-leu.

Ce qui m’a le plus gêné dans la foule de touristes venus surtout de la péninsule ibérique et de l’Asie, ce sont les voix s’imposant pour perturber la ballade qui trottait dans ma tête. Les gens ne parlent plus, ils gueulent, et quand ils s’adressent au téléphone ils donnent vraiment l’impression de chercher à atteindre directement leur interlocuteur malgré la distance.

A Paris, ville ayant la réputation d’être romantique malgré la fière Hidalgo, comme l’est Venise, mais avec une eau plus fréquemment au-dessus qu’au-dessous, il est impossible de rencontrer une rambarde sans qu’elle soit surchargée de cadenas. Coutume bizarre qui consiste à exprimer l’amour par un cadenas, instrument de fermeture et de prison, pour des liaisons qui, une fois sur deux au moins, se déferont. Des cadenas pour des couples qui prétendent ne jamais se séparer comme on vit sa vie en oubliant – heureusement – qu’elle s’achèvera un jour, et là ce n’est pas une fois sur deux.

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Publié le 26 Janvier 2025

 

Macron est impopulaire même s’il l’est moins que le fut François Hollande. Quand il cherche à se rapprocher des gens, c’est tellement artificiel qu’il rate presque toujours son coup. Récemment, il s’est penché sur le cas aigu d’un influenceur sur TikTok qui avait posté une vidéo devenue virale où il protestait pour avoir été verbalisé alors qu'il utilisait son téléphone portable comme moyen de paiement à un péage d'autoroute. Comprenant l’importance de ce sujet, le Président de la République française a abandonné tous les dossiers pour répondre sur Tik Tok à cet homme en détresse : « J'ai passé le dossier au ministre de l'Intérieur et on va collectivement régler ça. Merci pour l'alerte ».

Encore raté, il se trouve que ce sympathique protestataire est un salafiste qui prône la polygamie, le voilement des petites filles et le port de l'abaya dans les établissements scolaires. Il vaudrait mieux qu’Emmanuel Macron se cantonne dans ce qu’il sait très bien faire dans l’hexagone : inaugurations et commémorations.

NB. S'il y en a un dont l'intelligence n'était pas artificielle, c'était Jean-François Kahn. Il vient de mourir et je regretterai ses interventions dans les médias où il apportait toujours un éclairage original sur les évènements et un équilibre dans les jugements.

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 24 Janvier 2025

Récemment, un médecin a été convoqué par le conseil de l’ordre pour une accusation de racisme. Il avait refusé – à juste titre – de faire une ordonnance de médicaments antidiabétiques demandée par la fille d’un malade résident au Maroc et qu’il n’avait jamais examiné. Devant cette demande tout de même culottée, il a eu le tort de faire une réflexion sur les exigences des Maghrébins.

Indépendamment de l’Aide médicale d’Etat, dispositif assurant des soins gratuits aux immigrés clandestins sous condition de ressource, et remise périodiquement en question pour le contenu du « panier » de soins gratuits et même pour son existence, la France est particulièrement généreuse sur le plan médical, à croire que le pays entier a prêté le serment d’Hippocrate. « Tout étranger non-européen peut ainsi en principe venir se faire soigner gratuitement en France, à condition de remplir les conditions cumulatives suivantes : résider habituellement en France, avoir besoin d’une prise en charge médicale « sans laquelle sa santé deviendrait critique », ne pas pouvoir bénéficier d’un traitement équivalent à celui prodigué en France dans son pays d’origine et ne pas représenter un danger pour l’ordre public ». Ce qu’il y a de paradoxal est que la France délivre des visas médicaux pour des personnes qui devraient théoriquement « résider habituellement en France ». Aujourd’hui les demandes sont étudiées par les médecins de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) qui émet un avis, la décision finale revenant au préfet. Reste à établir « le point de santé critique » et bien connaître les possibilités médicales du pays d’origine. Remarquons que ce qui risque de manquer dans ce dernier ce sont des investigations sophistiquées ou des interventions lourdes, c’est-à-dire très onéreuses. L’OFII évoque ainsi le cas d’étrangers malades dont les soins coûtent plus de 600 000 euros par an à la collectivité. La générosité a un prix mais personne ne sait précisément lequel.

