Publié le 30 Octobre 2022

Les « témoins de Jéhovah » constituent une branche un peu tordue du christianisme et dont l'un des objectifs est de prédire la fin du monde et la bataille d’Armageddon qui établira le Royaume de Dieu sur Terre. Notons que bien que tout puissant, Dieu devra combattre les forces terrestres pour s’imposer, ce qui jette un doute sur sa toute puissance. Le tort des instances de cette religion est de donner imprudemment des dates pour ce combat final qui se sont révélées heureusement fausses à chaque fois, ce qui ne semble guère les préoccuper et miner un tant soit peu leurs croyances. Férus de Bible hébraïque, cela ne les a pas empêchés, pour préserver les leurs, d’envoyer une bafouille antisémite à Hitler pour qui la référence à Jéhovah devait être une preuve de l’implication des Juifs. Une flagornerie minable qui n’a nullement protégé les « témoins de Jéhovah » de la persécution par le régime nazi.

Une interprétation discutable d’un verset de la Bible les font rejeter toute transfusion de sang (ou de ses composants), autre que le leur. Ce rejet a permis à bon nombre de « témoins » de connaître la fin du monde avant l’heure, et de compliquer la tâche des médecins et surtout des chirurgiens pris dans le dilemme : préserver une croyance, aussi absurde soit-elle, ou préserver la vie. Dans ma pratique je n’ai jamais eu à trancher.

Ce dilemme a été vécu par des chirurgiens et réanimateurs du CHU de Bordeaux en 2016 où une patiente, témoin de Jéhovah, fut admise pour une ablation de la vésicule biliaire. Une blessure de l’artère iliaque droite au cours de l’intervention avait provoqué une hémorragie ayant rapidement dépassé le protocole alternatif qui avait été mis en place sur la demande de la patiente. Les conséquences de l’hémorragie ont mis la patiente en danger de mort, et des transfusions furent faites, la patiente étant inconsciente, une telle décision est prévue par la loi. En post-opératoire, une anémie profonde a mis à nouveau le pronostic vital de la patiente en jeu et une autre transfusion s’était avérée nécessaire. Devant le refus réitéré de la première intéressée qui jouait pourtant sa vie, « une transfusion sanguine a été réalisée sur la décision collégiale de deux médecins, à l'insu de l'intéressée qui a été endormie et ne l'a appris qu'un an plus tard, lorsque son dossier médical lui a été communiqué à sa demande ». Pour la Cour, cette méthode suffit à engager la responsabilité de l’hôpital « sans qu'il soit besoin de rechercher si cette intervention était justifiée par une urgence vitale. Dans cette circonstance bien particulière, le CHU a été condamné à verser la somme de 4 000 euros au titre du préjudice moral mais aussi de « troubles dans les conditions de l’existence ».  Une somme qui a été augmentée en appel, le Tribunal administratif ayant en première instance accordé la somme de 1.000 euros. ».

Si chaque religion apporte son lot d’absurdités dans ses pratiques, mais la logique n’y trouve guère sa place, par contre la justice est censée être logique, mais elle ne manque pas d’absurdités. Le respect de la loi serait-il supérieur à la préservation de la vie ? Si cette patiente n’avait pas été endormie pour passer outre son refus de la transfusion, elle serait morte. La justice aurait-elle poursuivi les chirurgiens et réanimateurs pour non- assistance à personne en danger s’ils avaient respecté la volonté de la patiente ? L’attitude juridiquement valable eût été de laisser la malade tomber dans le coma pour pouvoir la transfuser sans avoir à lui demander son avis, ce qui lui aurait permis de se réveiller avec de multiples séquelles organiques notamment cérébrales probablement définitives. A mon avis, le seul tort des chirurgiens est d’avoir blessé l’artère iliaque droite qui, habituellement, n’est pas à côté de la vésicule. Une maladresse de taille.

Illustration : Jean-Claude Vernier : "la Justice"

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Publié le 29 Octobre 2022

Voici revenu le temps de la guerre mondiale. Jamais deux sans trois. Pendant que les uns jettent sur des tableaux de la soupe et de la purée en utilisant ce qu’ils ont dans la tête, d’autres ne cessent de parler de guerre atomique autrement plus efficace que le pétrole pour provoquer un réchauffement climatique définitif manifestement lié à l’activité humaine. L’attardé du 20ème siècle qui loge au Kremlin lorsqu’il quitte sa demeure impériale nous menace régulièrement de l’apocalypse, fort bien décrit par les médias à sa botte, en répétant comme un gamin turbulent qui met le feu : ce n’est pas moi, c’est lui. Le vieux de la Maison Blanche répète qu’il a les moyens de le punir s’il appuie sur le bouton qui le gratte, tout en gardant un œil sur le Chinois à l’air pas commode et qui laisse son petit copain joufflu de la Corée du Nord jouer avec de grosses allumettes dont l’une est passée récemment dans le ciel du Japon. Les généraux, les amiraux, les experts et expertes parlent de guerre et de stratégie sur les plateaux avec une satisfaction manifeste, en profitant de l’instant pour étaler leur science du désastre comme si c’était un spectacle à suspense où les morts plus ou moins entiers, plus ou moins carbonisés, victimes de tueurs de masse qui ne seront jamais condamnés, se relèvent à la fin pour saluer le public, à condition que celui-ci soit revenu de la manifestation pour défendre le pouvoir d’achat lui permettant de consommer des produits fabriqués ailleurs, dans un climat social qui se réchauffe avant d’exploser.

