Publié le 31 Octobre 2014

165. Convenance inconvenante« Très attendu, l'essai Ipergay débutera en janvier 2012 avec la participation d'hommes séronégatifs ayant fréquemment des rapports homosexuels sans préservatif avec des partenaires occasionnels et donc fortement exposés au VIH. Il leur permettra de bénéficier d'une offre globale et combinée de prévention du VIH. Il permettra aussi d'évaluer l’impact de cette offre sur les participants et tiendra en particulier à mesurer les effets d’une prophylaxie "intermittente", "à la demande", qui comprend la prise d’antirétroviraux [Truvada] avant, pendant, et après les périodes de forte activité sexuelle » (AIDES 4/12/2011).

Cet essai comportait le suivi en « double aveugle » (ni le médecin, ni le malade n’ayant connaissance du traitement pris) de deux groupes, l’un prenant la prophylaxie pré-exposition et l’autre un placebo. Des études antérieures (aux USA) ayant déjà montré l’efficacité d’une prise quotidienne du produit (réduction du risque de 44%), on peut s’étonner qu’il y ait eu dans cet essai un groupe placebo, ce qui n’était guère éthique. Quoi qu’il en soit, devant l’efficacité du traitement, les investigateurs viennent (seulement) de décider de donner le traitement au groupe placebo.

L’efficacité de cette prophylaxie pré-exposition soulève évidemment nombre de questions.

Doit-on appliquer un traitement, certes bien toléré mais qui n’est pas dénué d’effets secondaires, à des gens en bonne santé (séronégatifs) ?

Doit-on le prescrire uniquement pour permettre à ceux qui sont le plus exposés à la contamination par le VIH de prendre des risques et de ne pas utiliser le préservatif ?

Le bien-fondé du remboursement par la sécurité sociale se posera. Le prix du Truvada est de l’ordre de 500 euros pour 30 comprimés ! Faut-il pour satisfaire des convenances très personnelles (multiplicité des partenaires, rapports anaux) que le contribuable débourse 50 euros (3 comprimés) à chaque fois que le bénéficiaire éprouve l’envie de s’envoyer en l’air à son goût ?

Il me semble que poser la question, c’est déjà avoir la réponse. Mais la polémique est à venir, car l’argument probablement avancé sera celui de l’intérêt de cette prophylaxie pour réduire le nombre de contaminations (ce que l’usage régulier du préservatif serait également capable de faire).

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Rédigé par Dr WO

Publié dans #gays, #prophylaxie, #SIDA, #Truvada

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Publié le 30 Octobre 2014

Matières

Verres sur pierres

Matières

Pierres sur verres

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 28 Octobre 2014

Affligeant !

Les sept nominés sont (pour l'instant) :

 

Thierry Mariani dans le rôle d’un handicapé-moteur

Bernard Accoyer dans le rôle d’un brancardier aux urgences

Julien Dray dans le rôle d’un professeur de lycée

Michèle Alliot-Marie dans le rôle d’une gardienne de paix en province

Geoffroy Didier dans le rôle (avec barbe) d’un footballeur des années 1990 ( ?)

Jean-Luc Romero dans le rôle (de composition ?) d’un militant militant contre l’abstention

Samia Ghali dans le rôle d’une mère divorcée avec deux enfants cherchant un logement.

 

On se demande qui remportera la palme d’or de la connerie.

(Le spectacle doit s'appeler : "Dans la peau de Monsieur ou Madame tout-le-monde")

 

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 27 Octobre 2014

J’ai toujours été étonné par l’omniscience présumée des dirigeants. Nos ministres, pour beaucoup, exercent des responsabilités dans des domaines pour lesquels ils n’ont pas été formés dans leur vie antérieure et peuvent passer d’un ministère à un autre avec la même incompétence et faire des déclarations définitives avec la même assurance sur des sujets qu’ils ne connaissent pas, en ressortant le contenu de fiches préparées par d’autres.


J’ai ressorti ce petit paragraphe de mon article « Les Omnis » (qui date de 4 ans) et j’y ajouterai que lorsqu’un(e) ministre commence à devenir compétent(e) dans le domaine qui lui avait été confié, on le change de poste, illustrant ainsi le principe de Peter : « Tout employé tend à s'élever à son niveau d'incompétence ». Principe qui part du postulat que ceux qui sont incompétents restent à leur poste et que ceux qui sont promus en raison de leur compétence risquent de devenir incompétents à un niveau supérieur [ou à un poste différent], pour aboutir à la conclusion que la plupart des postes dans une organisation sont occupés par des incompétents.

