Publié le 28 Février 2018

En Egypte on va imposer légalement l’obligation de croire en Dieu sous peine d’amendes ou de prison, un peu comme si l’on imposait par la loi à quelqu’un d’aimer d’amour une autre personne.

Athées à l’amendeMais les autorités égyptiennes sont magnanimes, elles acceptent la croyance en un autre Dieu que celui des musulmans, ce que permettra aux coptes de vivre la leur entre deux incendies de leurs églises et avant d’être assassinés, de même pour les Juifs qui se sont cependant empressés pour la plupart d’aller croire ailleurs.

J’ignore si cette remarquable tolérance s‘applique aux divinités hindous ou aux dieux primesautiers et turbulents de l’Olympe, mais j’en doute car ce ne sont pas des croyances inspirées par le Livre écrit par les Hébreux. L’Ancien Testament dont les auteurs sont accusés par les musulmans de l’avoir falsifié en leur défaveur mais qui semblent confondre le Coran dicté par Dieu (on y reconnaît bien son style), et la Bible hébraïque écrite, un peu en désordre, par des hommes qui ne pouvaient rien falsifier en l’absence de modèle antérieur. Dans le cas improbable où l’Ancien Testament aurait été directement inspirée par le Dieu des Juifs, Celui-ci, dont on connaît la jalousie et le mauvais caractère, n’aurait permis aucune falsification sans son accord, et les Juifs sont bien conscients qu’ils ont déjà suffisamment d’ennuis comme ça sans chercher à irriter Jéhovah.

On voit que l’islam marche à grands pas, vers la lumière et la tolérance. Ainsi soit-il (on n’est jamais assez prudent).

Athées à l’amende

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 26 Février 2018

258. Le mauvais exemple de l’hôpital télévisuel

Bien que ne regardant habituellement pas les téléfilms prenant pour thème le milieu hospitalier, il m’est arrivé de voir quelques épisodes de la série TV « Dr House » dont on m’avait dit grand bien. J’en ai vu peu pour ne pas élever ma tension artérielle de façon dangereuse et pour ne pas incommoder mon entourage par mes ricanements désobligeants et mes remarques outrées. Cette série a eu un grand succès puisqu’en 2011, 8,4 millions de Français, en moyenne, ont regardé chaque semaine le personnage pervers du Dr House martyriser ses subalternes, mais également ses malades, et je crois que la série continue à passer sur des chaînes secondaires.

Je ne sais pas si c’est la perversité du médecin boiteux (et fort mal dans sa peau) qui attirait les téléspectateurs ou la vision qu’on leur donnait de la médecine. Ce qui me faisait réagir, c’est justement cette vision grotesquement déformée de la pratique médicale.

Ce service d’urgence mis en scène n’accueillait que des cas exceptionnels, ceux qu’un médecin ne voit qu’une ou deux fois dans sa vie et pratiquement aucun vieillard, alors que les gens âgés constituent la majorité des patients. Mais je comprends fort bien qu’une personne âgée atteinte d’une maladie courante n’est pas très télégénique et surtout ne pose habituellement aucun problème de diagnostic, ce qui ne cadrerait pas avec la substance même de cette série.

Un patient qui tombait dans les griffes de l’équipe du Dr House subissait les affres d’explorations à la chaîne, les plus diverses et les plus agressives au gré des illuminations les plus fantaisistes des cerveaux médicaux, les diagnostics se succédant sans aucun rapport les uns avec les autres. Une hypothèse farfelue = une exploration souvent traumatisante et parfois dangereuse. Les explorations répétées ne laissant pas au malade le temps de respirer et donnant une idée de la confiance et de la résistance de l’Américain moyen.

« Dans 22 épisodes, 18 patients ont été examiné ou ont subi un examen complémentaire à 225 reprises pour arriver au diagnostic final, soit un total de 14 actes par épisode, c'est-à-dire 1 toutes les 3,1 minutes » selon une étude menée par des urgentistes du SAMU 93 sur la saison 2011 de Dr House, publiée dans The American Journal of Medicine. « Parmi les examens complémentaires, l'IRM vient en tête (72 %), avant le bilan biologique standard (61 %), les biopsies (56 %), les échographies (39 %), les scanners (33 %), les angiographies (17 %), les EEG (17 %) et les ECG (11 %) [examen pourtant courant mais anodin et peu spectaculaire]. Vingt-deux autres examens ont été pratiqués au moins une fois au cours de la saison télévisuelle ». Des examens souvent sophistiqués immédiatement réalisés sans le moindre délai d’attente.

Quant aux traitements, ils sont appliqués sans états d’âme, « pour voir », et pas des moindres : corticothérapie, chimiothérapie, chirurgie etc…Une idée = un traitement souvent majeur. Bien qu’à la décharge du Dr House, je dois dire que les traitements « d’épreuve » existent également dans la « vraie vie », mais avec plus de prudence.

Et ce qu’il y a de remarquable dans cette médecine télévisuelle, c’est que tous les membres de cette équipe, dans l’ensemble jeune, étaient capables de réaliser toutes les explorations aussi spécialisées soient-elles et tous les traitements (y compris chirurgicaux) aussi complexes soient-ils.

