Publié le 7 Janvier 2013

On ne peut pas ouvrir son ordinateur sans que des gens bien intentionnés – et assez souvent des dames – proposent du viagra à bon prix pour réveiller la libido des hommes. Mais le viagra n’est qu’un produit artificiel et pour ceux qui préfèrent des produits naturels aux vertus aphrodisiaques les ressources ne manquent pas, à condition d’en avoir pour se les procurer et de se payer en outre un voyage en Asie. Sans être exhaustif, nous pouvons dresser une liste des produits naturels qui ont fait leurs preuves libidinales avec un long recul :

1.      Le pénis de tigre à condition de le tremper dans le vin. Nous vous conseillons l’organe du tigre de Sumatra si vous en avez les moyens (3200  dollars en Chine) car l’espèce se fait rare (il n’en reste que 400 à l’état sauvage)

2.      L’organe reproducteur d’ours lippu dont la consommation est très prisée en Inde, mais son trafic a fait baisser le nombre d’ours de près de la moitié en trente ans.

3.      Le ragoût d’orang-outan dont on se régale en Indonésie et en Indochine, à condition d’en trouver un spécimen car la moitié de l’espèce a disparu en dix ans.

4.      La tisane d’hippocampe d’Inde très appréciée des Chinois.

5.      L’aileron séché de requin, produit de luxe (jusqu'à 60000 dollars pour le requin pèlerin dont le foie est également vendu comme aphrodisiaque). La population de requins a diminué de 90% en un siècle.

6.      Du musc de la glande odorante du cerf musqué : « l’odeur d’amour » de l’Asie de l’Est. Il faut 160 cerfs pour obtenir 1 kilo de musc naturel.

J’arrête là le massacre pour prendre un antidépresseur.

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Publié le 7 Janvier 2013

Lorsqu’on termine la lecture d’un essai, on se pose la question de savoir ce qu’il est bon d’en retenir. Pour Alain Minc c’est simple : il n’y a en général qu’une seule idée qui pourrait être développée sur une seule page et dont les variations occupent un livre entier (ce qui, comme en musique, nécessite du talent).

Je viens de terminer « Après la démocratie » d’Emmanuel Todd. Le titre ne correspond qu’aux dernières pages du livre et tout en appréciant les données démographiques exposées, je n’ai pas compris ce qu’elles veulent prouver et de quelle façon elles expliqueraient la situation actuelle : l’élection d’un président de la République inculte et vulgaire (selon l’auteur), les effets néfastes de la globalisation économique, et la nécessité pour lui d’un protectionnisme européen (dont les modalités et les conséquences sont à peine ébauchées)

Hier dans le métro parisien un homme a dit à peu près la même chose. Il est monté à la station « Invalides » et devant des têtes multicolores allant du blanc scandinave au noir africain en passant par toutes les nuances du rose et du brun, presque toutes avec des cordons dans les oreilles, il a commencé à parler d’une voix forte pour couvrir le bruit de la rame, passer le barrage des bouchons auriculaires et s’immiscer dans les magmas musicaux individuels. Et que disait cet homme de la cinquantaine ? Qu’il était au chômage et qu’il aimerait bien qu’on lui donne un ticket-restaurant ou une pièce pour pouvoir manger, dormir au chaud et se tenir propre. Après avoir traversé la longueur du wagon en vain et sans tirer sur les cordons, il a conclu avant de partir qu’il en était là par la faute de l’économie mondialisée, bon prétexte pour licencier des gens comme lui.

Cet homme m’a paru plus convaincant  qu’Emmanuel Todd, avec tout le respect que je dois à ce dernier.    

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Publié le 7 Janvier 2013

En Grande-Bretagne, comme ailleurs, les moines se font rares. Les ordres anglicans ont perdu un tiers de leurs effectifs en  huit ans et les ordres catholiques ne sont pas mieux lotis. Certaines communautés organisent des week-ends découverte en utilisant de véritables campagnes marketing  vantant le cadre médiéval des monastères, le bon accueil, les avantages du jardinage. Certes les moines à l’essai peuvent repartir aussi vite qu’ils ont arrivés, mais les contrats à durée déterminée peuvent parfois se transformer en forme indéterminée, ce qui cadre bien avec la croyance dans l’Au-delà. Sinon il faut se tourner vers l’importation  de religieux, ce que font certains couvents irlandais avec des religieuses polonaises, la Pologne n’ayant pas que des plombiers à exporter.

La religion n’est pas la seule mafia à souffrir de la situation actuelle. La récession frappe aussi la Pieuvre, le racket rapporte moins. Cosa Nostra a réduit ses salaires de moitié et les hommes de paille qui servent de prête-noms n’ont plus droit à un sou.

L’industrie du porno est également dans une situation préoccupante. En Allemagne, elle demande des aides à l’état sans se faire beaucoup d’illusions et aux USA elle a demandé début janvier au gouvernement de débloquer une aide de 5 milliards. Certains responsables de cette industrie ont sollicité l’aide du Congrès pour « réveiller l’appétit sexuel des Américains … trop déprimés pour être sexuellement actifs…Situation malsaine pour le pays » ; l’argument imparable étant que l’on peut se passer de voitures mais pas de sexe. Certes, si voiture et sexe vous transportent ailleurs, et que l’un peut se faire dans l’autre, il nous parait néanmoins regrettable de confondre sexualité et pornographie.

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Publié le 7 Janvier 2013

On n’est jamais tranquille, même chez soi. Des voix retentissent dans la radio, mais que l’on peut faire taire. Le téléphone sonne : est-ce un ami ? Non. Des voix vous proposent de refaire vos fenêtres ou de vous vendre des tapis d’orient, j’aime bien les tapis d’orient mais mon plancher est limité. D’autres voix secouent mon âme charitable pour les aveugles, les enfants, les cancéreux, des voix que l’on a du remords à faire taire.

Des visiteurs s’introduisent par les lucarnes numériques : on peut les choisir ou les effacer sur la TV. Mais sur votre ordinateur, ils s'imposent, avec des offres mirifiques ou malhonnêtes, des anonymes me font des propositions, beaucoup - compatissants - se soucient de ma sexualité et veulent me venir en aide de diverses manières.

Mais qui peut bien répondre aux spasms envoyés sur les ordinateurs ? Et bien sept chercheurs en informatique de l’université de Californie à Berkeley et de l’UC à San Diego se sont penchés sur la question et ont infiltré le réseau Storm qui piratent les ordinateurs personnels et la réponse est : une personne sur 12500000 destinataires (moins de 0,00001%) ! C’est très peu me direz-vous, mais ces chercheurs ont estimé qu’avec un réseau de la taille de Storm, ceux qui le contrôlent récoltent environ 7000 dollars par jour et 3,5 millions de dollars par an !

On sait maintenant pourquoi on n’est pas tranquille chez soi, mais on s’en doutait un peu.

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Publié le 7 Janvier 2013

Je voudrais répondre ici à Pierre sur la politique de santé : 

- Dire que l’on ne peut pas consacrer le coût d’un porte-avions à construire un hôpital ou à mieux payer les infirmières parce que la somme consacrée ne fait pas partie du budget de la santé, s’est se plier à un découpage comptable purement artificiel. L’argent public doit être consacré aux besoins du public et non à satisfaire une organisation factice.

- Il ne faut pas attendre des économies substantielles de l’utilisation des génériques. Les génériques ont un coût incompressible et le prix des nouveaux médicaments lorsqu’ils sont innovants inclue le prix des travaux de recherche (10 ans environ). A ma connaissance le prix des médicaments ne représente pas la part la plus importante des dépenses de santé (dans un hôpital, 70% des dépenses sont consacrées au personnel)

- La prévention comme source d’économie est la tarte à la crème des politiques sans en approfondir la réalité. D’abord la prévention a un coût, ensuite elle n’est efficace que pour les maladies infectieuses (ce qui est déjà fait) et les intoxications (alcool, tabac, drogues…). Pour les maladies dégénératives (la part la plus importante des maladies), au mieux la prévention retarde leur éclosion sans prévenir le plus souvent leur apparition (car le facteur génétique et l’âge  sont hors de notre portée), si bien que la prévention conduit à entretenir des maladies chroniques jusqu’à un âge avancé. A noter, pour être cynique, qu’un malade chronique qui meurt jeune est source d’économie. (cf dans mes « chroniques médicales », la 23ème : « Propos sur la prévention ».

- La volonté des politiques de vouloir faire à tous prix quelque chose ne provoque que des effets pervers. Le dossier informatisé du patient (encore dans les limbes) a un coût et son bénéfice escompté est discutable. Un de ses intérêts serait d’éviter la redondance des explorations, ce qui est illusoire, car un examen fait 6 mois auparavant n’a strictement aucune valeur 6 mois après, on peut être en bonne santé la veille et malade le lendemain. Le parcours de soins est une absurdité : avoir l’obligation de consulter un médecin traitant pour voir un spécialiste c’est payer deux consultations au lieu d’une (quel médecin traitant refusera l’accès au spécialiste demandé par son malade ?) (cf « C’est beau la persévérance » dans les « bâtons rompus »).

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Publié le 7 Janvier 2013

Les médecins appellent pompeusement « colloque singulier » le dialogue entre le patient qui vient faire des confidences et le praticien qui lui donnent des conseils et/ou un traitement. En médecine organique le traitement est surtout physico-chimique, même si la parole (me) parait indispensable. Dans le domaine psychologique l’essentiel du traitement est contenu dans le discours du thérapeute.

Il est certain que la parole exige du temps et de la disponibilité, ce qui explique que certains demandent parfois au patient de cocher des cases plutôt que de lui parler.

En psychiatrie où la relation interhumaine semblait jusqu’à présent être primordiale, on voit mal comment se dispenser de la parole (encore que la plupart des thérapeutes écoutent plus qu’ils ne parlent). Et bien on n’arrête pas le progrès : en Grande Bretagne où il semble exister une pénurie de psychiatres (trois mois d’attente pour un rendez-vous), les ordinateurs pourraient les remplacer. Dans « The British Journal of Psychiatry » est parue en 2008 une étude (Schmidt U et coll.) où il est proposé au patient boulimique d’assurer lui-même son traitement au moyen d’un CD-Rom, cet outil structuré en huit modules est axé sur un programme interactif et multimédia, « associant des stratégies cognitivo-comportementalistes, éducatives et de motivation » en matière d'alimentation.

Au terme de cette étude, il n’a pas été constaté de différence sur l’évolution des épisodes compulsifs, à trois et sept mois, entre ceux qui suivaient ce programme sur leur ordinateur et ceux qui étaient pris en charge par un psychothérapeute et les auteurs proposent de mettre ce programme sur internet.

A vous de conclure.

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Publié le 7 Janvier 2013

 

La publicité disparait à partir de 20 heures sur la TV publique. Il faudra donc probablement payer pour cette absence de publicité, comme étaient vendus dans certains cafés des jetons pour obtenir quelques minutes de silence de la machine à musique.

Il serait logique de nous payer pour subir les vantardises des marchands plutôt que l’inverse, mais seuls sont rémunérés ceux qui véhiculent de la réclame qu’ils imposent aux autres. Cependant, pour être honnête, je me demande si un spectacle uniquement publicitaire n’aurait pas de succès, en particulier auprès des enfants qui apprécient les spots publicitaires et en connaissent parfaitement la teneur (lorsqu’elle existe).