Fleur au fusilPréambule pour saluer la franchise de Fleur Pellerin qui a avoué ne pas avoir eu le temps de lire un seul livre depuis deux ans, et ne pas connaître un seul des livres de Modiano alors qu’elle a déjeuné avec le nouveau prix Nobel de littérature. Modiano n’étant pas un perdreau de l’année, écrivain fort connu et largement primé, elle aurait pu lire un de ses livres (et éventuellement ne pas l’aimer et ne pas en lire d’autres) avant de devenir ministre qui est, en effet, une occupation ne laissant guère de loisir. Elle aurait pu aussi faire l’effort juste après l’attribution du prix Nobel à Modiano de lire un de ses romans (qui sont forts courts). Ne pas l’avoir fait dénote chez elle un fâcheux manque de curiosité.

L’ennui est que Fleur Pellerin est ministre de la culture et sa franchise montre aux jeunes générations que l’on peut le devenir en n’ayant guère de goût pour la culture ou en tout cas pour la littérature.

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 25 Octobre 2014

«Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin de médecins, mais les malades. » Jésus (Evangile selon St Marc 2/17).

Bien que divine, cette affirmation est totalement dépassée.

Pendant des siècles, la santé était définie de façon négative : l’absence de maladie déclarée. Pas de maladie, pas de médecine. Les choses ont changé, le sujet sain est également devenu l’objet de la médecine, ne serait-ce que par la prévention et les vaccinations. Mais la médecine, par ses connaissances du corps humain et les moyens qu’elle possède pour le modifier, offre des possibilités d’améliorer la vie du sujet en bonne santé apparente. En accédant à cette demande et parfois à cette exigence, la médecine se déconnecte des maladies, ne cherche plus seulement à rétablir la santé ou à la préserver, mais à modifier l’autre ou à influer sur son destin en utilisant les mêmes moyens que pour guérir. Elle change sa nature en changeant ses objectifs. Cette orientation est plus due à la société qu’aux médecins eux-mêmes (extrait de l'article « La médecine du bonheur »).


Dans les années quatre-vingt est né aux USA un courant de pensée : le transhumanisme qui repose sur l’idée que les nouvelles technologies (regroupées sous l’acronyme NBIC pour nanotechnologies, biotechnologies, informatique et sciences cognitives) devraient être utilisées pour améliorer les capacités physiques et intellectuelles de l’homme, afin de modifier profondément sa condition. Bien sûr, et depuis longtemps, la médecine tente d’améliorer la condition humaine par des techniques de substitution comme les lunettes ou les prothèses. Mais le transhumanisme envisage d’aller plus loin en augmentant les capacités humaines et créer un homme nouveau ; « l’homme augmenté ».

A ce propos, le CREDOC a publié récemment les résultats d'une enquête auprès des Français. Moi, qui suis un médecin de la vieille école avec le souci d’intervenir le moins possible lorsque les gens se portent bien, je suis un peu surpris que, d’après cette enquête, pour une majorité de Français (près de 60%), les progrès de la médecine sont tout d’abord destinés à « améliorer les capacités physiques et mentales d’une personne en bonne santé » et que ces progrès « ne doivent pas se limiter à soigner les maladies », avec des différences en fonction des catégories sociales : « Les cadres et professions intellectuelles supérieures, les hauts revenus, les habitants de l’agglomération parisienne s’inscrivent le plus dans une logique qu’on pourrait apparenter au transhumanisme et considèrent plus souvent que l’homme doit chercher à augmenter ses capacités » (le CREDOC, Régis Bigot et Sandra Holbian).

Mais si 60% des Français sont prêts à une modification de leur corps (comme la greffe d’un bras robotisé), par contre ils ne sont plus que 14 % à juger admissible l’idée d’installer « des composants électroniques sur le cerveau pour améliorer ses performances ». Pas touche à mon moi. Et pas touche à ma vie privée : 76 % des Français sont opposés à l’implantation d’un capteur sous la peau pour surveiller en permanence différents paramètres de santé par crainte d’une intrusion dans leur vie privée par les personnes chargées de collecter les données, personnes dans lesquelles ils n’ont a priori aucune confiance.

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 24 Octobre 2014

Vent de panique

Cette photo a été prise par Rémy Gabalda (AFP) à Avignonnet-Laurageais en Midi-Pyrénées.

Eoliennes impressionnantes qui peuvent atteindre 200 mètres de haut, proches d’un petit village où l’église parait ridiculement petite à côté de ces monstres de béton et de métal que je trouve pour ma part très antipathiques.

Elles ont ouvert les appétits des industriels qui cherchent à les implanter à proximité immédiate des habitations. Les municipalités subissent des pressions par les sociétés d’exploitation non pour implanter quelques éoliennes mais des parcs qui multiplient les nuisances, notamment sonores.

Ecologie ? Ces géants perturbent les animaux, enlaidissent les campagnes et brassent plus du vent qu’ils ne donnent de l’énergie. Comme l’a dit Nicolas Hulot : « au départ, l'énergie éolienne est une très bonne idée, mais à l'arrivée, c'est une réalisation tragique. Si on nous disait au moins que cela permettrait de fermer des centrales, mais ce n'est pas le cas ».

