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350. La fine équipe

Publié le par Dr WO

La fine équipeLa fondation IRIM fondée par la généraliste Béatrice Milbert spécialisée en acuponcture et très branchée sur la maladie de Lyme (dont on sait que ceux qui s’en disent spécialistes lui attribuent une partie non négligeable de la pathologie) associée à Luc Montagnier, lauréat du prix Nobel pour la découverte du virus du SIDA (avec sa collaboratrice et également lauréate du prix, Mme François Barré-Sinoussi dont il était le chef de service) a pris l’initiative d’organiser un colloque (« L’union fait la Santé ») qui se tiendra en Suisse en Janvier 2021 sur la « Crise Covid ». On y parlera, entre autres, de la genèse du virus, du traitement de la maladie, mais également des sujets sur la médecine intégrative, la médecine alternative, et la dernière journée sera consacrée à des perspectives nouvelles notamment sur la vision “biophysique et quantique du corps humain » ou la « pollution chimique et électromagnétique" de l’eau. Depuis qu’il a quitté l’Institut Pasteur le prix Nobel Montagnier se conduit bizarrement, il apparait dans tous les coups foireux, et il semble avoir jeté aux oubliettes sa formation scientifique et son esprit critique. J’ignore quelle était son attitude à l’Institut Pasteur dont il fut tout de même chef de service, son goût pour la « parascience » existait-elle déjà ou est-ce un privilège de l’âge ? Quoi qu’il en soit il sera en bonne compagnie avec d’autres intervenants prévus à ce colloque comme le Pr Christian Perronne inspirateur du documentaire délirant « Hold-up », le philosophe Edgar Morin qui a soutenu le Pr Joyeux en 2016, de nocivité bien connue, et je conseillerais humblement à Edgar de ne pas trop s’agiter à son âge comme il le fait avec le risque de laisser échapper quelques bêtises dommageables. La réunion des intervenants précédents ne m’étonne pas, mais que vient faire le Pr Raoult dans cette galère pataphysique ? Montagnier, Perronne, et Raoult. Le professorat mène à tout, encore faut-il ne pas en sortir. Notons que l’entrée à ce colloque est proposée à 595 CHF (549,71 euros).

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Pour Noël, E. Macron nous offre encore un gadget citoyen

Publié le par Dr WO

Pour Noël, E. Macron nous offre encore un gadget citoyenLe Président de la République a annoncé lors de son allocution qu’un « collectif de citoyens » sera créé pour participer à l’élaboration de la campagne de vaccination future prévue dans quelques semaines sans connaître, du moins je le pense, les résultats définitifs des essais vaccinaux sur les volontaires, et sans préciser les vaccins retenus dont les fabricants vont ses presser sur le marché sans respecter les distanciations sociales. Les ministères, les comités scientifiques, les institutions, les agences et autres autorités, comme les municipalités, habilités à organiser cette campagne n’étant pas suffisantes, si ce n’est pour se prendre les pieds dans le tapis ou faire un croche-pied à une administration concurrente, Emmanuel Macron nous offre pour les fêtes de fin d’année un « collectif citoyen » destiné à être mis en boîte avec un joli ruban tricolore. Notre président vertical est coutumier du fait, nous avons déjà eu comme cadeau le « Grand débat », je ne sais même pas s’il a accouché d’une souris, et la « Convention citoyenne pour le climat » qui, elle, a accouché de multiples mesures d’autant plus étonnantes que ces citoyens réunis n’avaient aucune expertise dans le domaine et dans le cas contraire, ils n’auraient pas été représentatifs de la population. On se demande donc à quoi pourra bien servir ce « collectif de citoyens » destiné sans doute à renforcer la confiance de la population dans la vaccination mais qui pourrait être aussi bien colonisé par les « antivax. Ce collectif est censé intervenir dans un domaine scientifique où les scientifiques eux-mêmes se posent des questions : quel vaccin ? Sera-t-il efficace ? Pour combien de temps ? Protègera-t-il uniquement le vacciné ou également les autres ? Sera-t-il bien toléré ? Demander aux citoyens leur avis n’a ici aucun intérêt. Ce n’est qu’une tartufferie supplémentaire. Pourquoi ne pas réunir un collectif pour décider une fois pour toutes ce que chacun peut vérifier lui-même, que la Terre est plate et que le Soleil tourne autour, contrairement aux élucubrations avancées par des savants fous. Bien sûr, il y a des domaines où demander l’avis des citoyens serait souhaitable et même nécessaire, mais c’est justement là où on ne leur demande rien. Des domaines où leur avis devrait compter : en éthique, en politique, sur l’environnement qui les touche de près. Les maires des grandes villes (et notamment de Paris) demandent-ils fréquemment leur avis à leurs administrés avant de prendre des décisions qui touchent leur vie quotidienne ?