Quand vous allez voir un film, vous payez pour le voir, mais avant de le voir, vous subissez vingt minutes de publicité ininterrompue, ce n’était pas dans le contrat de vente. Mais, me direz-vous : peut-être que la place est moins chère parce que le film est enrobé de publicité, mais avez-vous le choix entre un film nu et un film enrobé, quitte à payer un supplément ? Mais là encore il faudrait payer un jeton d’absence pour ne pas avoir de publicité. Bien sûr on peut entrer dans la salle de cinéma avec retard, mais on risque fort d’entrer quand le film est débuté et de chercher une place dans une salle obscure en marchant sur quelques pieds et en obligeant les gens à se lever, empêchant ainsi les autres de voir le film : d’où grognements et/ou insultes et prise de risques.

D’une façon générale, chacun sait que les produits ou les publications sans publicité sont vendus plus chers, ce qui équivaut pour l’acheteur à payer un jeton d’absence.

On peut conclure de ce petit billet que les publicitaires sont très forts, capables de nous pousser à acheter un produit en nous imposant avec leurs inepties et mensonges ou de nous faire payer pour les éviter. Ils ont donc raison de nous prendre pour des idiots, c’est d’ailleurs le postulat de base de la publicité.

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Publié le 7 Janvier 2013

 

Depuis des millénaires la recherche du bonheur est l’objectif principal des hommes (et probablement des animaux non humains). A vrai dire, on ne recherche pas le bonheur : on le trouve et le plus souvent d’ailleurs après l’avoir perdu. Depuis longtemps philosophes et sages se sont penchés sur la question et beaucoup ont abouti aux conclusions suivantes : pour être heureux, il ne faut pas souffrir et pour ne pas souffrir il ne faut pas s’exposer aux souffrances et donc en faire le moins possible ou alors agir et accepter la souffrance qui ne dépend pas de nous en tirant une sérénité de cette maîtrise.

Après les penseurs, sociologues, psychologues, psychiatres, neurologues et scientifiques ont abordé cette question irritante et tenté de préciser les paramètres du bonheur. En voici une vision médico-sociale :

La moitié de notre aptitude au bonheur serait innée, liée à notre programmation génétique, c’est en tout cas ce qu’affirme le généticien David Lykken après avoir étudié des jumeaux monozygotes ayant évolué dans des milieux très différents. Sans doute en partie par l’intermédiaire de la chimie du cerveau : sécrétion de dopamine en cas d’accomplissement personnel, d’opioïdes en cas de sensation agréable, de sérotonine pour l’humeur (sécrétion favorisée par la consommation de produits sucrés). C’est non la sécrétion mais la quantité secrétée qui importe dans l’éclosion du bonheur (je pense que certaines béatitudes laissent penser qu'il existe un risque d'over dose).

Les évènements extérieurs ne joueraient que pour 10%. La guerre et les catastrophes ne sont pas incluses dans ces évènements.

 

Restent 40% qui dépendent plus ou moins de nous et dans lesquels on peut mettre les ingrédients suivants :

L’argent. C’est en tout cas le résultat d’un sondage CSA pour la moitié des Français, alors que la santé domine pour seulement un tiers d’entre eux. Il y a donc un secret pour profiter de son argent dans la tombe ?

Vivre en couple (mais l’amour ne semble pas avoir été pris en compte). Les divorcés ont quatre fois plus de risque d’avoir un épisode dépressif, selon une étude québécoise. J’ignore si l’on a retiré les femmes battues de la statistique.

Participer à des associations. Peut-être pour comparer et trouver des gens plus malheureux que soi.

La méditation serait un facteur favorable au bonheur (en se basant sur l’imagerie du cerveau), mais ce n’est pas donné à tout le monde (surtout pour dépister le bonheur sur l’IRM).

Surmonter un malheur augmenterait l’aptitude au bonheur et à l’ouverture aux autres (Cyrulnik). C’est un moyen qu’il n’est pas conseillé de provoquer.

Attraper le bonheur par contagion en côtoyant des gens heureux et la contamination pourrait durer un an. Selon une étude récente, chaque ami heureux augmenterait de 9% la probabilité de le devenir, alors que des amis ronchons diminueraient l’aptitude au bonheur de 7%.

 

Nous entrons dans le domaine envié des mathématiques et des psychologues britanniques n’ont pas hésité à établir une formule mathématique du bonheur après l’interrogatoire d’un millier de personnes, la voici :

Le bonheur = P + 5E + 3H

P = caractéristiques personnels

E = santé, capacité financière, amitié

H = estime de soi, ambition, sens de l’humour

Alors heureux ?

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Publié le 7 Janvier 2013

Assis dans le métro (ça arrive), j’ai été fasciné par un homme trentenaire assis à côté de moi. Pendant tout le trajet, les écouteurs aux oreilles (le son étant suffisamment fort pour que je puisse saisir un grésillement rythmé malgré le bruit), il n’a pas cessé de jouer sur son téléphone portable à un jeu mystérieux qui consistait à suivre une ligne colorée parmi d’autres lignes colorées (les amateurs doivent connaître le nom de ce jeu subtil). Comme j’ai l’esprit mal tourné, je me suis demandé si cet adulte pris par ce jeu absorbant et abreuvé par les oreilles, ne faisait pas partie de ces hommes qui abandonnent femme et enfant(s) pour vivre leur vie qui consiste pour une bonne part à jouer à des jeux enfantins sur leur téléphone ou sur leur ordinateur. Je me rends compte que j’ai non seulement l’esprit mal tourné mais également rétrograde : le jeu est la façon la plus simple d’échapper à la réalité et ne faut-il pas rester enfant ? Les générations nouvelles ont trouvé le secret pour le rester et les fabricants de ces jeux celui de les maintenir dans la période bénie (pas tant que ça) de l’enfance.

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Publié le 7 Janvier 2013

On vaque à nos occupations. On pense à autre chose. On vit comme si rien n'était. Mais il ne faut pas se leurrer : le problème c'est le commencement. Comment les choses sont-elles nées ? Pour les croyants, c'est simple : c'est Dieu. C'est vrai que sans Dieu le monde est absurde, avec il est révoltant. Par égard pour Dieu je préfère qu'il soit absurde, mais avec on a au moins un responsable sous la main et comme le dit si bien Woody Allen,  espérons qu'il a une bonne excuse.

Il est aussi difficile de démontrer l'existence de Dieu que son inexistence, tout est affaire de croyance, alors va pour Dieu. Pour les croyants Dieu n'est ni créé ni engendré, donc pour Lui il n'y a pas de commencement, avant de créer l'univers Dieu était donc dans le néant. Aïe ! Et depuis combien de temps ? Un temps infini et de surcroit seul pour les monothéistes. Le sort de Dieu n'était pas enviable avant la création. En fait notre existence que nous Lui devons a été pour le Seigneur une bénédiction. Pouvons-nous espérer de sa part un peu de reconnaissance ? L'évolution du monde ne va pas dans ce sens. Il est vrai que pour la Kabbale, Dieu s'est retiré du monde pour pouvoir le créer (cf « Responsable mais non coupable » dans les « bâtons rompus »)

Pour les incroyants il y a le « big bang ». C'est un commencement explosif qui a de l'allure. Mais avant l'explosion il y avait quoi ? Et l'explosion a eu lieu dans quoi ? L'univers dans le creux de la main mais sans main (heureusement car le poids de l'univers condensé devait être infini, enfin d'après la rumeur). L'univers jouerait-il de l'accordéon ? Tantôt en rétraction, tantôt en expansion ? Mais avant l'accordéon ?

Avant, je ne sais pas, mais après je prends de l'aspirine.

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Publié le 7 Janvier 2013

D'après le Père René Laurentin (« Dictionnaire des apparitions de la Vierge Marie »), il y aurait eu 2450 apparitions de la mère juive de Jésus en 2000 ans. Mais l'Eglise, très prudente et plutôt réticente, n'en n'a reconnues que très peu, mais elle en a reconnues, car ces apparitions font du bien à la foi. Ceux ou plus souvent celles, en général humbles et d'une culture un peu limitée, qui voient Marie, pensent donc qu'elle existe et ceux qui voient ou qui se souviennent de ceux et surtout de celles qui ont vu, croient davantage à l'Au Delà.

Je ne peux m'empêcher de me poser des questions que les croyants jugeront primaires.

1° Ce que l'on voit existe-t-il ? La réponse de bon sens est oui. Alors les hallucinations provoquées par une maladie mentale ou une tumeur cérébrale existent.

2° Pourquoi est-ce surtout Marie qui apparait aux terriens ? Serait-ce pour sa douceur supposée et comme ambassadrice, son sens de la diplomatie ? Ou peut-être simplement que l'apparition d'une femme est sûrement moins effrayante que celle d'un homme (il existe donc encore la différenciation des sexes parmi les purs esprits). Enfin pourquoi ces terriens sont-ils toujours chrétiens ? Seuls les chrétiens sont donc susceptibles de la faire apparaître ; ce qui, il faut en convenir, est une forme de discrimination.

3° L'apparence que revêt Marie est plus ou moins toujours la même : jeune et jolie. C'est-à-dire avec l'apparence donnée par les artistes (qui n'ont jamais eu la moindre représentation de la mère du Christ) sur les tableaux et les statues.

4° Depuis 2000 ans où-t-elle ?  Pour l'Enfer il ya un lieu possible, le magma terrestre pourrait faire l'affaire. Mais pour le Paradis où elle est censée séjourner ? On parle du Ciel, mais il est quotidiennement exploré (certes les trous noirs nous échappent), alors reste la solution avancée par l'imagination des auteurs de science-fiction : les mondes parallèles. Voilà : si l'on croit aux apparitions de la Vierge Marie, il faut aussi croire aux mondes parallèles et à la faculté qu'elle a de passer d'un monde à un autre sans difficulté et sans rien  perdre de son intégrité.

Peut-être irai-je à Lourdes, car j'aime bien l'idée des mondes parallèles et j'apprécie toujours la beauté des femmes.

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Publié le 7 Janvier 2013

Ces dernières années ont vu des modes radicales pour modifier le corps.

Le « body building » a ses adeptes, cette dénomination a remplacé celle ancienne de « culturisme ». Les produits obtenus permettent d'illustrer les planches anatomiques pour l'étude des muscles.

A l'inverse, beaucoup trop de femmes sculptent leur corps jusqu'au squelette. Une fois enlevés le papier et la ficelle on tombe sur un os. Les mannequins, leurs fémurs et leurs tibias en équilibre sur des talons hauts, oscillent sur les estrades, à peine maintenus par des muscles atrophiés

J'ai déliré ailleurs sur le piercing (« Un mystère à percer ») dont l'excès me parait avoir plus d'inconvénients que d'avantages. Mais le piercing est réversible, ce qui n'est pas le cas du véritable tatouage qui ne peut être remplacé que par une greffe de peau. Il faut faire attention au motif tatoué. Un de mes anciens patients qui s'était fait faire un large tatouage sur le torse n'a jamais voulu retiré son tricot de corps pour être examiné, aucune personne de sa famille ne l'avait vu torse nu. D'après une étude américaine récente ce sont 7 fois sur 10 les femmes qui veulent faire  retirer leurs tatouages, une dizaine d'années après, pour des raisons familiales ou professionnelles, on les tolère moins chez elles que chez les hommes. 
En eux-mêmes certains tatouages ne manquent pas de beauté. J'ignore si l'on continuera longtemps à prendre la peau humaine pour une peau d'animal et en faire un parchemin chargé d'enluminures, mais les tatouages, eux, persisteront.