Un rapport de l'Académie nationale de médecine, publié en 2006, conclut à la nécessité de suspendre (ou interdire) l'édification des éoliennes d'une puissance supérieure à 2,5 mégawatts situées à moins de 1 500 m des habitations en raison des conséquences qu’elles peuvent induire. Pas à moins de 2,5 km selon certaines études scientifiques récentes. Les troubles provoqués (fort divers, mais fort désagréables pouvant conduire à d’authentiques dépressions) ont été groupés sous le nom de « syndrome éolien ». Les animaux et notamment les oiseaux doivent probablement le subir et peut-être davantage que les humains sans pouvoir en parler. Vous avez dit écologie ?

Source : Article de Dr Laurent Chevallier (Le Point.fr)

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Publié dans #Eoliennes, #syndrome éolien

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Publié le 23 Octobre 2014

 

C’est du sérieux, du solide. Un vent nouveau souffle sur le monde politique. Il va falloir s’accrocher, changer nos repères, envoyer au diable nos habitudes de penser, tourner la page, bâtir du neuf sur d’autres fondations, changer définitivement notre regard sur les choses, se remettre fondamentalement en question, concevoir l’avenir selon une nouvelle donne. Bref, une révolution.

J’en suis tout étourdi.

Mais que se passe-t-il ?

Vous êtes bien assis ? Alors je vous dévoile la chose : trois partis et non des moindres envisagent de changer leur nom !

Une proposition déjà ancienne de Sarkozy pour inaugurer son retour et concernant l’UMP qu’il a contribué à ruiner. Il est, en effet, préférable que l’on en oublie le nom. Valls vient d’en lancer l’idée pour le parti socialiste en voulant sans doute marginaliser les nostalgiques de la lutte des classes. Et à présent Marine Le Pen qui envisage courageusement de débaptiser le FN pour achever le meurtre du père et venger la mort de son chat bouffé par les chiens paternels.

Une révolution.

L’horizon s’éclaircit, les lendemains vont chanter, la France enfin remise sur ses rails va pouvoir prendre sans regrets le train de la modernité.

Nous sommes sauvés !

 

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Publié le 21 Octobre 2014

Polémique autour d’un bulleMartine Aubry, interrogée sur France Inter le 20 octobre dernier à propos de la baudruche verte de Paul McCarthy exposée pendant 48 heures sur la place Vendôme, et retirée après avoir été vandalisée et son créateur agressé, a déclaré que l’art se devait d’être provocateur, de « s’engouffrer dans la brèche », de « mettre le doigt là où ça fait mal ». Etant donné que McCarthy n’a pas caché que son œuvre pleine d’air intitulée « Tree » pouvait aisément évoquer un plug anal, sex-toy dédié à la sodomie, je salue le réalisme cru du commentaire de Martine Aubry, à moins qu’il ne s’agisse d’humour (ce qui ne semblait pas être le cas).

Quant à « Tree », son auteur peut être satisfait, son nom est sur toutes les lèvres et il fait l’objet de myriades d’articles. Pour ma part, je ne vois pas où est la provocation qui, d’ailleurs, ne me parait pas être le but premier de l’art. Cet « artiste » semble avoir comme seule source d’inspiration le « pipi-caca-zizi » qui date un peu car inauguré il y a près d’un siècle par Duchamp avec son urinoir intitulé « Fontaine », les sex-toys se trouvent à tous les coins de rues et s’étalent sur internet, quant aux colonnes, y compris celle de la place Vendôme, elles peuvent toutes être interprétées comme des phallus en érection.

Je remercie cependant McCarthy ne m’avoir montré un plug anal – et de surcroît de 24 mètres de haut - alors que je n’en avais jamais vu, même en petit format, ce qui manquait cruellement à mon éducation. Il semble que ceux qui ont été immédiatement outrés par cet objet sans intérêt érigé dans le cadre de la FNIAC, et qui ne méritait que de l’indifférence ou de l’ironie, connaissaient parfaitement sa signification canalaire, ce qui prouve qu’ils sortent beaucoup.

Pour ce qui concerne les œuvres suggestives, je préfère nettement le « Cornichon érotique » de Londres qui, lui, ne manque pas de beauté.

