Publié le 7 Janvier 2013

Carla Bruni-Sarkozy aurait accepté de poser comme modèle pour une statue que l’on doit ériger à Nogent-sur-Marne et représentant une ouvrière en tenue de travail en hommage aux plumassières dont la plupart étaient d’origine italienne (AFP du 12/02/12). Il y a  une plume qui cherche à se poser.

Nora Berra, secrétaire d’Etat à la santé, a conseillé (sur son blog le 4/02/12) aux SDF d’éviter de sortir de chez eux par ce grand froid. C’est la seule qui pense que la promesse de Sarkozy s’est réalisée, à savoir que s’il était élu (en 2007) personne ne dormirait dans la rue dans les deux ans. Quelqu’un aurait-il la bonté de la mettre au courant ?

Nadine Morano annonce sur Twitter qu’elle « bulle dans un Spa avec des copines ». Ne faut-il pas conseiller aux copines de lui mettre la tête sous l’eau pour la faire taire ?

Eric     Besson critique (lors du « Grand Rendez-vous » du 12/02/12) les membres du gouvernement qui ne soutiennent pas Nicolas Sarkozy. Critique d’autant plus valable qu’elle vient d’un expert en loyauté.

Sarkozy. Le suspense sur sa candidature devient intolérable. La population réclame des  cellules de soutien psychologique.

Marine Le Pen qui doit être l’invitée de l’émission « On n’est pas couché » le 18/02/12 exige un quota de ses sympathisants dans le public de l’émission. Elle veut choisir sa claque pour ne pas en recevoir.

Whitney Houston a été retrouvée morte dans une chambre d’hôtel. La chanteuse était droguée et alcoolique. C’est dur d’être belle, talentueuse, riche, et adulée.

Hamza Kashgari, journaliste saoudien de 23 ans, menacé malgré ses excuses, s’était enfui vers la Nouvelle-Zélande, mais a été arrêté jeudi en Malaisie avec l'aide d'Interpol (!), et extradé dimanche vers l'Arabie saoudite où les autorités religieuses l'accusent d'apostasie. Un chef d'inculpation passible de la peine de mort. Il s’était permis le 4 févier dernier (date anniversaire de la naissance de Mahomet), de publier sur son compte Twitter des messages contestataire adressés au prophète Mahomet.

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 7 Janvier 2013

Le-chat-Geluck-plan.jpgLe téléphone portable, s’il est utile, s’est transformé en doudou pour adultes, fiévreusement serré dans la main, et en moyen de communication perpétuelle, même lorsqu’on a rien à dire et simplement pour savoir où se trouve une autre personne et dire où l’on se trouve soi-même. Ce qui, il faut en convenir, est d’un intérêt limité.

Le portable a cela d’étonnant que, dès qu’il est porté à l’oreille, il semble se construire instantanément autour, comme par miracle, une cabine téléphonique protectrice. Si bien que les personnes parlent comme si le monde autour d’eux avait disparu, n’entendait pas et ne présentait aucun danger. La preuve en est que les cyclistes conduisent d’une main et les piétons traversent la chaussée en pleine conversation ou en lisant leurs messages, sans se préoccuper des voitures. Et si l’objet déverse de la musique dans les oreilles, on peut en mourir gaîment. Une étude américaine publiée par la revue "Injury Prevention" révèle que le nombre d’accidents graves chez des piétons écoutant de la musique en marchant a triplé en six ans.

Bien sûr dans les lieux publics les autres ne sont pas sourds et entendent parfois des choses très intimes. Si l’on prend le bus aux mêmes heures on peut suivre avec intérêt les démêlés de chacun et surtout de chacune.

La mise en scène des films a elle-même changé. Une partie de l’intrigue et du dialogue se passe dans la rue avec un seul acteur et il est beaucoup plus rare à présent de voir un malheureux chercher désespérément une cabine téléphonique libre, ce qui enlève une partie du suspense (il est vrai que l’on peut avoir une batterie épuisée, également prétexte pour interrompre une conversation qui vous est désagréable).

Les sonneries sont très enrichissantes sur le plan musical. Pour peu que les sonneries soient identiques ou voisines, on voit, lorsque l’une retentit dans un lieu public, plusieurs personnes indiquer aux pickpockets où se trouve leur portable.

Les femmes mettent le plus souvent leur appareil dans leur sac au risque de ne pas l’entendre sonner et c’est pour cela qu’elles le tiennent fréquemment à la main. Les hommes le mettent parfois dans la pochette de leur veste et un nombre impressionnant de téléphones se retrouvent dans la cuvette des WC.

J’ai vu un jour dans le métro une musulmane ouvrir la porte du wagon, tout en téléphonant, après avoir coincé son portable entre son oreille et son voile, un intérêt du voile qui a probablement échappé aux instances religieuses.

Le portable est un appareil espion qui permet de se faire repérer (Dessin de Philippe Geluck). Les adultères se sont compliqués, certes on peut fermer son téléphone, mais cette manœuvre même devient suspecte et on est obligé d’ajouter aux mensonges habituels des histoires de couverture (de réseau, pas de lit) ou de tunnels malencontreux.

Ce ne sont pas les seuls inconvénients possibles des  téléphones portables. Il n’est aucunement démontré que leur utilisation provoque des tumeurs cérébrales (si la démonstration est un jour faite, il sera bien entendu trop tard) mais on peut d’ors et déjà choisir sa localisation éventuelle, à droite ou à gauche (à éviter pour les droitiers). Les ondes auraient même accéléré le vieillissement des rats alors qu’ils n’étaient même pas soumis à des conversations publiques insipides.

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Publié le 7 Janvier 2013

klimt25.jpgJe les envoie à mes lecteurs qui continuent à venir sur ce blog malgré sa forme changeante et sa typographie erratique, alors que l’on sait depuis Oscar Wilde « De l’importance d’être Constant ».

Je le fais d’autant plus volontiers que les scientifiques ont montré les bienfaits des baisers sur la santé. La science embrasse tout et le baiser comme sujet de recherche me semble assez séduisant.

 

Le poutou  favoriserait la production de sérotonine, médiateur qui règle l’humeur et celle d’ocytocine, petite diablesse hormonale qui se mêle du lien affectif, sexuel et amoureux.

Selon un allergologue de l’université d’Osaka, un couple qui aurait le bécot multiple serait moins sujet aux allergies cutanées aux pollens (ce qui permet d’offrir des fleurs à l’autre sans hésitation). Le système immunitaire serait ainsi renforcé, peut-être que les échanges généreux entre milieux microbiens y sont pour quelque chose.

Des  chercheurs américains ont constaté que les bisous à la chaîne ont, en outre, un effet favorable sur le taux de cholestérol, de cortisol et sur la numération globulaire.

Sans compter les bienfaits de l’activité physique que nécessite un baiser langoureux. J’ai ainsi appris qu’il ferait appel à 34 muscles faciaux (on n’apprend pas ça à la faculté) et que la fréquence cardiaque s’éleverait à 110 par minute. Embrasser devient réellement un sport en chambre.

A l’occasion de ce tendre billet, je ne résiste pas au plaisir de l’illustrer par le merveilleux tableau de Gustav Klimt : « Le baiser », grand tableau de près de deux mètre exposé sous vitre à la galerie du Belvédère à Vienne.

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Publié le 7 Janvier 2013

 

Il est possible que Sarkozy nous quitte bientôt. Pour ma part, pour ne pas être irrité, je ne l’ai jamais vraiment écouté, d’autant plus que je ne m’arrête jamais devant les bonimenteurs qui tentent de vendre un produit miraculeux dans la rue quel que peut être leur bagout.

 

Chirac était plutôt sympathique, un peu escroc, républicain, il a bien profité des ors de la République. Petite condamnation in extremis qui fait tache sur sa carrière d’artiste inutile.

 

Je n’ai jamais aimé Mitterrand. Il s’était fait limé des dents trop longues qui montraient à l’évidence qu’il n’aimait que le pouvoir. Il était à gauche, car il voulait remplacer les hommes de droite qui tenaient la place qu’il convoitait. Je me souviens d’avoir été heurté par le geste de mépris pour écarter un quidam enthousiaste qui s’était approché trop près de lui à la sortie du Panthéon lors de sa victoire.

 

Giscard d’Estaing, le pompeux voulant faire peuple, a fait de bonnes choses. Il avait du talent. Il est peut-être dommage qu’il ait été mis sur la touche un peu trop tôt.

 

Pompidou. J’ai eu l’occasion de m’entretenir brièvement avec lui, ayant eu celle de soigner son père. Homme cultivé, il paraissait sans prétention. Je reproche à son règne d’expansion économique d’avoir permis aux promoteurs de construire à Paris des bâtiments d’une grande laideur.

 

De Gaulle. Il est difficile à mon humble niveau de donner un avis sur un monument historique qui payait ses timbres de sa poche, ce que ses successeurs ne se sont pas élevés à faire. Il avait accompli le tour de force inouï de faire figurer la France parmi les vainqueurs de la deuxième guerre mondiale, alors qu’elle l’avait lamentablement perdue, et qu’elle s’était officiellement alliée avec l’ennemi. Cependant, je me souviens dans ma jeunesse d’avoir crains de sa part l’instauration d’une dictature lorsqu’il est arrivé au pouvoir en créant la Vème république après avoir été à l’origine de la IVème. Il a, en fait, permis d’éviter le putsch militaire qui nous pendait au nez. Il a donné, dans la douleur pour beaucoup, l’indépendance à l’Algérie, imaginez que la France ait suivi les Le Pen et consorts en ne l’accordant pas ? Nous aurions 40 millions de musulmans en plus dans nos départements. Il est parti après une révolution d’opérette accomplie par des gens trop heureux et après l’échec d’un referendum sur la régionalisation qui fut nécessairement instaurée par la suite. Ingratitude des Français volages.

J’espère que Sarkozy, s’il nous quitte, n’aura pas l’outrecuidance d’avoir le même sentiment.

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Publié le 7 Janvier 2013

La France ne va pas très bien et le reste de l’Europe ne va guère mieux. Le rêve américain a, pour beaucoup, des allures de cauchemar et le sud du continent fournit aux américains de quoi rêver. La Russie est atteinte d’un poutinerie qui l’étouffe un peu. Le Japon n’arrive pas à se débarrasser de ses atomes crochus. La Chine a contracté un capitalisme aigu. L’Afrique développe surtout son émigration. Et les conflits religieux à nos portes, plutôt ouvertes, ne nous rajeunissent pas.

Alors que diriez-vous d’une « bonne » guerre ? Non, pas de guerres locales, elles n’ont jamais cessé. Une guerre mondiale, classique, sans l’arsenal nucléaire, car avec, ce ne serait pas de jeu.

Picasso-guernica.jpg

Les guerres érodent la masse humaine moins vite mais plus largement que les catastrophes naturelles. Et elles ont d’autres vertus. Dans la tourmente on se regarde moins le nombril, il y a moins de dépressions, il y a moins d’obèses – surtout dans les camps de concentration – Un vent de liberté souffle sur les mœurs : les soldats vont aux putes sans remords et les femmes se laissent convaincre pour une dernière étreinte.

Toutes les compétences sont utilisées : les voyous deviennent des héros, les meurtriers sont décorés pour leurs meurtres, les sadiques sont promus pour leurs tortures, les voleurs pillent joyeusement, les violeurs violent en paix, même les bons pères de famille, et leurs chefs indulgents détournent le regard quand ils n’y prêtent pas la main.

Et que dire des progrès réalisés pendant les guerres : des bactéries inconnues colonisent les laboratoires, les chimistes remplissent leurs cornues de molécules nouvelles, les ingénieurs construisent des machines qui tuent mieux et plus loin, les savants font péter des pétards et retrouvent ainsi leurs joies d’enfant. Certains pourraient même vendre des avions dont personne ne veut.

Quand une masse humaine est plus entamée que la masse ennemie, vient la paix où on continue encore un peu d’élaguer par vengeance ou pour ne pas perdre la main, en suivant le doigt anonyme des délateurs.

Les périodes qui suivent les guerres sont des périodes fastes, on les appelle « Glorieuses », même pour les vaincus. Certes on pleure un peu, mais on rit beaucoup d’être resté vivant, on recommence à ne penser qu’à soi, et on reconstruit vaillamment. L’économie ne connait pas de crises, il n’y a pas de chômeurs, on manque même de bras, ceux laissés sur les champs de bataille. En fait, pendant la guerre il ne se passe pas grand chose dans les champs, tout se passe dans les villes, là où il y a le plus de civils, bien plus faciles à tuer que des soldats armés.

Mais il faut savoir que les périodes fastes n’ont qu’un temps. Les choses reviennent comme avant, et les crises remplacent les guerres.

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Publié le 7 Janvier 2013

 

J’ai beaucoup d’admiration pour les jambes des femmes, enfin pour la plupart. Les muscles sont à peine visibles (les muscles font trop penser à l’anatomie et à la fonction motrice), gainés par une peau sans poils, enfin pour la plupart ou des poils si fins, si soyeux qu’ils sont invisibles ou éliminés parfois douloureusement  par la cire sacrificielle. On ne peut qu’admirer les petits genoux ronds et les volumes arrondis harmonieusement étagés sur le socle d’un talon haut qui claque sur le bitume comme pour attirer l’attention (les tennis ne font pas le même effet).