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Malhonnêteté journalistique

Publié le par Dr WO

Malhonnêteté journalistiqueLa couverture du dernier Marianne titre : VACCIN. Une simple histoire de fric ? Poser la question c’est aussi y répondre : le vaccin ne serait qu’une simple histoire de fric, et utiliser le terme "simple", c’est aussi suggérer qu’il n’y a rien d’autre. Le magazine rejoint ainsi les conspirationnistes et anti-vaccins pour qui les vaccins sont inutiles, voire dangereux imposés par le fameux Big Pharma avec la complicité des gouvernements afin de s’engraisser en faisant courir des risques à la population (en passant sous silence que certains laboratoires envisagent de vendre le vaccin à prix coûtant). La malhonnêteté journalistique vient du fait que la série d’articles consacrés au futur vaccin contre le SARS-Cov-2 n’est pas du tout « antivax » mais pose au contraire la question de la méfiance préjudiciable des Français à l’égard des vaccins et que le magazine vient justement renforcer par son titre accrocheur ; les gens n’iront pas forcément acheter et lire le magazine, ce titre leur suffira pour se faire une opinion. Bien sûr, si le vaccin n’est pas « une simple histoire de fric », sans fric il n’y aurait pas de vaccin. Les laboratoires ont été amenés à investir beaucoup d’argent pour la recherche, les expérimentations et la fabrication, pourquoi un certain public trouve-t-il anormal qu’ils puissent le récupérer et même tirer des bénéfices de leur savoir-faire qui a permis de sortir des vaccins en un temps record ? Mais le paradoxe est que cette efficacité et cette rapidité deviennent elles-mêmes suspectes

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La France a des idées

Publié le par Dr WO

La France a des idéesInspiré, mais peut-être un peu étourdi par "l'air pur de nos belles montagnes" le lauréat du concours Lépine gouvernemental, dont la portrait figure ci-contre, vient d'inventer les sports d'hiver sans sports, et la gastronomie française sans restaurants. Saluons cette performance que le monde entier nous envie, éberlué par l'imagination fertile et novatrice de nos têtes pensantes, bien que fatiguées. Ce lauréat me rappelle une grande figure du passé qui vantait avec talent  les vertus de l'eau ferrugineuse.

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Porte-vide

Publié le par Dr WO

Porte-videSur un écran je suis tombé par hasard sur le porte-parole (Gabriel Attal) du gouvernement interrogé par les journalistes après le Conseil des ministres. En fait, c’est la première fois que je m’arrête sur ce genre de prestation obligée et j’avoue avoir été étonné par son ridicule. Je me suis demandé pourquoi les journalistes persistaient à poser des questions à un porte-parole qui n’avait aucune parole à leur livrer, d’autant plus que ce dialogue stérile par nature s’intercalait entre l’allocution du Président de la veille et la conférence de presse du Premier ministre prévue le lendemain. Ma curiosité étant piquée, j’ai donc assisté à cette joute oratoire entre les journalistes posant des questions dont ils savaient qu’ils n’auraient pas de réponses précises et le porte-parole qui répondait longuement sans rien dire. Sans doute que le jeu consistait pour les journalistes à coincer le porte-parole et pour celui-ci à noyer le poisson sans dire de bêtises. Quelle est donc l’utilité d’un porte-parole qui ne peut rien dire d’intéressant et qui ne peut rien dévoiler des décisions dont ses supérieurs se réservent la primeur ? Et pourquoi les journalistes se déplacent-ils pour écouter quelqu’un qui n’a rien à dire ? 

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L’essentiel du superflu

Publié le par Dr WO

L’essentiel du superfluJ’ai vu avec satisfaction que du côté de Pigalle les sex-shops et les boutiques de lingerie affriolante restent actives. Il est vrai que pour éviter la sédentarité un couple confiné, mais en état de marche, pourrait volontiers atteindre le septième ciel afin de s’aérer sans faire de jogging et sans limitation de durée. Ce deuxième confinement a donné lieu par la sélection pointilleuse des activités permises à des contradictions amusantes pour les spectateurs mais particulièrement irritantes pour les intéressés au bord de l’apoplexie. C’est ainsi que les coiffeurs sont fermés mais pas les salons de toilettage pour chiens quand ils vendent aussi des croquettes. Il reste aux chevelus à entrer dans un salon de coiffure à quatre pattes et en aboyant, mais le plus simple serait que les coiffeurs vendent également des sandwichs. Les grandes surfaces doivent sceller les vêtements de taille supérieure à 3 ans – au-delà, ce n'est plus de la puériculture. Si on peut y acheter des aliments, pour se procurer des jouets il faut sortir passer commande sur Internet depuis le parking avant de revenir chercher les jouets commandés. Il est incontestable que l’Etat français, dont le Premier ministre a été promu après avoir raté la sortie du premier confinement dont il était responsable, est soucieux de notre santé puisque les magnétiseurs, les aromathérapeutes, les kinésiologues, et même les auriculothérapeutes (qui titillent le pavillon de l’oreille) continuent de recevoir leurs clients. Chacun attend évidemment avec impatience que l’augure qui parlera ce soir mette un peu d’ordre dans ce foutoir…mais sans se faire beaucoup d’illusion.

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Le panthéisme écologique

Publié le par Dr WO

Le panthéisme écologiqueLe « crime d’écocide » réclamé par la Convention citoyenne pour le climat, aussi citoyenne que la brochette d'experts venus exposer leurs préoccupations et/ou leurs souhaits à des personnes qui n’avaient aucune expertise de la question, n’a pas été retenu et a été modifié par la ministre de la Transition écologique et le garde des sceaux en « délit d’écocide » dans la législation punitive (amplement justifiée quand il s’agit de pollution délibérée) prévue et annoncée hier. Reste tout de même que le terme d’écocide est à rapprocher d’homicide, de féminicide ou d'infanticide qui sont des termes réservés aux atteintes à l’intégrité physique d’une personne humaine, à moins ne vouloir évoquer la radicalité du génocide. Comme on pouvait s’y attendre, ces propositions paraissent timorées aux écologistes purs et durs. Par ex. l’eurodéputée écologiste Marie Toussaint déclare sur Twitter : “Le gouvernement annonce la reconnaissance de l’écocide, mais la description des mesures à venir, quoique bienvenues, ne correspond pas à la condamnation de ce grave crime contre la nature ! ”. L’expression « crime contre la nature » assimile la nature a une personne. Mais devant la majesté, la grandeur et la beauté de la nature, ce n’est plus une personne que l’on tue, mais Dieu. Les écologistes rejoignent ainsi le panthéisme. L’écologie est devenue une religion et pour Régis Debray « aucune société persistante et consistante ne peut survivre sans ce qu'on appelle une religion », et il considère que pour ceux qui ont quitté les religions établies, « celle qui lui paraît la plus structurée est l'écologie avec ses synodes œcuméniques (One Planet), ses professions de foi (Charte de l'environnement), ses pratiquants (vegans), ses mécréants (les climato-sceptiques), ses processions (Marche pour le climat) et ses prophètes de malheur (Greta Thunberg, Pierre Rabhi…). Voir aussi : "Faut-il avoir peur de l'écologie ?" Illustration : Vladimir Kush "Âme voyageuse"