Il est évident qu’un étranger a tout intérêt à tenter de se faire soigner en France où il ne débourse rien alors qu’il paie les soins dans son pays comme le font les Français de façon directe ou indirecte. « Selon le dernier rapport de l’OFII sur l’immigration médicale, remis au Parlement le 20 décembre dernier, un peu plus de 24 000 demandes de visas médicaux ont été déposées en 2022, soit une baisse de 12,7 % par rapport à 2021. Depuis 2017 et la mise en place du contrôle par l’OFII, le nombre de demandes s’est effondré, diminuant de 58,6 % en cinq ans ». Les avis favorables tournent autour de 55% (ils étaient de 75% lorsque les contrôles étaient effectués auparavant par les Agences Régionales de Santé).

Cependant le refus d’accorder un visa médical par le préfet peut être attaqué en justice et les juges se montrent parfois particulièrement cléments. C’est ainsi qu’une femme africaine, déjà mère de trois ans enfants, a finalement pu bénéficier, grâce au juge administratif, d’un visa médical pour bénéficier en France…d’une procréation médicalement assistée (PMA). Rideau.

« Les immigrés médicaux sont généralement atteints de pathologies infectieuses (27 % des demandeurs), de maladies de l’appareil circulatoire (21 %) ou d’affections endocriniennes (18 %). Les Algériens sont le principal contingent des immigrés médicaux, comptant à eux seuls pour 8,7 % des recours (2 100 demandes), suivis par les Ivoiriens (7,1 %, 1 700 demandes) et les Géorgiens (6,4 %, 1 500 demandes) ». Notons qu’en 2022, onze Américains, onze Britanniques et cinq canadiens ont déposé des demandes de visas médicaux pour la France. Modestement, on peut penser que pour ces derniers, ils ont plus été attirés par la gratuité que pas nos performances médicales.

Ajoutons que les dirigeants algériens, s’ils passent beaucoup de temps à cracher sur la France, apprécient nos soins médicaux pour eux et leur famille. L’ardoise que devrait régler Alger aux hôpitaux parisiens avoisinerait les 45 millions d’euros…

Source principale : Quantin Haroche (Journal International de Médecine)

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 23 Janvier 2025

Donald Trump est un personnage grossier, malhonnête et menteur. Il est étonnant, dans un pays plutôt puritain, et où les évangélistes ont une telle importance, qu’il ait été élu pour la seconde fois et largement à la présidence des USA. Cependant, il faut séparer la personne de ses projets ou de ses actions. L’histoire de France peut également se glorifier d’avoir eu des dirigeants qui n’étaient pas des anges mais dont la postérité a salué la gouvernance ou leurs actions à l’avantage du pays.

Le programme proposé par Trump, en partie en réaction aux excès du wokisme, convient à la majorité des Américains. Ce programme conviendrait aussi à la droite dite nationale française, dont quelques représentants ont été invités à son investiture, s’il était appliqué en France. L’ennui est que ce programme trumpien est destiné aux USA et pour les Américains. L'ennui est que les Américains ont les moyens de l'appliquer et que les Français, seuls, ne les ont pas. L’ennui est que le programme de Trump sera probablement néfaste pour l’Europe et notamment pour la France. Et on s’étonne que la droite dite nationale dont le premier souci devrait être la grandeur de son propre pays puisse s’extasier devant Trump qui entend bien privilégier son pays aux dépens de tous les autres pays, comme l’ont bien montré ses sorties sur le Canada, le Groenland ou Panama.

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Publié le 22 Janvier 2025

Dès le cessez-le-feu à Gaza, les survivants du Hamas sont sortis de leurs caches pour parader sur des véhicules de la Croix-Rouge, en uniforme, uniquement pour cette occasion, armés, en lâchant quelques rafales pour le plaisir, et en faisant avec leurs doigts le signe de la victoire. Les « génocidés » civils crient également victoire au milieu des ruines et des milliers de cadavres. Peut-être vont-ils encore remercié le Hamas pour avoir, le 7 octobre 2023, tué, violé, enlevé jusqu’à des bébés en Israël, ce qui avait déjà soulevé leur enthousiasme, en les jetant dans cette guerre meurtrière, parfaitement inutile, mais où ils ont eu l’honneur de servir de bouclier à leurs héros protégés des bombardements dans les tunnels.