A coté de ces merveilles doubles, enfin pour la plupart, on est atterré par la laideur des jambes des hommes, enfin pour la majorité : les muscles saillants (quand il y en a), disgracieux, les gros genoux, et que dire des jambes velues. Une femme en chemise, les jambes apparentes, est adorable, un homme dans la même situation, même si la chemise est belle, est parfaitement ridicule. Je pense que cette expérience simple, facile à réaliser, sans matériel  compliqué et sans budget important, démontre parfaitement mon propos.

La question existentielle qui se pose est la suivante : comment les femmes peuvent-elles coucher avec les hommes ? Alors que l’inverse ne relève d’aucun mystère. Bien sûr, pour être scientifique, il faudrait poser la question aux femmes, leur point de vue ne doit pas être négligé, elles sont partie prenante dans l’affaire.

Bien qu’étant un homme  hétérosexuel (certes, un peu fané), en restant objectif, je ne peux aboutir qu’à la conclusion provisoire suivante (du moins je l’espère) : logiquement, pour éliminer cette disparité choquante, les femmes ne devraient coucher qu’avec les femmes et les hommes qu’avec les hommes.

Et si l’on interdit les croisements des sexes et des semences, ce serait une façon élégante d’en finir avec l’Humanité, sans passer par une grossière déflagration atomique ou un séjour pénible en autoclave.

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Publié le 7 Janvier 2013

Lechat-supercouillonJ’aimais bien Alice. Je pouvais lui téléphoner quand je voulais, elle était toujours là pour moi avec une oreille attentive pour écouter patiemment le récit de mes ennuis ou de mes doléances. Mais voilà, son protecteur, du nom de Free, qui s’était acoquiné avec elle,  vous savez ce commerçant qui joue le Steve Jobs sur une scène,  en chemise blanche, m’a persuadé de quitter Alice qu’il s’était gardé pour lui, en prétendant qu’il avait mieux à me proposer. J’ai cédé aux sirènes de ses sbires et j’ai quitté Alice.

Des choses séduisantes et encombrantes, pour une bonne part inutile, sont venues s’installer dans mon bureau. Mais ces séductrices s’avérèrent non opérationnelles et ma ligne devint muette. J’ai donc essayé de joindre Mr Free qui prétendait être joignable 7 jours sur 7 et 24h sur 24 et je suis tombé, en effet, sur une de ses collaboratrices à la voix charmante qui m’a d’abord annoncé ses tarifs en me vantant les qualités de l’établissement dont l’équipe était tout à mon service et m’a assuré que l’arrivage que j’attendais n’allait pas tarder à venir. J’avais beau lui dire qu’il était déjà chez moi et que je voulais lui faire part de mes incapacités, rien n’y fit, à chaque fois que l’on se parlait (et on s’est parlé de multiples fois et à mes frais), elle me disait toujours la même chose, sans aller plus loin et sans que je puisse m’exprimer plus avant. A la réflexion, je me demande s’il ne s’agissait pas d’un robot.

J’ai rompu mes relations peu recommandables avec Mr Free pour m’adresser ailleurs, et je risque de devenir inconstant.

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Publié le 7 Janvier 2013

emir-2.jpgIl est certain que ça gaze pour cet émirat. Cette petite péninsule désertique et caniculaire (jusqu’à 50°) a la chance d’avoir un sol farci de pétrole et une mer farcie de gaz (heureusement que le gaz est dans l’eau et non l’inverse) et les médias comme les blogs bruissent de l’argent que le Qatar déverse, notamment en France, et réprouvent sa tendance à vouloir tout acheter y compris les hommes, en particulier les sportifs et leurs responsables. Le sport lui paraissant être le meilleur vecteur publicitaire, surtout lorsqu’il est porté par  ceux qui raisonnent avec leurs pieds.

Ceci étant, le Qatar joue le jeu du capitalisme et investit où il peut investir et achètent ce qu’on lui permet d’acheter (y compris les quartiers « sensibles », c'est-à-dire douloureux). Si le sport a sa faveur, la culture n’est pas pour autant négligée et sa chaîne TV pas trop inféodée.  Si ses autorités considèrent que le pays est trop petit pour avoir des partis (sic), ses habitants ne sont pas trop à plaindre, leur niveau de vie est équivalent à celui des pays occidentaux, il se classe comme le premier émetteur mondial de CO2 par habitant (3 fois plus que les USA), c’est dire, les soins et l’éducation sont gratuits et l’attitude vis à vis des femmes et des autres religions est plutôt plus libéral que dans la plupart des autres pays musulmans, ce qui, entre nous, n’est pas un exploit.

Il est cependant conseillé aux homosexuels d’éviter ce pays car ils risquent la prison et des peines lourdes, or la population de l’émirat est constituée pour 4/5 d’expatriés, et on compte environ deux hommes pour une femme. Ne serait-il pas souhaitable pour le Qatar d’investir dans l’achat de femmes plutôt que de footballeurs ?

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Publié le 7 Janvier 2013

LE DEGRE D’AGITATION D’UN(E) POLITICIEN(NE) EST PROPORTIONNEL A SON DEGRE D’IMPUISSANCE.

Sarkozy est pris d’une frénésie de « réformes » soit inefficaces, soit impossibles, pour donner l’illusion de diriger quelque chose. Hollande bouge sans  cesse pour donner l’illusion qu’il pourrait être efficace. La forme féminine de Le Pen, dans son rôle de composition, agite des peurs. Mélenchon agite des anathèmes. Joly est naturellement agitée. Et Bayrou : il saute sur place, n’est-il pas le centre ?

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Publié le 7 Janvier 2013

Des voyages que j’ai pu faire, c’est celui en Egypte qui m’a le plus impressionné. Le musée du Caire regorge de trésors à ne plus savoir où les mettre. Les pyramides s’élèvent en un cimetière monstrueux. Les chefs-d’œuvre s’égrainent le long du Nil comme les perles rares d’un collier fabuleux. Les murs de tombeaux éclairent de leurs fresques colorées les boyaux souterrains. Tout est grand, les colonnes, les statues, tout est beau et admirablement conservé depuis des millénaires grâce à la sécheresse du climat.

Abu-Simbel.jpgPour aller à Abou simbel dans l’extrême sud du pays, nous avons traversé en voiture 400 km de désert. Nous étions seuls et c’est là que l’on ressent à quel point le désert est désert et d’un silence oppressant. Seuls, pas tout à fait. Nous avons rencontré un chamelier qui traversait le désert dans l’autre sens. D’abord lointain, se découpant sur un ciel immense à la manière d’une carte postale. Mais la poésie a cessé quand le chameau s’est approché de nous de son pas majestueux en rompant le silence du désert par les vociférations d’un transistor accroché à la selle.

Les Egyptiens n’ont pas la chance d’être assis le cul sur une nappe de pétrole, mais ils ont celle d’avoir sur leur sol les trésors uniques laissés par l’époque des pharaons. C’est leur ressource principale, elle attirait le monde entier. Avec la tournure des évènements, j’ignore ce qu’il en sera dans l’avenir. Les femmes pourront-elles se vêtir à leur guise ? La plupart des islamistes, conscients de l’importance du tourisme tentent de rassurer. C’est ainsi que le porte-parole du parti Al-Nour [salafiste], Mohamed Nour a déclaré : « Le port du bikini n’est qu’un détail. Le tourisme en Egypte a besoin de profonds changements, qui sont plus urgents à traiter. C’est comme lorsqu'on fabrique une voiture : d’abord on s’attaque au plus important et ensuite, seulement, aux finitions, comme les freins ». Je ne sais pas si l’on peut faire confiance à quelqu’un qui considère les freins d’une voiture comme tout à fait secondaires.

Espérons que les extrémistes ne se conduiront pas comme les talibans qui ont détruit des chefs-d’œuvre en Afghanistan, car ça les démange. Le porte-parole de l’Appel salafiste Abdel-Moneim Al-Chahhat a en effet déclaré que les statues des pharaons sont idolâtres et qu’il fallait les recouvrir de cire, estimant que “La culture pharaonique est une culture pourrie”.

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Publié le 7 Janvier 2013

Chacun sait que le rire est une bonne chose à tous les points de vue. Mais je constate avec regret qu’avec l’âge je ris plus difficilement à un spectacle. C’est que pour déclencher un rire il faut surprendre et que pour surprendre il faut beaucoup de talent et d’invention, surtout lorsqu’on s’adresse à un vieux singe.

Par contre, rien n’est plus simple que d’émouvoir et je continue à l’être. Rien n’est plus simple que de décrire la noirceur du monde et des êtres, là, l’auteur ne nous surprend jamais, il n’invente rien, son talent est dans la mise en forme. Et pourtant la majorité des œuvres considérées comme des chefs-d’œuvre sont amères, tristes ou tragiques.

Combien d’œuvres, gaies ou comiques, quel que soit l’art, sont-elles considérées comme des œuvres majeures ? Et même pour un artiste, sa production dramatique sera toujours estimée supérieure à sa production comique qualifiée de « légère », et pourtant elles font plus de bien que les tragédies devant lesquelles on s’extasie et qui, en fait, ne nous apprennent rien que nous ne connaissions déjà, même si l’on peut admirer leur mise en forme.

Le plus difficile est de faire rire avec des situations dramatiques, c’est ce qui est tenté dans le film « Intouchables » qui connait un succès un peu inattendu. Les deux protagonistes vivent des situations désespérées : un grand noir, banlieusard, un peu violent, inculte, chômeur à la dérive, chassé de sa famille et un blanc riche, cultivé, amateur d’art mais tétraplégique dont il ne reste que l'intelligence et la parole. Ils n’ont en commun qu’une seule chose : l’humour. Le sourire (j’ai peu ri) vient de la confrontation de ces deux univers caricaturaux, aux antipodes, et pourtant proches l’un de l’autre de quelques kilomètres. Le noir apporte au blanc une certaine désinhibition, et une joie de vivre sans apitoiement, par contre je n’ai guère aimé sa dérision de la culture occidentale dont il ignore tout. Mais une façon de vivre son ignorance n’est-elle pas de dénigrer ce que l’on ne connait pas ? 

 

  intouchables.jpg

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Publié le 7 Janvier 2013

Les Huns féroces sur leurs véloces éléphants

qu’Hannibal avait bradés pour un plat de lentilles

après sa victoire au festival de Cannes

attendaient en vain que sonne l’olifant

pour courir à trompe abattue achever au galop

Hugo serré dans son col de Roncevaux

à la bataille d’Hernani

 

Le général sur son cheval chargé de médailles

toutes gagnées au sang du front des autres

regardait aux jumelles le champ de bataille

où le Soldat Inconnu ne voulait plus marcher

les jambes coupées en déclarant sa flamme

à la Maintenon cantinière sans pareille

toujours bénévole pour le salut de son âme

restée longtemps au service du Roi Soleil

qu’une fistule anale avait rendu atrabilaire

Celui qui en a souffert comprendra la chose

 

Mais la Maintenon avait un faible pour Mermoz

dont les cheveux ondulés lui rappelaient la mer

Il était avec Léonard de Vinci à la barbe fleurie

en admiration devant  le « spirit of Saint Louis »

Lindbergh voulait que Léonard croque son avion

avant de rejoindre Gambetta assiégé à Paris

et franchir avec lui d’une seule traite la Seine

la ligne bleue des Vosges et l’Alsace en ballon

Alors qu’ils survolaient l’hippodrome de Vincennes

ils surprirent Pascal prendre des paris

clandestinement sans quitter son Port-Royal

Et en passant par la Hollande ils ont rencontré

Descartes s’efforçant de continuer de penser

Seule méthode en principe pour ne pas disparaître

 

Le  cheval du général  étant parti paître

entre les corps du champ de bataille

où après le passage sur les ondes d’Attila

l’herbe ne repoussait pas

Le général était nu sans cheval ni médailles

Et même avec la main dans son gilet pare-balles

Il paraissait plus petit et moins malin

seul et sans armes il n’était plus rien

Il attendit que le fossé de Vincennes se libère

pour installer dedans des catapultes en hâte

destinées à lancer les premières pierres

sur le front avancé de Goliath

Il imitait en cela Archimède le Gréco-Sicilien

Qui en ce moment même prenait son  bain de siège

Et que Charlotte Corday par une regrettable erreur

allait poignarder dans son bain

en poussant le poignard de haut en bas

pendant  que le savant pris au piège

allait crier de bas en haut : eurêka !

 

 Le-chat-an-2000-geluck.jpg

 

Dessin de Philippe Geluck

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Publié le 7 Janvier 2013

Watteau-l-amour-au-theatre.jpg 

Hier, théâtre. J’y ai vécu un ennui ferme, aussi ferme que le fauteuil sur lequel j’ai passé une heure quarante à regarder discrètement le cadran lumineux de ma montre. Car si les théâtres parisiens ont le charme des antiquités, leurs sièges sont également spartiates.