Malheureusement je n'aurais pas le loisir d'accompagner ces jeunes tatoués jusqu'à la vieillesse et de voir leurs tatouages se déformer, se flétrir comme des fleurs fanées lorsque leur peau deviendra lâche et ridée.

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Publié le 7 Janvier 2013

Jacques Marseille dans un article paru dans le Point du 4 septembre 2008, à propos du RSA,  propose (entre autres) de remplir un peu les caisses vides en taxant davantage les « hyper-riches » plutôt que les classes moyennes, puisque ces 0,01% des Français ont vu leurs revenus fortement augmenter ces 10 dernières années. Voici ces horribles propositions :

- Soumettre au droit commun (scandaleux !) les 8,6 milliards de stock-options distribuées par an à 100000 personnes environ =

3 milliards €

- Soumettre au droit commun (quelle injustice !) les « parachutes dorés » de 51000 dirigeants =

700 millions €

- Imposer une taxe 100 € par an aux 4 millions de plaisanciers (où va-ton !) =

400 millions €

- Taxer de 1 € supplémentaires les 13 millions de cigares fumés par 200000 personnes (si on ne peut plus la ramener !) =

13 millions €

- Taxer de 10% supplémentaires les montres de luxe (mon Dieu ! A qui s'attaque-il !) dont le marché ne cesse d'augmenter (+ 29% et + 22% les 2 dernières années) =

120 millions €

 

Total : 4 milliards et 233 millions €

Ce Jacques Marseille n'a aucun bon sens.

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Publié le 7 Janvier 2013

Une Française de 62 ans a accouché d'un petit garçon à Los Angeles. Une femme de 59 ans attend des triplés à la maternité de Port Royal à partir d'ovocytes implantés au Viet Nam. Une femme de 46 ans est dans le coma après avoir donné naissance en juin à des triplés à partir d'ovocytes implantés en Grèce.

C'est beau la science. Des femmes aux cheveux blancs, un pied dans la tombe et l'autre dans la vie, font le grand écart pour faire naître des enfants, à condition de ne pas avoir de coxarthrose qui bloque un peu les hanches. Comme elles accouchent souvent de plusieurs rejetons à la fois, la césarienne est là pour les extraire même lorsqu'elles sont paralysées et les nouveau-nés étant assez fréquemment hypotrophiques et prématurés, c'est plus facile. Le paradoxe, alors qu'elles prennent de gros risques à la fois financier (je ne connais pas le prix actuel des ovocytes sur le marché mondial) et vitaux, ce n'est pas vraiment leur(s) enfant(s) qu'elles portent si difficilement.

Avoir des cheveux blancs, même teints, multiplie les complications de l'accouchement et l'enfant qui nait peut devenir d'emblée orphelin, ce qui gagne tout de même du temps.

Je me demande de quelle façon une personne atteinte de maladie d'Alzheimer (Alois de son prénom) s'y prendra pour élever un enfant. Ce cher petit risque d'avoir des repères mouvants et d'être oublié dans les grandes surfaces ou dans une voiture soigneusement fermée.

Qu'importe c'est beau la science et c'est beau la liberté de faire n'importe quoi pour assouvir ses désirs personnels et de trouver des gens intéressés dans le monde entier pour vous aider.

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Publié le 7 Janvier 2013

J'ai un goût prononcé pour la laïcité, proche de l'intégrisme, ce qui ne m'empêche pas de constater que certaines coutumes religieuses ont leurs avantages.

Ainsi le port du voile intégral peut fort bien convenir aux femmes laides et à ceux qui les croisent, elles ont la possibilité de ne montrer que leurs yeux s'ils sont beaux ou de les masquer derrière un grillage dans le cas contraire, les hommes pourraient alors être séduits par leur esprit, à condition de les laisser parler.

Les jolies peuvent se voiler pour ne pas être importunées : les hommes hésitent à proposer la botte à une religieuse. 

Celles qui se voilent comme on le ferait d'une chose précieuse se considèrent comme un paquet cadeau, et attendent l'ayant droit pour défaire l'emballage dans l'intimité, ce qui peut réserver quelques surprises, mais il reste l'échappatoire de la polygamie (encore un avantage sur lequel je ne m'étendrai pas)

Pour les hommes, les femmes masquées aggravent, certes, leur frustration sexuelle (et Dieu sait à quelles extrémités cela peut conduire) mais le voile apporte quelques avantages non négligeables. Ceux chez qui la vision d'une chevelure féminine provoque une érection et qui considèrent qu'une peau découverte de femme constitue une provocation, le voile leur évite en général de succomber à leur obsession en déshonorant la femme coupable à leurs yeux de les avoir provoqués. 

Mais l'avantage principal n'est pas là. Pour les hommes la hantise d'être cocus semble croitre avec l'esprit religieux. Posséder une femme[1] au sens large du terme comme on possède un objet précieux et d'autant plus précieux qu'il peut faire des petits, incite le propriétaire à tout faire pour que sa possession ne soit pas dérobée. Cacher la femme aux yeux des autres par une jalousie portative[2] est une bonne garantie pour s'en assurer l'exclusivité, garantie encore  améliorée par une menace de lapidation. Ce qui prouve - sans se voiler la face - que ces époux inquiets estiment - sûrement à tort - ne pas avoir les qualités requises pour retenir leurs femmes et mériter leur fidélité sans devoir les emballer. Cette modestie les pousse à hisser le voile au rang de vertu et à chercher parfois à retrouver la confiance en eux-mêmes en trompant leurs femmes, faisant ainsi d'une pierre deux coups.



[1] Dire qu'un homme possède une femme lorsqu'il a un rapport sexuel avec elle est une expression d'autant plus stupide que c'est plutôt la femme qui possède transitoirement le sexe de l'homme au point que parfois elle le retient fermement lors d'un pénis captivus.

[2] Je signale de façon totalement désintéressée que la burqa noire me parait ici la seule solution efficace car le foulard, surtout s'il est noué à la manière des chauffeuses du début du XXème siècle, peut  s'avérer séduisant. Mais chacun est libre d'enfermer sa femme comme il l'entend.

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Publié le 7 Janvier 2013

La façon de paraître dépend évidemment de la mode qui conduit les gens à ressembler aux autres. Les jeunes, en particulier, veulent ressembler aux autres jeunes, tout en recherchant l'originalité. Mais les quelques individus qui lancent une mode qui n'existe pas encore sont par définition différents des autres. Pourquoi la particularité portée par ces quelques individus devient-elle la norme du moment ?

Les modes qui modifient l'apparence portent en particulier sur la chevelure, partie du corps la plus malléable, à condition d'en avoir une. Pour les hommes, en dehors de la coupe passe-partout avec ou sans raie, le choix reste limité :

- La coupe « en brosse » très en vogue après la deuxième guerre mondiale lors de la présence des troupes américaines en France est moins appréciée, trop militariste pour une jeunesse plutôt pacifiste et qui n'a plus de service militaire à accomplir.

- La mode des cheveux longs persiste car elle donne à l'individu un air bohème du plus bel effet, un air jeune (ce qui explique que ce sont les hommes d'un certain âge, parfois chauve devant, qui affectionnent la queue de cheval, sans savoir peut-être que la mode lancée par le général anglais Cadogan remonte au XVIIIème) et somme toute c'est une avancée vers l'égalité des sexes.

- Le crâne rasé a été popularisé par Barthez, le gardien de but de l'équipe de France. C'est une trouvaille pour les chauves. Quitte à être chauve autant l'être complètement et le crâne rasé donne un petit air de bagnard aventureux qui peut séduire, en attendant la mode des perruques pour homme qui mettait chauves et chevelus sur un pied d'égalité, mais elle n'a malheureusement pas l'air de vouloir revenir.

- La chevelure sculptée par des crêtes fixées par de la colle, où les mèches folles restent insensibles au vent, donne à son propriétaire une tête de statue romaine après une bataille perdue contre les barbares.

Quant à la chevelure des femmes, elle mérite un poème, d'autant plus que Dông Phong a eu l'amabilité de me transmettre une précieuse « Plume de poète » qu'il avait lui-même reçue de plusieurs blogueurs.

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Publié le 7 Janvier 2013

Les oiseaux, les oiseaux, les oiseaux ! J'en ai marre des oiseaux. Leur œil rond de serpent qui vous regarde de côté, leur bec pointu et tranchant comme un couteau entre les dents et leur chant répétitif comme un disque rayé.

J'en conviens, je suis un peu jaloux : je chante comme une casserole et je saute de moins en moins haut alors qu'eux ils volent, ils niquent la pesanteur et me regarde de haut marcher de mon pas de plus en plus lourd.

J'en ai marre des oiseaux, ils volent désinvoltes et sans gêne, en l'air, l'air de rien, les impudents vous chient dessus de haut sans même s'excuser. Essayer de rester quelques temps sous un arbre, dans un parc, tranquille, un beau livre entre les mains et vous verrez le résultat. Ils vous chient dessus sans façon, sans raison. Si j'étais chasseur je comprendrais, mais je ne le suis pas. Je leur jette même quelques miettes de pain. Leurs fientes liquides comme un œuf mollet ne m'épargnent pas pour autant. Alors je m'essuie puisque eux s'en dispensent et chassé de mon banc je m'en vais. Et le long des allées, les statues du parc, les têtes dégoulinantes me regardent passer avec leurs yeux glacés, un sourire crispé sur leurs lèvres de pierre.

Les statues et moi, nous en avons marre des oiseaux.

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 7 Janvier 2013

On a annoncé à grands renforts de trompettes médiatiques (et pas seulement en France) que quelques semaines après l'interdiction de fumer dans les lieux publics, les hospitalisations en urgence pour infarctus du myocarde auraient chuté de 15%. Bravo !

Mais j'ai des fourmis dans le bon sens : quoi ? Si vite !? Comment cette évaluation a-t-elle été faite ? Par rapport à quoi ? Sur qui ? A-t-on tenu compte de la baisse régulière ces dernières années des accidents cardio-vasculaires ? Ne s'agit-il pas d'une fluctuation statistique que l'on peut observer dans toute étude ?

J'ai comme un doute. Enfin, la cigarette ce n'est pas comme le virus de la grippe que l'on peut choper en fréquentant les bars-tabac. La cigarette met des années à accomplir ses méfaits, surtout chez les non-fumeurs qui inhalent passivement la fumée de tabac. Les plaques d'athérosclérose dans les artères mettent des années à se constituer, même si elles peuvent se rompre en quelques minutes et obstruer une artère nourricière du cœur pour provoquer un infarctus, encore faut-il qu'elles soient déjà là !

On nous a affirmé, sans sourciller, que quelques semaines après l'application de la loi, l'infarctus du myocarde, dans un esprit citoyen remarquable, aurait évité de frapper un grand nombre de sujets fréquentant les lieux publics (logiquement, il devrait s'agir que de non-fumeurs, car les fumeurs continuent à fumer ailleurs), qui, sans cette interdiction auraient du en être victimes pendant ce court laps de temps.

Faut-il admettre que la fumée de cigarette des fumeurs déclenche sélectivement l'obstruction brutale des artères du cœur de leurs voisins non-fumeurs ? Ce qui impliquerait qu'avant l'application de la loi, les non-fumeurs ne faisaient leur accident cardiaque que dans les bars-tabac, les restaurants ou sur des lieux de travail enfumés.

