Dans le fond, la catastrophe pour les pays riches dont l’état est pauvre (je ne parle pas de ceux qui le dirige) est la prolongation de la durée de vie, ce qui entraîne une augmentation du nombre de vieillards à entretenir et à soigner et une diminution relative de la population active pour assurer leur maintenance.
La solution va de soi : il faut abréger la vie, ce qui de surcroît aurait l’avantage de réduire l’impact de la « bombe » démographique mondiale qui se profile à l’horizon. Mais si tuer les vieillards serait contraire aux droits de l’homme, d’autres alternatives existent.
Il serait temps que l’état applique le principe de précaution pour prévenir le danger potentiel de l’allongement de la durée de vie, tout en respectant les droits et la liberté de chacun, en commençant par faire taire les médecins en partie responsables de la catastrophe.
Il serait temps que l’état encourage le tabagisme en imposant sur les paquets de cigarettes des images de vieillards décatis avec la mention : « Le tabac vous évitera de terminer ainsi ».
Il serait temps que l’état encourage l’alcoolisme en montrant à la télévision de joyeux lurons entonnant une chanson à boire et prenant ensuite leur volant pour s’encastrer dans un arbre tout en riant, preuve d’une fin heureuse.
Il faut laisser les ondes électromagnétiques agir pour le plus grand bien de l’économie, supprimer les capsules d’iode aux abords des centrales atomiques, ne pas chercher partout des toxiques susceptibles de provoquer le cancer, mais bien commodes pour les entreprises, ne pas éviter la pollution afin que les pulmonaires aient enfin leur dernier souffle, d’autant plus que toutes ces mesures préventives sont onéreuses.
Il serait temps de légaliser la vente des drogues et de produire dans chaque pays les stupéfiants prisés par une partie de la population, ce qui aurait l’intérêt (outre les taxes) de supprimer une grande partie de la délinquance mondiale et individuelle et de réduire les ressources des terroristes, permettant aux forces de l’ordre de se recentrer sur les vrais problèmes comme la délivrance des PV aux automobilistes.
Doit-on supprimer la vente des préservatifs ? C’est une question à débattre, car si le SIDA pourrait éclaircir les rangs de la population, comme la toxicomanie, il atteint surtout les sujets actifs (en tout cas sur le plan sexuel) et il faudra bien qu’il en reste pour payer la retraite des survivants.

Van Gogh : « Crâne fumant une cigarette »