 

Curieusement, le cinéma donne l’illusion de la réalité alors que rien n’est réel lors de la projection d’un film. Sur la scène d’un théâtre, tout est bien réel, le décor comme les comédiens en chair et en os et tout parait artificiel. Alors pour que la magie puisse s’opérer il faut que la pièce soit bonne, que les comédiens aient des choses à dire et qu’elles soient bien dites, c’est ainsi que disparaissent artifices et conventions.

 

Hier, les comédiens n’avaient rien à dire d’intéressant et le disaient mal. Des paroles précipitées dans une mélasse à moitié avalée, les femmes en particulier avaient le don de déglutir goulûment leur texte comme si elles avaient peur qu’on le leur dérobe. Des colères simulées pour des motifs futiles, des banalités qui se voulaient profondes mais qui n’avaient que la profondeur d’un vide abyssal, des réparties qui se voulaient drôles mais qui n’ont déclenché que quelques rires parcimonieux. Et pourtant, le spectacle – qui a d’excellentes critiques - fut applaudi, saluant ainsi les efforts des comédiens qui s’étaient tout de même démenés devant nous  pendant une heure quarante, en connaissant par cœur un long texte que j’ai trouvé sans intérêt, ce qui n’est pas donné à tout le monde.

 

Watteau : « L’Amour au théâtre italien »

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Publié le 7 Janvier 2013

«Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin de médecins, mais les malades. » Jésus (Evangile selon St Marc 2/17). Bien que divine, cette affirmation est totalement dépassée.

Pendant des siècles, la santé était définie de façon négative : l’absence de maladie déclarée. Pas de maladie, pas de médecine. Les choses ont changé, le sujet sain est également devenu l’objet de la médecine, ne serait-ce que par la prévention et les vaccinations. Mais la médecine, par ses connaissances du corps humain et les moyens qu’elle possède pour le modifier, offre des possibilités d’améliorer la vie du sujet en bonne santé apparente. En accédant à cette demande et parfois à cette exigence, la médecine se déconnecte des maladies, ne cherche plus seulement à rétablir la santé ou à la préserver, mais à modifier l’autre ou à influer sur son destin en utilisant les mêmes moyens que pour guérir. Elle  change sa nature en changeant ses objectifs. Cette orientation est plus due à la société qu’aux médecins eux-mêmes.

En 1978, l’Organisation Mondiale de la Santé avait curieusement défini la santé comme « le bien-être complet, physique, mental et social », elle avait donné là une des définitions possibles du bonheur. En s’y référant, on peut conclure que l’Humanité entière est malade et considérer comme maladies : les désirs inassouvis, le manque d’affection, les peines de cœur, la solitude, la timidité, la pauvreté, le chômage, l’absence de talent, les incapacités, l’échec scolaire et bien d’autres raisons du mal-être. Pour suivre cette définition de l’OMS, la médecine devrait englober la santé individuelle et publique, les problèmes sociaux et intimes. Si le malheur est une maladie, la médecine se doit de contribuer à l’obtention du bonheur.

C’est ainsi que la conception de l’enfant est devenue une affaire médicale : insémination artificielle en dehors du sexe, fécondation in vitro en dehors du corps. L’âge, la ménopause, l’absence d’utérus et même le décès d’un des conjoints ne sont plus des obstacles, mais on ne peut pas se vanter de ce que l’on peut faire sans qu’il vous soit demandé un jour de le faire. Certes, on peut arguer que la procréation est une fonction de l’organisme et le médecin aide à réaliser ce que le couple ne peut pas faire seul. En fait, ce qui est réellement du domaine médical est le traitement de la cause de la stérilité. La procréation assistée ne répond pas à une maladie mais au désir d’enfant. Aussi respectable soit-il, ce désir répond à une convenance personnelle et non pas à une altération de la santé de l’individu ou à un problème de santé publique. On traite une incapacité sans risque et non une pathologie, même si cette incapacité est mal vécue. On intervient pour le confort intellectuel et affectif des personnes. C’est une médecine du bonheur

Les individus n’assument plus ce qu’ils sont puisqu’ils peuvent devenir ce qu’ils rêvent. La chirurgie esthétique (et non pas réparatrice) transforme des corps sains selon les critères de beauté du moment et les désirs personnels. « Il ne peut être porté atteinte à l’intégrité du corps humain qu’en cas de nécessité médicale pour la personne »[1]. Quelle est la nécessité médicale d’effacer les rides, d’enlever une bosse du nez, de recoller des oreilles, de relever des seins ou de supprimer des « culottes de cheval » ? Le seul argument est le mal-être, c’est à dire la recherche du bonheur, fournir à quelqu’un l’image qu’il veut donner aux autres c’est avant tout satisfaire son égocentrisme. A la décharge des personnes qui cherchent leur équilibre et pense que cet équilibre est perturbé par ce qu’elles estiment être un défaut dans leur corps et leur mental[2], les médecins ont trouvé les moyens de le corriger. Cette possibilité a suscité des besoins, la médecine est ainsi sortie de sa route, celle de la pathologie pour remodeler le sujet sain selon ses aspirations. Cela va jusqu’à la reconstruction de l’hymen réclamée par des Américaines pour assouvir un fantasme de leur conjoint, souvent associée à un resserrement du fourreau vaginal. « Qui doit décider de la limite à établir entre la convenance convenable et l’exigence inconvenante ? » (Claude Sureau)[3]. Mais contrairement au changement de sexe, ces interventions esthétiques ne sont pas prises en charge par la collectivité.

S’il faut un certain courage pour se soumettre au bistouri, il n’en faut aucun pour avaler une pilule qui prétend lisser les aspérités de la vie, l’une d’entre elles n’a-t-elle pas été surnommée « la pilule du bonheur » ? La difficulté pour le médecin est de discerner ce qui est pathologique dans le comportement d’une personne de ce qui ne l’est pas. Entre la demande d’un « bonheur pharmacologique » et un traitement psychotrope nécessaire. Si la pilule ne résout rien, elle aide à supporter l’absence de solution.



[1] Article 16-3 du Code civil

[2] Une de mes connaissances ne supportant plus ses oreilles décollées (qui n’intriguaient personne), s’était décidée sur le tard à subir une intervention pour réparer l’outrage. Une seule personne a remarqué le changement : son coiffeur.

[3] Dictionnaire de la pensée médicale (direction Dominique Lecourt) puf 2004.

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Publié le 7 Janvier 2013

GargouillePour imiter la phrase de Staline : « Le Vatican, combien de divisions ? » où il ironisait sur l’influence que pouvait avoir le pape dépourvu d’armée. En France, ces jours-ci, nous sommes tranquilles, elle a ses divisions.

Hier, une charmante Sénégalaise a été élue Miss Black France, en attendant l’élection de Miss Jaune France, Miss café au lait France et bien  entendu Miss Blanche France dans l’avenir, donnant à la couleur de la peau une importance qu’elle ne devrait pas avoir, car elle ne dépend que de la variation d’une quantité ridicule de mélanine qui suffit pourtant à diviser les hommes.

Mercredi prochain les coqs de droite et de gauche vont s’affronter. Cette division existe dans les autres pays, mais en France il est impensable (sauf à l’issue de la deuxième guerre mondiale) d’envisager une union nationale comme cela se fait ailleurs quand la situation est préoccupante et aujourd’hui, elle l’est.

Le bouquet est celui du 1er mai où l’on prévoit trois manifestations. Sarkozy qui prétend s’adresser à tous les Français a pris l’initiative de les diviser en organisant une manifestation des « vrais travailleurs » par opposition aux « faux travailleurs », évidemment de gauche, qui vont défiler comme d’habitude derrière les syndicats. Les chômeurs y seront présents  pour montrer à quel point ils sont heureux de faire partie des faux travailleurs.

A ces deux défilés des vrais et des faux travailleurs va s’ajouter, la manifestation de l’extrême droite autour de la figure emblématique de Jeanne d’Arc à qui l’on doit le sacre comme roi de France d’un des rejetons d’une famille royale franco-anglaise. Il est possible que sans elle l’Angleterre et la France auraient été groupées sous un même roi avec une langue commune, le français selon toute vraisemblance, le territoire continental étant nettement dominant à l’époque. La Pucelle, fêtée par l’extrême droite dont les lunettes sont hexagonales, a peut-être changé le cours de l’histoire, mais pas forcément en mieux en contribuant à séparer l’Angleterre de la France.

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Publié le 7 Janvier 2013

La politique est l'art de gouverner une communauté, mais elle est le plus souvent l'art de conquérir le pouvoir et de s'y maintenir. Dans les démocraties le pouvoir s’acquiert par les élections, ce pouvoir qui fascine les politiques, même s'ils ne savent pas toujours quoi en faire (en dehors de leur promotion personnelle) une fois qu'ils en disposent.

Il est certain que les périodes électorales sentent mauvais. Il s'agit de séduire ceux qui sont susceptibles de vous donner le pouvoir en élevant le mensonge au niveau de l'argument, et  de tenter de détruire l'adversaire au besoin en le calomniant, l’assassinat étant formellement prohibé sous nos climats aux regrets de certains.

Dans les démocraties, les armes sont verbales : désinformations, mépris, voire insultes, spécialité des seconds couteaux. Entre politiques c'est plus une joute oratoire, un spectacle théâtrale, dans une pièce écrite par d'autres avec le plus souvent de fausses manières, des postures tartarinesques qui visent à impressionner l’auditoire car les adversaires se connaissent depuis longtemps puisqu’ils naviguent dans les mêmes eaux et mangent à la même soupe.

Il n'en est pas de même des partisans et des militants qui se dévouent pour leur champion et prennent la chose au sérieux. Plus que leur champion, ils expriment ce qui ressemble fort à de la haine : sifflets et huées devant l’image de l’adversaire, boules puantes glissant sur la toile, fausses informations ou informations tronquées et déformées que d’autres recueillent religieusement pour les diffuser, sans les vérifier, sans en connaître la source puisqu’elles vont à l’appui de leurs convictions. Tout est bon à prendre. L’amour est aveugle, la haine aussi.

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Publié le 7 Janvier 2013

Le samedi 28 avril doit avoir lieu l’élection de Miss Black France. Cette manifestation a été mise sur pied par des organisateurs estimant que les jeunes femmes noires étaient sous-représentées lors de l’élection de Miss France. Cette nouvelle foire aux bestiaux humains m’incite à quelques remarques :

1° Pourquoi dire black et non pas noir comme s’il était honteux de l’être ? Cela rappelle dans le passé l’utilisation du mot israélite  pour ne pas dire juif qui paraissait honteusement honteux.

2° En suivant cette logique, si une  catégorie de la population s’estime sous-représentée à l’issue d’une sélection, il devient licite d’organiser son propre concours : Miss Arabe France, Miss Borgne France, concours d’entrée dans une école réservée aux noirs, etc…

3° Cette logique peut être déclinée dans tous les domaines. Si une catégorie de la population s’estime sous-représentée dans un type d’entreprise, elle pourrait être amenée à créer une entreprise qui lui sera spécifiquement consacrée.

4° Cette initiative est à mon avis mal venue, encouragement, non pas à l’égalité, mais au communautarisme, source de divisions de la société française, réalisant de facto un apartheid, alimentant le populisme entre les deux tours de l’élection présidentielle.

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Publié le 7 Janvier 2013

« Moïse, Jésus et Mahomet étaient trois imposteurs ». Une telle déclaration est tout à fait déplacée en ce lundi de Pâques, fête qui commémore, par une divine coïncidence, aussi bien la sortie d’Egypte des Hébreux menés par Moïse que la mort et la résurrection de Jésus, environ 1300 ans après.

Cette affirmation osée date du XIIIe siècle dominé par la toute puissance du Christianisme en Europe, et est attribuée[1]à Frédéric II de Hohenstaufen[2], empereur du Saint Empire romain de sa profession. Normand par sa mère et élevé à Palerme car dans la deuxième moitié du XIe siècle un petit seigneur du Cotentin (Roger de Hauteville) enlève la Sicile aux Arabes, prélude à la naissance du royaume normand de Sicile où l’on fait preuve d’une grande tolérance laissant à chacun pratiquer sa religion.

Frédéric suivit ce principe incongru à une époque où l’on se massacrait allègrement sur la façon de concevoir le même Dieu (ce qui parait, bien sûr, invraisemblable de nos jours). Roi de contrées multiples, Frédéric s’intéressait plus aux sciences et aux arts qu’aux religions (il écrivit même un vrai traité de fauconnerie). Excommunié à deux reprises (ça se faisait beaucoup à l’époque lorsque l’on s’opposait aux intérêts temporels d’un pape), pour respecter une promesse, il monta cependant sa croisade, la sixième, où il réussit en 1229 à récupérer Jérusalem, mais sans combattre (ce qui scandalisa les bons chrétiens) et uniquement par la diplomatie en signant le traité de Jaffa avec le successeur de Saladin, celui-ci permit  même à Frédéric de se couronner  roi de Jérusalem, ce qui pour un mécréant (l’Antéchrist pour le pape Grégoire IX) est le comble de l’ironie.