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Publié le 24 Octobre 2022

Exposition Monet Mitchell

Cette photo de la peintre entourée de ses oeuvres, probablement en gestation, les pots de peinture à ses pieds, m'a fait irrésistiblement pensé à une gamine a qui on aurait permis de faire des gribouillages. Cette remarque prouve que je ne connais rien à la peinture contemporaine et que je ferais mieux de me taire.

Exposition Monet-Mitchell

Exposition Monet-Mitchell

Exposition Monet-Mitchell

Exposition Monet-Mitchell

Exposition Monet-Mitchell

Le tableau ci-dessus est celui qui m'a le moins déplu. La deuxième partie de l'exposition est consacrée à une mise en scène intéressante où sont mis en regard des tableaux de Mitchell et des tableaux peints par Monet à la fin de sa vie, proches de la peinture abstraite où le peintre de Giverny avait privilégié la sensation et l'émotion plutôt que la représentation.

Exposition Monet-Mitchell

Exposition Monet-Mitchell

La maison de l'artiste, vue du jardin des roses

D'autres tableaux de Monet faisant partie des Nymphéas  sont exposés :

Exposition Monet-Mitchell

 

Exposition Monet-Mitchell

Ce tableau est mon préféré de l'exposition. Certes, en le déconstruisant beaucoup et en cherchant bien, on pourrait y retrouver du Mitchell.

La fondation Louis Vuitton est un lieu remarquable pour les expositions. Une artiste dont j'ignore le nom y expose dans le puits central une grande sculpture métallique que j'ai trouve très belle :

Exposition Monet-Mitchell

 

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 20 Octobre 2022

Autant en emporte les ventsOn vit tout de même une époque formidable. Je signale aux écologistes que les 8 milliards d'humains dégagent 16 fois par minute du CO2 dans l'atmosphère en respirant. A tout prendre il serait préférable de taxer l'expiration carbonée que de l'arrêter. Pour les pets, je n'ai pas de chiffre précis, d'autant plus que cette pollution est très variable d'un individu à l'autre et dépend de l'alimentation, et la précision est le fondement de toute taxation. Je suppose que pour les vaches il est prévu de se contenter d'une taxe forfaitaire en fonction du nombre de vaches. Pour les humains, une taxe forfaitaire par foyer risquerait de soulever des protestations car les petits péteurs ne voudront pas payer pour les gros pollueurs. Resterait alors à mesurer les dégagements de chacun, mais un appareil de mesure portatif risquerait d'être encombrant, surtout pour les bureaucrates, même si une étude sur 48 heures serait suffisante à condition qu'il n'y ait pas d'infraction sur l'alimentation qui devrait rester habituelle pour que la fréquence et le volume des vents mesurés soient représentatifs de la pollution émise par chaque individu.

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Publié le 18 Octobre 2022

La représentation tribaleEt pourquoi ça ? Les personnes transgenres représenteraient environ 1p100 de la population, si tous les 1p100 de la population ayant une particularité qui les distingue nettement de la grande majorité devaient être représentés à la télévision, ceux qui n’ont aucune particularité distinctive seraient amenés à disparaître de nos écrans pour cause de banalité. Il est tout de même bizarre de vouloir recruter des artistes ou des présentateurs en fonction de leur libido, de la couleur de leur peau, ou de la transformation ("transition" est plus flatteur) hormono-chirurgicale de leur corps pour traiter le mal-être provoqué par une dysphorie du genre. Il me semble que le critère essentiel du recrutement devrait être le talent et la compétence, que l’on appartienne ou non à la longue liste des particularités sexuelles ou libidinales, et quelle que soit la quantité de mélanine contenue dans la peau. Cela fait partie de l’universalisme qui consiste à privilégier l’être humain plutôt que son appartenance tribale, même revendiquée. Car le nombre de tribus va croissant et la société ne cesse de se morceler en fonction de particularités de plus en plus étroites avec perte progressive des dénominateurs communs. Même les amateurs de football réunis par l’amour de ce sport finissent par s’entretuer. Mais ça, ce n’est pas une nouveauté. Dans le cas présent, si le député entend par une "plus juste repésentations (sic) des personnes trans", la façon de les présenter, dire qu'une personne trans est un homme transformé en femme ou une femme transformée en homme pour suivre leur ressenti et que ces transformations sont forcément incomplètes ne me parait pas être de la transphobie, mais la réalité.

