Le 9/10/10, un Français d’origine arabe porte plainte pour violence, discrimination et propos racistes contre un ophtalmologiste au cours d’une altercation provoquée par un retard du praticien dans ses consultations. Evidemment, j’ignore la réalité des faits qu’une enquête serait à même de préciser car le praticien nie avoir tenu de tels propos.
Je remarque cependant que dès les déclarations de la présumée victime, la médiasphère et même les autorités ont de suite condamné le médecin en proposant même de lui interdire le droit définitif d’exercer. Si les propos incriminés sont exacts, cela justifierait une condamnation du médecin devant les tribunaux, mais lui interdire définitivement d’exercer me semble bien disproportionné, car si une faute « humaine » a éventuellement été commise, il n’y a pas eu de faute médicale proprement dite.
Il est regrettable par ailleurs que ceux qui se considèrent comme des victimes ethniques, et souvent à juste titre, ont trop tendance dans une discussion vive à accuser leur interlocuteur de raciste lorsqu’ils se trouvent à bout d’arguments. Le fait d’être une victime dans un contexte social ou historique devrait ainsi leur donner automatiquement raison dans un conflit quelconque sans aucun rapport avec un conflit ethnique. Cette victimologie permanente conduit à décrédibiliser la réalité des véritables problèmes ethniques et devient irritante pour ceux qui, justement, ne sont pas racistes.