 

[1]Selon le manuel d’histoire de Malet-Isaac d’après François Reynaert

[2] Né en 1194, règne en 1220, meurt en 1250

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Publié le 7 Janvier 2013

Politique

- Sarkozy et Hollande, lassés par les meetings et souffrant d’agoraphobie, ont décidé, dans un accord secret et selon des fuites autorisées, de se départager au 421. Ce qui permettrait au premier d’abandonner ses habits de comédien et d’éviter de se contredire et au second de revenir à ses tablettes de chocolat.

- Mélenchon devenu aphone se livre dans ses meetings à une mimique très expressive qui séduit les sourds.

- Marine Le Pen, pour achever de se dé-diaboliser, s’est revêtue d’un niqab, mais bleu-blanc-rouge, il ne faut tout de même pas exagérer.

- Bayrou prend enfin son parti, celui d’en rire (agence Pierre Dac).

Société

- Dans un souci de transparence, les prostituées devront désormais porter un badge (y compris sur leurs dessous) afin qu’elles ne soient pas confondues avec des libertines dans leurs rapports avec les hommes (agence DSK).

Science

 - Les astronomes prévoient que la Lune, qui montre toujours la même face à la Terre, doit se retourner lors d’une prochaine révolution pour lui montrer son derrière. Certains imams prévoient déjà de lancer une fatwa pour l’obliger à se voiler.

Vie spirituelle

- Le Guide Suprême de l’Iran s’est converti au judaïsme (information qui demande à être confirmée).

- Dieu en feuilletant distraitement les textes sacrés qu’il avait inspirés s’aperçut qu’il devait être bon et miséricordieux. Depuis le temps, ça lui était complètement sorti de la tête (sources de la révélation : le Vatican et La Mecque).

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Publié le 7 Janvier 2013

 

Ce billet est une réponse à un commentaire d’une visiteuse qui revient fidèlement sur mon blog et me fait remarquer que les croyances semblaient me chagriner. Les croyances en elles-mêmes ne me gênent en aucune façon. Cela ne me chagrine pas que des gens fort nombreux croient qu’une entité qu’ils appellent Dieu et qui est à notre image (puisque nous sommes à la sienne, ce qui est plutôt valorisant) ait créé en peu de temps un univers sans limite (sinon, il serait dans un autre univers) et dont les dimensions observables seraient de l’ordre de 100 milliards d’années lumière. Cela ne me gêne pas que des gens croient que parmi les myriades de galaxies cette entité ait choisi la nôtre, que parmi les myriades de systèmes solaires il ait choisi notre étoile et la Terre pour créer l’homme et  pour se manifester à nous. Cela ne me gêne pas que des gens croient que ce Dieu ait éprouvé la nécessité de se cacher dans un buisson du Sinaï pour faire la causette à Moïse, qu’il ait eu la charité de se faire crucifier sous la forme d’un homme pour racheter nos péchés avec le succès que l’on sait, que sa mère toujours vierge ait la bonté d’apparaître de temps en temps pour nous rassurer. Cela ne me gêne pas que des gens croient que Dieu ait transmis les versets du Coran à Mahomet par l’intermédiaire de l’archange Gabriel.

Toutes ces croyances et d’autres ne me gênent pas, chacun est libre d’y croire. Je serais même reconnaissant aux croyants d’avoir au nom de leurs croyances créé des œuvres admirables et même d’avoir ajouté quelques préceptes moraux qui, s’ils ne sont pas suivis, ont le mérite d’exister.

Ce qui est effrayant, c’est qu’au nom de ces croyances, prises pour des certitudes, des croyants, aisément fanatiques, ont justifié et justifient encore leurs tueries : massacres d’hérétiques ou de juifs, tortures de l’Inquisition, bûchers, croisades, massacres d’indiens chez lesquels les bons prêtres niaient l’existence d’une âme, guerres de religions, destruction des tours de New-York, incendies d'églises et lapidation des femmes en pays musulmans, et sous nos cieux méséricordieux, assassinat d’une fillette tenue par les cheveux pour lui loger une balle dans la tête.

Les croyances aussi déraisonnables soient-elles ne me chagrinent pas, c’est ce qu’elles risquent de provoquer qui me révolte.

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Publié le 7 Janvier 2013

grosz-A-oscar.jpg

Les foules sont rameutées  à coups de téléphone, de cars disponibles, de TGV et à prix d’or, dans une mise en scène digne d’un spectacle de variétés et bien sûr ce sont des foules volontaires acquises  à la cause. Une masse d’individus, aux pulsions élémentaires, agitant des drapeaux, clamant leur enthousiasme, hurlant des approbations quoi que l’orateur puisse dire, cette foule n’est pas là pour écouter et comprendre mais pour approuver et lancer des slogans. Comment les politiques peuvent-ils se sentir soutenus par la population, alors que ces foules favorables, rassemblées pour l’occasion, ne représentent qu’une infime fraction de l’électorat et comment peuvent-ils se sentir satisfaits de convaincre des convaincus.

Car, bien sûr, il n’y a pas de contradicteur, il y en aurait-il un qu’il serait énergiquement expulsé sous les huées. Les seuls intérêts possibles d’un meeting sont d'évaluer la résistance physique et le discours de l’orateur vedette dont le contenu, s’il existe, sera par la suite disséqué. Est-il nécessaire de dépenser tant d’argent, de déplacer tant de monde pour ces promesses habituellement sans lendemain et que l’on pourrait ponctuer par des hurlements en boîte.

 

George Grosz : « A Oskar Panizza »  

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Publié le 7 Janvier 2013

Buffet-tete-de-femme.jpgLe machisme ordinaire finira par disparaître, mais pas le machisme religieux. Dieu est terriblement misogyne et les religions sont à nouveau envahissantes, prônant, pour la plupart, la domination de l’homme sur la femme.

Les républicains américains « bien-pensants » traitent les femmes prenant la pilule de « salopes » et de prostituées car pour eux elles sont destinées à mettre bas.

Les ultra-orthodoxes juifs, en Israël, sont outrés lorsque des femmes osent se mettre à l’avant d’un bus et non pas à l’arrière pour laisser ces putains d’hommes faire bande à part.

Les « révolutions arabes » vont sans doute aboutir à une régression du statut de la  femme qui avait été instauré par les dictateurs pour rejoindre le statut éclairé au pétrole des pays du golfe et celui où la femme violée est condamnée pour adultère.

Les institutions sportives reculent – malgré leur règlement – devant les pays islamiques qui exigent que leurs athlètes féminines soient recouvertes des pieds à la tête (concédant que le cou et les oreilles pourraient être visibles sans heurter leur pudeur d’obsédés sexuels), arguant qu’il s’agit là non pas d’un impératif religieux mais culturel.

Des musulmans dans les démocraties profitent de la liberté et de la tolérance qui y règnent pour introduire leurs traditions rétrogrades dont l’essentiel n’est pas dans la boucherie (bien que la souffrance animale ne soit pas négligeable) mais dans la domination du père sur la fille, du frère sur la sœur, et du mari sur son ou ses épouses.

Femmes à travers le monde, bonne journée !

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Publié le 7 Janvier 2013

Bosch-l-escamoteur-et-les-pigeons.jpgQuel que soit le bord, les candidats à la présidentielle annoncent qu’ils veulent lutter contre le système, et n’ont pas de mots assez durs pour le qualifier. C’est tout de même curieux que des politiciens, qu’ils soient de droite, de gauche ou du centre, se font tous les champions d’une même cause et qu’ils ont ainsi tous un ennemi commun, et le même projet  d’éradiquer cet horrible dragon qu’est le système. Ils se rapprochent tous dans un même élan national qu’ils nous demandent sans rire d’applaudir. Bien sûr, cette annonce ne permet pas de les départager puisqu’elle est commune, mais ne pas la faire leur porterait préjudice.

Qu’entendent-ils par « système » ? Ce mot a de multiples significations, mais le « Petit Robert » en donne deux qui semblent convenir pour qualifier le dragon : « ensemble de pratiques, de méthodes et d’institutions » et surtout : « armature économique, politique, morale d’une société donnée sentie comme une contrainte ». Je me permets ici de faire trois remarques :

D’abord tous ces politiciens sont issus des institutions et de cette « armature » (le « qu’ils s’en aillent tous » de Mélenchon est particulièrement risible, alors qu’il fait lui-même partie de ce système et à des postes de responsabilités depuis des décennies). Ces pourfendeurs de dragon ont, pour la plupart, bénéficié du système et voté des lois ou fait en sorte d’en tirer partie ou contribué à la contrainte dont ils veulent libérer le peuple.

Ensuite, si le peuple subit le système et s’élève contre nombre de ses travers, souvent scandaleux, comme le copinage, le népotisme, les inégalités criantes, les gabegies, le flatter dans le sens du poil est électoralement rentable, cela fait partie du populisme dans le mauvais sens du terme en accusant les autres (quels autres ?) d’en être responsables.

Enfin, ce système que ces politiciens veulent soi-disant abattre n’est en fait que la démocratie avec ses tares et ses bienfaits, alors par quoi envisagent-ils de le remplacer ? Une dictature ? Car ils sont radicaux ces pourfendeurs de tous bords ! Ils ne parlent pas d’améliorations ou de réformes : ils sont contre le système. C’est tout. Y compris le président de la République en exercice, depuis longtemps dans les hautes sphères du système et qu’il a systématiquement utilisé à son avantage, ce qui est du plus haut tragi-comique.

Bosch : "L'escamoteur et les pigeons"

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Publié le 7 Janvier 2013

Il y a très longtemps, j’ai vu Calcutta. Nous ne comptions pas y aller mais les aléas d’un voyage nous ont conduits à le faire. Nous y sommes restés peu de temps, mais cela m’a suffit. C’est probablement la ville qui m’a le plus marqué. Nous sommes arrivés la nuit et j’ai cru débarquer en enfer. Des hommes squelettiques, à moitié nus, jonchaient les trottoirs, groupés autour de feux, le regard hostile à notre passage. Nous venions d’un autre monde, bien habillés, propres et bien nourris. Nous nous sentions coupables.

L’hôtel  avait du être splendide sous l’occupation anglaise et la chambre était immense, des dimensions d’un terrain de basket, mais vide en dehors du lit et de quelques lézards circulant sur les murs. La chambre était obscure, les draps étaient gris et l’eau était rouille. Le personnel se déplaçait avec des flambeaux dans la pénombre des couloirs. Nous n’avons pas été voir la foule s’infecter dans les eaux sacrées du Gange.

Gange-Calcutta.jpg

C’était il y a très longtemps. Les choses ont du nettement changer. Pourtant, d’après « The Telegraph » (cité par « Courrier International »),  les maux sont toujours là : "un système de santé chaotique, l’incapacité à mettre en place des normes de contrôle en matière de pollution, de l’arsenic dans l’eau, des égouts et une gestion des déchets archaïque, de mauvaises routes, des bus meurtriers en guise de transport public, un aéroport ultralugubre et des peintures inestimables qui pourrissent dans les musées publics, pour n’en citer que quelques-uns".

Les autorités de Calcutta ont trouvé une solution originale pour masquer tous ces maux : repeindre la ville en bleu ciel, édifices officiels, rambardes, viaducs, taxis jaunes et l’éclairage lui-même doit virer au bleu. Les propriétaires des immeubles privés sont également invités, à leurs frais, à bleuir leurs immeubles. Pourquoi avoir choisi le bleu ciel ? C’est que la devise du nouveau gouvernement de la ville est : « Le ciel est notre limite. »

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Publié le 7 Janvier 2013

« La mode du jean soigneusement déchiré aux genoux m’horripile, on n’a pas le droit de jouer ainsi au pauvre en simulant des guenilles, la dignité des pauvres est justement de ne pas en avoir. C’est une provocation minable, le trou aux genoux s’accompagne d’un trou à la tête. » (« Parlons mode 3 », j’adore me citer). Cette mode que j’évoquais en 2008 semble encore se maintenir chez de jeunes écervelés.

Mais on peut aller plus loin dans le mauvais goût. Qui n’a pas rêvé de dormir dans la rue, à même le trottoir, enveloppé dans de vieux cartons assemblés avec du ruban adhésif pour s’abriter du froid ? Et bien à Stockholm il est possible de faire semblant pour la modique somme de l’équivalent de 80 euros. A ce prix vous pouvez acheter une couette « Le Clochard » dont l’aspect (« design » imaginé par l’agence néerlandaise Snurk) évoque la fabrication artisanale des SDF. Il parait même que ces housses ont un grand succès et qu’il n’y en a pratiquement plus dans le magasin Nordiska Kompaniet. Si vous voulez aller plus loin dans le réalisme, le site de Snurk propose également des draps gris baptisés “Le Trottoir”…

clochard-SDF.jpg

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Publié le 7 Janvier 2013

Lorsque vous êtes las de l'agitation des hommes politiques, des discours farcis de promesses dont on sait qu’elles ne seront pas tenues, lorsque vous êtes las des économistes qui débitent gravement leurs prévisions rétrospectives, lorsque vous êtes las des gouvernants qui massacrent leur peuple, lorsque vous êtes las des peuples farcis de fadaises religieuses et de ceux qui mènent la farce en parlant au nom d’un Dieu qu’ils n’ont jamais vu, alors vous avez envie de vous distraire et vous ouvrez bêtement la télévision à la recherche d’une distraction qui vous empêcherait de penser à tout ce qui vous rend las.