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Publié le 17 Octobre 2022

Agent infiltré

Brèves du 17/10/22Il n’y a plus de doute, Sandrine Rousseau est un agent infiltré à la solde des machistes et des climato-sceptiques. Sa dernière réaction par laquelle elle trouve très intéressante la performance des deux demeurées réclamant l’arrêt de l’utilisation des hydrocarbures en jetant de la soupe à la tomate sur « les tournesols » de Van Gogh en est la preuve définitive. A propos de la prouesse de ce duo narcissique, j’ai entendu dire, à juste titre, par un intervenant sur un plateau TV : « ne dites plus débile, dites radical ». Sandrine Rousseau par ses sorties caricaturales ne peut que défavoriser les causes qu’elle prétend défendre. De la déconstruction de son époux (apparemment devenu invisible) à la déconstruction du féminisme et de l’écologie, elle apparaît comme un agent infiltré efficace dont l’action devrait être saluée par les millions de misogynes, religieux ou non, et les pollueurs impénitents de la planète.

En manque

Brèves du 17/10/22Il y a des gens qui se prennent pour Napoléon, Mr Mélenchon se prend pour un révolutionnaire. Il est manifestement en manque. Il ne cesse de faire des comparaisons avec la Révolution de 1789 dans le regard qu’il porte sur la situation actuelle de la France. Une idée fixe, un trouble obsessionnel compulsif, ça se soigne mais c’est difficile à traiter.

NB : il se prend aussi pour Napoléon.

Inacceptable

Brèves du 17/10/22Quand un politique au pouvoir parle d’une situation inacceptable, c’est la preuve qu’il ne peut rien faire d’autre que de l’accepter.

 

 

 

 

Brèves du 17/10/22Il va falloir apprendre aux ministres à souffler plus fort sur les particules polluantes

Supplice chinois

Brèves du 17/10/22Encore 100 millions de Chinois confinés "et moi, et moi, et moi"... Xi Jinping maintient la stratégie sanitaire du "zéro covid". Une bonne occasion de renforcer la surveillance étroite de chaque individu pour débuter son probable 3e mandat. Mais il est plus facile de surveiller les Chinois que les SARS-CoV-2

En Russie, les courses sont dangereuses (entrefilet du Canard enchaîné du 19.10.22)

Brèves du 17/10/22

 

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 15 Octobre 2022

A voir les sources d’énergie se tarir ou être bloquées, devenir de plus en plus onéreuses, à voir les grèves peu raffinées des raffineries, les files de véhicules devant les pompes à essence en passe de se vider, je me dis que la seule solution est le retour du cheval comme animal de trait et de transport pour trotter vers la décroissance.

Le cheval a trop longtemps été délaissé et déchu à l’état d'unité de puissance. Il reste cependant une bête de spectacle et de distraction, il peut même faire la fortune de quelques privilégiés et la ruine de ceux qui ne le sont pas, mais c’est tout de même ranger cette noble conquête de l’homme au niveau de l’accessoire alors qu’il fut indispensable pendant des siècles, aussi bien pour se déplacer que pour travailler ou faire la guerre.

Certes, ramener le cheval dans la société constellera les rues de crottin, mais si l’on peut glisser dessus il a l’avantage de sentir meilleur que les gaz d’échappement des moteurs à explosion, et celui pour son producteur de se recharger avec un sac d’avoine plus vite que les batteries électriques.

Je sais qu’un tel changement ne serait pas simple. Il faudra remplacer les usines de fabrication des automobiles par des écuries et il ne sera pas évident de reconvertir les ouvriers en garçons d’écurie car je ne sais pas si un cheval accepterait sans hennir d’être soigné par un robot, le cheval, lui, a le sens des contacts humains. En outre, on ne peut pas produire des chevaux à la chaîne et il faut environ 340 jours pour produire un poulain, c’est plus lent que produire un véhicule.

Je suis conscient de toutes ces difficultés, et on pourrait en outre m’opposer que multiplier les chevaux serait aussi multiplier les pets dans l’atmosphère et donc les dégagements de méthane, néfaste pour le climat. Revenir à la nature au galop risque de poser des problèmes pour assurer la décroissance mais n’est pas impossible. Des calèches, des fiacres, des diligences hippomobiles roulant sur les autoroutes et s’arrêtant aux péages pour acheter des sacs d’avoine vendus, bien entendu, de plus en plus chers. Des cavaliers traversant les villages au pas pour respecter les limitations de vitesse, surtout devant les écoles, et s’arrêtant aux feux rouges pour laisser passer les vélos, les trottinettes, les skieurs en hiver, et un couple de bœufs tirant une charrette chargée. Car le bœuf aussi retrouverait une noblesse autre que celle du steak.