Pourquoi pas ? On vit dans un monde plein de surprises où on peut annoncer n'importe quoi au public sans vérification sérieuse.

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 7 Janvier 2013

 

Un article d'Hélène Vissière, paru dans "Le Point" du 7 août 2008 n° 1873, vient illustrer de façon caricaturale mes modestes propos publiés dans ce blog (Chroniques médicales n° 19, 20 et 23). Cet article traite des mesures prises par des entreprises aux USA, pour imposer une prévention cardiovasculaire à leurs employés portant essentiellement sur la lutte contre l'obésité (2 américains sur 3 ont une surcharge pondérale), le tabagisme et la sédentarité.

Bien sûr, ce n'est pas par philanthropie. Les entreprises (surtout les grandes firmes) règlent la plus grande partie des dépenses de l'assurance-maladie et elles espèrent en outre obtenir une meilleure productivité en diminuant les arrêts de travail.

Certaines entreprises, comme IBM, incitent à suivre la prévention en versant jusqu'à 300 dollars de prime annuelle si on fait un bilan de santé ou si l'on suit les mesures de prévention, d'autres offrent des cadeaux.

Mais devant les résultats incertains de ces pratiques incitatives laissant aux employés la liberté du choix, d'autres entreprises ont opté pour des mesures dures en pénalisant ceux qui s'écartent des moyennes, par exemple : maigrir ou payer 840 dollars par an (la femme ainsi menacée a perdu 27 Kg en 1 an). Les employés doivent subir un bilan de santé et répondre à un interrogatoire intime (alimentation, mais aussi rapports avec le conjoint), les récalcitrants étant à l'amende (480 dollars). Un employé testé positif à la nicotine est averti (même s'il fume en dehors de l'entreprise) et menacé de licenciement s'il récidive. Beaucoup d'entreprises n'embauchent même pas les fumeurs.

Ainsi aux USA et peut-être un jour prochain en Europe (en France, un premier ministre, maintenant décédé, n'avait-il pas proposé que la Sécurité Sociale ne prenne pas en charge les complications de l'alcoolisme et du tabagisme ?), les entreprises deviennent « le bras armé » du « pouvoir médical ». La prévention est évidemment souhaitable, mais où va-t-elle s'arrêter ? Un modèle universel tend à être imposé à chacun, les récalcitrants  montrés du doigt et marginalisés. C'est un bon début qui augure une intrusion encore plus large dans la vie des individus.

NB Dans "Le Point" cet article qui traite de la lutte contre l'obésité (aux USA) est suivi par un article intitulé "Quand le riz vient à manquer" (au Bangladesh)

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 7 Janvier 2013

 

Des mots et surtout de périphrases viennent enrichir la langue, apportant une signification symbolique ou politique, en remplacement de mots qui existent déjà, qui ont le même sens et que l'on veut voir disparaître pour obéir en particulier au « politiquement correct ». Sémantique de substitution qui ne change rien aux situations ou aux faits réels et qui pourrait être qualifiée d'hypocrite. La chose ayant une connotation injustement honteuse plutôt que changer le regard des gens sur la chose, on change le mot qui la désigne en espérant que le regard suivra.

Cette sémantique est pleine d'imagination et parfois de poésie. Prenons le terme bien connu de « techniciens de surface », il implique la possibilité de « techniciens des profondeurs » périphrase qui pourrait désigner soit des égoutiers soit des philosophes. Par contre remplacer élève par « apprenant » n'apporte rien d'autre que de la bêtise.

Umberto Eco dans son livre  A reculons, comme une écrevisse donne des exemples que je me permets de commenter :

Une personne n'est plus emprisonnée mais « socialement séparée », elle n'est pas privée de liberté, mais vient rejoindre les pensionnaires d'un asile d'aliénés et même les misanthropes, les ermites ou les religieux qui font retraite dans un monastère. Ceci afin que l'on n'accuse pas la société de vouloir punir quelqu'un pour ses méfaits.

Un cow-boy devient  un « fonctionnaire de contrôle bovin » ça fait moins péquenot, mais cow-boy avait plus de prestige.

Tremblement de terre devient « correction géologique », là je pense qu'il s'agit d'un canular, car la terre se fiche pas mal qu'on l'accuse de trembler.

Le clochard est une personne à « résidence flexible », ça c'est une périphrase de toute beauté, on a presque envie d'en acquérir une.

Une femme facile est  « horizontalement accessible », ce n'est plus un défaut : c'est une qualité.

Un homme blanc est « un manquant de mélanine », ça c'est manifestement un défaut et implique la supériorité du noir sur le blanc.

Il faut aussi y ajouter toutes les périphrases qui tentent de diminuer les handicaps :

Un impuissant est « à  érection limitée » L'érection n'est pas absente, elle manque seulement d'efficacité, ce qui, entre nous, revient au même.

La calvitie est « une régression folliculaire »  et c'est vrai que la calvitie est rarement totale, mais je trouve que le terme de régression est péjoratif. Je propose de remplacer cette périphrase par « disposition folliculaire choisie »  (pas par le chauve mais par les follicules)

Et bien sûr tous le positif/négatif de l'handicap Ce sont en particulier les périphrases unanimement  appliquées de non-voyant pour aveugle et de mal entendant pour sourd. Ce qui sous-entend qu'il est honteux d'être aveugle ou sourd. Mais le positif/négatif attribue à l'handicapé la faculté manquante et ajoute sa suppression qui parait ainsi presque volontaire. Ce qui ne change évidemment rien à l'handicap et aux aménagements nécessaires pour le diminuer.

Ce n'est qu'un modeste aperçu de l'hypocrisie de la société qui va parfois jusqu'à la bêtise (et je ne parle pas de la phraséologie imposée aux enseignants), de la valeur donnée au verbe pour usurper et masquer les faits, pour ménager la susceptibilité exacerbée de certains ou consoler ceux qui ont du mal à assumer ce qu'ils sont.

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Publié le 7 Janvier 2013

 

MADONE

 

Une jeune fille, laissant un peu de ses seins apparaître

Visage rond et bras dodus

Accoudée à la fenêtre

Est penchée sur la rue

 

Elle ne regarde pas les gens passer

Le défilé des toits des voitures multicolores

Les casques jaunes des noirs creusant un fossé

Les réverbères dressés pour que les chiens les honorent 

 

Elle n'écoute pas les sons tonitruants qui s'échappent

Et s'évanouissent des voitures en mouvement

Les vociférations scandées du rap

Les paroles mystérieuses des mélopées d'orient

 

La jeune fille accoudée est seule au monde

Le visage pénétré d'une madone

Rien ne peut la distraire à la ronde

Elle téléphone


Paul Obraska
 


Le téléphone portable, irremplaçable pour l'urgence, s'est transformé en doudou pour adultes et en moyen de communication perpétuelle, même lorsqu'on a rien à dire et simplement pour savoir où se trouve une autre personne et dire où on se trouve soi-même. Ce qui, il faut en convenir, est d'un intérêt limité.

Les personnes seules espèrent qu'un jour le téléphone qu'elles emportent soigneusement  sonnera. Peut-être qu'elles seront surprises au volant de leur voiture au risque de provoquer un accident.

Le portable a cela d'étonnant que, dès qu'il est porté à l'oreille, il semble se construire instantanément autour, comme par miracle, une cabine téléphonique protectrice. Si bien que les personnes parlent comme si le monde autour d'eux avait disparu, n'entendait pas et ne présentait aucun danger. La preuve en est que les cyclistes conduisent d'une main et les piétons traversent la chaussée en pleine conversation sans se préoccuper des voitures.

Bien sûr dans les lieux publics les autres ne sont pas sourds et entendent parfois des choses très intimes. Si l'on prend le bus aux mêmes heures on peut suivre avec intérêt les démêlés de chacun et surtout de chacune.

La mise en scène des films a elle-même changée. Une partie de l'intrigue et du dialogue se passe dans la rue avec un seul acteur et il est beaucoup plus rare à présent de voir un malheureux chercher désespérément une cabine téléphonique libre, ce qui enlève une partie du suspense (il est vrai que l'on peut avoir une batterie épuisée, également prétexte pour interrompre une conversation qui vous est désagréable).

Les sonneries sont très enrichissantes sur le plan musical. Pour peu que les sonneries soient identiques ou voisines, on voit, lorsque l'une retentit dans un lieu public, plusieurs personnes indiquer aux pickpockets où se trouve leur portable.

Les femmes mettent le plus souvent leur appareil dans leur sac au risque de ne pas l'entendre sonner. Les hommes le mettent fréquemment dans la pochette de leur veste et un nombre impressionnant de téléphones se retrouvent dans la cuvette des WC.

J'ai vu un jour dans le métro une musulmane ouvrir la porte du wagon, tout en téléphonant, après avoir coincé son portable entre son oreille et son voile, un intérêt du voile qui a probablement échappé aux instances religieuses

Le portable est un appareil espion qui permet de se faire repérer. Les adultères se sont compliqués, certes on peut fermer son téléphone, mais cette manœuvre même devient suspecte et on est obligé d'ajouter aux mensonges habituels des histoires de couverture (de réseau, pas de lit) ou de tunnels malencontreux.

Ce ne sont pas les seuls inconvénients possibles des  téléphones portables. Il n'est aucunement démontré que leur utilisation provoque des tumeurs cérébrales (si la démonstration est un jour faite, il sera bien entendu trop tard) mais on peut d'ors et déjà choisir sa localisation éventuelle, à droite ou à gauche (à éviter pour les droitiers). Les ondes auraient même accéléré le vieillissement des rats alors qu'ils n'étaient même pas soumis à des conversations insipides.

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Publié le 7 Janvier 2013

Comme chacun sait  « l'air guitar » consiste à jouer de la guitare sans guitare, en mimant sur une scène tous les gestes et toutes les attitudes du guitariste y compris les plus folles. Ce simulacre est une discipline internationale avec ses vedettes, son festival et ses championnats. La Fédération française d'air guitar a d'ailleurs récemment organisé son championnat de France au parc de la Villette.

Rien n'est plus proche du rêve que cette discipline. Elle rappelle le jeu des enfants qui servent un repas sans mets ou le mime qui ouvre une porte sans porte. Mais pourquoi ne pas étendre les simulacres ? Des champions de course automobile sans bolide tenant un volant imaginaire et manipulant des vitesses et des pédales absentes, des hommes politiques tenant un discours sans discours, tout dans la mimique et le geste, est-ce que les gens y verraient une différence ? Mais pour être plus sérieux : pourquoi ne pas demander aux soldats de tirer sans armes et aux terroristes de sauter sans bombe. On voit que l'air guitar ouvre des perspectives qui pourraient bouleverser le monde. Chacun sait que le monde est un simulacre, l'ennui est qu'on ne lui retire pas la guitare.

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 7 Janvier 2013

Se percer les lobes auriculaires pour y suspendre un bijou est évidemment une pratique très ancienne, mais celle du piercing ne date que de quelques années. Une étude a été faite en Angleterre en 2005 par Bone A. et Coll. sur 10503 personnes âgées d'au moins 16 ans. Le piercing a été adopté par 1 personne sur 10 et par les femmes plus souvent que par les hommes (1 femme sur 2 de 16 à 24 ans). Les femmes ont une préférence très nette pour le nombril (plus d'une fois sur trois) et par ordre décroissant : nez, oreille, langue (est-ce que ça ne fait pas zozoter ? est-ce qu'on le retire pour manger ?), sourcil, mamelon, et lèvre. Les hommes plus souvent que les femmes se percent le mamelon ou les organes génitaux (j'en frémis).