Hélas, vous tombez le plus souvent sur un téléfilm américain qui sort d’une chaîne industrielle dont le modèle standard est…La mort.

Selon la soirée, vous entrez dans un hôpital où un médecin pervers et un peu fou vomira des diagnostics à la pelle à propos de malades moribonds et que ses assistants maltraités seront chargés de vérifier les uns après les autres en faisant subir à leurs patients les pires tourments. Si vous voulez changer de médecins, vous pouvez entrer dans l’un des deux autres hôpitaux vedettes du petit écran  où vous pourrez assister entre les urgences, les maladies, les réanimations et les décès, aux ébats du corps médical et du corps infirmier se livrant à des parties de jambes en l’air ou à des querelles d’amoureux[1].

Mais vous pouvez vous échapper en urgence de la réanimation pour aller suivre les fantasmes d’un psychopathe dont le profil psychologique (toujours le même) est impeccablement dessiné par de profonds profileurs qui expliquent pourquoi la ville est parsemée de cadavres de préférence féminins, violés et mutilés.

Our-body.jpgLe plus distrayant est à venir : des autopsies sanguinolentes vous attendent, avec extraction d’organes, soigneusement pesés par une jeune femme charmante qui n’hésite pas à renifler au plus près la dépouille découpée, les viscères à l’air, sans se préoccuper de l’odeur de la chair censée être en décomposition. Et vous vous demanderez si tout ceci est bien raisonnable.

Après la mort comme clef de l'Au-Delà et pour lequel les prêtres vous vendent un billet avec la promesse de jouir éternellement d'une villégiature paradisiaque, tous frais payés, dans un monde parallèle, à condition de suivre leurs préceptes,  le morbide sous toutes ses formes devient objet de distraction à savourer benoîtement en famille en même temps que quelques friandises que l'on espère dépourvues de cyanure.

Elle est pas belle le vie ?



1 Bien qu’ayant passé une grande partie de ma vie dans les hôpitaux, j'avoue (à regret ?) que ces démêlés libidineux et/ou sentimentaux que l’on montre à foison sur le petit écran m’ont grandement échappé.

 

 

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Publié le 7 Janvier 2013

En cette période estivale, on peut voir de drôles de choses à la TV. J'ai vu à plusieurs reprises des personnes revêtues de pyjamas blancs et d'ailleurs mal coupés et trop grands, assorties par couples de même sexe et de même gabarit. Dans le couple exposé chacun tournait autour de l'autre en se regardant dans les yeux, chacun cherchait à attraper le pyjama de son vis-à-vis, en tentant de lui faire un croche-pied pour le faire tomber et lorsque l'un tombait, l'autre se couchait triomphalement dessus (je rappelle qu'ils sont du même sexe).

 Pas plus tard qu'hier, j'ai vu des jeunes gens noirs, tous accroupis, en train de méditer en silence, dans un calme olympien, se lever brusquement, apeurés par un coup de feu et fuir à toutes jambes comme s'ils avaient le diable à leurs trousses, alors que l'homme armé d'un pistolet avait tiré en l'air en ne menaçant personne. Ces jeunes gens apeurés bien qu'athlétiques, ont du comprendre l'irrationnel de leur fuite car ils se sont arrêtés au bout d'une centaine de mètres et celui qui avait fui le plus vite paraissait très satisfait, levait les bras, montrait le ciel, saluait la foule, bombait le torse en s'entourant d'une écharpe multicolore sans doute pour ne pas frissonner après le stress post-traumatique et la frayeur subis.

Vous pouvez voir toutes ces manifestations incongrues et bien d'autres à la TV, mais même sur les ondes radiophoniques des causeurs patentés vous les racontent en s'étranglant parfois d'émotion, accélérant leur débit au même rythme que l'évènement qui se déroule devant eux au point de friser l'hystérie et de devenir heureusement incompréhensibles, sauf pour le mot « médaille » qui, bien que métallique, parvient à surnager dans leur flot de paroles.

 

  Le chat-velo Geluck

Dessin de Philippe Geluck

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Publié le 7 Janvier 2013

Von Stuck Franz mort d'une AmazoneLes hommes ont beau se voiler la face ou pour beaucoup voiler celle des femmes, celles-ci tendent à devenir plus intelligentes que les hommes. Ce sont les tests de quotient intellectuel (QI) - bien sûr, si on leur fait confiance – qui semblent vouloir le démontrer. C’est un Néo-Zélandais, le Pr James Flynn, autorité reconnue pour ce qui concerne les tests d’intelligence, qui vient de trahir les hommes en déclarant que selon ses dernières recherches les femmes seraient devenues, au fil du temps, plus brillantes que les hommes et leur QI en forte progression : « Au cours des 100 dernières années [depuis l’invention de ces tests], les scores de QI des hommes et des femmes ont augmenté, mais celui des femmes a augmenté plus rapidement ». Mais ce bougre va plus loin, attribuant cette progression non seulement au mode de vie plutôt bien remplie des femmes, mais également à un potentiel légèrement (ouf !) plus élevé que les hommes. Dans certains pays comme la Nouvelle-Zélande, l’Estonie et l’Argentine, le QI des femmes dépasse déjà celui des hommeset ce ne serait qu’un début.

Certains doivent se retourner dans leur tombe, dont Broca qui déclarait en 1861 : « La petitesse relative du cerveau de la femme dépend à la fois de son infériorité physique et de son infériorité intellectuelle »  et Gustave Le Bon, un peu plus tard, qui estimait que l’écart entre hommes et femmes se creusait. On comprend que les musulmans intégristes mâles (qui ont sûrement connaissance des travaux du Pr Flynn) tiennent à maintenir les femmes dans une position d’infériorité car que deviendraient-ils s’ils leur donnaient les mêmes droits ?

Franz Von Stuck : « Mort d’une amazone »

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Publié le 7 Janvier 2013

Il y a 50 ans Adenauer et De Gaulle avaient scellé à Reims la réconciliation de la France et de l’Allemagne déchirées par trois guerres meurtrières en 75 ans, c'est-à-dire le temps d’une génération. Le général avait déclaré devant Mgr François Marty : « Excellence, le chancelier et moi-même venons dans votre cathédrale sceller la réconciliation entre la France et l’Allemagne ».

Aujourd’hui Angela Merkel et François Hollande ont pénétré dans la cathédrale à la suite d’une procession de curés pour s’asseoir dans le chœur et écouter – ma foi – une belle musique de Bach (un extrait de la « Passion selon Saint-Jean »).

Je comprends que les dirigeants d’aujourd’hui aient voulu imiter le cérémonial suivi il y a 50 ans. Mais je me pose la question : en quoi une cérémonie religieuse (l’aval de l’au-delà, en quelque sorte) était-elle nécessaire, aujourd'hui comme hier, pour sceller ou commémorer un acte politique entre deux Etats laïques  et en présence de prêtres qui n’ont jamais manqué de bénir, de part et d’autre, les canons destinés à mettre en pièces les créatures de Dieu ?

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Publié le 7 Janvier 2013

On rencontre toutes sortes de gens dans le métro parisien : des échantillons de toute l’humanité, des dormeurs allongés sur les bancs, des mendiants silencieux ou racontant leurs misères, des musiciens, des chanteurs, des voleurs aux mains enfantines et même, plus rarement, des policiers.

 

Savonarole.jpgCe matin, pour la première fois, j’ai rencontré Savonarole, Jérôme de son prénom, surgi du quattrocento florentin, réincarné dans un jeune noir portant jean, lunettes et serviette qui, en déambulant dans l’allée de notre wagon, a déclamé d’une voix de stentor des imprécations ponctuées de « et ouais, et ouais » pour donner toute sa véracité à sa prédication menaçante. Il nous a rappelé que Dieu avait tout créé de l’insecte à l’homme (il a passé sous silence les tremblements de terre qu’il aurait – cela va de soi - interprétés comme des punitions divines), il nous a exhorté à mettre une fin définitive à nos multiples péchés dont la fornication, l’avortement et la sodomie et nous a engagé à entrer en Jésus, mais sans préciser la voie de pénétration. Il nous a asséné une grande vérité stupéfiante : que nous étions tous mortels. La mort est en effet omniprésente dans les religions, c’est la grande porte ouverte à leur imagination Boschienne, derrière laquelle elles mettent le Paradis et l’Enfer dont personne n’est revenu pour affirmer leur existence, ce qui leur permet pour nous faire filer doux de brandir la récompense et le châtiment sans être désavouées, et notre prédicateur n’a pas manqué de nous faire miroiter les feux de l’Enfer avec une certaine jubilation (« et ouais, et ouais »).

Les voyageurs prisonniers du wagon et peut-être frappés par ces foudres célestes sont restés silencieux, un tantinet étonnés et sans doute impressionnés par la carrure du prédicateur. Seules deux personnes ont protesté : un homme au fond du wagon qui lui a fait remarquer qu’il n’avait pas le droit de prêcher ainsi et qu’il y avait des lieux pour le faire et votre serviteur, proche du prédicateur, accroché à son journal de peur qu’on le lui arrache pour être brûlé sur « le bûcher des vanités », en lui disant que c’était son opinion et qu’il n’avait qu’à la garder pour lui. Mais rien n’y fit, emporté dans son envolée céleste et la rame du métro, le prédicateur n’est pas redescendu sur terre. Il ne l’a fait qu’au terminus en nous abandonnant à nos péchés.  

 

Savonarole (peintre anonyme)

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Publié le 7 Janvier 2013

Amaurose unilatérale. Maladie congénitale assez spécifique à la France, les politiques de droite ne voit que de l’œil droit et ceux de gauche ne voit que de l’œil gauche. Les aveugles passent d’un camp à l’autre et ne retrouvent plus leur chemin. Ceux qui ne sont ni borgne ni aveugle sont un jour ou l’autre exclus de la politique.

Amnésie. Trouble inquiétant très répandu dans la population politique. Sarkozy en a beaucoup souffert et la droite continue après lui à en souffrir ; après avoir été dix ans au pouvoir, elle constate, quasiment avec surprise, la situation préoccupante de la France et, dans un déni de responsabilité (commun à tous), en accuse plus ou moins la gauche alors que celle-ci n’a pas encore eu le temps de commettre ses bêtises. C’est avec l’aplomb de l’oubli que la droite fait aujourd’hui des propositions comme si elle n’avait jamais eu l’opportunité de les appliquer. La gauche n’est pas épargnée : elle souffre aujourd’hui d’un oubli sélectif des erreurs passées au point de vouloir les refaire avec l’impression de « déjà vu » qu’elle tente d’oublier, histoire de défaire ce que les autres ont raisonnablement fait, comme un enfant recherchant son accomplissement dans la destruction du château de sable érigé par un autre. Cette amnésie de gauche risque de croître avec le temps et ne touchera pas seulement les faits anciens, mais également les faits récents.

Hallucinations. Voir ce qui n’est pas est un trouble habituel et dont les politiques ne veulent pas guérir, à tel point qu’ils cherchent à persuader les autres de leur existence réelle. Une des visions les plus fréquentes est celle de la croissance, une vision originale a été récemment dépistée : celle du redressement productif.

Mégalomanie. Elle ne saurait manquer chez ceux qui ambitionnent les plus hauts postes. Penser à devenir chef de l’Etat dès l’enfance ou à chaque fois que l’on se rase n’est pas une preuve de modestie.

Mythomanie. La tendance à la fabulation, au mensonge et à la simulation est si commune chez les politiciens que l’on peut considérer qu’il s’agit plus d’une nécessité vitale que d’une pathologie.

Névrose obsessionnelle. Elle s’exprime avec prédilection sur les blogs à sujet politique. Les mêmes qui cognaient sur Sarkozy sans ménagement, au besoin en s’en prenant à son physique, cognent à présent sur Hollande et bien sûr sur sa compagne dont la jalousie vire à l’obsession. Cette hostilité vis-à-vis des classes dirigeantes, quel que soit le bord, exprime le sentiment d’être toujours une victime des « élites ». Ce défoulement peut avoir une visée thérapeutique.

Paranoïa. En ce moment elle touche particulièrement la droite en raison de ses échecs récents. Nombre de ses représentants expriment dans leurs déclarations une agressivité vis-à-vis de la gauche comme si celle-ci avait usurpé le pouvoir qui devrait normalement n’être réservé qu’à la droite. Une maire UMP a même qualifié d’illégitime l’élection de François Hollande. On retrouve également cette tendance chez une personnalité comme Ségolène Royal qui accuse les autres de traîtrise et quasiment de complot pour expliquer un échec électoral dont elle est largement responsable.