Ainsi cette série distille une fausse image de la médecine et bien souvent farfelue que les patients devraient bien vite oublier et surtout ne pas exiger dans leur propre intérêt

La série télévisée Grey’s Anatomy a également du succès, mais je n’ai vu aucun de ses épisodes. Par contre une équipe américaine a publié une étude parue dans la revue Trauma Surgery & Acute Care Open, (rapportée par Univadis). Elle a comparé la représentation des traumatismes subis par 290 patients fictifs au cours de 269 épisodes de Grey’s Anatomy avec les blessures réelles subies par 4 812 patients. Ces chercheurs ont constaté que près des trois quarts des patients de la série télévisée sont directement passés du service des urgences à la salle d’opération alors que cela n’a été le cas que d’un seul patient sur quatre dans la réalité. Parmi les personnes gravement blessées, la moitié des patients fictifs ont passé moins d’une semaine à l’hôpital tandis que cela n’a été le cas que d’un seul patient sur cinq dans la réalité. Cette série donne donc l’impression que les soins sont appliqués avec une grande célérité et avec une grande efficacité puisque les personnes gravement blessées sortent vite de l’hôpital. Par contre le taux de mortalité était trois fois plus élevé dans Grey’s Anatomy que dans la vie réelle, ce qui jette un doute sérieux sur l’efficacité de l’hôpital fictif, et devrait pousser les patients à se faire plutôt hospitaliser dans un hôpital réel, malgré sa lenteur, que dans un hôpital fictif. Cette lenteur que des patients éduqués par les séries télévisées pourrait reprocher au personnel hospitalier réel qui, lui, fait ce qu’il peut, mais tue moins. Mais à choisir, je préfère la mort fictive à une mort réelle.

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Publié le 25 Février 2018

Pourquoi existe-t-il une telle presse féminine ?

A notre époque où l’égalité entre les sexes est à juste titre recherchée et où certaines voudraient même que l’humanité ne soit plus structurée en hommes et femmes, on peut s’étonner de l’abondance de la presse destinée spécifiquement aux femmes.

Quand on voit les titres sur la couverture du magazine ci-dessus, on peut se demander si ceux et celles qui s’adressent aux femmes ne les prennent pas pour des débiles. Ce qui conduirait à penser que rien n’est plus misogyne qu’un magazine destiné aux femmes bien que le plus souvent dirigé et rédigé par celles-ci, rédactrices qui se conduiraient en définitive comme des collabos des antiféministes.

Alors, je pose la question : pourquoi les féministes pure et dures permettent-elles que les femmes soient prises pour des demeurées dans ce genre de littérature qui leur est réservée ?

Bien sûr, les pures et dures pourraient me dire : vous voyez ce que la pression sociale est capable de faire pour formater les femmes en les rejetant dans un stéréotype bien déterminé et de préférence sous doué.

Peut-être, mais si cette presse féminine existe c’est parce qu’elle se vend et que ce sont les femmes qui l’achètent. On retombe dans le problème inextricable de l’œuf et de la poule.

Mais, à l’inverse, il serait également misogyne de souhaiter la disparition, même par égard pour les femmes et par souci d’égalité, d’une presse indirectement misogyne par la futilité habituelle de son contenu, mais dont l’existence est souhaitée par la majorité des femmes à côté d’une presse unisexe qui ne fait pourtant pas défaut.

C’est compliqué. D’autant plus que l’on pourrait me qualifier de misogyne pour avoir considéré, peut-être injustement, que les sujets qui intéressent une majorité de femmes ne sont pas dignes d’intérêt.

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Publié le 23 Février 2018

L’origine de la violence conjugaleMasaccio représente ici le premier couple humain hétérosexuel chassé du Paradis pour faute grave.

On se rend compte qu’Adam, un peu demeuré, comme les faits qui ontL’origine de la violence conjugale précédé son expulsion l’avaient montré, n’a toujours pas très bien compris ce qu’est le Bien et le Mal car au lieu de masquer son sexe largement (en fait, pas encore) exposé, se cache le visage, et on peut même se demander s’il ne tient pas dans les mains une feuille de vigne donnée par une bonne âme (il n’en manque pas au Paradis) avant son expulsion des lieux qu’il occupait gratis. Une feuille de vigne dont il ne sait que faire et qu’il a mise au mauvais endroit, ce qui lui fait perdre la face devant les anges dont l'un brandit fâcheusement une épée en ce havre de paix.

Eve, déjà plus fine, fait de suite la différence entre le Bien et le Mal, et réussit en un même mouvement à cacher (la pudeur venant de naître) ses seins et son sexe, alors que celui-ci est bien moins visible que celui de son compagnon, d’autant plus que, comme d’habitude, les peintres de l’époque (et même ultérieurement) ne montraient le pubis féminin que complètement épilé.