En voyant les gens percés, j'ai tendance - en bon samaritain - à vouloir désinfecter leur peau. Un geste qui ne serait pas inutile car 2 fois sur 10 le piercing est réalisé par un ami, un proche ou par soi-même. La pratique n'est pas sans danger puisque les complications surviennent 1 fois sur 3 et la moitié d'entre elles exigent des soins médicaux. Les hospitalisations sont heureusement rares (1 fois sur 100).

Bien sûr le piercing est une mode, mais c'est tout de même différent de la longueur d'une jupe ou de la largeur d'un pantalon, il s'agit de s'enfoncer du métal dans la chair et parfois dans des zones particulièrement sensibles. Alors pourquoi ? On n'est pas plus beau avec un bout de métal dans la chair du visage ou sur la langue que sans. Masochisme, automutilation proche de l'autophagie ? Mais une personne sur dix dans la population générale, ça fait beaucoup. Compétition ? : « Toi tu n'as que deux barrettes à  l'oreille, alors que j'en ai trois » (ce qui fait passer du grade de lieutenant à celui de capitaine). Preuve de courage pour les zones sensibles ? Référence au supplice romain enduré par le Christ ?

J'avoue que pour moi c'est un mystère à percer. Si un visiteur adepte du piercing tombe par hasard sur mon blog, je lui serais reconnaissant de me donner ses motivations qui sont sûrement excellentes, mais qui m'échappent.

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 7 Janvier 2013

J'ai beaucoup d'admiration pour les jambes des femmes, enfin pour la plupart. Les muscles sont à peine visibles (les muscles font trop penser à l'anatomie et à la fonction motrice), gainés par une peau sans poils, enfin pour la plupart ou des poils si fins, si soyeux qu'ils sont invisibles ou éliminés parfois douloureusement  par la cire sacrificielle. On ne peut qu'admirer les petits genoux ronds et les volumes arrondis harmonieusement étagés sur le socle d'un talon haut qui claque sur le bitume comme pour attirer l'attention (les tennis ne font pas le même effet).

A coté de ces merveilles doubles, enfin pour la plupart, on est atterré par la laideur des jambes des hommes, enfin pour la majorité : les muscles saillants (quand il y en a), disgracieux, les gros genoux, et que dire des jambes velues. Une femme en chemise, les jambes apparentes, est adorable, un homme dans la même situation, même si la chemise est belle, est parfaitement ridicule. Je pense que cette expérience simple, facile à réaliser, sans matériel  compliqué et sans budget important, illustre parfaitement mon propos.

La question existentielle qui se pose est la suivante : comment les femmes peuvent-elles coucher avec les hommes ? Alors que l'inverse ne relève d'aucun mystère. Bien sûr, pour être scientifique, il faudrait poser la question aux femmes, leur point de vue ne doit pas être négligé, elles sont partie prenante dans l'affaire.

Bien qu'étant un homme  hétérosexuel (certes un peu fané), en restant objectif, je ne peux aboutir qu'à la conclusion provisoire suivante (du moins je l'espère) : logiquement, pour éliminer cette disparité choquante, les femmes ne devraient coucher qu'avec les femmes et les hommes qu'avec les hommes.

Et si l'on interdit les croisements des sexes et des semences, ce serait une façon élégante d'en finir avec l'Humanité, sans passer par une grossière déflagration atomique.

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 7 Janvier 2013

 

Picasso disait qu'il fallait apprendre à comprendre. Ce grand homme avait sûrement raison, aussi me suis-je concentré sur un tableau entièrement blanc. J'avoue que mon cerveau est resté aussi vide que la toile. Je ne peux pas représenter le tableau ici car, blanc sur blanc, il risquait fort de ne pas être visible. A moins que, pour paraphraser Coluche, le tableau soit plus blanc que blanc ou l'inverse. Récemment une jeune asiatique pris par le vertige du vide a appliqué ses lèvres sur une œuvre immaculée en y laissant la forme de ses lèvres maquillées. Ce baiser a fait perdre au tableau une partie de sa valeur, je trouve au contraire qu'il prenait enfin une signification et devenait plus humain.

Non seulement je ne comprends pas l'art moderne mais j'en suis effrayé. Des « artistes » ont exposé des pièces anatomiques. L'autopsie a fait partie de ma formation, je n'ai jamais beaucoup aimé la pratiquer, ne serait-ce que parce que cet exercice avait le toupet de révéler nos erreurs diagnostiques, mais en outre, nos organes s'ils sont admirables dans leur fonctionnement sont plutôt laids et peu ragoûtants. Alors les exposer comme de la viande sur l'étal d'un boucher en tant qu'œuvres d'art, c'est de la perversité !

Non seulement je ne comprends pas l'art moderne, mais j'en suis dégoûté.

Comme les « créateurs » cherchent à tous prix l'originalité et qu'ils font des merdes pour se faire remarquer, qu'ils en sont fiers puisqu'ils les vendent et parfois pour une fortune, un puriste a décidé de simplifier les choses en exposant ses propres excréments en un raccourci saisissant, abrégeant ainsi le transit de la création. C'est pas beau ça ?

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 7 Janvier 2013

On a toujours besoin des autres pour exister. Enfin de moins en moins, puisque les autres s'en vont de plus en plus.

Dans le monde des blogs les autres réapparaissent et ils ont l'avantage d'être désincarnés, lointains et plus ou moins anonymes. Ainsi se nouent ce que les blogueurs appellent des « amitiés virtuelles ». Il serait plus juste de parler de relations ou de correspondances car utiliser ici le beau mot d'amitié, c'est le galvauder. Il n'y a ni vision vivante, ni histoire commune, ni aide donnée ou reçue et les relations virtuelles peuvent disparaître aussi vite qu'elles apparaissent, ce qui n'est pas le cas des relations amicales. L'amitié comme l'amour est toujours risquée, pas la relation entre blogueurs. Bien sûr, les blogueurs jouent le jeu sans être dupes.

La question est de savoir si aller sur le blog d'autrui c'est y rechercher un contenu intéressant et/ou drôle ou si en laissant  un commentaire en général flatteur, c'est espérer la réciproque. Ainsi peut s'installer un envoi de fleurs mutuel et la plateforme devient une entreprise assimilable à « Interflora ». Certes les insultes ne sont pas exclues, il faut bien que les psychopathes refoulés, cousins des délateurs anonymes, se défoulent et la plateforme se transforme alors en thérapeutique de libération émotionnelle.

Il est certain que le blog a une vocation de psychothérapie. Nombre de blogs se livrent à une concurrence victimaire, d'autres servent d'exutoires. S'épancher devant un public sans visage est moins cher qu'une psychanalyse, le blogueur à l'écoute est aussi silencieux qu'un thérapeute mais son commentaire a plus de compassion et son oreille est attentive aux récriminations, puisqu'il a les mêmes.

Mais alors, me direz-vous, pourquoi avoir créé votre blog ? C'est une très bonne question à laquelle je ne répondrai pas.

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 7 Janvier 2013

Chez les Chtis, un mariage a été annulé en raison d'une tromperie sur la marchandise. Le mâle avait cru acquérir une femelle neuve alors qu'elle était d'occasion.

Il y a ceux qui ne seront jamais premiers
Ni sur terre
Ni sur les mers
Ni dans les cieux
Mais qui exigent de l’être au moins une fois
Pour ces prétentieux
Qui ne tentent aucun exploit
Il y a la vierge à déflorer
On est le premier que l’on peut

(AINSI VA LA VIE I, extrait de"Etre le premier")

"De nos jours, certaines jeunes femmes issues de familles d'un autre âge, paniquées à la veille de leur mariage, demandent à des chirugiens de leur refaire un pucelage comme des vétérinaires peuvent corriger certains défauts d'un chien avant la confirmation. Cette "chirurgie de compassion" n'a rien à voir avec la reconstruction de l'hymen réclamée par nombre d'Américaines pour assouvir un fantasme de leur conjoint, souvent associée à un resserrement du fourreau vaginal."

Extrait de "6. La médecine est faite pour les malades"

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Publié le 7 Janvier 2013

 

Les cellules vivantes ont la capacité de se renouveler éternellement et les êtres vivants de ne jamais mourir, alors ils se suicident. Ils sont programmés pour çà.

La mort n'est qu'une constatation statistique. Certes, la loi des grands nombres en fait une vérité, mais une programmation peut toujours avoir un bug, n'est-ce pas ?

Jusqu'à présent, aussi loin que remonte la mémoire humaine, on n'a pas observé de bug dans la programmation génétique suicidaire. Heureusement. Car même en laissant par obligation la place aux autres, même en faisant disparaître des plantes et des animaux, la masse vivante augmente, de plus en plus humaine, et elle bouffe la masse minérale qu'elle recrache en fumée, de préférence toxique.

Alors, il y a les guerres ; elles érodent la masse vivante, moins vite mais plus largement que les catastrophes naturelles. Les hommes font ce qu'ils peuvent. Il faut reconnaître que les guerres ont des vertus. Dans la tourmente on se regarde moins le nombril, il y a moins de dépressions, il y a moins d'obèses - surtout dans les camps de concentration - Un vent de liberté souffle sur les mœurs : les soldats vont aux putes sans remords et les femmes se laissent convaincre pour une dernière étreinte.

Toutes les compétences sont utilisées : les voyous deviennent des héros, les meurtriers sont décorés pour leurs meurtres, les sadiques sont promus pour leurs tortures, les voleurs pillent joyeusement, les violeurs violent en paix, même les bons pères de famille, et leurs chefs indulgents détournent le regard quand ils n'y prêtent pas la main.

Et que dire des progrès réalisés pendant les guerres : des bactéries inconnues colonisent les laboratoires, les chimistes remplissent leurs cornues de molécules nouvelles, les ingénieurs construisent des machines qui tuent mieux et plus loin, les savants font péter des pétards et retrouvent ainsi leurs joies d'enfant.

Quand une masse humaine est plus entamée que la masse ennemie, vient la paix où on continue encore un peu d'élaguer par vengeance ou pour ne pas perdre la main, en suivant le doigt anonyme des délateurs.

Les périodes qui suivent les guerres sont des périodes fastes, on les appelle « Glorieuses », même pour les vaincus. Certes on pleure un peu, mais on rit beaucoup d'être resté vivant, on recommence à ne penser qu'à soi, et on reconstruit vaillamment. L'économie ne connait pas de crises, il n'y a pas de chômeurs, on manque même de bras, ceux laissés sur les champs de bataille. En fait, pendant la guerre il ne s'était pas passé grand chose dans les champs, tout s'était passé dans les villes, là où il y a le plus de civils, bien plus faciles à tuer que des soldats armés.

Mais les périodes fastes n'ont qu'un temps. Les choses reviennent comme avant et on attend la prochaine guerre pour casser et recommencer ou la mort prochaine pour laisser la place aux nouveaux nés

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Publié le 7 Janvier 2013


Ces jours-ci l'essentiel du débat politique tourne autour du mot « rigueur » : « Vous  voulez faire de la rigueur - Non je ne veux pas faire de la rigueur ». Les uns accusent, les autres se défendent. La rigueur est devenue une véritable insulte. On peut en conclure :

1° Que pour les hommes politiques ce qui importe n'est pas le contenu d'une politique, mais le nom qu'on lui donne

2° Que les hommes politiques ne veulent pas être rigoureux. On s'en était aperçu.