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Littérature aqueuse

Publié le par Dr WO

Littérature aqueuseLe politiquement correct des éditeurs américains nous promet une littérature incolore ou monochrome, inodore, insipide et qui se veut surtout indolore. Des sujets bien lavés, bien essorés, débarrassés de toute épine pour ne pas heurter la moindre sensibilité, et pour cela on conseille plus ou moins aux auteurs de parler que de leur monde sans avoir l’outrecuidance de parler de ceux des autres qu’ils sont accusés a priori de ne pas connaître. Ne pas être handicapé rend suspect de parler de l'handicap, les hétérosexuels ne sont pas habilités à parler de ceux qui ne le sont pas, les Blancs ne devraient décrire que des Blancs, à la rigueur des métis, mais on permet aux Noirs de parler de toutes les couleurs ou du moins les Blancs n’accusent pas les Noirs d’appropriation culturelle alors que l’inverse est courant. Les hommes parlent encore des femmes, en évitant cependant d’être accusés de misogynie, mais les femmes parlent des hommes sans être accusées de misandrie. Toutefois, les éditeurs américains font preuve d’ouverture d’esprit en proposant aux auteurs qui osent écrire sur ceux qui sont différents d’eux-mêmes de faire contrôler leurs écrits par des « relecteurs en sensibilité » («sensivity  readers ») chargés d’y dépister la moindre scorie qui pourrait éventuellement heurter l’âme sensible d’une minorité à laquelle l’écrivain n’appartient pas, ce qui est de sa part plutôt téméraire car il risque de subir une censure idéologique et de ruiner ainsi sa carrière s’il ne s’excuse pas publiquement d’avoir piquer la sensibilité exacerbée d’autrui. Dans un article du Point, on cite des « relecteurs en sensibilité » hautement spécialisés ou à compétence multiple, une des relectrices se déclare : « Biraciale (Afro-Américaine et blanche), mauvais traitements parentaux, anxiété, maladie chronique (rectocolite hémorragique) ». Si depuis toujours les écrivains se renseignent avant d’écrire leurs livres, ces « relecteurs en sensibilité » dépassent le cadre de la documentation et les solliciter est plutôt la preuve d’une autocensure éditoriale pour éviter un lynchage dans les médias et surtout sur les réseaux sociaux. Illustration Magritte : « La lectrice soumise »

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349. Pasteur réveille-toi, ils sont devenus fous !

Publié le par Dr WO

349. Pasteur réveille-toi, ils sont devenus fous !Dans le monde, le pays de Pasteur est le plus réticent à la vaccination et notamment à la future vaccination contre le SARS-CoV-2. En effet, en Inde 87% de la population se dit prête à se faire vacciner, c’est aussi le cas de 85% de la population en Chine, 79% au Royaume-Uni, 69% en Allemagne, 65% en Italie, 65% aux États-Unis… Et seulement 54% en France d'après une étude de la Fondation Jean Jaurès. D’après cette étude, la catégorie socio-professionnelle et le niveau d’éducation n’ont aucun impact sur le refus de vaccination. En revanche, une femme sur deux refusera tout vaccin, contre 35% chez les hommes. Les femmes sont également plus nombreuses à craindre des effets indésirables et à rester sceptiques sur sa réelle efficacité. On constate logiquement que l’acceptation du futur vaccin croit avec l’âge, les jeunes générations craignant moins les conséquences de l’épidémie. Les anti-vaccins se Pasteur réveille-toi, ils sont devenus fous !recrutent plus volontiers parmi ceux qui ont une défiance marquée à l’égard des institutions ou qui se situent     dans l'opposition politique actuelle. L’étude de la Fondation Jean Jaurès révèle que les électeurs de Marine Le Pen, François Asselineau, Jean-Luc Mélenchon et Nicolas Dupont-Aignan sont plus antivax que les autres électeurs. De plus, 35% des antivax sont ouvertement contre le port du masque. Si ¾ des personnes interrogées ont déclaré avoir confiance aux scientifiques et aux médecins (bien plus qu’aux politiques ou aux médias), cette confiance s’est un peu altérée au cours de cette épidémie, et entre le début de l’épidémie et le mois d’octobre 2020, elle a baissé de plus de 20 points en raison des controverses étalées dans les médias. L’attitude du Pr Raoult n’est pas étrangère à ce début de défiance et bien qu’il se soit trompé dans beaucoup de ses affirmations, les médias ont donné un large écho à ses charges contre le monde scientifique et les institutions qui n’avaient pourtant pas été avares à son égard. La fréquentation des réseaux sociaux risque de faire naître ou de renforcer l’hostilité contre la vaccination. Dans une précédente étude, la Fondation Jean Jaurès montrait qu’à âge, niveau de diplôme, niveau d’éducation et confiance institutionnelle similaires, “plus une personne va s’informer sur Internet et les réseaux sociaux, plus elle va avoir tendance à adhérer aux différentes théories conspirationnistes" et notamment celle, crue par 43% des Français, qui accuse le Gouvernement d’être de mèche avec les laboratoires pharmaceutiques pour cacher la réalité sur la nocivité des vaccins. D’après cette étude de la Fondation Jean Jaurès « on observe une proximité entre des groupes Facebook d’anti-masques et de “pro-Raoult” et le refus de se faire vacciner. “La proximité entre les groupes Facebook anti-masques s’étant développée à la fin de l’été et les anti-vaccins est également patente : 96% des membres de ces groupes Facebook déclaraient refuser de se faire vacciner contre la Covid-19 si un jour un vaccin était disponible ».