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Publié le 21 Janvier 2025

A voir la prestation d’Elon Musk lors de l’investiture de Donald Trump, on se demande si l’homme le plus riche du monde n’avait pas fumé la moquette de façon abusive. Outre son agitation sur la scène, il a fait un geste de son bras droit que les uns interprètent comme un salut hitlérien et les autres comme un simple geste amical pour saluer la foule car le bras tendu a été précédé par une main sur le cœur. Je n’ai pas vu sa gesticulation en direct mais sur une vidéo dont on peut toujours craindre les manipulations. Si cette vidéo retranscrit bien l’évènement, son déroulement cadre bien avec la sympathie de Musk pour le parti néonazi allemand. Le bras tendu surgit de façon brusque et brève, rien à voir avec un salut amical à la foule, même s’il répète le geste derrière lui. Plus intéressant est le visage de Musk pendant la levée du bras : il ne sourit pas, la face est sévère, presque menaçante, tout le contraire d’un homme voulant être en phase avec ceux qui l’applaudissent.

Il est possible qu’Elon Musk devienne rapidement encombrant pour Donald Trump.

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 20 Janvier 2025

Voilà plusieurs jours que les médias nous rabattent les oreilles avec l’investiture de Donald Trump. Ils nous exhibent le couple Donald-Elon, beaucoup moins rigolo que celui de Laurel et Hardy, mais omniprésent sur la scène médiatique. Beaucoup de gens tremblent en les voyant, en se demandant à quels excès ces deux protagonistes pourraient bien se livrer, et le spectacle après quelques passages burlesques s’est transformé en thriller. Mais ces deux acteurs sont parfois à ce point caricaturaux que l’on se demande si ce n’est pas un pastiche. Non, il faut les prendre au sérieux, ils sont authentiques, ils ne jouent pas seulement un rôle et ils ont du répondant. Ce n’est que l’épisode 0 de la saison 2, et les 450 millions d’habitants de l’Union européenne sont dans leurs petits souliers, incapables de trouver des souliers à leur taille.

Illustration : Goya "Le colosse"

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 19 Janvier 2025

Il est assez curieux que deux médecins ayant acquis une grande notoriété, une fois mis sur la touche, furent de suite attirés pour leur reconversion vers une activité qui vise à modifier l’apparence. Ce fut le cas d’Olivier Véran, ancien ministre de la Santé, qui avait annoncé en février 2024 se reconvertir dans la médecine esthétique en justifiant ce choix par un élan de compassion car il voulait exercer cette spécialité qui « aide les gens à se sentir mieux dans leur peau, dans leur corps, à se réparer après une maladie ». Il faut croire que cette compassion n’a guère duré car il a finalement renoncé à améliorer l’apparence des gens et aux dernières nouvelles (mais je suis peut-être en retard) il aurait monté sa propre société de lobbying.

C’est à présent au tour de Didier Raoult d’annoncer sur sa chaîne Youtube la création d'une "start-up en cosmétologie" : "Magnifiscience" qui « est le fruit de sa collaboration avec l'entrepreneuse Nina Basri. Après avoir travaillé sur l'acné du temps de l'IHU, le scientifique - désormais à la retraite - et l'experte en cosmétologie dévoilent une gamme anti-âge, qui serait basée sur les recherches de l'infectiologue sur "les protéines spécifiques des cellules souches et leur capacité de régénération". Didier Raoult nous surprend toujours.

Illustration : Bernardo Strozzi « Vieille femme au miroir » 1615

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 17 Janvier 2025

Les médias semblent avoir une certaine tendresse pour les tribuns. Ce sont des grandes gueules dont ils peuvent reprendre les formules et les provocations en se gargarisant de leurs excès. Une tendresse qui leur fait dire : « oui, mais c’est un tribun », donc il peut se permettre de dire n’importe quoi puisqu’il le dit avec des envolées lyriques.

C’est ainsi que les médias attendent avec délectation les discours de Jean-Luc Mélenchon, nanti de la tchatche du pied-noir, et qui ne déçoit jamais lorsqu’il se lance dans les anathèmes, car il est moins bon dans le laudatif comme on l’a vu dans son éloge boursouflé et ridicule du dictateur Castro lorsqu’il a fini par mourir en survêtement.