Polémique autour d’un bulle

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Rédigé par Dr WO

Publié dans #Art

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Publié le 19 Octobre 2014

163. Les firmes se penchent sur les berceaux

La conservation de convenance pour une femme de ses propres ovocytes est interdite en France mais autorisée dans plusieurs pays. Ainsi, aux Etats-Unis, 5 000 enfants seraient nés après congélation par leur mère de leurs ovocytes. Le prélèvement des ovocytes nécessite une stimulation ovarienne et une petite intervention le plus souvent sous anesthésie locale. Mais le coût de la technique de congélation s’élève à 10 000 dollars par tentative (7 900 euros) auxquels s’ajoutent les 500 dollars par an pour assurer le stockage (environ 400 euros). Les femmes sont donc parfois amenées à sacrifier leurs ambitions professionnelles pour avoir un enfant tant qu’il est encore temps, car cette période correspond à celle où leur carrière commence à se dessiner.

Apple envisage et Facebook propose déjà d’offrir dans leur couverture santé la prise en charge des frais liés à la conservation d’ovocytes et ce jusqu’à 20 000 euros. Cette initiative soulève une polémique.

Quel est l’intérêt pour la femme ?

Choisir le moment de sa grossesse, sachant que les ovules conservés sont des ovules jeunes avec un meilleur potentiel que les ovules libérés à un âge plus avancé, quand ils ne sont pas absents, mais une grossesse tardive n’est pas anodine.

Choisir ce moment en fonction du plan de carrière et éventuellement de la rencontre du compagnon espéré. Ce qui est admettre que dans les conditions habituelles, il est parfois difficile de concilier sa progression professionnelle et une vie de famille, contrairement à un homme.

Quel est l’intérêt pour l’entreprise ?

Elle peut passer pour généreuse et favoriser la féminisation de ses employés, car actuellement on y compte deux hommes pour une femme, et permettre aux talents féminins de s’exprimer. Elle peut aussi se targuer de promouvoir l’égalité, ne serait-ce que donner aux femmes la possibilité de conserver leurs ovocytes comme les hommes ont celle de conserver leur sperme.

Mais ne cherche-t-elle pas également à ne pas perturber la bonne marche de l’entreprise par la survenue de grossesses intempestives ? Ce qui serait un peu considérer la femme comme une valeur marchande.

La proposition de ces entreprises est une intervention manifeste dans la vie intime de son personnel féminin, et sous couvert de générosité, il n’est pas exclu qu’elles puissent exercer ultérieurement des pressions pour inciter les femmes à choisir le moment de leur grossesse en fonction de l’intérêt de la firme. « Chère amie si vous pouviez sortir votre ovule du placard dans un an, cela nous arrangerait ».

D’une façon plus générale

Cette initiative montre à quel point le fossé se creuse entre l’acte sexuel et la procréation en opposition avec les religions monothéistes qui conçoivent l’acte sexuel comme visant essentiellement à la procréation, le plaisir que l’on peut en retirer étant en quelque sorte un « mal » nécessaire. Mais la distinction vécue entre sexualité et procréation ont été marquées ces dernières années par leur séparation physique, les gamètes n’ont plus besoin des corps pour s’accoupler mais ont encore besoin de celui de la femme pour se développer. Avec l’insémination artificielle et la fécondation in vitro, le corps de l’homme lui-même peut maintenant être exclu de la procréation.

Berthe Morisot « Le berceau »

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Publié le 17 Octobre 2014

L’article précédent montre l’importance du trafic de faux médicaments qui se déversent sur l’Afrique, là où les services de santé peuvent être défaillants, le contrôle insuffisant et l’offre de soins onéreux. Aussi la pauvreté pousse les gens à se procurer de prétendus médicaments à moindre coût sur les marchés. Profiter de la maladie des autres pour se faire de l’argent sans fournir le moindre service en retour et prétendre en fournir un, n’est malheureusement pas l’apanage de ces laborantins sans scrupules.

Le virus de la corruptionEn ce moment au Liberia où sévit la maladie à virus Ebola, on fait encore davantage dans l’ignominie. On sait que la population reste réfractaire aux mesures prophylactiques et les autorités ont du mal à les imposer. Les gens restent incrédules sur la nature et les causes de cette épidémie, allant jusqu’à accuser les soignants d’en être responsables (et notamment les blancs venus à leur secours).

Les rites funéraires au Liberia comportent une exposition des corps pendant plusieurs jours et les proches viennent leur rendre visite et les embrasser avant qu’ils ne soient enterrés ou incinérés. Ces rites pour les morts par le virus Ebola sont évidemment interdits car ces cadavres exposent à un très haut risque de contamination. Des brigades assurent le traitement des dépouilles.

Les permis d’inhumer ne sont délivrés qu’aux seules personnes pouvant présenter un certificat confirmant que le défunt n’avait pas été contaminé par le virus Ebola. Et que croyez-vous qu’il advint ? D’après une enquête du Wall Street Journal, certains agents des équipes chargées de l’évacuation des corps proposent aux familles d’acheter de faux certificats de décès pour une somme qui va de 40 à 150 dollars, permettant ainsi de promouvoir le baiser qui tue.