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Allez en pets !

Publié le par Dr WO

Allez en pets !Entre deux placements de produits, la candidate de télé-réalité Sophie Laune alias Kim Glow, adepte des théories du complot, explique à ses 1 million d’abonnés sur Instagram, que le vaccin du Covid-19 contiendrait des nanoparticules qui permettraient d’installer une puce dans notre organisme, via la 5G, afin de tout savoir de nous, de nous contrôler, et de restreindre notre liberté. pic.twitter.com/PZpsqSca5h. C’est dans une émission de TV que j’ai découvert le visage aux yeux glauques de cette jeune femme, déformé par la proximité de la caméra, mais peut-être aussi par la peur, à moins que ses lèvres pulpeuses au premier plan aient été un peu gonflées par des injections de nanoparticules, allez savoir. Bien sûr, les rumeurs, les calomnies, les mouvements de foule qui peuvent aller jusqu’au meurtre ne datent pas d’aujourd’hui, mais aujourd’hui nous avons la toile sur la laquelle les pets les plus puants peuvent glisser et diffuser leurs odeurs dans le monde entier. Cette jeune femme dont les talents sont probablement limités (car je ne peux pas affirmer qu’elle en est dépourvue puisque c’est la première fois que je fais sa connaissance télévisuelle) est capable d’influencer 1 million de personnes ! Pourtant je ne prends pas de grand risque en suggérant qu’elle est idiote, mais ce qui est effrayant est que je dois également en conclure qu’il en est de même du million de personnes branchées sur ses élucubrations. Je n’ose y croire, et pourtant...Exploiter la bêtise des gens, n'est-ce pas une preuve d'intelligence ?

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348 « Médicocratie »

Publié le par Dr WO

348 « Médicocratie »On a toujours parlé du pouvoir médical, mais irait-on consulter un médecin s’il n’avait aucun pouvoir ? Dans une relation, celui qui sait plus a, de fait, un pouvoir sur celui qui sait moins, c’est aussi le pouvoir d’un ingénieur capable de faire construire un pont sur celui qui n’en est pas capable. Mais le pouvoir de l’expertise en médecine peut aussi être vécu de la part du patient comme une relation dominant-dominé car la pouvoir d’un médecin ne s’exerce pas sur la matière mais sur l’être humain, sur le devenir de son corps et en définitive sur la vie de l’autre. Il s’agit aussi d’une relation entre une personne souvent affaiblie et inquiète qui vient solliciter le secours d’une personne qui, en théorie, ne l’est pas. ////// Ces dernières décennies on a tenté de donner du pouvoir au malade en l’engageant à « s’approprier » sa maladie, ce qui est une formule grotesque, en étant « maître de son mal », ce qui n’est pas impossible pour certaines maladies chroniques comme le diabète, mais illusoire pour la plupart d’entre elles car on ne maîtrise pas son mal, on le subit, et prétendre choisir librement son traitement est aussi une illusion, même si l’on peut refuser tout traitement ou choisir entre des alternatives proposées par le médecin, mais c’est encore ce dernier qui les proposent. Ce pouvoir médical peut être rejeté pour se tourner vers des médecines dites parallèles et qui sont, en effet, parallèles à la médecine. ////// Du pouvoir médical légitime et recherché, on assiste aujourd’hui avec cette pandémie à une prise de pouvoir de la médecine sur la société, ce qu’un philosophe allemand a appelé une « médicocratie ». L’exécutif est obligé de s’entourer de médecins et de suivre leurs conseils car ne pas les suivre serait se condamner en cas de catastrophe sanitaire. On reprochera plus à un gouvernement la mort de malades que l’on n’a pas pu soigner que la mort de l’économie qui peut toujours renaître. Ainsi les médecins sont aujourd’hui au cœur du pouvoir exécutif, et ils sont aussi au cœur du pouvoir médiatique puisqu’ils défilent massivement sur les plateaux TV avec pour la plupart le même discours répétitif, et pour certains un discours opposé qui fait la joie des journalistes. L’exercice du pouvoir par les médecins les met en danger car ils subiront les attaques que subit tout pouvoir. Ce pouvoir même sera mis en doute et discuté, voire agressé et la perte de confiance dans le médecin finira par se retourner contre le malade.