Finalement ce monde serait moins absurde que l’acte de ces deux pétroleuses qui, pour manifester leur opposition au pétrole, ont jeté hier de la soupe sur un des exemplaires de la série des « tournesols » de Van Gogh, alors que ce tableau exposé à Londres ne dégage que de la beauté contrairement à ces activistes qui ne dégagent que de la bêtise.

Illustration : Van Gogh « Tournesols »

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Publié le 13 Octobre 2022

S’il y a des prêtres orthodoxes russes qui prennent courageusement parti pour la fin d’une guerre qu’ils estiment fratricide entre la Russie et l’Ukraine, d’autres poussent Poutine à continuer une guerre qu’ils estiment messianique. J’ai vu aujourd’hui à la télévision un prêtre orthodoxe décontracté parler de l’atomisation du monde comme d’un avenir dont il ne faut pas avoir peur, et comme une illustration de la « fin des temps » que seul Dieu peut décider.

Un avenir que nous promettent nombre de religions, soit comme la fin d’un cycle du type « on efface tout et on recommence » sur d’autres bases, soit comme un transfert ailleurs de l’humanité en majorité coupable et dont le sort restera à déterminer.

On ne peut s’empêcher de penser que la fin du monde non recyclable qui figure dans les religions abrahamiques est tout de même l’aveu qu’il était écrit que le monde créé par Dieu, serait un échec puisque sa destruction était prévue, une autodestruction car la mission était impossible. Un travail salopé en quelque sorte. Bien sûr, le croyant pense que ce n’est pas Dieu qui a salopé le travail puisqu’Il ne peut pas se tromper, mais l’Homme à qui Il a donné imprudemment (ce qui suggère que Dieu n’est pas si parfait que ça) une liberté à l’évidence mal employée par sa créature. Chacun rejette la responsabilité sur l’autre. Curieusement, l’athée accuse Dieu auquel il ne croit pas, et le croyant s’accuse lui-même car il est né coupable ou accuse l’athée ou le mécréant de ne pas croire en son Dieu.

Comme l’atomisation du monde est un procédé sûr pour aboutir à la fin des temps, néanmoins localisée à la Terre, l’immensité de l’Univers ayant échappé aux créateurs des religions, on peut se demander qui pourra succéder à l’Homme dans un monde carbonisé pour relancer la machine à perdre. Peut-être que la vie surgira à nouveau de la mer comme la dernière fois. Heureux comme un poisson dans l’eau.

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Publié le 9 Octobre 2022

En Belgique, une jeune flamande de 23 ans, Shanti De Corte, désirait mourir en raison d’une souffrance psychique et a été tuée (car comment le dire autrement) par un médecin alors qu’elle n’était pas en fin de vie. Une souffrance psychique qui avait déjà conduit cette jeune fille à tenter de se suicider alors qu’elle avait échappé à un attentat terroriste à l’aéroport de Bruxelles en 2016 (16 victimes), ce qui l’avait profondément traumatisée. Elle avait subi, en outre, lors d’une hospitalisation une tentative d’agression sexuelle par un autre patient.

Elle a réclamé de mourir à plusieurs reprises, ce qui lui fut refusé, mais la sentence de mise à mort fut finalement prononcée par deux psychiatres et la condamnation exécutée par un médecin le 7 mai dernier.

Elle a laissé un message sur les réseaux sociaux, qui fut par la suite effacé : "J’ai ri et j’ai pleuré. Jusqu’au tout dernier jour. J’ai aimé et j’ai eu le droit de ressentir ce qu’était le véritable amour. Je vais maintenant partir en paix. Sachez que vous me manquez déjà.". Cette jeune fille était donc satisfaite de sa courte vie (alors pourquoi vouloir mourir ?). Ce « Sachez que vous me manquez déjà » laisse peut-être penser qu’elle croit à une autre vie, sinon l’expression est malheureuse puisque c’est elle qui va manquer à ses proches qui ont d’ailleurs assisté à son trépas.

La Commission fédérale de contrôle et d’évaluation de l’euthanasie a expliqué que la "jeune fille était dans une souffrance psychique telle que sa demande a été logiquement acceptée". « L’euthanasie est autorisée depuis le 28 mai 2002 si elle est "volontaire, réfléchie, répétée" et "sans pression extérieure". Un médecin administre alors une dose létale au patient, à son domicile ou à l’hôpital. En 2021, 2700 euthanasies ont été enregistrées en Belgique, ce qui représente 2,4% du nombre total de décès. La majorité des personnes euthanasiées avaient entre 60 et 89 ans. "Dans 84% des cas le décès était attendu à ‘brève échéance’".