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Rédigé par Dr WO

Publié dans #Ebola, #Liberia

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Publié le 15 Octobre 2014

Selon l’OMS, la contrefaçon pharmaceutique pourrait concerner 15 % des médicaments en circulation dans le monde, 30 à 40 % en Afrique, et près de 50 % de ceux vendus sur Internet !

Les saisies record de produits pharmaceutiques illicites par l'Organisation mondiale des douanes (OMD) et l'Institut de recherche contre le faux médicament (IRACM), ont été effectuées entre fin mai et début juin 2014, dans quinze ports maritimes d'Afrique. En dix jours, 113 millions de produits pharmaceutiques illicites et potentiellement dangereux ont été interceptés par les douaniers, principalement au Bénin, en Tanzanie et en République démocratique du Congo.

Plus de la moitié des médicaments saisis cette année sont des antalgiques, des anti-inflammatoires et des antibiotiques (et dans 17 % des cas des antituberculeux)

On considère que 75 % des contrefaçons proviendraient de Chine et d’Inde ; la moitié d’entre elles transitant par Dubaï pour empêcher toute traçabilité. L’Inde semble de plus en plus impliquée : 90 % des produits interceptés lors de la dernière opération proviennent de ce pays.

Le trafic des faux médicaments est très lucratif. « Pour 1 000 dollars investis, le bénéfice généré peut atteindre jusqu’à 500 000 dollars » Alors que pour le trafic de drogue, ce bénéfice tourne autour de 20 000 euros. La contrefaçon de médicaments est d’autant plus attractive que les contrôles sont quasi inexistants et la législation n’est guère dissuasive : les peines infligées aux trafiquants sont le plus souvent de simples amendes ou de courtes peines de prison.   

Bien qu’il soit difficile de préciser les conséquences pour les malades de ce trafic, il serait à l’origine du décès de 100 000 personnes tous les ans en Afrique selon l’OMS.

Source : Journal international de Médecine (15/10/14)

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 14 Octobre 2014

La tête de l’emploi« Peut-on être une ministre de la Santé crédible lorsque l'on est obèse ? Depuis ce tweet d'un journaliste, la polémique est engagée en Belgique. Car le surpoids de la nouvelle ministre Maggie De Block, qui est par ailleurs médecin, est dû à une maladie. »

Il me semble que Maggie, étant elle-même malade et de surcroît médecin, est très bien placée pour s’occuper de la santé. Elle doit savoir de quoi elle parle.

D’ailleurs n’avons-nous pas eu en France un ministre – le sieur Cahuzac - en charge de poursuivre les fraudeurs du fisc ayant lui-même cherché à échapper à l’impôt ? Personne n’était plus compétent que lui pour connaître les ficelles de la fraude. N’avons-nous pas eu un conseiller à l’Elysée – le sieur Morelle - chargé de cirer les pompes de son employeur demandant à autrui de cirer les siennes en toute confraternité et sur son lieu de travail ? N’avons-nous pas eu un secrétaire d’Etat – le sieur Thévenoud - chargé du commerce extérieur atteint de phobie administrative, ayant oublié – entre autres - de déclarer ses revenus, après avoir été antérieurement un pourfendeur des fraudeurs du fisc ? Toujours député et appartenant désormais à la commission du Développement durable (son ancienne appartenance à la commission des finances de l’assemblée paraissant déplacée), espérons que sa phobie administrative ne se développera pas durablement.

Alors Maggie De Block, je trouve votre apparence bien sympathique.

Et d’ailleurs faut-il que la mine des ministres soit en adéquation avec leurs fonctions ou avec ce qu’ils représentent ? Dans ce cas, je mettrais volontiers une jolie Française à la présidence, un ministre des affaires étrangères avec des valises sous les yeux, une ménagère comme ministre de l'économie, un chômeur comme ministre du Travail, un clown dans le cirque de la Culture, un homme à cagoule comme ministre de l’intérieur, une femme nue comme ministre de la Justice, et comme ministre de l’écologie, beaucoup seraient capables de brasser du vent.

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 13 Octobre 2014


 ENSEIGNEMENT. La France a d'excellents économistes et l'un d'eux : Jean Tirole vient d'obtenir le prix Nobel d'économie 2014. Elle a les meilleurs mathématiciens, régulièrement récompensés par la médaille Fields. Et cela dans un pays incapable de faire des économies et où les élèves ne savent plus compter.


 SANTE. Le despote Nord-coréen Kim Jong-un aurait été opéré en septembre dernier des deux chevilles par un chirurgien français. La mégalomanie n'est pas exempte de complications.