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1 km / heure

Publié le par Dr WO

1 km / heureCe deuxième confinement comporte des dérogations de sortie qui font en réalité le tour de tous les motifs de sortie en temps normal sauf la rencontre entre amis, mais en dehors de la rue, les lieux publics de rencontre habituels sont fermés. Bien sûr, on ironise beaucoup sur la limitation horaire et surtout sur la distance de 1 km qui impliquerait sa mesure précise grâce à un smartphone. Et que dire de l’attestation, qui, même si elle est faite par nos propres soins, rappelle fâcheusement le « ausweis » réclamé par les troupes d’occupation allemandes lors de la Deuxième guerre mondiale pour pouvoir circuler. Evidemment, non seulement notre liberté est restreinte, mais nous sommes infantilisés, ce qui soulève ironie et protestations. Comme chacun le sait à présent, ou alors il faut être sourd, aveugle et totalement solitaire pour ne pas le savoir, ces mesures visent à raréfier les contacts humains et les conditions de la contamination. Cependant 60% de la population admettent avoir enfreint ces directives imposées, sans doute pour la plupart de façon anodine, mais il a eu des milliers de verbalisations. Imaginons donc que les autorités aient simplement recommandé en s’adressant à des gens responsables comme on peut l’observer dans d’autres pays : « ne vous éloignez pas trop de votre domicile et restez le moins longtemps possible hors de chez vous si vous ne travaillez pas à l'extérieur », pensez-vous alors que le confinement aurait eu des chances d’être efficace ? (Illustration : Rembrandt "La ronde de nuit")

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Réflexions d’ancien combattant

Publié le par Dr WO

Réflexions d’ancien combattantQuand on prend de l’âge ou plutôt quand l’âge vous prend, se retourner donne un peu le vertige tant le monde a changé. Je ne parle même pas des progrès scientifiques, ne serait-ce que dans le domaine médical où j’ai été, comme clinicien, plus témoin qu’acteur. Cette pandémie a bien mis en évidence le basculement de la puissance vers l’Orient où la Chine était jadis connue pour ses famines dévastatrices et qui est maintenant à la pointe du progrès comme le sont également ses voisins. Les USA délaissent logiquement leur façade européenne pour se tourner vers l’Asie d’où vient le danger. L’informatisation fait progressivement disparaître le papier et le monde humain est devenu encore davantage dépendant de l’électricité au risque de s’écrouler si ses sources sont interrompues. Internet, son rejeton mondialisé, diffuse instantanément l’information mais a aussi installé une foule connectée, vigilante et vociférant, sans visage, plus haineuse que compatissante, et prête au lynchage. Des réseaux dits sociaux constitués de millions d’yeux regardant par le trou de la serrure et qui finissent par transformer notre façon d’être, de dire et même de penser quand chacun peut regarder chacun et montrer au monde entier ce qu'il voit. Il n’est pas étonnant que l’individu ait changé, notamment dans le monde occidental devenu coupable malgré son gigantesque apport à la civilisation humaine. Par un curieux renversement des valeurs, l’individu se veut plus vaincu que vainqueur et cherche à retrouver ceux qui ont subi la même défaite pour exprimer son ressentiment. Sylvain Tesson dans une interview l’exprime à sa manière : « Aujourd’hui, la définition de l’héroïsme, telle que la psyché collective et culturelle veut le définir, est celle de l’homme qui souffre. Syndrome traumatique, résilience, psychogénéalogie avec transmission des malheurs : on est passé, pour chanter l’héroïsme, de « Dites-moi vos gloires » (option homérique) à « Dites-moi vos douleurs » (option psycho-émotionnelle). Tout héros est la figure chargée par sa société de célébrer les vertus de son époque. Le héros de 1900 est l’anti-Allemand, le héros du Moyen Âge est le chevalier errant, le héros ulyssien, celui qui s’en prend aux Troyens. Il y a une définition sociétale du héros public, incarnant le moment. Aujourd’hui, on ne dit plus à un enfant : « Quel rêve poursuis-tu, mon petit chéri ? », mais : « De qui te penses-tu la victime ? ». J’ai vécu la plus grande partie de ma vie débarrassée des religions reléguées dans le privé, seules leurs œuvres étaient publiques et visitées. Aujourd’hui nous sommes physiquement menacés par l’islamisme, enfant monstrueux né de l’islam mais dont la génétique prédisposait à cette naissance puisque de nature totalitaire car le quitter est passible de mort, misogyne car la femme vaut la moitié d’un homme, et violente car un simple dessin expose à être assassiné. Qui mieux que Pierre-André Taguieff (Le Point 2/11/2020) peut exprimer cette menace : « En posant que « l'islam est la solution », quel que soit le problème, les islamistes fonctionnent comme des esprits totalitaires. Cet islamisme fabriqué par les Frères musulmans n'est pas seulement d'orientation totalitaire, il est d'essence impérialiste. C'est ce que les Occidentaux, défenseurs des droits de l'homme et de l'État de droit, ont toujours beaucoup de mal à comprendre. Ils n'imaginent pas avoir des ennemis qu'ils n'ont pas eux-mêmes désignés comme tels. Ils ne veulent pas reconnaître que les islamistes leur ont déclaré la guerre, une guerre non conventionnelle, allant de l'endoctrinement au terrorisme djihadiste. La lutte contre l'Occident judéo-chrétien et athée est pour les islamistes une guerre des cultures ou des civilisations, comme le reconnaissait en septembre 1994 un dirigeant des Frères musulmans : « C'est un combat de cultures, pas une lutte entre les pays puissants et les pays démunis. Nous avons la certitude que la culture islamique triomphera. ». Dans les démocraties occidentales, le chantage à l'« islamophobie » continue de faire des ravages. Il intimide, aveugle et endort. Les Occidentaux pétrifiés par ce mélange d'angélisme et de culpabilité qui les caractérise ne reconnaissent leurs ennemis véritables qu'à reculons, et au bord du précipice. » Mais enfant du XXe siècle qui a connu les pires désastres, il est difficile de dire que c’était mieux avant ; disons que c’était différent, et que nos menaces ont changé.