Dans le cas de cette jeune fille de 23ans, il ne s’agit pas d’une euthanasie puisqu’elle n’était pas en fin de vie, mais d’un meurtre par consentement mutuel ou d’une façon moins brutal d’un suicide assisté. Dans ce cas où la patiente avait une espérance de vie de l’ordre de 60 ans qu’un médecin puisse achever son cours sur sa demande montre un double échec de la médecine :

D’abord par un dévoiement de la mission première du médecin qui est de préserver la vie et non de l’interrompre. Mais on peut aussi me rétorquer que soulager un patient fait aussi partie de sa mission, ce qui nous amène…

Ensuite à l’échec de la médecine puisqu’elle n’a trouvé comme seul moyen de soulager une souffrance psychique d’un organisme intègre que de le supprimer. Si j’ose dire, nous avons là un traitement par l’absurde : on ne résout pas un problème, on le supprime.

Il y a quelques années un petit livre était paru : « Suicide, mode d’emploi ». Il a été interdit à la vente. Peut-être faudrait-il le rééditer, car chacun est en principe libre de disposer de sa vie, ce qui éviterait de transformer le médecin en bourreau, ce n’est pas sa fonction, même si certains se sont illustrés dans ce rôle dans les camps d’extermination allemands, en ne faisant surtout aucun rapprochement avec le cas qui nous occupe ici.

Illustration : John William Waterhouse : « Enfant amenée au temple d’Esculape »

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Publié le 9 Octobre 2022

Le 15 septembre dernier a eu lieu la 32e cérémonie de remise des Ig Nobel (Ig comme ignoble) qui récompense les études farfelues réalisées par d’authentiques chercheurs souvent groupés en équipes internationales. Dix prix ont été décernés. En médecine, il revient aux auteurs d’une étude montrant que la crème glacée, mieux que les glaçons, calme la mucosité orale des patients ayant subi une chimiothérapie agressive avant une transplantation autologue de cellules souches hématopoïétiques. Pour ma part je ne trouve rien de loufoque quand on trouve un moyen, aussi original soit-il, pour calmer les troubles d’un malade.

Le prix de cardiologie fut décerné à des chercheurs venus de la République tchèque, des Pays-Bas, du Royaume-Uni, d’Allemagne, de Suède et d’Aruba (une île caraïbéenne néerlandaise) et récompense un travail étonnant. Ces chercheurs ont montré « que lorsque des personnes se rencontrent pour la première fois et ressentent une attirance l’un envers l’autre, leur rythme cardiaque se synchronise, tout comme l’activité électrique enregistrée sur leur peau. », et cette synchronisation serait un meilleur indicateur de l'attirance entre deux personnes que le contact visuel, les sourires, le langage corporel ou la transpiration et resterait valable pour les couples mariés. J’avoue que comme cardiologue (et non en tant qu’époux), je suis un peu dubitatif.

Un chercheur brésilien et un chercheur colombien ont obtenu le prix de biologie pour avoir étudié la constipation chez les scorpions. Enfin une constipation très particulière puisqu’elle est consécutive à une autotomie, le scorpion s’étant séparé de sa queue pour survivre en cas d’attaque et comme il ne peut plus la régénérer et qu’elle porte son anus, le pauvre ne peut plus déféquer, la cicatrice bloquant toute sortie de matières fécales. Ce qui ne l’empêchera de vivre encore pendant quelques mois malgré cette constipation majeure et même de se reproduire, bien qu’emmerdé.

Illustration : Boccioni "Rire"

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Publié le 7 Octobre 2022

Xavier Bertrand vient de créer un parti nommé : « Nous France ». Le nom des partis avait une signification et sous-entendait plus ou moins une idéologie, aujourd’hui les labels sont plus ambigus. « Nous France », cela signifie quoi ? Sans compter la prétention d’une telle dénomination, et le rejet implicite des autres.

D’autres noms de parti ne sont pas meilleurs. Prenons « Horizons », le parti d’Edouard Philippe, un choix curieux car l’horizon s’éloigne quand on s’avance, et en fait on ne l’atteint jamais. C’est un parti dont le projet est insaisissable, et comme horizon est au pluriel, on ne sait plus à quel horizon se vouer. Pas encourageant.

Prenons « Renaissance », le parti présidentiel qui a remplacé « La République en Marche », celle-ci était sans doute fatiguée d’avoir marché pendant 5 ans, et essaie de renaître, ce qui laisse penser que ce parti était un peu mort.

Le Mouvement Démocrate de Bayrou a une certaine signification mais en étant connu sous l'appellation Modem, il a voulu paraître branché alors que c’est une vieille idéologie.