Adam ne montre pas son visage. Sans doute a-t-il honte, mais de quoi ? D’avoir cédé à Eve ? D’être chassé du paradis ? Mais regardons le visage tourmenté d’Eve qui montre de la souffrance : ne vient-elle pas de subir pour la première fois les coups de son compagnon exaspéré par la situation dont il attribue la responsabilité à Eve ? Le visage dans ses mains, Adam dit déjà qu’il ne recommencera plus, mais Dieu sait que l’on ne peut pas lui faire confiance.

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Publié le 22 Février 2018

Le masochisme du lecteur

Par une fatalité à laquelle j’aurais pu aisément m’opposer, j’ai failli lire complètement un troisième roman d’Annie Ernaux. 

Je viens d’interrompre « La honte » à la page 116, après avoir subi, je ne sais pour quelle raison, « la place » et « L’événement ». Il faut dire que les titres sont aussi brefs que les livres qui dépassent péniblement les 100 pages et comme le disait le non regretté Céline : "en laissant tomber un de ses livres, on ne risque pas de se faire mal au pied". Ce sont des titres percutants qui promettent monts et merveilles, mais ce ne sont que promesses de Gascon : ils recouvrent du vide. De petits souvenirs personnels d’une vie – apparemment – sans relief et médiocre. Un nombrilisme sans intérêt raconté gentiment, une littérature d’agence immobilière (elle excelle dans la description de l’épicerie de ses parents) digne d’un journal intime de jeune fille mais un peu trop délayé à mon goût, mais il faut tout de même dépasser les 100 pages pour être prise au sérieux.

Cette écrivaine (le terme au féminin prend ici tout son sens) est surtout publiée par Gallimard, s’il vous plait, et d’après la dernière page de « La honte » elle a commis 18 livres jusqu’à l’année 2016. Je suppose donc qu’elle a du succès, ce qui explique que ces opuscules m’ont été offerts afin que je puisse rester dans le vent (une brise suffirait) et que je me suis efforcé de les lire par égard pour mes donateurs (qui, je l’espère, ne visitent pas mon blog).

Bien sûr, sur ces 18 livres je n’en ai subi que 3 (c’est à dire 350 pages environ tout de même) en espérant sans doute, en passant de l’un à l’autre, voir apparaître enfin une épaisseur littéraire (je ne parle pas de l’épaisseur du livre, car j’ai lu des livres courts qui étaient des bijoux). Mais peut-être que les 15 autres sont des chefs-d’œuvre, j’en doute cependant car il me semble que Mme Ernaux n’a rien à dire.

Illustration : Jacob Lawrence : "The library"

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Publié le 20 Février 2018

La parole se libère, ça pétarade de partout et dans tous les sens. Quelques hommes et beaucoup de femmes qui, jusqu’à présent, étouffaient sous un bâillon peuvent enfin parler, et paf ! ça explose depuis quelques mois et parfois à tort et à travers.

Dans le milieu du spectacle où pour réussir des belles et quelques beaux furent amenés à donner un peu de leurs corps avant de pouvoir l’exposer en entier au public.

Dans les entreprises où l’on pouvait être promue ou licenciée selon que l’on s’ouvrait ou se fermait.

Dans des organisations dont l’habitude est pourtant d’exhiber sa morale en bandoulière, et d’avoir l’anathème facile, comme l’ONG anglaise Oxfam où des charitables patentés avaient disposé en Haïti du peu qui restait à prendre dans ce pays dévasté avant de donner. Au syndicat étudiant UNEF ou dans les mouvements de jeunesse socialiste ou communiste, organisations assimilées par certains à des terrains de chasse sexuelle, mais de gauche, pas de mésalliance dans le viol.

Et bien sûr en politique où l’amour du pouvoir pouvait amener à vouloir l’exercer dans des fonctions hors cadre.

Alors pourquoi reprocher à Wauquiez d’avoir libéré sa parole ?

Bien sûr, il ne faut pas mélanger la dénonciation du pire et la franchise osée pour ne pas dire égarée dont il a fait preuve, mais il n’y a pas que le sexe dans la vie. Le pauvre Wauquiez étouffait depuis des années, et d’un coup tout est sorti, il a dit tout ce qu’il avait sur la patate, tout ce qu’il pensait de ses petits camarades de jeu. Pour une fois qu’un politicien dit ce qu’il pense. Je sais, c’est troublant, car on est vacciné au mensonge et léché par la langue de bois. Mais le président de LR a compris qu’il n’est pas sain pour lui de continuer à se retenir, la preuve : il l’a longtemps fait et ses cheveux sont devenus prématurément blancs.

Le voilà enfin libéré…mais peut-être définitivement car les agressions ne sont plus pardonnées.

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Publié le 16 Février 2018

Cet après-midi, dans le métro, était assise en face de moi une jeune fille. Bien sûr, son jean était largement déchiré aux genoux, les trous laissant voir les rotules striées de fils de tissu. Bien sûr, elle avait le portable à la main et les écouteurs aux oreilles. Mais pendant tout le trajet cette jeune fille a mastiqué son chewing-gum, les yeux dans le vague. Une mastication appliquée, énergique, permanente, sans le moindre répit. Un exercice qui à la longue devrait lui créer des muscles masticatoires maousses. Elle est descendue avant moi tout en continuant sa rumination de bovidé.