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Un homme très prudent

Publié le par Dr WO

Un homme très prudentUn policier péruvien se tient seul au-dessus du site archéologique de Machu Picchu à Cusco (photo tirée de Slate que l'on peut agrandir en cliquant dessus). C'est inca.

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Changement de pitre

Publié le par Dr WO

Changement de pitreBien que freinant des deux pieds, Trump va devoir quitter la Maison Blanche entre deux parties de golf. C’est un personnage haut en couleur (je ne parle pas de ses cheveux), grossier, roulant des mécaniques, narcissique au point de refuser sa défaite, menteur et d’un culot renversant. Son côté politiquement incorrect est sa principale qualité, sinon la seule, dans un pays dont la moitié est confite en culpabilité larmoyante, où les minorités, surtout sur les campus, sont devenues tyranniques et intolérantes jusqu’au racisme. Sur le plan international, il n’a pas fait pire que les autres et je laisse aux Américains le soin de le juger (sans doute sévèrement) sur le plan intérieur. Tout cela pour dire que ce personnage extravagant, était plutôt distrayant vu de loin, et ses sorties comme ses tweets compulsifs risquent de nous manquer. Il manque déjà à la moitié des Américains qui, l’arme au pied, est prête à en découdre pour réparer « l’injustice » de sa défaite. Heureusement nous avons Mélenchon qui, en faisant un peu sa pute, a fini par déclarer sa candidature à la future présidentielle, ce qui, par les temps qui courent, n’intéresse pas grand monde, mais, comme il a été dit, il vient d’inventer la primaire à candidat unique, lui qui ne cesse de proclamer que nous vivons sous un régime dictatorial, et c’est un connaisseur puisqu’il portait aux nues Fidel Castro et qu’il n’a jamais caché sa sympathie pour Chavez et Maduro. Nous allons donc perdre Trump, mais Mélenchon en lice ne devrait pas nous décevoir, bien que nous connaissions son répertoire rôdé depuis des lustres, et son coté hâbleur qui ne trompe que ses troupes. Cependant ses sorties seront sûrement moins déroutantes et plus grandiloquentes que celles de Trump qui, lui, n’avait pas son appétence intéressée pour les minorités militantes.

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347. Le complot pour les nuls

Publié le par Dr WO

Le complot pour les nulsCette pandémie dure depuis des mois, on n’en voit pas le bout, les contaminations augmentent, et les morts s’accumulent. Ceux qui ont besoin d’une explication peuvent en trouver une dans le complot. Ce qui se passe ne peut être que le résultat d’une volonté humaine, alors tout devient clair. Notons en passant que le complotiste est un être humain orgueilleux. Il ne croit pas au phénomène naturel : l’homme maîtrise la Nature, celle-ci ne peut pas être la seule cause d’un événement, l’être humain a toujours une responsabilité dans ce qui advient. Voici quelques affirmations des tenants du complot en étant très loin d’être exhaustif. La maladie n’existe que parce que l’on fait massivement des tests (je passe sur les implants portés par les écouvillons). Ceci n’est pas faux. Une maladie que l’on ne dépiste pas systématiquement n’existe que dans sa forme symptomatique et ce virus donne souvent des formes plus ou moins inapparentes. La contamination n’est pas une maladie mais une contamination qui touche beaucoup de monde finit par donner des formes graves et leur nombre est proportionnel au nombre de contaminés. Si la mortalité de la COVID est faible, sa gravité vient du nombre de gens atteints et des capacités hospitalières limitées variables selon les pays, et la France n’est pas au meilleur de sa forme à cet égard. Les malades graves qui meurent en réanimation sont atteints de COVID, mais ne meurent pas de COVID. Cette affirmation laisse penser que ces malades graves sont en réanimation uniquement pour une morbidité comme l’obésité, le diabète, l'hypertension atérielle ou un grand âge. Ces états ne justifient habituellement pas un séjour en réa, sauf exception, comme un coma diabétique, on se demande donc pourquoi ils y sont, mais le virus n’y serait pour rien, ce ne serait qu’un épiphénomène, histoire de gonfler les chiffres attribués à l’épidémie. Il est certain que nous allons tous mourir, que plus on est malade ou vieux plus on a de risque de mourir. Ce virus ne fait qu’interrompre des vies prématurément, et parfois alors même que l’espérance de vie est élevée, cela s’appelle la mortalité d’une maladie, en l’occurrence celle de la COVID. Pour ces fins analystes ce virus ne tue pas mais abrège la vie des gens qui de toute façon devaient mourir ou les gens ne meurent pas de ce virus mais uniquement de leur pathologie préexistante. Les services de réanimation ne sont pas plus débordés qu’avant. En affirmant par ailleurs que le SARS-CoV-2 est apparu en même temps que la grippe qui a les mêmes symptômes, ce qui est faux puisque la première vague en France date du printemps où la grippe se retire habituellement. Pour ces observateurs attentifs, cette agitation autour des lits de réanimation, c’est du cinéma, et on évite de nous montrer des images de ce qui se passe réellement dans les services. Le corps de santé nous mentirait donc depuis des mois, et ne serait composé que d’acteurs d’une tragi-comédie qui feraient semblant de transformer des services, de déprogrammer des interventions et de transporter à grands frais des malades dans d’autres hôpitaux et même à l’étranger. Et dans quel but nous joue-t-on cette tragi-comédie ? Pour quel public a-t-on monté ce grand spectacle avec des milliers de figurants, mais c’est évident : pour nous faire peur et NOUS CONTRÔLER. Mais ce n’est pas seulement la France que l’on veut contrôler, c’est le monde entier !!! Mais qui veut contrôler le monde entier ? Ce sont « les structures les plus monstrueusement riches et puissantes de la planète » et sont cités pêle-mêle : Rockefeller, la fondation Gates, le forum économique mondial, la banque mondiale ou l’OMS qui programment depuis des années la menace d’une pandémie qui ferait des millions de morts. Donc cette épidémie dont l’existence est douteuse et que l’on a fait entrer dans la tête des gens par un lavage de cerveau mondial parfaitement orchestré depuis des années ne servirait, outre à nous contrôler, qu’à ruiner l’économie de la planète et notamment celle de l’Occident. Tous les gouvernements – sans doute complices – toutes tendances confondues (sauf Trump) marchent tous dans cette mascarade planétaire. En fait, les complotistes ont très peur, non pas de la pandémie, qui n’existe pas, mais de ce complot mondial fomenté depuis au moins une décennie par les puissances d’argent mondialisées qui veulent notre perte avec la complicité docile des gouvernements. Le complotisme qui se veut lucide est une maladie contagieuse et angoissante dont la propagation virale devient exponentielle sur les réseaux dits sociaux, favorisée par des esprits en mal de notoriété qui profitent de l’instant pour montrer leur bouille sur internet.