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Publié le 7 Janvier 2013

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Ce sont les adolescents français qui, en Europe, sont les plus déprimés. La prévalence (nombre de cas dans une population déterminée) de la dépression chez les adolescents a été évaluée[1] (selon un score précis) dans 10 pays européens et Israël, et chez 12395 jeunes (45% de garçons et 55% de filles, moyenne d’âge : 15  ans). Pour la dépression juvénile, la France tient la tête (15,4%) devant l’Allemagne (12,9%), la Slovénie (11,4%), l’Italie (9,2%), l’Espagne (8,6%), l’Irlande (8,5%), l’Estonie (7,9%), la Roumanie (7,6%), l’Autriche (7,6%) et la Hongrie (7,1%). Les adolescents français n’ont trouvé comme plus déprimés qu’eux que les Israéliens où la prévalence de la dépression est de 19,4%.

Peut-être que les jeunes israéliens ont quelques raisons d’être déprimés, habitant une terre entourée de pays hostiles et soumis pour la plupart à un long service militaire avec le risque permanent d’une guerre déclarée. Mais il est aussi possible que les raisons sont ailleurs. Pour les pays européens, la prévalence de la dépression semble  n’avoir aucune relation avec l’état économique et politique du pays. Pourquoi les jeunes Français sont-ils les plus déprimés de tous les adolescents européens ?

   

Edvard Munch : « Puberté »



[1] Balazs J et coll. Prevalence of adolescent depression in Europe. 20th European Congress of Psychiatry, Prague, 3-6 mars 2012

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Publié le 7 Janvier 2013

Je viens de terminer « Journal d’un corps » de Daniel Pennac (paru au début 2012 aux éditions Gallimard). C’est le roman d’une vie mais axé sur les relations de l’esprit et du corps où le héros observe son corps à travers les évènements vécus, mais ceux-ci ne sont qu’ébauchés, tout en observant le corps des autres. Le corps est scruté dans toutes ses manifestations jusqu’aux plus triviales et sans s’appesantir sur les maladies, ce qui serait lassant et désespérant. Le sujet est original et parait a priori difficile à traiter mais Pennac le fait de façon astucieuse, avec humour et parfois émotion.

L’esprit n’est que l’émanation du corps, mais une fois qu’il nous a offert ce cadeau, qu’il peut nous retirer à tout moment, il reste indépendant en suivant sa propre évolution. Certes, l’esprit peut tenter de le modeler en lui imposant des exercices, en l’alimentant plus ou moins, en lui faisant subir des épreuves ou en les évitant, mais le corps n’accepte cette influence que jusqu’à un certain point et sa révolte peut s’avérer redoutable. Avec l’âge, le corps prend de plus en plus son indépendance et on le voit se modifier à sa guise en suivant une programmation génétique têtue et suicidaire sans pouvoir faire grand-chose. Rien n’est plus irritant pour l’esprit que cette indépendance quasi-totale du corps, et d’observer, impuissant, les surprises désagréables qu’il nous réserve au point de douter qu’il fasse partie de nous et pourtant nous ne sommes que lui.

Je me permets de publier à nouveau un petit poème que j’avais déjà mis en ligne le 31/01/09 :

 

LE COMPAGNON INFIDELE

 

Le corps n’en fait qu’à sa caboche matisse-l-homme.jpg

Il suit son bonhomme de chemin

Il fut un compagnon proche

En bonne forme chaque matin

Et plutôt agréable à fréquenter

 

Mais il se met peu à peu à s’éloigner

En faisant trop parler de lui

On traîne un compagnon étranger

Qui vient nous gâcher la vie

 

On le voit chaque jour changer

Il perd des petits bouts avec les ans

Des cheveux gris et des dents cariés

Son habit de peau devient trop grand

Il fait des plis, tout fripé et taché

 

Il s’incline un peu pour marcher

Il craque comme un sarment desséché

Et il s’en va un jour ou une nuit

Au moment où on a besoin de lui  

Matisse : "Homme"

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Publié le 7 Janvier 2013

id-es-de-M-2.jpgUn des décrets d’application de la loi promulguée en décembre 2011, qui portait sur les liens d’intérêt, vient de paraître. Il comporte une longue liste de professionnels soumis à une déclaration de leurs liens d’intérêt éventuels. S.Vincent (Cardiologie pratique du 5/06/12) qui semble avoir soigneusement lu ce décret constate que sur cette liste pourtant précise ne figurent ni les ministres, ni les députés, ni les sénateurs qui sont évidemment au-dessus de tout soupçon ou considérés comme n’ayant aucune influence. Une telle probité ne peut qu’émouvoir le bon peuple qui leur renouvelle d’ailleurs leur confiance à chaque élection lorsqu’ils ne sont pas devenus inéligibles à la suite d’une sanction judiciaire qui ne peut être qu’une erreur.

Buffet clown chapeau melonJe disais dans un article précédent que dans cette période molle entre présidentielles et législatives, les médias avaient du vague à l’âme, la couverture du Point vient de l’illustrer en titrant sur les coulisses de l’incroyable saga des Strauss-Kahn. Car lorsque l’on n’a pas grand-chose à dire, on sort DSK plus ou moins dévêtu du placard, ce que font également « les guignols » de Canal + lorsqu’ils sont un peu secs et ils le sont de plus en plus. Un président « normal », volontiers montré en simplet, n’est pas une grande source d’inspiration, ils ont cependant quelques espérances sur sa compagne. Là encore on sent le vague à l’âme des amuseurs. Quant à notre premier ministre, Le Point, paru aujourd’hui, rapporte qu’un banquier occupant le siège voisin dans un avion lui aurait demandé ce qu’il faisait dans la vie car il lui semblait l’avoir déjà vu quelque part. De quoi donner du vague à l’âme à Mr Jean-Marc Ayrault et qui laisse supposer que les banquiers vivent dans un monde à part sans trop se préoccuper du monde politique lorsqu’ils n’ont pas besoin d’être renfloués.

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Publié le 7 Janvier 2013

Ce matin sur France Inter, j’ai entendu Pierre Moscovici, notre ministre de l’Economie, des finances et du commerce extérieur, répéter à plusieurs reprises qu’il prônait « une compétitivité à la française ». C’est sûrement un concept évident car le journaliste qui l’interrogeait n’a pas éprouvé le besoin de lui demander en quoi consisterait une compétitivité spécifiquement française et différente de celle des autres pays qui exportent leurs produits parce que qu’ils sont moins chers et/ou meilleurs ou inexistants ailleurs. Cela m’étonnerait que les pays étrangers se portent acquéreurs de phrases creuses dont nous sommes les champions.

 

Le conseil national de l’Ordre des médecins vient de jeter un gros pavé dans la mare en proposant de restreindre la liberté d’installation des jeunes médecins en les obligeant à exercer 5 ans dans la région où ils ont acquis leur formation terminale, région qui avait été déterminée, ainsi que la filière choisie, en fonction du classement obtenu à un examen (Epreuves classantes nationales) et non pas de leur lieu de résidence. Les jeunes médecins protestent contre cette proposition qui les obligerait à créer 5 ans après une seconde clientèle (« patientèle » pour être politiquement correct) dans le lieu où ils avaient initialement prévu de s’installer, sans compter l’impact sur la vie du conjoint et des enfants éventuels. Si cette proposition permettrait de lutter contre la désertification de certaines régions (encore qu’elles risqueraient dans ce cas de ne pas être choisies pour effectuer le 3ème cycle des études), elle diminuerait encore l’attraction des jeunes vers la médecine libérale (qui n’est que d’environ 10%) au profit du salariat. C’est aussi une bonne façon (si la proposition était adoptée par le gouvernement) de provoquer une grève des internes des hôpitaux et quelques remous sociaux, une arrière-pensée de la part de l’Ordre des médecins que je rejette avec la plus grande énergie.

 

 

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Publié le 7 Janvier 2013

Dans un article précédent : « La photo d'Olympe » j'avais salué le respect (annoncé) de la parité entre hommes et femmes dans la première équipe ministérielle de Hollande. La population française étant composée pour moitié d'hommes et pour moitié de femmes, la parité gouvernementale semble juste comme serait juste l'égalité des salaires entre les sexes pour des compétences égales, ce qui est loin d'être le cas partout.

Toutefois cette parité implique le respect d'un nombre : 17 hommes, donc 17 femmes dans le dernier gouvernement (sans équivalence, cependant, pour ce qui concerne l’importance des portefeuilles). Cette parité devient alors un quota, car combien d'hommes se consacrent à la politique et combien de femmes font de même ? Je dois avouer que je l'ignore, mais je pense ne pas me tromper en avançant que les hommes sont nettement plus nombreux. Donc si l'on respecte la parité à tous les étages de la politique, on aura une surreprésentation féminine relative et pour pouvoir assurer cette représentation, le choix, à compétences égales (voire inégales), devra se porter plutôt sur la femme que sur l'homme qui sera ainsi désavantagé par son sexe. Vous pourriez me répondre qu'il est juste qu’il soit à son tour désavantagé après avoir été avantagé pendant des millénaires.

Le mieux serait évidemment que le sexe n'intervienne pas dans le choix pour un poste mais seulement l'adéquation de l'individu avec sa fonction future. De la même façon les origines ou la couleur de la peau ne devrait aucunement intervenir aussi bien comme avantage que comme désavantage. Or, c'est sans cesse que les politiques et les médias glorifient l'émergence de représentants de la « diversité », c'est-à-dire, pour parler de façon non hypocrite, d'individus n'ayant pas la peau blanche et/ou musulmans. La « diversité » apparait comme un stigmate de citoyenneté particulière en passe de devenir un avantage pour faire carrière. Encore une fois un(e) citoyen (ne) ne devrait avoir ni plus ni moins de droits qu'un(e) autre et ne devrait être jugé(e) que sur ses qualités mais par sur son sexe, ses caractères physiques (en dehors du sport), ses origines ou sa religion.

Mais pourrait-on me rétorquer : si la tendance est à établir d'une façon ou d'une autre des quotas (même non chiffrés), c'est qu'il existe une prévention contre le sexe féminin ou des minorités et que s’ils ne sont pas avantagés, ils seront, de fait, désavantagés. Le délicat est de ne pas inverser l'injustice. En Afrique du Sud, depuis la fin de l'apartheid, dans la fonction publique et dans les entreprises, la promotion des noirs (longtemps bloquée par l’apartheid) est privilégiée par rapport à celle des blancs sans trop de considération pour la compétence depuis l’instauration de la « discrimination positive » qui implique des obligations chiffrées.

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Publié le 7 Janvier 2013

Marisol Touraine, la nouvelle ministre des Affaires sociales et de la santé, a une idée fixe et depuis longtemps, car elle serait une de ses motivations pour accéder à ce poste : encadrer les dépassements d’honoraires dans la perspective de faciliter l’accès aux soins. Quelques remarques :

1° Il est certain que plus les honoraires seront bas, moins les patients hésiteront à consulter mais moins il y aura de médecins susceptibles de les recevoir.

2° Les dépassements d’honoraires ne concernent qu’une minorité de médecins (plus les spécialistes que les généralistes) et s’ils ont été amenés à le faire, le secteur 2 et le futur secteur optionnel comportant des désavantages, c’est que les honoraires des médecins sont plutôt bas par rapport à leurs compétences et au travail fourni (y compris administratif qui finit par manger le temps qui devrait être consacré aux malades).

3° Etant donné que la majorité des médecins respectent les honoraires imposés par l’assurance maladie, on peut toujours trouver un médecin qui les respecte et dont la compétence est égale à celle des praticiens qui effectuent des dépassements. Mais la nature humaine est ainsi faite et la santé étant un bien précieux, les patients pensent que celui qui prend plus cher ou dont la notoriété est plus grande est susceptible de mieux les soigner (ils n’ont pas toujours tort).

4° Si Mme Touraine pense qu’il s’agit là d’un problème essentiel, elle risque de rencontrer quelques déconvenues. Mais il est plus facile de s’attaquer à une partie du corps médical, attaque dont le résultat ne peut être que superficiel, plutôt que de tenter de résoudre les problèmes de fond dont les solutions - il est vrai - ne sont pas évidentes. Mais il faut bien faire quelque chose, n’est-ce pas ?

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Publié le 7 Janvier 2013

Buffet-Clown-et-ballerine.jpgJ’avoue que pour moi cela reste un mystère que des gens, qui paraissent doués d’une intelligence normale lorsqu’on les interroge, puissent rester debout des heures, parfois dormir à la belle étoile, pour être bien placés afin de voir défiler sur le tapis rouge du festival de Cannes des comédiens et des comédiennes devenus acteurs et actrices par la grâce du cinématographe.

Certes, ces étoiles sont fort bien habillées et parfois déshabillées ; certes, elles ont pu nous distraire ou nous émouvoir, aplaties sur une toile en faisant semblant d’être ce qu’elles ne sont pas, en jouant les héros et les héroïnes et en finissant parfois par revêtir aux yeux du monde leurs exploits simulés. Mais quel est l’intérêt de les voir en chair et en os, derrière une haie de photographes le flash en folie, de faire tant d’efforts pour les entrevoir marcher sur un tapis en montrant au public ébahi leur prestance ou leur beauté et leurs atours de luxe, de se gargariser de les avoir vues pour en faire le récit ému à leur entourage envieux ?

Ce sont nos héros modernes auxquels il faut ajouter les pousseurs de chansonnettes, les hystériques du rythme et les héritières plus ou moins dépravées.