3° Qu'une politique approximative et/ou incertaine aurait l'assentiment de tous.

4° Que l'idéal est de diriger un pays avec la douceur  d'une assistante sociale. L'ennui est que ce n'est pas possible.

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Publié le 7 Janvier 2013

En dehors du monde politico-guerrier, j'avoue ne pas trop savoir ce que veut dire « mourir dans la dignité ». Est-ce à dire que la mort d'un malade que l'on entoure de soins, que l'on ne laisse pas mourir de faim et de soif , à qui on évite le mieux possible des souffrances et des traitements inutiles ou disproportionnés par rapport aux résultats que l'on peut en attendre, que cette mort est indigne ?

La dignité est-elle dans l'apparence de soi et la conservation de la communication ? Dans le souvenir qu'on laissera aux autres ? Mais dans ce cas il vaudrait mieux disparaître avant la vieillesse ou en tous cas avant que la maladie qui conduit à sa propre destruction ne se développe, c'est-à-dire disparaître avec l'apparence de la bonne santé.

Si l'on veut « mourir dans la dignité », faudrait-il se suicider ? Beaucoup l'ont fait, comme Montherlant qui se donna la mort dans la crainte de devenir aveugle. Ce fut le cas ces jours-ci de l'écrivain belge Hugo Claus au stade initial d'une maladie d'Alzheimer et sans menace vitale. Mais il y a une différence entre les deux : le premier s'est tué lui-même et le second a été exécuté par un médecin encadré par la législation de son pays, un peu comme les souverains vaincus qui demandaient à leur serviteur de les tuer.

J'avoue être mal à l'aise devant la double fonction du médecin dans les pays où le suicide dit assisté est permis : soigner et tuer. Tuer un malade devenant un acte médical et dans le cas présent un acte préventif en l'absence de douleurs physiques et une conservation notable des facultés (du moins d'après les journaux). Il est vrai que la déchéance intellectuelle est bien pire qu'une diminution des capacités physiques qui même extrême n'empêche pas des individus de s'exprimer de façon remarquable. 

Je pense aussi à la possibilité - et quel que soit le cas - d'une erreur diagnostique au stade initial d'une maladie dont le génie évolutif est souvent variable. A la découverte possible d'un traitement pendant l'évolution du mal. Qu'en sera-t-il lorsque les impératifs économiques conduiront peut-être à proposer une « fin digne » afin d'éviter les dépenses importantes qu'exigent les maladies terminales.

Comme c'est difficile ! Et cela nous concerne tous si l'on n'a pas la chance de mourir subitement.

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Publié le 7 Janvier 2013

Nous sommes naturellement schizophrènes. Des machines à déformer la réalité, nous projetant sans cesse hors du présent, vivant des émotions hypothétiques, des peurs anticipés ou des regrets dépassés
Les hommes rêvent de vivre intensément le présent, déguster le moment qui passe, se débarrasser du fardeau passé et évacuer la crainte de l'avenir. Percevoir vraiment le monde et non son interprétation. Prendre conscience des choses et des êtres sans l'entrave de la pensée qu'ils suscitent. Voir l'objet et non la pensée de l'objet. Etre récepteur de ce qui est, de la source des choses et non de leur idée. Faire taire en soi-même ce commentaire qui usurpe la place du réel. Cette réflexion qui tourne et ne voit qu'elle-même.
L'autre jour, un bref instant, en marchant dans une rue, j'ai réussi à faire taire cette pensée omniprésente, envahissante, totalitaire. Cet écran immatériel, ce verre cathédrale tomba tout un coup et je fus tout entier la proie d'une sensation unique, pure, directe, ni repoussée, ni amplifiée, ni minorée, ni déformée par les tourbillons incessants des pensées inutiles. Ma conscience fut tout entière envahie par une sensation enfin authentique : la douleur provoquée par mon cor au pied.

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 7 Janvier 2013

  L’axe de la Terre passe par le nombril de chacun. Et le monde tourne autour de son nombril. C’est un moteur puissant. C’est un composant de l’Histoire qui n’est plus à la mode, on parle plus volontiers de forces économiques, d’évolution sociale, mais sans le nombril tordu d’Hitler la deuxième guerre mondiale aurait-elle eu lieu ?   Il n’est donc pas étonnant que chacun regarde son nombril et avec la caution philosophique du « connais-toi toi-même » de Socrate. Il le regarde avec attendrissement ou désespoir. Après tout le nombril est unique et périssable et le temps est limité pour le regarder.   La tendance est de le montrer et on ne perd pas une occasion pour le faire et lui donner de la valeur. Il y a peu la mode pour les jeunes filles était de le laisser à l’air, ce qui a entrainé sa banalisation, ce qui est dommage. La littérature est d’une autre portée et surtout la poésie qui est l’expression littéraire la plus nombriliste, le nombril étant recouvert d’un voile transparent, charmant ou amer. Et ne parlons pas du monde des blogs qui est l'exposition de nombrils (dont le mien) la plus vaste et la plus sophistiquée qui soit   Regarder son nombril, bien que pleinement justifié, ne permet pas toujours de jeter un œil intéressé sur le nombril des autres (blogs mis à part) et sur le monde qui tourne autour. Mais heureusement, il y a des spécialistes pour regarder le nombril d’autrui : notamment les psychologues et les psychanalystes. Souvent ces spécialistes ont du mal à faire le tour de leur propre nombril alors il gagne leur vie en contemplant celui des autres.

 

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 7 Janvier 2013

  * Le temps aujourd'hui (19/02/08) sur Paris était une insulte à la déprime. 
"Courir après le temps" est une expression curieuse car c'est toujours lui qui nous rattrape.

*
Je pense à ce slogan de Mai 68 "l'imagination au pouvoir". Un slogan qui pourrait être une des définitions de Dieu.

* Pour le Judaïsme, il est difficile d'y entrer et facile d'en sortir. Pour l'Islam, c'est l'inverse. Les juifs déguisent leurs hommes et les Musulmans leurs femmes. Le Christianisme est un Judaïsme revu par les Grecs et organisé par les Romains

* Nous avons le droit comme tous les 4 ans à un jour de plus en Février. C'est une duperie : nous ne vivrons pas plus longtemps.

* Les dénominations en anatomie ont presque toutes été modifiées, effaçant ainsi plusieurs siècles d'histoire de la médecine. C'est sûrement d'un grand intérêt. Cela permet d'avoir une terminologie incompréhensible pour le public qui connaissait plus ou moins les termes anciens. Ceux à l'origine de cette innovation doivent penser qu'ils ont fait progresser la médecine et doivent se prendre pour de grands savants. Exemple des "réformes" complètement inutiles mais qui compliquent. Cette manie de changer les mots en  croyant changer les choses et de prendre la paille pour le grain

* Le degré d'intelligence d'une foule est inversement proportionnel au nombre de cerveaux rassemblés. Serait-ce une des différences entre l'homme et l'ordinateur ?

* "Si l'émotion que vous ressentez en regardant le journal télévisé est vraie, l'information est vraie (Ignacio Ramonet). L'information ou la façon d'accommoder les tripes 

* Parole  de Billy Graham dans un sermon après les attentats du 11 septembre 2001 : "Ce jour funeste pourrait être commémoré comme un jour de victoire si l'Amérique saisissait l'occasion pour se rapprocher de Dieu" (cité par Jacques Duquesne dans "Dieu, malgré tout"). Sans commentaire.

* A la fin du XIX ème la théorie de l'évolution de Charles Darwin a été sommairement traduite par "L'homme descend du singe". L'épouse d'un chanoine anglican de la cathédrale de Worcester aurait dit troublée et scandalisée,
"Descendre du singe ! Mon Dieu, j'espère que ce n'est pas vrai...Mais si cela l'était, prions pour que ce ne soit pas connu de tous." (ibid.)
Dans le monde idéologique et politique seules les vérités admissibles doivent être dites

* Entendu le 30/03/08 (émission de Philippe Meyer sur Franc Inter) une phrase de Jacques Brel : "la culture c'est la mémoire des crétins qui n'ont rien à inventer". Dur


* Entendu le 11/O4/08 (émission du matin de France Inter) un responsable de l'association des lycéens, lors de la manifestation, réclamer le droit à l'avenir. C'est bien. J'attends avec impatience l'étape législative suivante : le droit à l'immortalité 


* Dick Cheney, le vice-président des USA, a fait à des correspondants de presse, le 18 avril, la confidence suivante : "J'ai demandé à ma femme si ça l'ennuyait que les gens me surnomment "Dark Vador". Elle m'a dit : "Non, ça te rend plus humain" (rapporté par le Point du 24 avril 2008)

* La paresse étant un péché capital et l'Homme devant gagner son pain à la sueur de son front, comment s'étonner que l'existence soit compliquée

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Publié le 7 Janvier 2013

raeburn8.jpg

Sir Henry Raeburn « Portrait du révérend Robert Walter en train de patiner » 1784

 

MIRACLES

 

Un révérend marche sur les eaux

Comme le Seigneur

Dans sa béatitude il glisse, glisse

Et glisse encore sur la glace lisse

En songeant dans son for intérieur

Que les pays du nord ont des attributs

Que le Seigneur n’a pas connus

 

Le révérend père tout fier

Glisse sur ses patins, le visage béat            

Et songe aux miracles d’ici-bas

Le miracle de l’eau changée en pierre

Pour le plus grand plaisir d’un révérend

Un révérend qui glisse sur la glace lisse

 

Il songe à l’eau à boire pour être vivant

Et pour pisser le plus loin

A l’eau changée en neige pour blanchir les sapins

A l’eau changée en fine rosée

Pour démaquiller les fleurs des prés

A l’eau changée en vin

Miracle apprécié du Seigneur

En pressant les grappes de raisin

A l’eau changée en vapeur

Pour dessiner de beaux nuages

Et pousser en sifflant les rouages

A la vapeur changée en pluie bienvenue

Pour que poussent les récoltes attendues

A l’eau changée en grains

Pour manger le pain de demain

 

Mais aussi

A l’eau changée en déluge

Pour noyer les mécréants

Sans oublier les croyants

Que Dieu laisse sans refuge

A l’eau bénite changée en sueur du malheur

A l’eau changée en grêle et en pleurs

Et en crachats de mépris

Mais le révérend dans ses pirouettes remarquables

Nous dit

Que les desseins du Ciel sont impénétrables

 

Paul Obraska

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Publié le 7 Janvier 2013

turner-tempete.jpg
William Turner "Tempête"

VENGEANCE

 

HAÏKU

 

Baleine sanglante

Proie fabuleuse des mers

Lames tranchantes

 

QUATRAIN

 

Un jour une immense baleine courroucée 

Surgit des profondeurs abyssales  

Fila vers les îles nipponnes apeurées

En ouvrant ses entrailles colossales

 

DISTIQUE

 

La baleine immense surgie des obscurs tréfonds

Engloutit d’un seul coup les bateaux du Japon

 

TANKA

 

L’immense baleine

Ballotta les petits hommes

Les cracha dans l’eau

 

Les matelots rescapés

Quittèrent les baleiniers

 

 

Paul Obraska

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Publié le 7 Janvier 2013


MASQUES

 

La Mort ironique s’invite à la fête

Par des masques mortuaires livides

Dans ce lieu où s’étalent des têtes

Aux trous noirs d’orbites vides

 

Faces peintes suspendues

Dans l’attente d’un corps vivant

Penchées comme celles des pendus

Têtes de décapités au visage souriant

 