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346. Improvisation

Publié le par Dr WO

« Improvisation » est le terme qui revient le plus fréquemment dans le discours des politiques de l’opposition et dans celui des commentateurs de l’actualité. Chaque décision du gouvernement pour tenter de contrôler l’épidémie est jugée comme mal communiquée, incohérente, erratique, donc improvisée. Ces critiques, souvent ironiques, aimeraient donc que les autorités aient une stratégie claire, parfaitement planifiée et stable pour lutter contre un ennemi invisible, imprévisible et qui se répand dans l’air entre les individus dont les comportements sont eux-mêmes imprévisibles et illogiques. Les accusateurs pensent que l’on peut planifier la lutte contre une épidémie comme on peut planifier dans le temps la construction d’un barrage ou tout autre événement dont on connaît tous les paramètres à l’avance. Curieuse illusion. Entendons-nous, la conduite du gouvernement dans cette crise sanitaire est loin d’être irréprochable et les incohérences ne manquent pas, mais le procès qui lui est fait « d’improvisation » est à mon avis injuste. On pourrait aussi le faire à bien d’autres gouvernements confrontés au même problème. Il faut tout de même savoir que l’improvisation en médecine est courante et même nécessaire. Un médecin qui n’improvise pas dans la conduite de ses actes thérapeutiques et ne les adaptent pas peut devenir criminel. Face à une maladie, rien n’est donné, rien n’est certain, et si l’on s’efforce d’avoir des protocoles pour chaque cas, on sait aussi que chaque malade peut réagir différemment au protocole prédéterminé qui lui est appliqué. Que dirait-on d’un médecin s’il n’arrêtait pas ou ne modifiait pas un traitement mal toléré ou n’ajouterait pas un autre traitement pour améliorer la tolérance du premier ? La COVID-19 est une maladie qui était inconnue et dont on ne possède aucun traitement spécifique, comment éviter l’improvisation pour tenter de la contrôler ? On voit des commentateurs, souvent non médecins, qui semblent posséder des solutions à la crise actuelle (parfois inapplicables dans la réalité), et au lieu de serrer les rangs, cherchent à en tirer un avantage politique. Ils s’improvisent donneurs de leçon en regrettant que telle ou telle décision n’ait pas été prise antérieurement mais en général sans l’avoir proposée au moment il aurait fallu le faire. Ces discours marqués du sceau du « yaka », et en particulier ceux des mélenchonistes, à qui je ne confierais sûrement pas ma peau, finissent par devenir irritants.

346. ImprovisationUne chaîne TV d'information continue fête son millième épidémiologiste

 

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Mes respects, mon archevêque.