Sa place fut rapidement occupée par une femme d’âge bien mûr et voilée et que faisait-elle ? Elle mâchait un chewing-gum – je n’invente rien – j’ai donc eu à nouveau ce spectacle enrichissant de la mastication perpétuelle, qui s’accompagnait, comme pour la jeune fille précédente, d’un regard manifestement bovin, à croire que l’activité masticatoire, pour peu qu’elle soit prolongée, exige la concentration d’une vie intérieure.

Mâcher du chewing-gum semble donc être une activité universelle, par-delà l’origine ethnique, par-delà les croyances, par-delà les âges. Faut-il encourager cette activité pour réunir les peuples ? Je vais apporter au débat un article intitulé : « La vérité sur le chewing-gum » que j’avais publié il y a dix ans et que je vous retranscris ici :

Le Pr Gilbert-Dreyfus, Membre de l'Académie de Médecine, s'est attaqué en 1981 au chewing-gum (La Revue de Médecine n° 44 du 28 Décembre 1981) avec la plus grande énergie. Manie transmise par les troupes américaines venues libérer la France, il l'accuse de provoquer une « énorme aérogastrocolie » entraînant des palpitations, des éructations et l'émission salvatrice de gaz intestinaux. La perturbation de la digestion serait la cause chez l'enfant d'un ralentissement de la croissance. S'y ajoute - et en cela il n'avait pas tort - la nocivité des colorants et des sucres rapides. Nous le laissons conclure : « N'ayons pas peur de proclamer bien haut, en guise de conclusion, qu'il faudrait mettre un terme au scandale du chewing-gum, et tâcher d'obtenir que soit supprimée en France la vente de ce « produit » aussi malfaisant que l'alcool, la drogue et autres toxicomanies. Invitons, en attendant, les amateurs de chewing-gum à cracher leur salive contaminée jusqu'à n'avoir plus en bouche qu'un petit magma caoutchouteux, jaunâtre et fade ».

Il faut se rendre l'évidence, l'académie de médecine n'est pas écoutée.

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 15 Février 2018

Les crânes d’œuf qui président aux destinées de l’éducation nationale, dont le premier d’entre eux a la tête de l’emploi, débattent ardemment pour donner un autre nom à la dernière classe de l’enseignement secondaire qui jusqu’à présent était appelée « terminale ». Evidemment, cette dénomination peut évoquer la phase terminale en soins palliatifs, ce qui suggère fâcheusement une sortie sans espoir de l’enseignement secondaire, un avenir pessimiste qu’il serait préférable de masquer.

Et quoi de plus efficace que de changer de nom ? En changeant de nom, on change quasiment la chose.

D’après les médias deux termes circuleraient :

- Certains seraient tentés par « classe tremplin », idée peut-être suggérée par les JO d’hiver qui se déroulent en ce moment. Un petit côté sportif sympathique mais qui n’exclut pas, justement, une chute à l’issue du saut, et d’autant plus traumatisante que l’on tombe de haut.

- La dénomination qui semble pour l’instant avoir la faveur est « classe de maturité ». Contrairement à « tremplin » on ne promet rien, c’est plus prudent. Le terme de « maturité » a l’avantage de flatter les jeunes gens en fin de course. On leur dit ainsi : « vous êtes mûr », mais pour quoi ? Car on sait qu’un fruit mûr est près de la chute.

Par ailleurs, ces jeunes gens sont proches de la majorité, ou l’ont déjà atteinte ou même dépassée pour les retardataires, mais quand on voit le nombre d’adolescents attardés jusqu’à la trentaine (et plus si affinité) qui passent plus de temps à faire joujou avec les gadgets électroniques ou sur les réseaux sociaux qu’à devenir indépendants, on peut se demander si le terme de « maturité » traduit bien l’état d’esprit des jeunes gens à la fin de leurs études secondaires.

On pourrait me rétorquer, qu’en tant que vieux con, je n’ai pas à juger les jeunes même quand ils sont idiots. Vous avez raison.

Pour en terminer avec la terminale

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Publié le 14 Février 2018

Dix ans déjà !

Aujourd’hui, ce blog a dix ans.

La première surprise est d’être toujours là. Je parle à la fois pour lui et pour son auteur, mais si l’un ne va pas sans l’autre, l’autre peut aller sans l’un pendant un certain temps qui n’est jamais certain.

La seconde est que des internautes persistent à venir y jeter un coup d’œil, et qu’une poignée de fidèles, dont je remercie ici la constance, continuent à laisser des commentaires drôles et/ou intelligents sans lesquels ce blog n’aurait qu’un intérêt relatif puisque, en dehors de la médecine, il traite rarement les choses à fond mais joue davantage sur un peu de poésie et beaucoup d’ironie. Une ironie qui n’est vraiment réussie que lorsqu’il s’agit d’autodérision, la forme d’ironie que je préfère car j’aime moins la méchanceté et encore moins la haine.