La « trahison » des socialistes qui n’ont pas fait chuter le gouvernement Bayrou en joignant leurs voix, pour le censurer, à celles de LFI et des écologistes, ceux-ci étant sans doute trop occupés à défendre la planète pour se préoccupés du sort de la France, a donné l’occasion au tribun d’exercer sa verve vengeresse contre ceux qui ont osé quitter sa maison malgré ses menaces réitérées. On sentait dans son discours l’émotion de celui qui a peur de se retrouver nu et hanté par ses ambitions déçues.

Mélenchon est un tribun, mais est-il intelligent ? A moins de préférer le chaos au pouvoir, il aurait pu prendre la tête d’un grand parti de gauche pour le conquérir s’il ne s’était pas livré à ses outrances jusqu’à finir dans le caniveau de l’antisémitisme pro-islamiste.

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Publié le 14 Janvier 2025

Les bulles sociales enferment tous ceux qui pensent de façon semblable et ont les mêmes opinions. Nous sommes presque tous des bulleux. Chacun d’entre nous s’informe aux sources qui confortent son opinion, regarde ou écoute certaines émissions et pas d’autres, n’est attentif qu’aux personnes dont le discours conforte ses idées et leur donne des arguments. On zappe ceux dont la parole vous déplait, que vous ne supportez pas, que vous ne croyez pas avant même qu’ils ouvrent la bouche. On ne lit que les textes qui développent nos idées et nos convictions et on n’achète pas ceux qui s’y opposent.

Notre société est devenue une « bullocratie », à commencer par le monde politique où chaque parti a les réponses avant que les questions soient posées. Chacun dans sa bulle dans un confort intellectuel reposant, nourri d’éléments de langage. Bulles contre bulles qui finiront par éclater.

C’est dans la blogosphère que les bulles sont les plus évidentes. Le terme de « bullosphère » lui irait mieux. On fréquente surtout les blogs qui exposent à peu près ce que vous pensez, et on y trouve les liens qui dirigent vers des sites de la même veine. Les commentateurs viennent y approuver le billet publié, les plus doués y apportent une touche personnelle, mais il est rare que l’on ne soit pas d’accord puisque l’on fréquente le blog parce que l’on sait que l’on y trouvera exposée sa propre opinion. Il arrive parfois qu’un téméraire ou un égaré ose exprimer une opinion différente du consensus général, déclenchant alors l’ire des autres commentateurs qui n’hésitent pas à se moquer de l’intrus et à l’insulter, si bien qu’il finira par plier bagages sous les huées.

Illustration : Roberto Matta

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 12 Janvier 2025

Les « antivax » sont systématiquement contre les vaccins et quoi qu’il arrive ils le restent toujours sans tenir compte de l’histoire de la médecine et de l’évolution des maladies infectieuses. La disparition d’une maladie redoutable comme la variole les laisse indifférents. L’introduction de vaccins à ARNm pour lutter contre la COVD-19, procédé original et nouveau, avait de quoi alimenter nombre de fantasmes dont certains étaient délirants comme l’introduction de « puces » dans l’organisme pour contrôler les individus vaccinés. Les « antivax » ont même annoncé une hécatombe à venir qui manifestement n’est pas survenue car une hécatombe, c’est tout de même difficile à masquer. A défaut d’hécatombe on évoque des effets secondaires redoutables que l’on s’efforce de dissimuler. C’est ainsi que Bedeau, avec lequel j’ai des désaccords mais aussi des échanges courtois et féconds, note dans une réponse à un commentaire sur son blog : « Je suis sûr et certain à 200% que peu de Français sont au courant des dernières révélations concernant le "vaccin" et de ses suites et conséquences sur la santé des vaccinés ». Je ne connais pas ces révélations mais ce que je crois savoir est que les vaccins à ARNm ont réduit la mortalité en protégeant contre les formes graves, qu’ils n’empêchent pas d’attraper la maladie, que leur efficacité est de courte durée, qu’ils sont bien tolérés même s’il existe – comme pour tout vaccin – des effets secondaires possibles mais qu’ils sont rares le plus souvent réversibles sans séquelles comme pour les myocardites des sujets jeunes et si certains peuvent être graves ils sont très exceptionnels. Les bénéfices sont très largement supérieurs aux risques.

A l’appui de mes dires je rapporte ci-dessous le compte-rendu d’une étude impressionnante :

Effets indésirables des vaccins anti-Covid : 100 millions de vaccinés scrutés

Dr Roseline Peluchon | 26 Février 2024

Les effets secondaires associés aux vaccins anti-Covid ont été colligés dans une vaste cohorte internationale de près de 100 millions de personnes vaccinées. Si certains signaux semblent se confirmer d’autres nécessitent une enquête plus approfondie. 