 VIE SPIRITUELLE. A propos de mon article : "29 bis. Dieu et les maladies", j'ai reçu aujourd'hui un commentaire (sur la plate-forme Over-blog) de Mehdi X que je retranscris fidèlement ci-dessous :

"Ebola punition d'ALLAH pour exterminer les homosexuels et les sorciers donc aux homosexuels et aux sorciers de mettre fin a ces crimes l'homosexualité et la sorcellerie et de convertir immédiatement a l'islam pour éviter leurs extermination par Ebola arrêt cardiaque déluge les foudre les séismes les météorites les homosexuels comme les terroristes le mariage gay pour exterminer la race humains les terroristes égorgent pour exterminer les êtres humains ensemble a l'enfer les premiers malades de sida a Los Angles Usa en 1981 5 homosexuels ces virus punition d'ALLAH a 100%"

Et Allah ne fait rien contre les débiles dangereux ??!


 

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 11 Octobre 2014

Imaginez qu’après mûres réflexions, vous achetiez un produit, et que votre commande ait bien précisé que votre choix portait sur le lot n° 380 dont vous connaissiez bien les caractéristiques, et que par suite d’une erreur d’écriture on vous ait livré le lot n° 330 sans que vous le sachiez ? Bien sûr, vous vous dites, en tant que consommateur (trice) averti (e), le magasin a l’obligation de vous reprendre le lot n° 330, et de l’échanger contre le lot n° 380 choisi. D’ailleurs, il existe un temps légal de réflexion pendant lequel vous avez même la possibilité d’annuler votre achat.

Cependant, Mme Jennifer Cramblett, habitant Uniontown (Ohio), avait déjà utilisé le produit sans y prendre garde, l’apparence étant la même, et c’est seulement cinq mois après qu’un vendeur du magasin de Chicago, où le produit avait été acheté, l’a averti de l’erreur commise.

Mais vous vous dites, qu’après tout, Jennifer avait utilisé ce produit sans inconvénient pendant cinq mois, et elle l’a même utilisé neuf mois, au terme duquel elle a accouché d’une charmante petit métisse prénommée Payton (« ton salaire » en quelque sorte).

Cette lesbienne caucasienne (mariée à une autre lesbienne) réclame à la clinique, deux ans après la naissance, une indemnité d’un montant de 50000 dollars car « le fait que son enfant soit métisse la fait pleurer, la rend déprimée et en colère ». Lesbienne mais un peu raciste. (A noter que Payton pourrait aussi évoquer « ton indemnité ». La clinique avait seulement proposé de rembourser l'achat)

Les manipulations de la procréation nous réservent de belles surprises dont celle de l’eugénisme qui, en fait, n’en est plus une, et l'on peut rapprocher cette histoire de celle du couple australien, parti avec l'enfant sain en laissant l'enfant trisomique à la mère porteuse.

On ne peut s’empêcher de penser que si Jennifer avait tout simplement couché avec un homme de son choix (ou à la rigueur utilisé son sperme), elle aurait au moins su qui aurait été le père de son enfant.

Si « naître, c’est être voulu », je plains la petite Payton, maintenant âgée de deux ans, et sa réaction est à craindre lorsqu'elle sera en âge de comprendre.

Un lot surprise

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 10 Octobre 2014

Ainsi le prix Nobel de littérature a été décerné à Modiano. Il s'agit du quinzième récolté par la littérature française et la France reste un peu plus en tête des prix Nobel pour cette matière. Je suis plutôt content que ce grand dadais (de 69 ans mais avec 1,98 m) ait été honoré, car c'est un homme sympathique aussi mauvais à l'oral qu'il est bon à l'écrit.

C'est un régal de voir sa confusion devant une caméra, ses phrases qu'il ne termine que rarement, sinon par d'amples gestes de la main comme des points de suspension. Au spectateur de deviner la suite, de la même manière qu'il laisse ses lecteurs dans l'indécis et le non-dit, à eux de remplir les blancs avec leurs rêves.

C'est un régal de voir sa modestie aucunement feinte lorsqu'il se demande, perplexe, les raisons pour lesquelles les Suédois lui ont décerné ce prix en le comparant même à Proust dans ses explorations du temps passé.

Il y a deux ans j'avais publié sur ce blog un petit article le concernant. Je le reproduis ci-dessous.


J’ai lu quelques livres de Patrick Modiano[1] et j’ai commencé son dernier roman : « L’herbe des nuits ». Au bout de quarante pages, je me suis dit : encore ! Il exagère, il recommence ! Oui, il fait à chaque fois le même livre à peu de choses près, et je continue à le lire !