En dix ans j’ai pu voir apparaître et disparaître des visiteurs. Le plus triste est que certains ou certaines ont probablement disparu physiquement. Parmi les survivants, les uns se sont lassés des blogs, les autres ont leurs raisons pour ne plus venir, et parfois on se demande si l’on n’a pas heurté la sensibilité ou les convictions de quelques-uns.

Marc Chagall : « Bella », son grand amour, puisque nous sommes le 14 février.

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 13 Février 2018

Dans l’émission TV « C dans l’air » (France 5) l’animateur a l’habitude d’annoncer et de présenter brièvement les sujets sur lesquels les invités et les journalistes présents seront amenés à débattre. Lors d’une émission à la fin de la semaine dernière, il annonça que les sélectionnés devront débattre sur l’éviction de Mennel Ibtissem, la chanteuse musulmane, candidate de l’émission « The Voice » (TF1), départ provoqué, affirma-t-il, sous la pression de la « fachosphère ».

Je n’ai pas écouté le débat (qui s’était peut-être avéré de bonne qualité) puisque par cette présentation les partisans de son éviction étaient d’emblée considérés par l’animateur de l’émission comme des fascistes. Le risque était donc d’assister à un débat orienté qui m’aurait irrité, et par mesure sanitaire j’ai préféré l’éviter (peut-être à tort).

Comme chacun le sait maintenant, cette jeune musulmane qui cachait ses cheveux érogènes sous un turban s’était auparavant laissé aller sur un réseau social au penchant fort répandu dans la jeune génération musulmane, encouragé en cela par des maîtres à penser comme les frères Ramadan, qui est celui d’exprimer un doute sur la responsabilité des islamistes dans les attentats, alors qu’ils en sont manifestement les auteurs, ou celui de considérer ces derniers comme des victimes de la société française, celle-ci les ayant conduits par un engrenage fatal à en être les bourreaux.

Ces opinions, qui cherchent à dédouaner les islamistes (toujours teintées d’une touche bienvenue d’antisémitisme), avaient été émises par la candidate enturbannée à propos du massacre motorisé de Nice et de l’exploit que fut l’assassinat d’un vieux prêtre catholique dans son église (« les vrais terroristes, c’est notre gouvernement » affirmait-elle à l’occasion de cet assassinat).

Cette charmante personne, sans doute talentueuse pour ce qui concerne le chant, avait ainsi trouvé des excuses aux terroristes ou doutait de leur responsabilité (rejeté de préférence sur l’Etat français), opinion qui pouvait heurter les gens (notamment les victimes) et il n’est donc pas étonnant qu’ils aient trouvé irritant de la voir pousser la chansonnette en français, en anglais et en arabe devant des millions de téléspectateurs.

Bien sûr, nous dit-on, elle a présenté ses excuses. La belle affaire ! Elle avait tout intérêt à le faire pour rester dans la compétition, ce qui ne veut pas dire qu’elle ne croit pas à ce qu’elle a étalé sur le réseau social ; on ne change pas radicalement en si peu de temps (je rappelle que les attentats de Nice et de Saint-Etienne-du-Rouvray commentés si bêtement par Mennel Ibtissem datent de 18 mois environ).

Donc si l’on estime que les opinions exprimées par cette jeune femme sont plutôt condamnables, on est de ce fait considéré comme un fasciste uniquement parce qu’elles l’ont été lorsqu’elle était un peu plus jeune (de 18 mois !), ce qui devrait les rendre anodines, voire enfantines, ou pardonnables parce qu’idiotes, mais l’idiotie peut devenir meurtrière.

Je ne lui conteste pas le droit d’exprimer ses opinions aussi idiotes et partisanes soient-elles, mais nous avons aussi le droit de les condamner, et de sanctionner d’une façon ou d’une autre la personne qui les portent lorsque ces opinions peuvent devenir dangereuses car se conformant à la doxa islamiste. Il ne me paraît pas inconvenant de souhaiter ne plus voir sa bobine sur nos écrans sans être traité pour autant de fasciste, sans être rangé dans le camp du Mal qui est aujourd’hui plutôt celui dont cette jeune musulmane minimisait le rôle il y a peu.

Avoir la même opinion qu’un fasciste sur un point précis ne fait pas de vous un fasciste. Il existe des gens qui condamnent les amalgames lorsqu’ils touchent l’islam, mais les utilisent volontiers ailleurs.

On est facilement traité de fasciste lorsque l’on sort du politiquement correct et par des personnes (surtout lorsqu’elles sont jeunes) qui, le plus souvent, ne savent pas très bien ce qu’est le fascisme. On est aussi volontiers traité de fasciste lorsque l’on se permet d’avoir un jugement dit « islamophobe » vis à vis d’un islam qui peut tout de même être considéré comme fascisant par bien des aspects, ne serait-ce que par sa propagande qui consiste à traiter l’autre de ce que l’on est soi-même. Une propagande réussie puisqu’elle permet à l’islam, même dans ses limites peu fréquentables comme la misogynie, d’être soutenu de façon paradoxale par des couches areligieuses de la population qui se disent justement antifascistes et/ou féministes.