Publié le par Dr WO

Les foules musulmanes se déchaînent contre la France après les déclarations de Macron qui ont suivi la décapitation de Samuel Patty, professeur ayant tenté d’enseigner à ses élèves ce que pouvait être la libre expression en montrant des caricatures de Mahomet. Des foules musulmanes appellent au meurtre sans connaître probablement la véritable teneur du discours du président français et sans avoir vu ces caricatures. Il suffit de dire aux foules musulmanes que les Français n’ont pas respecté LEUR prophète pour qu’ils descendent dans la rue le poing levé et la bave à la bouche, brûlant effigie et drapeau et menaçant l’ambassade de France. Des prêtres chrétiens furent assassinés pour se rappeler le temps des croisades car les islamistes aimeraient revenir dans le passé, et nombre d’entre eux ne l’ont jamais quitté. Curieusement, bien que les religions n’aient guère cessé de se faire la guerre au cours de l’histoire, les monothéismes sont unis contre l’athéisme et dans une sorte de complicité elles se portent plus ou moins au secours de celle éventuellement attaquée car attaquer la nature de l’une, c’est attaquer la nature des autres, puisque c’est la même. C’est dans ce sens qu’il faut interpréter les déclarations récentes de l’archevêque de Toulouse Robert Le Gall « On ne se moque pas impunément des religions. Il faudrait apaiser tout cela car ces caricatures sont contre les musulmans mais contre la foi chrétienne aussi"… « On ne peut pas se permettre de se moquer des religions, on voit les résultats que cela donne". On voit également que malgré l’assassinat de prêtres chrétiens par des musulmans fanatiques, se moquer de l’islam, c’est également se moquer du christianisme. Et pour ce dignitaire de l’Eglise on ne peut se moquer impunément d’une religion, mot terrible justifiant le crime punitif. Pour cet archevêque on ne peut pas se moquer d’une religion sans en être puni. Il y a huit ans j’avais écrit un article en me posant la question : les religions sont-elles respectables ? Je le publie à nouveauSi l’on n’est pas croyant pourquoi devrait-on respecter une religion quelle qu’elle soit ? A chaque fois que l’on se permet de critiquer ou d’ironiser sur les croyances d’une religion, toutes les autres montent au créneau pour protester contre une atteinte au « sacré », même si pendant des siècles et aujourd’hui encore elles n’ont cessé de s’entretuer. Les politiques, même non croyants, se disent heurtés que l’on puisse toucher à une religion surtout lorsqu’il s’agit de l’Islam dont ils craignent la violence. En quoi les croyances religieuses sont-elles si respectables et intouchables ? La croyance religieuse n’est qu’une adhésion à une légende et à une conception métaphysique indémontrable, placée confortablement hors de la raison et de l’erreur. Si elles ont évidemment du sens pour celui qui croit, elles n’en ont aucun pour celui qui ne croit pas, ce qui ne l’engage pas à les respecter. Chacun est libre de croire à ce qu’il veut. Chacun peut croire qu’une entité appelé Dieu et qui est à notre image (puisque nous sommes à la sienne, ce qui est plutôt valorisant) ait créé en peu de temps un univers sans limite (sinon, il serait dans un autre univers) et dont les dimensions observables seraient de l’ordre de 100 milliards d’années-lumière aux dernières nouvelles. Chacun peut croire que parmi les myriades de galaxies cette entité ait choisi la nôtre, que parmi les myriades de systèmes solaires il ait choisi notre étoile et la Terre pour créer l’homme et pour se manifester à nous. Chacun peut croire que ce Dieu ait éprouvé la nécessité de se cacher dans un buisson du Sinaï pour faire la causette à Moïse, qu’il ait eu la charité de se faire crucifier sous la forme d’un homme pour racheter nos pêchés avec le succès que l’on sait, que sa mère toujours vierge ait la bonté d’apparaître de temps en temps pour nous rassurer. Chacun peut croire que Dieu ait transmis les versets du Coran à Mahomet par l’intermédiaire de l’archange Gabriel. Mais chacun est aussi libre de ne pas respecter ces croyances prétendument révélées à un seul homme et sans témoins. Le respect de la personne ne s’étend pas à ses croyances. On doit respecter le croyant en tant que personne mais pas en tant que croyant. Par contre le respect de la personne implique de respecter la liberté du croyant à pratiquer ses rites, à condition qu’il les suive dans la sphère privée ou dans un temple et sans les imposer aux autres. Il doit rester en accord avec les lois d’un pays laïc et celles-ci n’ont pas à être modifiées pour satisfaire la croyance personnelle en des légendes et des rites, même s’ils sont anciens et partagés par des millions d’individus. Le nombre, s’il n’est pas un critère de véracité, reste malheureusement une force de pression à laquelle l’espace laïc et commun à tous doit résister. Mais lorsque le croyant affirme qu’il ne fait qu’un avec sa religion, c’est une incarnation lourde de conséquences. Dans ce cas, ne pas respecter les conceptions métaphysiques de quelqu’un, aussi insensées paraissent-elles, serait ne pas respecter sa personne. L’ironie sur les croyances devient l’ironie sur la personne qui les incarne, ce qui soulève sa colère. Critiquer les excès d’une croyance revient à critiquer celui qui les admet et qui prétend alors être stigmatisé. On parle même aisément et abusivement de racisme. Et c’est ainsi que les conflits naissent lorsqu’on ne peut plus séparer la personne de ses croyances. Des millions de sacrifices humains ont été commis sur l’autel des religions d’amour. C’est au nom de ces croyances prises pour des certitudes, pour lesquelles est réclamé le respect, et aussi insensées soient-elles, que les croyants fanatiques ont justifié et justifient encore leurs tueries : massacres d’hérétiques ou de juifs, tortures de l’Inquisition, bûchers, croisades, massacres d’indiens chez lesquels les bons prêtres niaient l’existence d’une âme, guerres de religions, destruction des tours de New-York, incendies d’églises, lapidation des femmes en pays musulman, amputations au nom de la charia et sous nos cieux miséricordieux, assassinat d’une fillette tenue par les cheveux pour lui loger une balle dans la tête. Trouvez-vous vraiment les religions respectables ? Les religions s’exonèrent facilement des excès que l’on commet en leur nom. Le judaïsme qui a aussi ses fanatiques, mais qui n’est guère prosélyte puisqu’il est plutôt difficile d’y entrer, a donné naissance à deux excroissances expansives : le Christianisme et l’Islam. Le premier a fini avec le temps et les progrès de la société par gratter le sang que le passé lui avait mis sur les mains, mais ses intégristes ne demandent qu’à revenir en arrière jusqu’à tuer comme le montre le meurtre des médecins coupables de pratiquer des avortements aux USA. Le second, qui n’a guère évolué depuis le Moyen Âge, serait plutôt fier du sang qu’il verse au nom d’Allah, ses assassins glorifiés accédant au statut de martyrs. Bien sûr, des musulmans accusent une minorité de se livrer aux meurtres d’innocents et en exonèrent la religion elle-même. Mais ne serait-ce pas plutôt une majorité à voir les foules déchaînées à travers le monde à la moindre provocation ou à ce qu’elles considèrent comme telle ? Et même sous nos climats, l’assassin Merah n’est-il pas considéré par certains dans les quartiers perdus de la République comme un martyr ? Une idéologie capable de provoquer de tels excès est-elle digne de respect ?

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