Plus de 70,5 % de la population mondiale a reçu au moins une dose de vaccin contre la Covid-19, et plus de 13,5 milliards de doses ont été administrées. Ce scénario sans précédent offre l’opportunité de préciser les éventuels effets indésirables du vaccin, l’administration à des millions de personnes permettant de faire ressortir d’éventuels effets indésirables rares.

L’organisation Global Vaccine Data Network a réalisé une étude observationnelle sur une cohorte de près de 100 millions d’individus. La méthode a consisté en une comparaison d’un certain nombre d’évènements indésirables observés après le début des campagnes de vaccination, avec les taux de ces évènements dans les périodes précédant la vaccination (« évènements attendus »). C’est cette méthode de comparaison qui avait permis, en mars 2021, d’alerter sur le risque de syndrome de thrombose-thrombocytopénie associé au vaccin ChAdOx1 (AstraZeneca). 

Des risques globalement « conformes » …

Les participants comprenaient 99 068 901 personnes vaccinées. Au total, 183 559 462 doses de BNT162b2, 36 178 442 doses d’ARNm-1273 et 23 093 399 doses de ChAdOx1 ont été administrées dans les sites participants au cours de la période d’étude.

Les taux attendus et observés de 13 évènements indésirables d’intérêt particulier ont été comparés. Il s’agit d’événements d’ordre neurologique, hématologique et cardiaque, comparés dans 8 pays (Canada, Argentine, Australie, Danemark, Finlande, France, Nouvelle-Zélande et Ecosse). Les effets observés devaient avoir eu lieu dans les 42 jours suivant la vaccination par les vaccins à ARNm, et le vaccin à adénovirus.

Pour la majorité des évènements indésirables étudiés, le risque après la vaccination est sensiblement le même que le risque attendu. Quelques signaux de vigilance ont été identifiés. Ils concernent notamment le risque de syndrome de Guillain-Barré (OE ratio 2,49 ; 95 % CI 2,15 à 2,87 ; 190 événements observés pour 73 attendus), et celui de thrombose veineuse cérébrale, après la première dose du vaccin ChAdOx1 (AstraZeneca), observation basée sur plus de 12 millions de doses administrées. 

… et des risques rares repérés

Le risque d’encéphalomyélite aigue disséminée est augmenté après la première dose du vaccin mRNA-1273 (Moderna) (OE ratio 3,78 ; 95 % CI 1,52 à 7,78 ; 7 événements observés pour 2 attendus). Les risques de myocardite sont aussi significativement augmentés, globalement avec tous les types vaccins étudiés, et quel que soit l’ordre de la dose. 

Cette étude confirme les risques déjà signalés par de nombreux travaux. D’autres évènements indésirables ont été repérés, mais leur faible niveau de risque nécessite d’autres investigations avant d’affirmer leur lien avec la vaccination. Il s’agit par exemple de la paralysie faciale de Bell’s, de thrombocytopénie ou encore d’embolies pulmonaires.


References

Faksova K, et al. COVID-19 vaccines and adverse events of special interest: A multinational Global Vaccine Data Network (GVDN) cohort study of 99 million vaccinated individuals. Vaccine. 2024 Feb 12:S0264-410X(24)00127-0. doi: 10.1016/j.vaccine.2024.01.100.

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 11 Janvier 2025

A l'occasion des incidents entre la France et l'Algérie, il apparait que la France fournit une aide annuelle au développement à l'Algérie. Or l'Algérie avec les réserves de pétrole découvertes par les Français est un pays riche, la preuve : ses dirigeants sont pétés de thunes. Certes, pas la population qui vient souvent chercher fortune en France. Les choses étant ce qu'elles sont plutôt que ce qu'elles devraient être, ne devrait-on pas demander au gouvernement algérien d'aider la France dont l'endettement commence à devenir préoccupant ? La France rend tout de même le service aux dirigeants algériens de leur servir de faire-valoir comme ennemi héréditaire en leur permettant de rejouer éternellement la guerre de libération pour masquer leur incompétence et leur corruption, tout en prenant la posture avantageuse de victimes permanentes du colonialisme passé. Indépendants depuis soixante ans et toujours colonisés. On va finir par croire que la condition "d'indigène"est une vocation rentable qui persiste même lorsque le colonisateur a disparu.