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Publié le 12 Février 2018

“Les femmes musulmanes utilisent le hashtag #MosqueMeToo pour partager leurs expériences de harcèlement sexuel pendant le pèlerinage du Haj et d’autres rencontres religieuses”, relate la BBC. C’est la journaliste féministe américano-égyptienne Mona Eltahawy qui a lancé cet hashtag le 6 février sur son compte Twitter

Au bout de deux jours, “des musulmans, hommes et femmes de tous les pays, ont commencé à utiliser ce hashtag et en moins de 24 h il a été tweeté 2 000 fois”, poursuit la BBC. » (Courrier international).

C’est un peu consolant, je finissais par penser que les porcs n’étaient qu’occidentaux. Le porc existe ailleurs, même là où il est interdit. Utiliser les rassemblements religieux pour peloter la burqa pourrait donner des idées à nos harceleurs en les encourageant à assister à la messe, ce qui pourrait peut-être contribuer à remplir les églises un tantinet désertées par les jeunes. Ajoutons que le confessionnal est un endroit des plus discrets, et n’étant pas toujours opérationnel, il pourrait être reconverti, puis utilisé par la suite pour soulager sa conscience.

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Publié le 11 Février 2018

Zado-masochistesCette zadiste avec son petit avion barrée dans la tête se prépare pour la fête qui a eu lieu hier pour marquer la victoire des zadistes devant l’abandon de la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Comme il y avait à peu près autant de partisans que d’opposants à ce projet, c’est la présence depuis des années des zadistes s’accrochant au bocage breton comme des morpions aux poils pubiens qui a emporté la décision du gouvernement en dépit du résultat du referendum des habitants de la région.

Qui sont ces zadistes ? J’ai bien trop la flemme pour me renseigner sur la composition exacte de cette faune multicolore qui semble aller d’écologistes sincères à des individus cagoulés se déclarant « anticapitalistes », séduits par la violence et découpés sur le modèle ancien des bolcheviks russes ou des sections d’assaut de l’Allemagne nazie. Ces radicaux s’opposent à tout compromis avec le gouvernement et à la réfection de la départementale qui mène au lieu alors que les autres ont donné un coup de main : « Aujourd’hui, le mouvement a dégagé collectivement la D281 pour rendre à ses usager.es/voisin.es la possibilité d’une utilisation partagée. Je suppose que cette déclaration, que j’ai noté dans un article du Monde, a été écrite et non dite car l’oral ne se prête pas à l’inclusion disloquée du féminin.

A propos des zadistes qui occupent depuis longtemps ce terrain agricole qui devait être transformé en terrain d’aviation, je me suis toujours posé des questions naïves :

Ont-ils une profession ? Comment peuvent-ils l’exercer s’ils ne sont pas au chômage ou à la retraite ? Que font-ils ? De quoi vivent-ils ? ou qui les entretient ? Comment peuvent-ils disposer de tout ce temps consacré à la protestation ? Ont-ils abandonné leur famille ?

A moins que zadiste soit devenu une profession car après NDDL, ces professionnel-le-s (youpi !) ont du pain sur la planche si l’on se réfère à tous les lieux où ils envisagent de se déployer pour aggraver le chômage (je suis contre) mais préserver le paysage (je suis pour). Mais si ce sont des professionnels (une fois ça suffit) comment seraient-ils payés ?

Bref des questions naïves qui prouvent que je suis bien trop flemmard pour me renseigner.

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Publié le 10 Février 2018

Patins consentis

Par les temps qui courent, on peut évidement se demander si nous ne sommes pas témoins sur cette photo d'une agression sexuelle. Il est en effet manifeste en regardant le visage de la dame qu'elle semble souffrir et s'accroche à l'homme pour ne pas s'affaler sous la menace. Elle semble également appeler à l'aide avec son bras gauche levé , la situation paraissant préoccupante et visiblement déjà bien engagée.

Cependant Mme Gabriella Papadakis n'a pas porté plainte contre Mr Guillaume Cizeron bien que les faits survenus à Helsinki ne soient pas encore prescrits puisqu'ils datent d'avril 2017.

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Publié le 8 Février 2018

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Publié le 7 Février 2018

NOIR ET BLANC

Paris est devenu dans la nuit un vieux film en noir et blanc.

Un film muet se déroulant en silence.

La neige étouffe chaque pas précautionneux dans un bruit de succion.

Les rares voitures glissent dans un discret clapotis.

Le ciel est blanc sale. Le soleil hiverne ailleurs.

Seuls les enfants, sortis de leur surprise, s’agitent et prennent à pleines mains la neige encore propre pour en faire des boulets mous qui s’effilochent en l’air une fois lancés sur les cibles enfantines matelassées.

Paris est en noir et blanc comme une vieille bobine du passé que l’on déroule pour les visiteurs que l’on veut épater. Pour être épatés, qu’ils viennent quand elle sera colorisée par le printemps.