A propos, Roland Moreno l’inventeur de la carte à puce géniale qui a changé notre quotidien et mort fin avril, ne devait pas attirer grande foule avec sa tête un peu clownesque qui ne brillait que par son astuce. Et Einstein non plus, avec sa tête échevelée dont le génie avait pourtant changé notre vision de l’univers. Il est vrai que leur profession n’était pas de s’exposer, mais l’auraient-ils fait que peu de monde se serait déplacé pour les voir marcher quelques mètres et monter quelques marches, même sur un tapis rouge.

 

Bernard Buffet : « Clown et ballerine »

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Publié le 7 Janvier 2013

En cette période de vacances, il est permis de se laisser aller à une certaine légèreté sans pour autant abandonner sa vigilance médicale. En l’occurrence, je me permets de parler des poils pubiens féminins que la découpe des maillots de bain peut découvrir au regard de tout un chacun, ce qui peut hérisser certains ou certaines. De ce fait, un nombre croissant de femmes opte pour l’épilation intégrale de leur pubis (en tout cas aux USA, j’ignore ce qu’il en est vraiment sous nos climats). D’après Emily Gibson, directrice du centre de recherche sur la santé à la Western University dans l’état de Washington, cette pratique ne serait pas sans risque. En effet, d’après elle : « L’épilation pubienne irrite et déclenche une inflammation des follicules pileux, laissant des plaies microscopiques ouvertes. Une épilation fréquente […] a pour effet d’entraîner une irritation régulière de la zone rasée ou épilée à la cire. Combiné à la lumière et à l’environnement humide des organes génitaux, cela devient un milieu propice à la multiplication des plus mauvaises bactéries pathogènes ». Décidemment, les femmes vivent dangereusement, mais il me semblait que le pubis n’était guère exposé, du moins habituellement, à la lumière et à ma connaissance les organes génitaux, s’ils peuvent être humides, ne sont pas lumineux.

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Publié le 7 Janvier 2013

Ainsi, des gens (jeunes) ont dormi dans la rue (deux jours pour l’un) devant le temple Apple du quartier Opéra pour être parmi les premiers élus. Ainsi, une queue de 300 mètres s’est étirée hier pour parvenir à l’autel où se vendait (fort cher) le dernier téléphone de la marque divine. Les fidèles,  en défilant, serraient dans leur main le précédent objet de leur adoration qu’ils ne demandaient qu’à jeter aux oubliettes. Ainsi, les visages étaient tendus à l’idée que les stocks divins pourraient être épuisés une fois parvenus à l’autel. Ainsi, ceux qui avaient obtenu l’objet précieux sortaient du temple auréolés de leur exploit sous les applaudissements des vendeurs, et le regard admiratif de ceux qui attendaient leur tour, en espérant  être adoubés mais craignant d’être rejetés. N’ayez crainte, mes frères, le dieu de la consommation reconnaîtra les siens.

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Publié le 7 Janvier 2013

 

Si l’on n’est pas croyant pourquoi devrait-on respecter une religion quelle qu’elle soit ?

A chaque fois que l’on se permet de critiquer ou d’ironiser sur les croyances d’une religion, toutes les autres montent au créneau pour protester contre une atteinte au « sacré », même si pendant des siècles et aujourd’hui encore elles n’ont cessé de s’entretuer. Les politiques, même non croyants, se disent heurtés que l’on puisse toucher à une religion surtout lorsqu’il s’agit de l’Islam dont ils  craignent la violence. En quoi les croyances religieuses sont-elles si respectables et intouchables ?

La croyance religieuse n’est qu’une adhésion à une légende et à une conception métaphysique indémontrable, placée confortablement hors de la raison et de l’erreur. Si elles ont évidemment du sens pour celui qui croit, elles n’en ont aucun pour celui qui ne  croit pas, ce qui ne l’engage pas à les respecter.

 

Chacun est libre de croire à ce qu’il veut.

Chacun peut croire qu’une entité appelé Dieu et qui est à notre image (puisque nous sommes à la sienne, ce qui est plutôt valorisant) ait créé en peu de temps un univers sans limite (sinon, il serait dans un autre univers) et dont les dimensions observables seraient de l’ordre de 100 milliards d’années-lumière aux dernières nouvelles. Chacun peut croire que parmi les myriades de galaxies cette entité ait choisi la nôtre, que parmi les myriades de systèmes solaires il ait choisi notre étoile et la Terre pour créer l’homme et  pour se manifester à nous. Chacun peut croire que ce Dieu ait éprouvé la nécessité de se cacher dans un buisson du Sinaï pour faire la causette à Moïse, qu’il ait eu la charité de se faire crucifier sous la forme d’un homme pour racheter nos pêchés avec le succès que l’on sait, que sa mère toujours vierge ait la bonté d’apparaître de temps en temps pour nous rassurer. Chacun peut croire que Dieu ait transmis les versets du Coran à Mahomet par l’intermédiaire de l’archange Gabriel. Mais chacun est aussi libre de ne pas respecter ces croyances prétendument révélées à un seul homme et sans témoins.

 

Le respect de la personne ne s’étend pas à ses  croyances.

On doit respecter le croyant en tant que personne mais pas en tant que croyant. Par contre le respect de la personne implique de respecter la liberté du croyant à pratiquer ses rites, à condition qu’il les suive dans la sphère privée ou dans un temple et sans les imposer aux autres. Il doit rester en accord avec les lois d’un pays laïc et celles-ci n’ont pas à être modifiées pour satisfaire la croyance personnelle en des légendes et des rites, même s’ils sont anciens et partagés par des millions d’individus. Le nombre, s’il n’est pas un critère de véracité, reste malheureusement une force de pression à laquelle l’espace laïc et commun à tous doit résister.

 

Mais lorsque le croyant affirme qu’il ne fait qu’un avec sa religion, c’est  une incarnation lourde de conséquences. Dans ce cas, ne pas respecter les conceptions métaphysiques de quelqu’un, aussi insensées paraissent-elles, serait ne pas respecter sa personne. L’ironie sur les croyances devient l’ironie sur la personne qui les incarne, ce qui soulève sa colère. Critiquer les excès d’une croyance revient à critiquer celui qui les admet et qui prétend alors être stigmatisé. On parle même aisément et abusivement de racisme. Et c’est ainsi que les conflits naissent lorsqu’on ne peut plus séparer la personne de ses croyances.

 

Des millions de sacrifices humains sur l’autel des religions d’amour.

C’est au nom de ces croyances prises pour des certitudes, pour lesquelles est réclamé le respect, et aussi insensées soient-elles, que les croyants fanatiques ont justifié et justifient encore leurs tueries : massacres d’hérétiques ou de juifs, tortures de l’Inquisition, bûchers, croisades, massacres d’indiens chez lesquels les bons prêtres niaient l’existence d’une âme, guerres de religions, destruction des tours de New-York, incendies d’églises, lapidation des femmes en pays musulman, amputations au nom de la charia et sous nos cieux miséricordieux, assassinat d’une fillette tenue par les cheveux pour lui loger une balle dans la tête. Trouvez-vous vraiment les religions respectables ?

 

Les religions s’exonèrent facilement des excès que l’on commet en leur nom.

Le judaïsme, qui n’est guère prosélyte puisqu’il est plutôt difficile d’y entrer, a donné naissance à deux excroissances expansives : le Christianisme et l’Islam. Le premier a fini avec le temps et les progrès de la société par gratter le sang que le passé lui avait mis sur les mains, mais ses intégristes ne demandent qu’à revenir en arrière jusqu’à tuer comme le montre le meurtre des médecins coupables de pratiquer des avortements aux USA. Le second, qui n’a guère évolué depuis le Moyen Âge, serait plutôt fier du sang qu’il verse au nom d’Allah, ses assassins glorifiés accédant au statut de martyrs. Bien sûr, des musulmans accusent une minorité de se livrer aux meurtres d’innocents et en exonèrent la religion elle-même. Mais ne serait-ce pas plutôt une majorité à voir les foules déchaînées à travers le monde à la moindre provocation ou à ce qu’elles considèrent comme telle ? Et même sous nos climats, l’assassin Merah n’est-il pas considéré par certains dans les quartiers perdus de la République comme un martyr ? Une idéologie capable de provoquer de tels excès est-elle digne de respect ?

 

Des éléments de cet article ont été tirés de deux autres articles parus précédemment : « Sur un débat inutile et incertain » et « Chagrin »

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 7 Janvier 2013

En ce moment on parle beaucoup du mariage homosexuel au nom de l’égalité des droits (ce qui contribue à distraire la majorité hétérosexuelle de la population). Je n’entrerai pas dans ce débat où chacun a son opinion personnelle. Il n’est pas étonnant que les religions s’insurgent contre cette perspective qui s’oppose à l’un de leurs dogmes fondamentaux et cette conception révolutionnaire de la cellule familiale accentuera le fossé entre le monde occidental et le monde musulman où l’homosexualité est sévèrement réprimée.

Le projet de loi envisage le mariage civil entre personnes du même sexe et la possibilité d’adopter des enfants, mais semble exclure – pour l’instant – la prise en charge par la collectivité de la procréation médicalement assistée (PMA). Les homosexuels protestent contre cette restriction toujours au nom de l’égalité des droits.

De quel droit s’agit-il ici ? Celui d’avoir un enfant grâce à des procédés médicaux onéreux : procréation in vitro, insémination artificielle avec ou sans mère porteuse.

La question de fond vaut pour tout le monde : avoir un enfant est-il un droit ? La société doit-elle répondre au désir d’enfant et assumer la charge de sa procréation ? Etait-il nécessaire pour la société de se préoccuper d’une incapacité, certes, mal vécue, mais sans risque pour l’individu, en apportant son aide à une convenance personnelle en l’absence de maladie ? (seul le traitement d’une cause de stérilité étant justifié sur le plan médical). Cette question a été résolue dans les faits et sans grande discussion. La prise en charge de la PMA pour les couples hétérosexuels a répondu à un souci d’égalité car en son absence, seuls les couples ayant les moyens auraient pu y recourir (les étatsuniens paraissent plus libéraux en matière de procréation, mais ce sont les intéressés qui payent la note).  Si l’on permet aux couples homosexuels de se marier et d’adopter des enfants au nom de l’égalité des droits, je ne pense pas que la prise en charge de la PMA leur sera longtemps refusée.

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 7 Janvier 2013

Balthus-La-le-on-de-guitare.jpgIl fut un temps où l’on tentait de décourager la pratique de la masturbation en menaçant ses adeptes de surdité. Or, actuellement circule sur le net une vidéo produite par les Témoins de Jéhovah qui s’adresse aux sourds dans le langage des signes pour leur expliquer les dangers de l’onanisme. Il est permis de penser que pour eux cette mise en garde arrive trop tard.

La vidéo d’essence biblique expose les choses avec beaucoup de doigté sans trop culpabiliser les tenants des pratiques solitaires, Jésus ayant racheté à l’avance les péchés que l’on pourrait commettre.

Il n’en fut pas toujours ainsi. A la fin du XVIIIe siècle, un très réputé hygiéniste de Lausanne, André Tissot, publia « L’Onanisme. Dissertation sur les maladies produites par la masturbation », qui lui attribua à peu près toute la pathologie et eut soixante sept rééditions. A la  fin du siècle suivant, aux Etats Unis, le Dr Kellog, inventeur des corn-flakes, reprit le flambeau. Pour lutter contre le « vice solitaire », on préconisa et on pratiqua sans hésiter : corsets de contention et mains liées, castration, clitoridectomie, application de phénol sur le clitoris, circoncision sans anesthésie, section des nerfs génitaux nommés nerfs honteux. La collaboration des chirurgiens à ce délire ne fit pas défaut. Parmi les  symptômes de la masturbation donnés par Kellog il y a le fait de fumer, argument méconnu, semble-t-il, des campagnes antitabac.

A présent la masturbation, en se mécanisant, est entrée dans le circuit commercial, et fait partie de la médecine puisqu’elle est indispensable à la procréation médicalement assistée. Les voies du Seigneur sont impénétrables.

Balthus : « La leçon de guitare »

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 7 Janvier 2013

Au Brésil, les chirurgiens plasticiens ne chôment pas. En 2011, ils ont réalisé 420000 interventions purement esthétiques ! Si vous allez au Brésil, ne vous étonnez pas des belles poitrines des Brésiliennes : elles sont plus d’un million et demi à avoir les seins siliconés. Les chebab somaliens, musulmans radicaux, seraient mortifiés car ils estiment que même le soutien-gorge (objet « anti-islamique, impur, et offensant ») trompe sur la marchandise et donne aux seins une forme trop excitante (pour un obsédé sexuel frustré), si bien qu’ils veulent s’assurer aux points de contrôle que les seins sont bien nus sous le tchador en demandant aux femmes de bouger le torse ou de sauter (voir « Découvrez ce sein que je ne saurais voir »).

matisse-l-homme.jpgMais au Brésil les hommes ne sont pas en reste, s’ils sont en retard sur les femmes, ils sont de plus en plus nombreux à avoir recours aux implants de silicone. Ils étaient 1800 en 2011. Ce sont les implants de silicone dans le thorax qui sont les plus prisés, en augmentation de 25% l’année dernière, mais l’augmentation de la taille des mollets séduit également. L’installation des implants fessiers est simple mais l’assise plus délicate. Mon Dieu, prothèsez-nous !