La trame est toujours la même. Un homme s’exprimant à la première personne, dont on ne sait pas ou peu ce qu’il est et ce qu’il fait, est à la recherche de son passé, peut-être pour y trouver sa place dans le présent. Des retours en arrière portés par des notes, des pérégrinations dans des quartiers de Paris et des lieux (surtout des cafés). Des noms surgissent, des personnages plutôt esquissés que décrits tournent en rond autour du narrateur, à moins que cela soit l’inverse. On ne sait pas trop pourquoi le narrateur se trouve mêlé à ces personnages ou fréquente leur milieu, et tout est noyé dans le halot du souvenir et l’incertitude de la mémoire. Le récit fait souvent référence à une période trouble comme l’occupation allemande. Les personnages sont souvent peu recommandables (le « Je » est maintes fois interrogé par un policier), mais le narrateur n’est pas très explicite ou il n’en sait trop rien car les personnages qui se succèdent sont insaisissables comme des fantômes et conservent souvent longtemps leur mystère.

Quant à l’intrigue, il n’y en a pas dans le sens linéaire du terme, et je serais incapable de raconter un de ces livres. Elle est ébauchée par petites touches entre le passé et le présent, le second n’étant qu’une quête incomplète et incertaine du premier. Une intrigue brisée en zigzag dans la trame temporel, mais menée habilement pour soutenir l’attente.

Alors pourquoi lire du Modiano ? Là est la magie de cet écrivain. Prendre un de se livres, c’est être pris par lui, et on ne le quitte pas si la magie opère (car ses romans sont inégaux). Le plaisir de lire une écriture parfaite mais d’une grande simplicité, et finalement le destin de ces personnages, la plupart disparus, qui ne sont souvent que des noms, nous intéresse et on espère voir leur mystère éclairci au fil des pages. Oui, Modiano exagère, il ne se renouvelle aucunement et je comprends que l’on puisse s’en lasser, mais j’ai hâte de reprendre la lecture de « L’herbe des nuits » (beau titre).


 

[1] La place de l’étoile, Une jeunesse, Pedigree, Dans le café de la jeunesse perdue, Rue des boutiques obscures, Horizon.

 

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Rédigé par Dr WO

Publié dans #littérature, #Modiano, #Nobel

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Publié le 9 Octobre 2014

La femme dresse son long corps frêle,

La chevelure rousse comme une crinière de lion

Mange son visage amaigri, d’une pâleur mortelle.

Elle nous regarde de ses grands yeux ronds.

 

Un regard de surprise et de mélancolie,

Elle voit son corps mince et fragile déformé

Par cette protubérance qui sans cesse grossit

Et que son ventre distendu parvient à supporter.

 

Cet œuf étranger fait partie d’elle-même,

Il se nourrit de son corps malgré son vouloir,

Mais déjà, sans le connaître, elle l’aime.

Sans elle, il ne serait qu’un espoir.

 

Un corps noir comme un têtard géant

S’enroule autour de la belle dénudée.

Les dorures d’une draperie à ses flancs,

Son pubis roux sur voile céleste étoilé.

 

Elle se croit seule la femme innocente.

Pourtant, derrière, elle est surveillée

Par des faces d’homme inquiétantes,

Expriment–elles l’envie ou l’hostilité ?

Ces mâles attendent-ils l’enfant à naître ?

Voudront-ils de suite l’emporter ?

Pour en faire un soldat peut-être.

 

Sur elle, un crâne de squelette est penché.

Que la femme ne se fasse pas d’illusion :

L’enfant qu’elle porte sera peut-être mort-né,

Ou naîtra pour mourir de toute façon.

Gustav Klimt "Espérance"                    

Paul Obraska

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 7 Octobre 2014


 

Brèves du 07.10.14Délinquance. Lors d'un meeting à Vélizy-Villacoublay, Nicolas Sarkozy a déclaré que les différentes procédures judiciaires le visant avaient "beaucoup renforcé sa détermination" et "Par moments, je me dis la sécurité en France ça va très bien, parce que si l'on n'a vraiment que moi comme délinquant, vous pouvez laisser vos enfants sortir.". Ce qui veut dire que tant que l’on ne va pas jusqu’à l’agression physique, le vol à main armée ou le meurtre, on peut tout se permettre. Mais on comprend sa détermination à reprendre la politique. Acquérir éventuellement une immunité peut toujours servir ou crier au complot peut parfois être salvateur. (Dessin de Pétillon)


Le monde des affaires. Dans une lettre adressée à un de ses Brèves du 07.10.14commissaires, Jean-Claude Juncker lui demande de travailler à "briser les barrières nationales en matière de réglementation du droit d’auteur et de la protection des données". Cela facilitera la main mise sur la culture de groupes comme Amazon, Google ou Netflix. Cette décision vient après celle de rattacher l’agence européenne délivrant l’autorisation de mise sur le marché des médicaments à l’organisme traitant des entreprises, alors que Barroso l’avait rattachée à celui s’occupant de la santé et des consommateurs. Il est vrai que l’on se demande ce que les médicaments ont à faire avec la santé de ceux qui les consomment.