« Les Républicains », c’est sobre, mais un peu trop vide car il ne sait plus quoi défendre, l'existence d'un vrai parti royaliste l'arrangerait bien.

« Reconquête » fait sans doute allusion à la reconquête par les Espagnols du sud de l'Espagne occupé par les Musulmans. Mais il est plus facile de reconquérir un grand territoire unique que de multiples petits territoires disséminés un peu partout et notamment dans les têtes. Une dénomination qui désigne plus un vaste programme que la nature de ses partisans. Pour être plus précis le mouvement aurait pu s’appeler : « Les Conquérants », une dénomination qui aurait sans doute heurté la modestie bien connue d’Eric Zemmour.

Pour les partis de la famille Le Pen, aucune difficulté : il suffit d’ajouter « National » à n’importe quoi : Front, Rassemblement, Socialiste ou autre. Ses composantes officiellement conservées paraissent aujourd’hui plus présentables qu’autrefois. Pour être présentable et conquérir le pouvoir, le RN parait avoir renié sa filiation et certains de ses fondamentaux et ne manque pas de fêter, plus que les autres, Charles De Gaulle que ses anciens avaient tenté d'assassiner pour conserver les trois départements algériens, ce qui aurait permis à la France d'être à majorité musulmane.

Quant au parti communiste, personne ne se trompe sur ce qu’il signifie quand il arrive au pouvoir. Ce qui n'empêche pas des gens paraissant normaux d'en porter le label sans la moindre réticence.

« La France Insoumise » est une dénomination qui semble être un canular. Insoumise à quoi ou à qui ? Les « Insoumis » se la jouent révolutionnaires s’opposant à une dictature qui n’existe pas avec un irrespect total pour ceux qui meurent sous d’autres cieux pour conquérir une liberté dont ces insoumis de pacotille, bien que vociférateurs, bénéficient totalement.

« Europe Ecologie les Verts » est un nom de parti très signifiant pour un parti fourre-tout et morcelé qui s’occupe de tout sauf d’écologie.

Quant au parti socialiste, ce qu’il en reste devrait s’appeler parti sociétal.

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 6 Octobre 2022

Annie Ernaux vient d'obtenir le prix Nobel de littérature. Elle avait déjà eu le privilège d'avoir été l'héroïne d'un de mes billets en février 2018. Je vous le livre dans son intégralité afin que vous puissiez juger de ma clairvoyance et de mon flair littéraire :

Ig Nobel ?Par une fatalité à laquelle j’aurais pu aisément m’opposer, j’ai failli lire complètement un troisième roman d’Annie Ernaux. Je viens d’interrompre « La honte » à la page 116, après avoir subi, je ne sais pour quelle raison, « la place » et « L’événement ». Il faut dire que les titres sont aussi brefs que les livres qui dépassent péniblement les 100 pages et comme le disait le non regretté Céline : "en laissant tomber un de ses livres, on ne risque pas de se faire mal au pied". Ce sont des titres percutants qui promettent monts et merveilles, mais ce ne sont que promesses de Gascon : ils recouvrent du vide. De petits souvenirs personnels d’une vie – apparemment – sans relief et médiocre. Un nombrilisme sans intérêt raconté gentiment, une littérature d’agence immobilière (elle excelle dans la description de l’épicerie de ses parents) digne d’un journal intime de jeune fille mais un peu trop délayé à mon goût, mais il faut tout de même dépasser les 100 pages pour être prise au sérieux.

Cette écrivaine (le terme au féminin prend ici tout son sens) est surtout publiée par Gallimard, s’il vous plait, et d’après la dernière page de « La honte » elle a commis 18 livres jusqu’à l’année 2016. Je suppose donc qu’elle a du succès, ce qui explique que ces opuscules m’ont été offerts afin que je puisse rester dans le vent (une brise suffirait) et que je me suis efforcé de les lire par égard pour mes donateurs (qui, je l’espère, ne visitent pas mon blog).

Bien sûr, sur ces 18 livres je n’en ai subi que 3 (c’est à dire 350 pages environ tout de même) en espérant sans doute, en passant de l’un à l’autre, voir apparaître enfin une épaisseur littéraire (je ne parle pas de l’épaisseur du livre, car j’ai lu des livres courts qui étaient des bijoux). Mais peut-être que les 15 autres sont des chefs-d’œuvre, j’en doute cependant car il me semble que Mme Ernaux n’a rien à dire.Ig Nobel ?

Je ne retire évidemment rien à ce billet et je suis consterné que le jury du Nobel n'ait trouvé à couronner que cette nombriliste qui a cru bon d'étaler sa vie médiocre dans de petits livres ennuyeux dans un style de roman de gare. Les grands écrivains encore vivants ne manquent tout de même pas.