 

 

Matisse : "Homme"

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 7 Janvier 2013

Ces jours derniers les médias, dans les annonces, les interviews, les débats télévisés, ont été amplement occupés par la rivalité entre Copé et Fillon et par les déclarations de leurs partisans respectifs. Ce qui n’a d’importance que pour eux et à la rigueur pour les militants de l’UMP, mais aucune pour la population dont les préoccupations sont tout autres.

L’essentiel de l’information tournent autour des individus qui ont suffisamment de notoriété pour susciter la curiosité un peu malsaine de ceux qui n’en ont pas et c’est aussi l’essentiel des échanges sur la toile et bien sûr l’objectif des journaux qui se sont spécialisés dans l’observation à travers les trous de serrure, mais si ces torchons se vendent, c’est que les lecteurs ne manquent pas.

Les médias qui se veulent d’un autre niveau tombent dans le même travers. Dans la plupart des interviews, le journaliste essaye de piéger son interlocuteur pour qu’il sorte un scoop indiscret sur lui-même ou sur les autres car, il faut l’avouer, s’il s’agit d’un politique, l’auditeur ou le spectateur ne risque pas d’être surpris par ce qu’il va dire et un éventuel cancan pouvant être colporté ne peut que donner du piment au discours convenu et sortira l’interview de l’oubli.

La vie des personnes, leurs histoires d’alcôve, leurs petites phrases, sont plus importantes que leurs idées ou leurs actes, sauf si les idées et les actes prêtent à scandale.

Ainsi va le monde du spectacle où l’on est friand de la paille quand il n’y a pas de grain à moudre.

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 7 Janvier 2013

- Pourquoi les ménagères si attentives à leur intérieur montrent-elles des lavabos et des cuvettes de WC d’une saleté repoussante et manifestement négligés, avant d’utiliser, enfin, un nettoyant?

- Pourquoi les femmes qui essayent devant vous l’effet miraculeux des crèmes antirides n’ont-elles pas de rides ? Et pourquoi celles qui essayent des crèmes amincissantes sont-elles déjà minces ?

- Pourquoi les jolies dames en buvant une tasse de café semblent éprouver un ersatz d’orgasme ? Que mettent-ils dans le café ??

- Pourquoi le simple fait de boire une boisson quelconque, même s’il s’agit d’eau, permet-il d’accomplir des prouesses, en dehors d’uriner davantage ?

- Pourquoi des personnes ont-elles des conversations si passionnées sur les vertus des yaourts ? Est-ce pour meubler le silence ??

- Pourquoi les jeunes femmes sont-elles si heureuses, si souriantes et si soulagées lorsqu’elles portent des cupules hygiéniques ?

- Pourquoi les demoiselles sont-elles si fières de leurs aisselles au point de les montrer à tout le monde dans une soirée lorsqu’elles ont mis quelque chose dessus avant de s’y rendre ? Se sentent-elles bien ??   

- Pourquoi des personnes paraissant convenables et parfois séduisantes tiennent-elles à nous mettre au courant de leur transit intestinal ? Elles débloquent ??

- Pourquoi suffit-il de mettre du parfum pour que le sexe opposé paraisse au bord de l’apoplexie ? Allergie ??

- Pourquoi les hommes et les femmes tombent-ils amoureux de leur voiture au point de la caresser sans pudeur et d’empoigner le levier de vitesse comme s’il s’agissait d’un membre ?

- Pourquoi un couple préfère-t-il manger du fromage plutôt que de faire l’amour ? Fromage ou dessert ??

- Pourquoi lorsque vous êtes invité à une soirée les gens sont-ils si heureux, et en font tout un plat, lorsque vous apportez une simple pizza ?

- Pourquoi les hommes sont-ils si contents d’être malades lorsqu’ils prétendent avoir une bonne assurance ?

- Pourquoi les banquiers qui vous prennent votre argent sont-ils des philanthropes ?

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 7 Janvier 2013

Une des promesses électorales de François Hollande est le doublement du plafond des dépôts sur le livret A. Ce plafond doit progressivement s’élever à partir du mois de septembre. Ce livret A, exonéré d’impôts, est la forme d’épargne la plus populaire. Il est évident que pour les plus fortunés, les sommes permises sont des plus ridicules et les paradis fiscaux d’un bien meilleur rapport. A cela il faut ajouter que l’objectif du livret A est le financement de la construction de logements sociaux. Favoriser l’épargne sur ce livret parait donc une mesure conforme aux préoccupations de la gauche soucieuse du petit peuple.

L’ennui est que le petit peuple n’a pas beaucoup d’argent à mettre de côté : près de 60% des épargnants du livret A y déposent moins de 750 € et 22% moins de 7500 €[1]. Autrement dit, avant cette réforme, le plafond précédent étant de 15300 €, plus de 80% des épargnants pouvaient déjà doubler leurs dépôts, s’ils en avaient eu la possibilité. En fait, ce relèvement du plafond ne concerne aucunement le petit peuple et c’est seulement environ 10% des épargnants, ceux qui ont déjà atteint le plafond actuel, qui pourront en bénéficier.

Mais me direz-vous, c’est néanmoins une réforme de gauche car cette épargne est destinée à financer la construction de logements sociaux. Si ce n’est que les sommes actuelles déposées à la Caisse des dépôts ne sont pas toutes consommées et que depuis le début de l’année, 40 milliards y dorment déjà.

L’augmentation dans l’avenir de cette épargne, détournée d’autres placements, privera l’Etat d’une source de revenus et on peut se demander quel est l’intérêt de  la chose. La seule hypothèse qui me vient à l’esprit est de favoriser un peu les classes moyennes qui seront largement sollicitées pour payer la future facture, car comme le disait Clémenceau : « on plante des fonctionnaires et il pousse des impôts ». Ainsi pourraient-elles mettre de côté pour les payer. 



[1] Source ; Banque de France, chiffres rapportés par Le Point du 30/08/12

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 7 Janvier 2013

Berges-Seine.jpg

Ce billet est surtout destiné aux Parisiens et à ceux qui se rendent de temps en temps à Paris. La municipalité rose-vert de Paris a obtenu de rendre aux piétons une grande partie des berges de la Seine sur lesquelles se trouvent les principales voies rapides ouest-est (voie Georges Pompidou) et est-ouest (partielle) de la capitale consacrées aux voitures. Si la voie sur la rive droite est interrompue pendant la période des vacances, où Paris est déserté, pour y installer le fameux et onéreux « Paris plage » afin que les Parisiens puissent y griller leurs corps pâles au soleil près de l’eau sale pour se donner l’illusion d’avoir quitté la ville, cela ne prête pas à conséquence. Mais les écologistes municipaux semblent avoir une hostilité viscérale à l’égard des automobiles (sauf probablement pour leur voiture de fonction avec chauffeur), si bien qu’ils ont tendance à multiplier les obstacles pour leur circulation dans la capitale.

Leur idéal serait un Paris sans voiture, alors que Paris est une ville étendue, aux transports en commun surchargés et que l’automobile y est indispensable pour ceux qui l’utilisent pour travailler ou pour se rendre à leur travail lorsqu’ils habitent loin de Paris, surtout si leur lieu de résidence est mal desservi. Si ces besogneux affrontent les embouteillages du centre de Paris ou des périphériques, c’est parce qu’ils ne peuvent pas faire autrement.

Qu’à cela ne tienne, cette double voie rapide au bord de l’eau irrite les écolos-bobos qui aimeraient mettre Paris à la campagne (où la voiture est également souhaitable pour ne pas être isolé), et dès la fin de cette semaine les automobilistes seront stoppés sur la voie rive droite (ouest-est), qui se voulait express, par six feux tricolores et autant de passages piétons, sans doute pour permettre aux désespérés de se jeter dans la Seine (1,5 km seront ultérieurement rendus aux piétons). Il est également prévu dès le printemps 2013 de fermer complètement la voie sur la rive gauche et d’installer sur 2,5 km des espaces de loisirs, un parc et plusieurs restaurants, ce qui est fort sympathique pour les oisifs, mais les 800 à 1200 voitures par heure empruntant cette voie devront aller ailleurs.

Cette amputation ludique de la voie transversale rapide de Paris (où je ne vois que des avantages sur le plan personnel) contraindra des dizaines de milliers de véhicules à emprunter le centre ville ou les périphériques qui n’en peuvent déjà plus. Le maire de Paris, de son propre aveu, espère ainsi désengorger la capitale en aggravant les conditions de circulation et pousser les Franciliens à prendre les transports en commun. Si le quotidien de milliers de personnes, qui ne prennent pas leur voiture pour s’amuser, deviendra infernal et s’ils vont perdre des heures supplémentaires dans les embouteillages en respirant les gaz d’échappement des voitures immobiles ou à étouffer dans les transports en commun surchargés, ils auront au moins la satisfaction de savoir que quelques centaines de désœuvrés pourront flâner sur les berges de la Seine pendant la semaine, faire du roller, de la bicyclette pour le plaisir et prendre un cocktail au bord de l’eau en se lamentant sur l’aggravation des inégalités sociales. Il est tout de même curieux que ceux qui prétendent défendre le monde du travail favorisent ceux qui ne travaillent pas. (A noter que Fillon avait mis son veto au projet et le feu vert, si j’ose dire, a été donné par le socialiste Ayrault).

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 7 Janvier 2013

le_chat_velo-Geluck-2.jpg

Lance Armstrong, auréolé d’avoir « lutté » quasiment seul contre un cancer (le traitement dont il a bénéficié paraissant accessoire), et sextuple vainqueur du Tour de France, convaincu de dopage par l’agence américaine (augmentation de la masse musculaire par les stéroïdes et celle du nombre de globules rouges par des transfusions ou des injections d’EPO[1]), est en passe d’être dépossédé de tous ses titres depuis 1998, alors que les nombreux contrôles qu’il a subis (on parle de 500) se sont tous révélés négatifs ! Ce qui témoigne d’une grande astuce ou de grandes complicités.

 

Avant l’instauration des contrôles antidopages, on peut penser que la plupart des grands champions dans le passé et notamment les champions cyclistes se dopaient et que tous, de ce fait, étaient plus ou moins sur un pied d’égalité. Celui qui gagnait était donc le meilleur parmi l’ensemble des dopés, comme Anquetil, et que ceux qui manquaient de prudence ou mal conseillés risquaient de ne pas terminer la course, comme Tom Simpson (mort sur le mont Ventoux).

 

Les preuves de dopage de Lance Armstrong ont surtout été apportées par ses coéquipiers qui avouent eux-mêmes s’être également dopés. On peut donc considérer qu’Armstrong a été le meilleur des dopés (et ils sont plutôt nombreux). C’est un titre que l’on ne peut pas lui retirer.

 

La question est de savoir s’il ne serait pas plus logique de permettre officiellement le dopage et en le généralisant de mettre tous les athlètes sur un pied d’égalité dans les épreuves. Le dopage également réparti (ce qui va dans le sens de l’histoire) pourrait être ainsi assuré et surveillé médicalement afin d’éviter les accidents.

 

Je propose de réunir, dans une large concertation, une commission chargée d’élaborer le projet d’un office dont l’objectif serait de déterminer, après consultation des experts, les modalités de fonctionnement de la future Agence de Régulation du Dopage pour Tous (ARDT) chargée de créer, entre autres, un corps de techniciens dopeurs (CTD), et d’un observatoire indépendant de contrôle de leur activité qui disposerait d’agents tout terrain (stades et routes).

 

Dessin de Philippe Geluck 



[1] L’EPO ou érythropoïetine est une hormone de croissance produite essentiellement par le rein, participant à la régulation de la masse de globules rouges et au maintien de l’oxygénation tissulaire.

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Publié le 7 Janvier 2013

Faits divers

Dans une banlieue de Paris, à Neuilly-sur-Seine, dans un quartier sensible car proche du domicile de Liliane Bettencourt, une gardienne d’immeuble a été sauvagement agressée par un homme qui tenait cependant à maintenir le standing du quartier en utilisant une grosse bouteille de champagne pour la frapper.

 

Politique intérieure (vis-à-vis de l’extérieur)

Le gouvernement envisage de mettre les Roms à l’Aubry.

 

Santé

Hollande reprend du poids et il était opportun de le faire entrer dès maintenant  au musée de cire de Mme Tussauds à Londres où, plus vrai que nature, il restera immobile. Si Hollande reprend du poids, la Grèce fond et elle veut un délai de grasse. La bourse de Paris rechute, de quoi donner les boules.

 

Economie

Le Qatar met la main sur le hand parisien. Un Chinois achète le vignoble du Gevrey-Chambertin, un autre vignoble est acheté par un Canadien. La vente de la France à la « découpe » continue. Il faut rendre hommage aux étrangers qui ne manquent pas d’acheter français.

 

International

La Syrie découpe son peuple.

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Rédigé par Dr WO

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