Brèves du 07.10.14Coup de filet dans le sport. Ghoncheh Ghavami, une Irano-Britannique de 25 ans, est emprisonnée depuis cent jours en Iran. Elle a commencé il y a six jours une grève de la faim. Elle a été accusée de "propagande contre le régime" car le 20 juin elle a tenté, en compagnie de 16 autres Iraniennes, d'assister à la rencontre de volley-ball masculin Iran-Italie. Voilà une excellente propagande pour le régime et pour « l’Islam, c’est pas ça ».


 

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 5 Octobre 2014

Quand le problème devient problématique

A propos de la mort d’une jeune femme par arrêt cardiaque au cours d’une césarienne à la maternité d’Orthez, on accuse, mais sans certitude pour l’instant, l’anesthésiste d’avoir commis une erreur à l’origine du drame car celle-ci aurait « un problème d’alcool ». C’est le terme utilisé par la plupart des médias.

Que veut dire « un problème d’alcool » ? Un problème, genre : si l’on connait le degré d’alcool « d » et le volume «V » de la boisson alcoolisée, quel est le volume d’alcool absorbé si l’on boit 1/3 de « V » ?

Apparemment cette anesthésiste n’avait pas un « problème d’alcool » ; elle était alcoolique. Certains médias parlent aussi « d’un problème de dépendance à l’alcool » ; elle était, d’après les dires, dépendante à l’alcool, sans problème.

Toujours cette sémantique hypocrite pour ne pas heurter la susceptibilité de l’individu. Précautions oratoires pour éviter de dire ce qui est. Le mal entendant est un sourd et le mal voyant un aveugle, être sourd ou aveugle n’a rien de dégradant, la technicienne de surface est une femme de ménage et elle est indispensable. L’alcoolisme est une maladie, le problème est dans le pourquoi.

Degas : « Buveurs d’absinthe »

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 3 Octobre 2014

Gros grain de folie

Vous vous souvenez sans doute qu’en 2012, le groupe salafiste « l’Association islamique égyptienne » avait averti les musulmans de ne pas manger de tomates car celles-ci étaient manifestement chrétiennes puisqu’une tomate coupée en deux montre, à l’évidence, une croix (de Malte) en son sein (voir)

On ne peut s’imaginer à quel point les fruits et les légumes portent en eux de vices et de dépravations. Ne serait-il pas temps de classer X les étals des marchands qui exposent à la vue de tous ces nourritures terrestres suspectes ?

C’est dans ce sens qu’à Mossoul, l’EI veille à éviter toute promiscuité entre les légumes de sexe opposé, et c’est à juste titre que la police des djihadistes veille à la séparation sur les étals des aubergines et des tomates (du genre féminin) soigneusement mises à l'écart des concombres (du genre masculin).

Manquerait plus qu’un concombre musulman introduise sa graine dans une tomate chrétienne !

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Rédigé par Dr WO

Publié dans #EI, #islamisme, #légumes, #Mossoul

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Publié le 1 Octobre 2014


María Teresa Rivera ignorait qu'elle était enceinte quand elle a eu un malaise dans l'usine de confection où elle travaillait. Elle a été transportée d'urgence à l'hôpital où l’on a constaté qu’elle faisait une fausse couche. Situation déjà éprouvante pour cette femme. Mais le pire est à venir. Maria Teresa Rivera est Salvadorienne et le Salvador est un charmant pays d’Amérique Centrale qui interdit l’avortement en toutes circonstances, même lorsque la vie de la mère est en danger.

En raison de cette interdiction totale, les avortements clandestins sont fréquents et les méthodes utilisées très dangereuses pour la santé. Selon l’Organisation mondiale de la santé, 11% des femmes qui ont subi un avortement clandestin au Salvador sont décédées des suites de cette intervention. Et cerise sur le fœtus, même les femmes qui font une fausse couche risquent la prison.

Maria Teresa n’a pas eu de chance, bien que n’ayant pas eu recours à un avortement clandestin, pendant son hospitalisation un membre charitable du personnel, nimbé de bonté christique, l'a dénoncée à la police. Et Maria Teresa a été jugée et déclarée coupable d'homicide aggravé.

Elle purge actuellement une peine de 40 ans de prison ! Mais elle aurait pu écoper de 50 ans comme le prévoit la loi de ce pays chrétien (surtout catholique)

Il semble que les autorités salvadoriennes soient surtout capables de poursuivre et de sévir contre les « homicides » fœtaux. Le Salvador est, en effet, l'un des pays les plus dangereux au monde, avec plus de 16 000 homicides depuis juin 2004. D'après les estimations disponibles, le taux de meurtres par 100 000 habitants aurait été entre 64 et 68 en 2007 et serait de 69,2 en 2011 (il serait en France de 1 en 2012)

Source : [ Amnesty.ch]

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Rédigé par Dr WO

Publié dans #avortement, #Salvador

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