Publié le 30 Novembre 2016
Le Comité d'orientation de la concertation citoyenne sur la vaccination (voir 193. Une débat citoyen sur la vaccination ?), vient de rendre son rapport (Pourquoidocteur.fr, ).
Ce Comité recommande, à terme, une levée de l'obligation vaccinale, en précisant toutefois qu'avant d'atteindre cet objectif, il faudra convaincre les Français du "bien-fondé de la vaccination". Et pour y arriver, le comité préconise "un élargissement temporaire du caractère obligatoire des vaccins recommandés de l’enfant, assorti d’une clause d’exemption et de leur gratuité". Autrement dit : ce qui était simplement recommandé pour certains vaccins deviendrait obligatoire pour redonner confiance aux Français.
Et une fois l’adhésion de la population et des professionnels de santé acquise, par cette manœuvre machiavélique :"il devrait être possible de lever le statut obligatoire et fonder la vaccination sur la compréhension de son intérêt par tous tant à titre individuel que collectif".
Bien sûr, ce comité insiste – à juste titre - sur la nécessité de la transparence pour ce qui concerne la publication des liens d’intérêt et la diffusion d’informations scientifiques, notamment les événements secondaires et indésirables.
On voit ici l’intérêt de ce « débat citoyen » qui s’est déroulé pendant plusieurs mois pour aboutir à ce genre de conclusion.
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J’ai vu beaucoup de choses dans ma vie. Des guerres, une barbarie primitive sur le mode industriel au cœur de l’Europe, La France vaincue et humiliée admise parmi les vainqueurs, l'Union européenne, des révolutions, la décolonisation, le réveil de la Chine et de l’Asie, le brassage des populations, une Afrique que l’on dit en pleine expansion mais surtout en se déversant sur les autres continents, l’effondrement de l’Empire soviétique, la ressuscitation d’idéologies que l’on croyait mortes et enterrées, la réapparition sur la scène mondiale des religions et de leurs guerres, la raison rejetée dans les ténèbres de l’obscurantisme, un inculte grossier et vulgaire en passe de diriger la première puissance mondiale, les progrès incroyables de la science et des techniques, les mêmes modes qui resurgissent périodiquement et dont la réapparition est accueillie avec un sourire blasé…



Rodrigo Duterte, le président philippin, avait montré la voie dans l’expression sans retenue, l’insulte, et l’appel au meurtre. Donald Trump n’a pas mâché ses mots sur ce qu’il pensait des femmes et des minorités. Les acteurs politiques devront-ils se reconvertir ? La vulgarité et la haine devront-elles faire partie du discours politique pour plaire aux électeurs ?