Dans une morgue ruisselante

De flammes rouges, de flammes bleues

Les bouches cyanosées ou sanglantes

Semblent lancer un appel silencieux

 

Les masques sardoniques du carnaval

Comme des figures figées par la Camarde

Attendent d’être amenés au bal

Pour une sarabande goguenarde

 

Que les vivants se couvrent la face

Du masque anonyme des morts

Pour enfin libérer leurs audaces

Avant de subir leur sort

 

Paul Obraska

  Giandomenico Tiepolo "Scène de carnaval - le menuet"

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Publié le 7 Janvier 2013


REVES DE PIERRE A TORCELLO

 

Statue de femme à la tête penchée

Traits de pierre mélancoliques

Au delà de la grille ouvragée

Sourd un rêve nostalgique

 

Rêvez-vous de jardins printaniers

D’escalades d’enfants

Rêvez-vous  sur vos faces pétrifiées

D’oiseaux incontinents

 

Corps à l’écart

Statues oubliées

Rêvez-vous du regard

 

Et de la main de votre créateur

Qui caressait votre corps ébauché

Après les coups du ciseau de sculpteur

 

 

Paul Obraska

 

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Publié le 7 Janvier 2013

Mesdames, messieurs, la façon dont vous avez fait des enfants risque de devenir progressivement obsolète. Certes, le coït a des avantages à nul autre pareil, mais la procréation elle-même ne peut pas être laissée aux fantaisies du hasard. Jusqu’à présent il y  avait un certain suspense lorsque l’enfant paraissait, moindre depuis que l’on sait reconnaître le sexe avant son apparition et dépister les grosses anomalies congénitales par l’échographie, mais la méthode de procréation ancestrale ne permet pas de renseigner sur la qualité future de l’enfant et son avenir à l’âge adulte.

Ne serait-il pas opportun de généraliser la procréation médicalement assistée et de créer l’embryon dans un tube avant de l’implanter dans un utérus. Car là l’embryon pourrait être scruté pour voir ce qu’il a dans le ventre et le jeter s’il n’est pas bon.

Le test « genetic MoT » développé par des chercheurs britanniques et américains permet en analysant une cellule d’un embryon conçu in vitro de dépister toutes les maladies héréditaires et les prédispositions génétiques à nombre d’affections qui risquent d’atteindre l’enfant dans l’avenir (diabète, maladies neurodégénératives et même cardiovasculaires). Ce test est en cours de validation dans divers pays d’Europe et aux USA.

En dehors de la dérive eugéniste qui se profile et qui pourrait se justifier pour des raisons économiques, on peut se poser au moins deux questions :

1° Ne va-t-on pas jeter à la poubelle de futurs génies ? Les grands hommes (ou femmes) qui ont vécu avec une maladie héréditaire ou dégénérative ne manquent pas. Le grand physicien Stephen Hawking immobilisé dans son fauteuil et quasiment privé de parole en est un exemple. Mais, me direz-vous, on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs fécondés.

2° Si l’enfant est parfait, de quoi va-t-il mourir ? Là je n’ai aucune inquiétude avec les virus qui mutent, les toxiques qui flottent, les voitures qui carambolent, les avions qui tombent et les guerres qui rôdent, l’enfant parfait sera mortel, mais malheureusement le test ne dépiste pas encore la connerie.

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Publié le 7 Janvier 2013

Il y a des lieux privilégiés où l’on entre en contact avec autrui sans le vouloir. Où l’on est épaule contre épaule sans l’avoir recherché, où l’on hume l’eau de toilette du monsieur et le parfum parfois lourd de la dame, où il est préférable de ne pas insister lorsque les regards se croisent.

D’abord dans le métro parisien (plus que dans le bus, plus aéré), on sait avec bonheur que le contact aura lieu lorsque la rame arrive à la station, bourrée jusqu’à la vitre contre laquelle s’écrasent des visages un peu hagards. Quand les portes s’ouvrent, le trop plein humain se déverse sur le quai, les corps libérés respirent un bon coup avant de s’engouffrer de suite pour ne pas être dépassés par le nouveau flux entrant qui aspire à être comprimé avec les autres et à bénéficier de la chaleur humaine généreusement distribuée. Avec les cahots de la rame les corps dansent ensemble au même rythme et certains plus que d’autres, ceux qui n’ont pas eu la chance de saisir une barre pour se maintenir et se bloquent comme ils peuvent sur le corps des autres, certains, essentiellement masculins, aspirant à le faire sur les corps du sexe opposé.

Un autre lieu est l’ascenseur. Le contact étroit dépend de la dimension de la cabine et je parle surtout des petites cabines qui contiennent au plus trois ou quatre personnes qui s’envolent ou atterrissent ensemble sans se connaître. Pendant le trajet, que faire de ses yeux ? Les gens évitent de se regarder, on ne sait jamais ce que contient le regard, il pourrait s’agir d’un regard d’invite équivoque, curieux, ou admiratif sur une jolie femme.  Alors on s’efforce de vider son regard de toute expression, de poser ses yeux en l’air, sur les boutons, sur le défilement des étages ou sur ses pieds. C’est très intéressant des pieds et là vous vous apercevez que vos chaussures sont crottées et même si elles ne le sont pas, vous avez hâte de sortir de la cabine en disant, soulagé : « bonne journée ! ».

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Publié le 7 Janvier 2013

On se demande ce qui pousse les traders à vouloir gagner toujours plus d’argent (ce ne sont pas les seuls) et surtout à prendre des risques inconsidérés. En avril dernier – donc bien avant la crise financière actuelle – une étude a été réalisée par deux chercheurs  (dont le premier est un ancien trader reconverti dans les neurosciences et le second appartient à l’Université britannique de Cambridge), parue  dans la Revue de l’Académie américaine des sciences, elle a porté sur  l’influence de la testostérone dans le fonctionnement des marchés financiers en s’intéressant à des traders travaillant à la City de Londres. Elle a mis en évidence  chez ceux-ci une forte augmentation de la testostérone en cas de gains importants pouvant aller jusqu’à 74 % ! Cette poussée d’hormone mâle pourrait rendre les traders inconscients des risques pris car elle aurait « des propriétés addictives largement liées à l’augmentation de la dopamine (…) dans le noyau accumbens, une région du cerveau dont on sait qu’elle est stimulée par la prise de risques irrationnels ». Si le marché est moins favorable, il est observé un pic de cortisol secrété par les surrénales et qui n’incite pas davantage à la prudence.

Une seconde étude plus récente réalisée par des chercheurs d’Harvard aboutit aux mêmes conclusions : une augmentation du taux de testostérone pendant une longue période  peut entraîner des prises de risque irrationnelles

On se demande donc s’il ne serait opportun de confier les marchés financiers aux femmes (ou à la rigueur aux hommes âgés) en évitant les mâles aveuglés par leur esprit de compétition et poussés par leur testostérone.

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Publié le 7 Janvier 2013

Sous nos climats les blancs cherchent en payant parfois cher à avoir la peau moins blanche mais peuvent ne pas aimer les noirs dont la peau est plus noire que la leur. En  Afrique Noire, des noirs à la peau noire ne supportent pas les noirs à la peau blanche. En Afrique subsaharienne être un albinos est une malédiction et les noirs à la peau blanche ne sont pas rares (il y en aurait 6000 en Tanzanie). Les sorciers n’aiment pas ça du tout. Les enfants albinos sont parfois abandonnés, la mère rejetée et accusée d’avoir trompé le mari noir avec un amant blanc. Le noir blanc est difficilement accepté dès l’enfance par le noir noir et reste souvent célibataire à l’âge adulte.

Une légende veut que le sang et les organes des albinos portent chance aux chercheurs d’or. Les albinos sont donc régulièrement assassinés afin que les sorciers, qui orchestrent ce trafic macabre, puissent fabriquer avec des bouts de noirs à peau blanche des amulettes et des grigris pour des noirs à peau noire qui cherchent le métal jaune. Au Burundi, récemment une petite fille de six ans appelée Cizanye a été tuée d’une balle dans la tête et « Ces malfaiteurs (sic) l’ont décapitée avant de couper ses jambes et ses bras, qu’ils ont emportés avec eux » (Rémi Sengiyumva, administrateur de la commune où ont lieu ces atrocités)

Bien sûr les autorités font apparemment leur possible pour empêcher cette barbarie et changer les mentalités. L’UNICEF et les députés européens ont dénoncé ces sauvageries.

Mais « La barbarie à visage humain » ne cessera jamais, quelle que soit la couleur du visage.

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Publié le 7 Janvier 2013

La France est plutôt fière de son système de santé et il y a deux ans elle occupait d’ailleurs la première place dans l’Union Européenne. Depuis le 14 novembre 2008 elle se retrouve à la 10ème dans le classement effectué par l’institut d’analyse et d’information suédois « Health consumer Power House », l’analyse ayant portée sur 31 pays où les Pays-Bas arrivent en tête.

Un des défauts du système français mis en exergue est l’incitation à passer par le médecin traitant pour pouvoir consulter un spécialiste (le fameux parcours de soins). Ce filtre accentue les délais d’attente et pour le directeur de cet institut : « rien ne prouve que le filtrage de l´accès aux soins primaires permette de faire des économies. Restreindre l´accès aux soins des spécialistes est probablement une solution inappropriée ».

Le contraire aurait été étonnant : si un patient désire voir un spécialiste et s’il consulte d’abord son médecin traitant pour ne pas être pénalisé, comment le médecin peut-il refuser la consultation spécialisée demandée ? Il prendrait alors deux risques : le premier est de ne pas faire un diagnostic que le spécialiste aurait pu faire, ne serait-ce que parce qu’il dispose de moyens techniques que le médecin généraliste ne possède pas, ce qui peut entraîner des conséquences fâcheuses et le second risque est de perdre son client. Le résultat le plus fréquent du parcours de soins est de devoir rembourser deux consultation au lieu d’une. Cette possibilité ne semble pas avoir effleurée nos crânes d’œuf.
Mais Mme Roselyne Bachelot persiste et signe et prévoit d’augmenter de 20 points (dans le plan de financement de la SS) le ticket modérateur pour ceux qui n’ont pas encore choisi leur médecin traitant « afin d’assurer un meilleur respect des parcours de soins » et encourage la Cnamts à « soumettre les surprescripteurs » à l’avis préalable du médecin conseil ce qui va probablement réduire les délais d’attente pour être traité.

Il va être difficile de se maintenir à la 10ème place.

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Publié le 7 Janvier 2013

Je suis toujours fasciné par les flots de publicités sur les eaux minérales qui sentent bon la nature, la verdure, les montagnes. Eaux de jouvence dont la pureté angélique amène à nos organismes fatigués de quoi les régénérer et les remettre à neuf. Eclat de l’œil et sourire épanoui de celui ou de celle qui vient d’ingérer une de ces eaux miraculeuses.

J’ai toujours été étonné par la répulsion que pouvaient avoir des personnes pour l’eau du robinet sous nos climats (ailleurs c’est une autre paire de manches), sauf, bien sûr, dans les endroits où elle peut avoir un « goût » alors que l’eau se doit d’être insipide. La répulsion vient pour beaucoup de la crainte d’absorber des germes (alors que nous en sommes bourrés de la bouche à l’anus et que notre peau en est envahie). Ces personnes s’astreignent à ne boire que de l’eau minérale, à moins d’avoir horreur de l’eau en général et d’opter pour des boissons alcoolisées avec lesquelles le risque d’infection est quasi nul et celui de cirrhose certain.