Illustration : André Martins de Barros : "le libraire"

Et je donne la parole à Kamel Daoud, écrivain algérien, qui dans cette chronique parue dans Le Point de ce jour a quelque chose à dire :

"Des femmes courageuses ôtent leur voile en Iran et c’est en France que certains s’en retrouvent tout nus. Comment est-ce possible ? Par effet d’éclairage sur les fausses opinions, sur les procès en islamophobie qu’on oppose à la France mais dans le confort, le luxe, la démocratie. Car, aujourd’hui, les Iraniennes montrent ce que coûte la liberté, le courage, la foi en son propre corps. 

La facture de l’islamisme est là : la mort et la privation. Elle est montrée à bout de bras. Et ceux qui, ici en France, prônent la liberté en la voilant, l’identité en reculant et le communautaire en choisissant de se taire, les voilà dénudés, exposés dans leur intime conviction monstrueuse et lâche. 

L’Occident libre. L’islamisme n’est pas une identité ni du décolonial stylisé, c’est une perte de liberté, un califat, chiite ou sunnite, qui fait peser sur les têtes des femmes et des hommes des ayatollahs aux pouvoirs divins. L’auteur lit, à l’instant, les déclarations scabreuses d’une jeune autrice algérienne qui a fui l’islamisme d’Alger des années 1990, qui a choisi de préserver sa liberté au-delà de la nationalité, de se vêtir comme elle le veut et de se parfumer selon ses rêves, et qui aujourd’hui accuse la France qui l’accueille et la libère.

Que se passe-t-il vingt ans plus tard en France pour elle après avoir quitté Alger ? Elle dénonce l’islamophobie, le néocolonialisme, l’extrême droite dans le pays au bras large. Elle le peut, car en Occident tout est possible, y compris cracher sur la démocratie. Mais c’est fait au moment même où des Iraniennes tombent sous les balles ou croupissent en prison pour avoir revendiqué le droit au corps. 

D’où est issue cette schizophrénie de l’exilé typique en Occident qui vient y chercher la liberté et y trouve celle d’y reconstruire sa prison et d’incarner ses bourreaux d’autrefois ? Du mal en soi, du malaise, de la peur et de l’altérité altérée. L’exilé peu aimé, le croit-il, il oppose alors la rancune et, dans le renversement, incarne ce qu’il a fui, plaide pour un islamisme qui l’a chassé de son pays, revendique d’être l’ayatollah de son identité présumée, fétichisée. Une chanson, triste et à voix fausse, du mal-aimé. 

Coupables compromissions. L’islamisme tue, le voile assassine, le califat est une prison, les femmes sont courageuses d’incarner nos libertés. Voilà la vérité qui éclaire – en contraste non négociable – nos lâchetés, nos caprices, nos compromissions. Rien ne résiste à cette cruelle lumière qui rend exacts les actes, les paroles ou en souligne la futilité. Les migrants clandestins qui arrivent en chaloupe par la Méditerranée le savent : on proclame rêver d’Arabie islamique utopique, mais c’est vers l’Occident que l’on rame. On crache sur l’Occident au nom de l’Histoire, mais on ne se trompe pas de géographie. La démocratie est belle, elle permet de la mettre en procès. L’islamisme est hideux : on peut le défendre par rancune intime, par haine de soi, mais, à la fin, c’est lui qui vous tue.

Voilà : le coût de la liberté est à voir en Iran. Le surcoût de la futilité, on peut le voir ici en France dans l’âme plate de certains. Ce geste d’arrachement à la tombe, ces cheveux nus, ces sourires face aux balles, ces marches nocturnes pour s’arracher à la nuit. Tout cela, c’est la liberté resplendissante et ensanglantée. Les palabres en démocratie, les polémiques en masochisme national ou les conforts d’exilés sont le contraire de ce courage. Vous y êtes si belles, Iraniennes. Et nous sommes vos ombres compromises. Perdues à découper nos nuances et nos futilités aux terrasses de l’Occident"

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 5 Octobre 2022

Il arrive malheureusement qu’un parent, hors de lui, secoue son bébé dont les pleurs incessants ne le laissent pas dormir. Il est certain que les conditions socio- économiques défavorables et notamment celles du logement sont des facteurs prédisposant à cette maltraitance. « Le syndrome du bébé secoué (SBS) est la forme la plus grave de maltraitance et de négligence envers les enfants et la cause la plus fréquente de décès traumatique chez les nourrissons dans les pays à hauts revenus. Les formes non létales du SBS sont associées à une morbidité sévère à long terme telle que des troubles neuro-développementaux (épilepsie, déficiences motrices et visuelles, troubles du langage, déficience intellectuelle et anomalies du comportement) entraînant un handicap à vie ». Le diagnostic est évoqué devant la présence d’un hématome sous-dural.