Paul Obraska, qui tient à préciser que, malgré le titre, ce n’est pas un texte « racisé »

NOIR ET BLANC

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Publié le 6 Février 2018

Nous devrions avoir honte de notre cruauté

Le 1er février dernier « la France a été condamnée par la Cour Européenne des Droits de l’Homme pour avoir précipité en 2015 l'expulsion vers son pays d'un Algérien condamné pour terrorisme afin de l'empêcher d'exercer pleinement son droit de recours à résider en France. » (Figarovox)

Les autorités françaises n’auraient commis à l’égard de cet Algérien, déjà condamné pour terrorisme, aucune faute de droit mais elles n’ont pas eu la bonté et la patience de laisser le temps à cet individu de freiner des quatre fers pour rester sur le territoire français. Il semble donc que cet Algérien considérait que son séjour en France était plus confortable que celui qui lui était proposé par les coreligionnaire de son pays. On comprend pourquoi la CEDH a mis le doigt sur la cruauté dont nous avons fait preuve en renvoyant le terroriste chez les siens. A moins de considérer que la CEDH est à côté de ses pompes ou exerce sa louable vigilance dans un monde parallèle à la réalité, sans se préoccuper du droit à la sécurité des Européens puisqu’elle privilégie le droit de leurs assassins présents ou futurs.

Depuis des jours, les médias ne cessent pas de nous bassiner avec les clowneries lors de son procès du logeur de terroristes, puis avec le déroulement et les difficultés du procès de celui qui évita de se faire tuer avec les autres lors des massacres perpétrés à Paris en novembre 2015. Procès faits dans les règles du droit des démocraties et qui coûtent fort chers. Celui qui se déroule en ce moment à Bruxelles exige pour des raisons de sécurité l’installation de fils barbelés autour du Palais de Justice, la présence de 300 policiers et le survol de la zone par des hélicoptères.

L’accusé, qui doit rendre des comptes en Belgique et en France pour des faits bien établis dans les deux pays, avait été recruté par des esclavagistes, violeurs et coupeurs de têtes (sans procès préalable). Il nous en veut sûrement de ne pas avoir pu rejoindre les 72 vierges en même temps que ses compagnons assassins, car il prend la posture de victime en déclarant : « Ce que je constate, c'est que les musulmans sont jugés et traités de la pire des manières, impitoyablement. (…) Il n'y a pas de présomption d'innocence (pour eux). ».

Encore un musulman innocent victime de notre cruauté, mais qui peut être défendu par un avocat et se livrer à une activité sportive pendant sa détention.

Cruauté que nous reprochent également les idiots utiles de l’islamisme radical qui pleurent sur le sort des prisonniers djihadistes et leurs familles, de nationalité française, restés en Irak ou en Syrie alors que nombre d’entre eux assurent n’avoir jamais pris les armes contre qui que soit. Pourquoi ne pas les croire ? Qui pourrait supposer qu’ils prendront les armes une fois de retour en France lorsqu’ils seront libérés ? Le penser tient carrément de l’islamophobie.

Nous sommes vraiment impitoyables.

Nous attendons avec inquiétude une nouvelle remontrance de la Cour Européenne des Droits de l’Homme.

Bernard Buffet : « l’enfer de Dante, l’homme à la tête coupée »

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 4 Février 2018

Quand le féminisme touche à la paranoïa.

Le tableau : « Hylas et les nymphes de Pegae » montre de fort jolies femmes. Il fut peint en 1896 par le peintre britannique John William Waterhouse qui s’était beaucoup inspiré de la mythologie grecque dans ses œuvres.

Ce tableau exposé à la Manchester Art Gallery a été retiré le 26 janvier dernier sur une initiative de la conservatrice du musée se disant influencée par le mouvement #MeToo. Même la boutique du musée cessera de vendre les reproductions de cette œuvre bannie, sans doute provisoirement, des murs du musée.

Le décrochage a été filmé et fera partie d’une « performance » réalisée par une femme qui se prétend artiste et dont je préfère taire le nom.

Une feuille de papier remplace le tableau de Waterhouse avec un texte ainsi libellé :

« Cette galerie présente le corps des femmes soit en tant que "forme passive décorative" soit en tant que "femme fatale". Remettons en cause ce fantasme victorien ! 

Cette galerie existe dans un monde traversé par des questions de genre, de race, de sexualité et de classe qui nous affectent tous. Comment les oeuvres d'art peuvent-elles nous parler d'une façon plus contemporaine et pertinente ?»

Un débat est donc lancé en l’absence de l’œuvre, et les visiteurs sont invités à écrire leurs commentaires sur des petits papiers ou à en discuter sur Twitter.

Le féminisme, ou ce qui se prétend tel, atteint là un degré d’imbécillité qui risque de rendre ridicule une cause juste et un nécessaire changement des mentalités en faveur d’un respect mutuel entre les sexes, bien que certaines (plutôt que certains) affirment avec aplomb, en dehors de tout argument scientifique, que la différence sexuelle ne serait qu’une construction sociale, ce qui est la forme nihiliste du féminisme.

Je suppose que si les nymphes de la mythologie avaient été averties avant de se baigner de la venue inopinée d’Hylas, elles auraient revêtu un maillot de bain une pièce, il est regrettable que J.W. Waterhouse n’y ait pas songé. J’ajoute que dans ce tableau les femmes ne sont aucunement décoratives : elles sont le sujet même du tableau, et Hylas, que l’on voit de dos, n’étant que le faire-valoir de ces dames.