En fait les eaux en bouteille ne sont pas plus sûres que l’eau du robinet et plutôt critiquables sur le plan écologique si l’on tient compte du conditionnement et du transport sur de longues distances. Quant à leur pureté, elle laisse à désirer. Voilà plus de vingt ans que l’on sait que ces eaux sont loin d’être stériles, elles peuvent contenir en particulier des Staphylocoques épidermidis, indice d’une contamination d’origine humaine. Récemment  une épidémie d’infections à pyocyanique pathogène s'était répandue dans six unités de soins intensifs à Berlin et ce germe, après étude approfondie, n’était semblable qu’à un germe provenant d’une bouteille d’eau minérale qui n’avait jamais été ouverte ! Deux semaines après l’interdiction d’introduire dans ces unités des bouteilles d’eau minérale, l’épidémie avait disparu (Tim Eckmann et coll. Institut Robert en Allemagne, Clin Microbiol Infect 2008).

Je vous souhaite une bonne journée et n’oubliez pas d’emporter votre bouteille avec vous.

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Publié le 7 Janvier 2013

Le mendiant des heures à la dure, les fesses au sol et le dos au mur, les yeux baissés pour apitoyer les passants, ne voyait que la moitié de l’Humanité : la moitié supérieure des enfants, la moitié inférieure des grands.

C’était une fourmilière de jambes, des fourmis dans les jambes qui ne cessaient de s’agiter. Des jambes de femmes belles à regarder, timidement découvertes au printemps, dénudées en été. Mais aussi, plus navrant, des jambes poilues des touristes avec leurs mollets tristes, toujours cachées dans les villes de leur pays, elles profitaient du voyage pour se montrer sans pudeur aux étrangers.

Le mendiant voyait aussi toutes sortes de pantalons avec pli ou informes, entiers ou soigneusement déchirés sans raison pour jouer aux déshérités.

Il guettait surtout les pantalons d’uniforme, et leurs lourdes chaussures cirées. Car il avait aussi les chaussures sous le nez, avec la fausse joie de leurs bandes de couleur, faites pour les coureurs, elles étaient à bout de souffle et fatiguées.

Donc, mis à part les enfants et les chiens, qui familièrement levaient parfois la patte, il ne voyait que des jambes chaussées sans tronc.

Comment appelle-t-on l’inverse d’un cul-de-jatte ? Voyons, ce qui ne peut exister n’a pas de nom. Mais se dit philosophiquement le mendiant « Nom de Dieu ! Le nom de Dieu existe bien ! »

Alors, il se leva et prit son verre de monnaie, son écriteau : « aidez-moi j’ai faim » et partit d’un pas pesant se mêler aux passants.

 

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Publié le 7 Janvier 2013

Comme les dépenses de santé ne cessent d’augmenter, les autorités envisagent de dépenser plus pour faire des économies. En 2009 l’Assurance Maladie va proposer aux médecins généralistes un « contrat d’amélioration des pratiques individuelles » (CAPI) avec à la clé une prime qui pourrait atteindre 6000 € par an destinée à récompenser les « médecins vertueux ».

Mais comment déterminer la vertu d’un médecin ? Il faut faire confiance à l’Assurance Maladie pour mettre sur pied un programme labyrinthique et inextricable aux multiples paramètres : actions de dépistage, de prévention, de prise en charge efficiente ( ?) des maladies chroniques, au milieu desquelles se trouve le paramètre essentiel : le nombre de boîtes de médicaments prescrits. La vertu n’est pas de faire de la bonne médecine dans la prise en charge des malades, mais dans l’économie faite à leurs dépens.

L’appât du gain va-t-il contribuer à abaisser le niveau de la médecine française ? Dans ce cas sera-t-on amené dans l’avenir à faire comme les Anglais ? Ceux-ci pour relever le niveau de la médecine britannique envisage pour les chirurgiens un bonus/malus. Malus pour un patient qui décède sur la table d’opération (ce qui peut conduire à sélectionner les futurs opérés). Un chirurgien habile ou vigilant pourrait ainsi se faire plusieurs dizaines de milliers d’euros de bonus.

Faudra-t-il désinfecter l’argent ?

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Publié le 7 Janvier 2013

 

Une étude danoise en 2007 portant sur 5300 hommes, sur une période de 19 ans, a constaté que la testostérone (dite totale) diminue non seulement avec l’âge mais surtout au fil des générations, phénomène rapide si l’on tient compte du faible nombre de générations observées. Constatation qu’il faut rapprocher du déclin de la fonction reproductive chez l’homme dans les pays dits développés probablement lié au mode vie et à l’environnement.

Cette diminution rapide de l’hormone mâle ne devrait-il pas contribuer à rapprocher l’homme de la femme ? De leur côté les femmes se rapprochent des hommes, elles grandissent au point que l’on voit de plus en plus de longs corps avec des têtes de dimensions normales (donc relativement petites), rejoignant en cela les jeunes hommes qui ressemblent de plus en à des aiguilles à tricoter, les habits deviennent unisexe, les femmes fument autant, sinon plus que les hommes, et beaucoup ont adopté les grossièretés du langage masculin et certaines leur violence.

On s’achemine peu à peu vers un sexe unique ou variable avec une période intermédiaire que l’on observe déjà puisque le choix du sexe est devenu libre et assumé par la société.

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Publié le 7 Janvier 2013

Pour exercer sa vigilance, je connais un bon exercice : marcher sur les trottoirs de Paris. Pas tous, certains sont inaccessibles en raison des travaux qui obligent à les contourner en passant sur la chaussée, le long des voitures hérissées de rétroviseurs menaçants.

Dès que vous sortez, baisser les yeux, repérer les crottes de chien qui constellent le bitume et calculer votre itinéraire pour les éviter au mieux, mais à cet égard ne relâcher jamais votre vigilance : leur production se renouvelle et une glissade peut être mortelle.

Ces premiers obstacles bien gérés, attention ! Vous devenez vous-même un obstacle. Vous imaginez peut-être, en toute logique, que sur les trottoirs vous ne serez amené à rencontrer que d’autres piétons : erreur de débutant ! Des tas de choses roulent sur les trottoirs :

- Les planches à roulettes sont devenues moins fréquentes, mais si vous en rencontrez une, garez vous vite : la rencontre avec votre tibia est très traumatisante.

- Ne vous laissez pas captiver par les élégantes évolutions des porteurs de rollers qui patinent sur le bitume comme on patine sur la glace, c’est élégant mais renversant.

- Evitez de sourire en voyant passer un vieux monsieur sur une trottinette et faites attention de ne pas le renverser.

- On rencontre moins de chaussures à roulettes et pas encore de chaussures bondissantes qui représentent un risque d’avenir.

- Mais le risque présent majeur vient des cyclistes que l’écologie pousse à se reproduire. Le cycliste a une mentalité de piéton : il roule sur les trottoirs, sur les passages protégés, il prend les sens interdits et ne respecte pas les feux tricolores, il vous surprend toujours et vous ne savez pas à quel moment il va vous heurter.

Enfin, restez humain : ne marchez pas sur le vagabond allongé sur le trottoir, ne trébuchez pas sur la mendiante assise le long d’un mur car elle a un enfant dans les bras.

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Publié le 7 Janvier 2013

Depuis quelques temps on observe sur les trottoirs des petits groupes de personnes faisant le pied de grue devant les porches des immeubles. Que font-elles ?

Elles ne manifestent pas car elles semblent paisibles, bavardent entre elles, ne portent ni banderoles, ni pancartes et ne crient aucun slogan composé de deux vers percutants.

Bien que piétinant sur le trottoir, elles ne semblent pas vouloir offrir leurs charmes. Il existe, certes une prédominance féminine, mais elles sont vêtues sobrement, leur maintien est convenable et elles n’interpellent pas les passants.

Elles ne se promènent pas, car elles ne s’éloignent pas du porche comme retenues par lui.

Font-elles la queue pour entrer dans l’immeuble ? Non, car elles lui tournent le dos.

Alors que font-elles ?

Elles fument.

Pour l’instant la température est clémente, mais qu’en sera-t-il cet hiver ? Les fumeurs emmitouflés, piétineront pour se réchauffer, une buée sortira de leur bouche autant que de fumée, les doigts gelés un peu tremblants serrant une cigarette humide.

Ainsi les trottoirs des villes se peuplent : ceux qui sont dehors parce qu’ils n’ont pas de dedans et ceux qui ont un dedans et qui se mettent dehors.

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Publié le 7 Janvier 2013

Malencontreusement entrecoupé par les cadavres carbonisés des téléfilms, le spectacle publicitaire nous offre le monde merveilleux des contes infantiles. On assiste, envieux, à l’orgasme des hommes et de femmes respirant l’arôme d’une tasse de café, les effluves d’un parfum, en goûtant un plat de pâtes ou en prenant le volant d’une voiture étincelante. Les banquiers, qui n’ont plus un sous en caisse, offrent un avenir doré en chantant devant des clients béats. Des ménagères s’extasient devant leur machine à laver. Des femmes s’échangent leurs yaourts en comparant leurs fesses et rajeunissent à vue d’œil sous l’effet d’enzymes gloutons bouffeurs de radicaux libres. Des personnes parlent délicieusement de leurs hémorroïdes, de leurs flatulences, ou de leur incontinence. Des victimes hilares parce que bien assurées, attendent de pied ferme la prochaine catastrophe.

Elle est pas belle la vie ?

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Publié le 7 Janvier 2013

 

On assiste chez l’homo sapiens à une mutation à l’origine d’un nouvel organe. Cet organe a ceci de particulier qu’il tend à rapprocher l’homo sapiens des marsupiaux. C’est un organe de petite taille, de forme rectangulaire, lisse, de couleur variable, placé dans une poche ventrale ou thoracique et relié à l’organisme au niveau des conduits auditifs par des cordons fins, un cordon pour chaque oreille.

L’apparition de cet organe doit correspondre à un besoin si l’on en croit la théorie de Darwin, c’est toujours le cas au cours de l’évolution (l’appendice et l’hymen, dont on ne voit pas  à première vue l’utilité, ont cependant un intérêt : le premier contribue au pouvoir d’achat des chirurgiens et le second permet de repérer les imbéciles).

Ce nouvel organe nourrit manifestement les oreilles et cela quelle que soit la position du sujet et quel que soit le lieu où il se trouve. Il a été observé que le muté, lorsque l’organe fonctionne, a tendance à hocher rythmiquement la tête, ce qui laisse penser que le flux de nourriture qui se déverse dans les oreilles  est parfois syncopé. Toutes les études soulignent que lorsque l’organe fonctionne les yeux du sujet semblent un peu vides : le regard se vide en même temps que les oreilles se remplissent. Ceci a été constaté par de multiples observateurs, notamment lorsqu’ils se rendent dans les transports en commun. Pour élucider ce phénomène, ils se sont penchés sur la composition du flux auriculaire afin de déterminer si le degré d’hébétude en dépend. On se heurte ici à un problème délicat : chaque sujet a sa nourriture propre, elle peut être dure et râpée ou fluide et insipide mais le vide oculaire reste similaire, par contre les mouvements rythmés de la tête sont parallèles à la dureté du flux.

Cet organe surnuméraire qui a fait récemment son apparition à la suite de mutations technologiques résistera-t-il à la concurrence, moteur principal de l’évolution ?

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Rédigé par Dr WO

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