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 9 Janvier 2025

Donald Trump est plutôt fier d’avoir permis pendant son premier mandat, par l’intermédiaire de la Cour Suprême, le droit à chaque Etat de légiférer sur l’interruption volontaire de grossesse. C’est ainsi que 13 Etats américains ont complètement interdit l’IVG, tandis que quatre autres l’ont fortement restreint. Espérons que pendant son second mandat les Républicains, majoritaires dans les instances, n’imposent pas une interdiction au niveau fédéral car les résultats sont probants : l’interdiction de l’IVG a déjà entrainé une hausse de la mortalité infantile (de 7 % dans l’ensemble des Etats-Unis dans l’année qui a suivi l’arrêt Dobbs) et une hausse de la mortalité maternelle (+ 56 % depuis 2019 dans les Etats qui ont interdit l’IVG contre + 11 % dans le reste du pays). On est pro-vie ou on ne l’est pas.

L’Etat du Texas peut se glorifier d’être le plus restrictif en matière d’IVG : « l’avortement y est interdit même en cas de viol, d’inceste ou de maladies congénitales graves et n’est autorisé qu’en cas de danger pour la vie de la mère. Pratiquer un avortement est passible de 99 ans de prison et certaines villes ont même interdit aux femmes enceintes de quitter l’Etat. » Si bien que l’on assiste au Texas à une augmentation des abandons d’enfants dont un seul a pu être sauvé sur les 30 derniers mois, parallèlement à une hausse de la natalité chez les adolescentes. Ajoutons que l’accès aux soins laissent beaucoup à désirer au Texas.

Il est regrettable que les femmes du Texas abandonnent leurs bébés n’importe où : 18 bébés abandonnés cette année ont été retrouvés dans des endroits peu hospitaliers comme des poubelles ou des décharges, alors qu’il existe comme dans tous les Etats américains, des boites à bébés (« safe heaven baby boxes »), généralement installées près des casernes de pompiers ou des hôpitaux.

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 7 Janvier 2025

Heureusement plus proprement que ces cadavres en vrac du camp d'extermination de Mauthausen

Jean-Marie Le Pen n'est pas mort dit Plantu

 

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 6 Janvier 2025

Depuis quelques années je trouve que les metteurs en scène et les romanciers abusent d’un procédé qui se voudrait original pour susciter de l’intérêt et de fausses attentes. De plus en plus, les auteurs abandonnent le récit linéaire pour fragmenter le temps, le mettre dans un shaker et ensuite distribuer les fragments de l’intrigue qui se déroule en mélangeant passé et avenir, mais là encore passé et avenir ne se déroulent pas toujours dans le même sens et on peut avoir des retours en arrière dans le passé. Chaque morceau distribué s’arrête au bon moment et vous laisse sur votre faim. En fait, le jeu pour le lecteur consiste à reconstituer le puzzle pour en faire un récit cohérent, une cohérence que l’auteur a parfois la gentillesse de nous livrer à la fin. On s’aperçoit alors que l’intrigue est parfois squelettique et l’on salue l’auteur pour son habileté à faire d’un récit simple un récit embrouillé et d’apparence complexe et sophistiqué, mais je trouve cette manipulation bien irritante : j’aime que l’on me raconte des histoires comme on raconte des contes aux enfants.

Illustration : Renoir "lecteur"

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 4 Janvier 2025

Détail d'un tableau de style surréaliste intitulé : "La femme invisible. A la mémoire de Raymond Roussel. Peint par la machine de Louise Montalescot".

En fait, je crois que l'on n'en connait pas l'auteur car Louise Montalescot est un personnage du roman de Raymond Roussel intitulé "Impressions  d'Afrique".

Notez les hippocampes qui semblent sortir du cerveau de la figure, à rapprocher de l'article qui suit

Quand on avance en âge, il est fatal de reculer. Il est habituel d’admettre de perdre progressivement ses possibilités physiques et si l’on pratique la marche, et il bon de le faire, on évite de tester la course car on se demande ce qu’en penserait notre organisme désormais habitué à moins de témérité. Mais la grande crainte est de ne plus pouvoir penser correctement. La mémoire a une tendance fâcheuse à se trouer et les noms propres sont trop souvent sur le bout de la langue d’où ils sortent quand on ne les attend plus.