La COVID-19 par ses confinements, la fermeture d'écoles et de crèches ont conduit des familles à une concentration prolongée de ses membres dans des locaux le plus souvent exigus et les ont obligé à vivre les uns sur les autres, une situation qui ne prédispose pas au calme et à la patience. A cela il faut ajouter la désorganisation des services sociaux.

Une étude a été réalisée par des équipes de l’hôpital Necker-Enfants malades AP-HP et de l’Inserm concernant les nourrissons de la région Île-de-France au cours des deux premières années de la pandémie de Covid-19 (2020 – 2021) par rapport à la période pré-pandémique (2017-2019). Cette étude a constaté, en relevant 99 cas  et 13% de décès, que L’incidence du syndrome du bébé secoué a doublé et la mortalité associée a décuplé en région parisienne pendant la pandémie de Covid-19.

Illustration : Luca Giordano « Le jugement de Salomon »

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 3 Octobre 2022

T’as vu mon ADN !L’ADN (acide désoxyribonucléique) contenu dans le noyau de chaque cellule de l’organisme porte toute l’information nécessaire à la synthèse des structures de l’organisme et à son fonctionnement. Cette double hélice moléculaire est devenue un élément du langage politique. Quand on interroge un ou une responsable politique, il est courant de l’entendre parler de son ADN : c’est dans son ADN ou ce n’est pas dans son ADN. Pourtant personne ne cherche à aller si loin dans son intimité. La conviction tend à disparaître au profit de l’ADN. L’ADN est sans doute plus convaincant que la conviction car on sait ce qu’elle vaut, alors que l’ADN est censé être immuable en programmant l’individu qu’il le veuille ou non. Non seulement les politiques parlent de leur ADN qui leur interdirait ou leur imposerait de faire ceci ou cela, mais les partis politiques ont aussi leur ADN qui programmerait leurs actions. Cependant, il est rare qu’un parti politique arrivé au pouvoir réalise le programme qui lui a permis d’y arriver mais il est parfois heureux qu’il ne l’applique pas. L’ADN programme aussi la mort naturelle et c’est peut-être là que l’utilisation du terme est valable en politique.

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 1 Octobre 2022

Dans une conversation avec un jeune de ma famille, j’avais évoqué le « wokisme » et il m’avait rétorqué immédiatement, quasiment outré, que le wokisme n’existait pas. Je n’ai pas argumenté ce déni car j’ai eu l’impression que toute argumentation serait vaine et que pour ce jeune le wokisme n’existait pas car ce n’était pas une idéologie mais l’appréhension de la réalité. On ne discute pas une croyance car une croyance est une vérité pour la personne qui croit.

Je crois donc je suisEt je tombe sur cet entrefilet paru dans Marianne rapportant la parution d’un livre de JF Braunstein intitulé « la religion Woke ». Le résumé qui est fait de cet ouvrage - que je n’ai pas encore lu - met en évidence les trois piliers du dogme de cette religion née dans les universités, et qui a réussi à convertir le personnel à tous les niveaux, de faire taire, de condamner, et même de chasser de l’université les hérétiques qui résistent à ce lavage de cerveau. Une attitude hors de la raison : on ne discute plus, on tue. Un totalitarisme à l’opposé de ce que doit être une université, un lieu où l’on transmet les connaissances venues de tous les horizons et où le débat contradictoire est une nécessité. La religion n’admet pas d’autre vérité que la sienne, discuter ses dogmes, c’est la faire disparaître.

Pour cet auteur le premier pilier dogmatique est la déconstruction de l’identité sexuelle proposée par les études sur le genre. Celles-ci ont rejeté dans les oubliettes de l’évolution le corps humain tout juste bon à devenir chair à chirurgie. Tout est dans le mental et le ressenti. Ce qui est, n’existe plus. La croyance efface l’existence. Il faut reconnaître que peu de religions ont atteint ce niveau.

Le second pilier postule que le racisme des blancs continue à structurer la société. Que le racisme existe, cela ne fait aucun doute. Le racisme des noirs existe aussi et son expansion serait une belle revanche historique, mais il y a peut-être d’autres façons pour les noirs de se promouvoir que d’exploiter un racisme à l’envers.

Le troisième pilier dogmatique est « l’intersectionnalité » qui rassemble « les combats de toutes les identités minoritaires qui s’estiment discriminées ». Un concept victimaire qui aboutit à une grande confusion où on ne sait plus qui est qui, et ce qui est revendiqué. Un concept qui peut créer des mélanges bizarres et des chimères contre nature dont l’éco-féminisme est un exemple, mais dont on peut toujours justifier l’existence par quelques divagations qui se prennent au sérieux.

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Rédigé par Dr WO

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