Tout le monde ne peut pas avoir été chauffeur de taxi ou d‘ambulance, or il semble bien que ces professions aient un risque moins élevé d’être atteint d’une maladie d’Alzheimer. Ce risque moindre serait en rapport avec les nécessaires facultés d’orientation géographique permise par la mémoire des cartes spatiales et d’adaptation aux aléas de la circulation dans lesquelles une région du cerveau appelée hippocampe serait impliquée (une étude a montré qu’il était plus développé chez les chauffeurs de taxi et qu’il s’atrophie de façon accélérée dans la maladie d’Alzheimer). Par contre on n’observe pas une diminution du risque chez les chauffeurs de bus qui conduisent selon un trajet préétabli et sollicitent donc moins la mémoire spatiale.

Sur la totalité d’une cohorte de près de 9 millions de personnes décédées aux USA : « la cause du décès était la maladie d’Alzheimer dans 3,88 % des cas. Le pourcentage de décès par la maladie d’Alzheimer est de 1,03 % pour les chauffeurs de taxi, et 0,74 % pour les ambulanciers ». Taux après ajustement pour éliminer des facteurs confondants, mais l’étude ne permet pas d’affirmer un lien de cause à effet, elle ne peut que relever une corrélation) (1).

Ce qui pourrait nous consoler est que si les algorithmes de l’intelligence artificielle roulent des mécaniques, quand on leur applique les tests de cognition que l’on utilise en médecine, ce qui fut fait par une équipe israélienne (2) qui a évalué cinq chatbots (c’est ChatGPT 4o qui a obtenu le score le plus élevé), ces grosses têtes artificielles farcies par les humains ont également des déficiences cognitives. Tous les modèles ont montré des difficultés notables dans les tâches visuospatiales et exécutives. Les déficiences cognitives sont cependant légères mais d’autant plus importantes que les chatbots sont anciens ce qui correspond en quelque sorte à une démence sénile.

 

1. R Patel V, Liu M, Worsham CM, Jena AB. Alzheimer's disease mortality among taxi and ambulance drivers: population based cross sectional study. BMJ. 2024 Dec 17;387:e082194. doi: 10.1136/bmj-2024-082194. Article rapporté par le Dr Roseline Peluchon

2. Article du BMJ (British Medical Journal) rapporté par Frédéric Haroche

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 3 Janvier 2025

Le titre pourrait vous faire croire que le sujet de ce billet porte sur les inspirations qu’auraient eu nos derniers Présidents de la République. Non pas que ces derniers manquèrent d’inspirations fulgurantes comme celle de Nicolas Sarkozy avec son « travailler plus pour gagner plus » en période de chômage ou celle de François Hollande avec son « gagner autant en travaillant moins » par ses 35 heures. Le plus inspiré étant cependant Emmanuel Macron avec son « Grand Débat », ses « Conventions citoyennes » dont il n’est rien sorti, et ses projets de referendum qui, jusqu’à présent, n’ont jamais eu lieu.

Non, le sujet de ce billet est plus personnel : dans quelle mesure ces derniers présidents m’ont inspiré pour les publications de ce blog ? Ce qui n’intéresse évidemment que moi.

J’ai donc utilisé le module de recherche en y mettant leurs noms. Le résultat est le suivant (le billet présent n’étant pas compté) :

Nicolas Sarkozy : 82, résultat minoré car son mandat a commencé en 2007 et j’ai débuté ce blog en 2008

François Hollande : 100, un chiffre aussi rond que sa personne.

Emmanuel Macron : 199, chiffre provisoire puisque son deuxième mandat est loin d’être terminé s’il va jusqu’au bout.

Je parle donc des chefs de l’Etat dans environ 100 billets par mandat. Cette étude sans intérêt, qui rejoint ainsi les multiples études sérieuses qui n’en présentent pas davantage, confirme ainsi la notoriété des Présidents, plus souvent pour le pire que pour le meilleur, mais je suis étonné qu’ils m’aient si peu inspiré car parler de ces personnages qui nous dirigent que 2 à 3 fois par mois est peu alors que ce sont des cibles si faciles à viser. Je pourrais donc facilement y remédier sans trop me répéter.

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Rédigé par Dr WO

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