Les hommes devraient-ils s’offusquer de toutes les statues les représentant nus, le sexe minuscule et recroquevillé ? Ne seraient-ils pas victimes d’un sexisme castrateur ?

Ce qui est moins anodin est que cette critique de la nudité en général, et de la femme en particulier, vient rejoindre paradoxalement le sexisme authentique de l’islam qui souhaite (et réussi) à rendre la femme invisible.

Ce féminisme idiot risque de rendre un bien mauvais service aux femmes alors qu’elles ont mis des siècles à se libérer.

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 2 Février 2018

Je sais qu’il est bien tard pour mettre à jour mon éducation sexuelle. Je devrais plutôt dire « up date » car on ne dit plus godemiché mais sex-toy. Un jouet ça passe mieux en amenant une touche d’innocence enfantine et de touche-pipi explorateur. J’ai donc appris que les pénis artificiels et vibrants, qui ont beaucoup progressé depuis l’antiquité, pouvaient être également connectés via bluetooth à une application sur portable judicieusement appelée Body Chat.

Je n’ai pas pu m’empêcher de rire (ce qui, je l’avoue, ne manquait pas de cruauté) quand une dame aux States a vivement protesté et porté plainte contre le fabriquant basé à Hong-Kong quand elle s’est aperçue que le joli phallus ciselé qu’elle utilisait intra-muros était également un vilain espion qui la trompait telle une Mata-Hari en livrant ses secrets intimes à l’entreprise qui lui avait vendu l’objet de son désir. Il y a de quoi s’offusquer quand on apprend qu’un vendu abusait d‘elle pour lui extorquer des renseignements sur sa vie amoureuse y compris sur ses manifestations vocales.

Evidemment dans ma naïveté je me suis demandé à quoi pouvait bien servir une connexion lorsqu’on jouait le plus souvent en solitaire, mais Body Chat apporte de la sophistication en permettant de moduler, même musicalement, l’activité pénienne selon ses appétits. En outre, la commande du godemiché (d’accord, c’est moins classe que sex-toy) peut être assurée à distance et en tout lieu par son partenaire pour corser la chose. Cependant, ce dernier protocole n’est pas sans évoquer la soumission de la femme au machisme de l’homme, et le godemiché prétendument émancipateur ne deviendrait dans ce cas que le vecteur d’une vibrante tentative avortée de libération de la femme.

Ce jeu de dames exploité par des voyeurs virtuels n’est pas à l’abri d’autres surprises car des hackers ont démontré que n’importe quel quidam pourrait, avec un peu de doigté, déclencher le phallus à distance et celui-ci se livrerait alors à un viol s’il était dans son fourreau naturel (mais que ferait-il inerte dans celui-ci, sinon combler un vide ?) et à de l’onanisme s’il était tristement abandonné à lui-même.

Malgré sa simplicité théorique, on voit que l’on n’a jamais fait le tour en pratique du monde de la sexualité.

Voir également : "Histoire du vibromasseur"

L’espion séducteur qui venait de Chine

 

Source : Le Point international

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 1 Février 2018

CharbCharb, qui fut assassiné avec onze autres personnes par des islamistes dans les locaux de Charlie hebdo lors de l’attentat du 7 janvier 2015, avait écrit "Lettre aux escrocs de l'islamophobie qui font le jeu des racistes", œuvre qui fut publiée après sa mort et qui répondait à ceux qui accusaient son journal de provocations répétées à l'encontre des musulmans.

La représentation de ce texte avait déjà été annulée à deux reprises à Lille, en mars et en mai 2017, en raison d’une polémique, la pièce avait été jouée sous haute surveillance ( ! ) au festival d'Avignon. Cette fois c’est le syndicat étudiant Solidaires de l'université Paris 7-Denis Diderot qui avait demandé à la présidence de l'université l’annulation de la représentation prévue hier. (Voir)

Ce qui dérangeait ce syndicat, ce n’est pas la pièce mais le débat qui lui succède: "Ce qui nous dérange le plus c'est qu'on appelle à un débat sur la laïcité"…  "Il semble apparent que le débat sera centré sur la question de l'islam et consistera à remettre en cause la lutte contre les violences racistes islamophobes et la parole de leurs victimes" . Ces phrases figurent dans la lettre adressée à la présidence de l’université.

Evidemment qu’après un tel texte il n’est pas déplacé de parler de l’islam, c’est justement son sujet. De quoi les « syndiqués » voudraient-ils parler : du Bouddhisme ? Du Christianisme ? Du Judaïsme ? Des accidents de la route ? Par un scandaleux renversement de la charge, les victimes pour ces « syndiqués » ne sont plus ceux, dont l’auteur de l’œuvre, qui ont été massacrés par des individus se revendiquant de l’islam, mais ceux qui appartiennent également à cette religion, même si la plupart se désolidarisent des extrémistes, mais pas tous, puisque certains n'hésitent pas à proclamer : "Je suis Mohammed Merah", le courageux assassin de petits enfants.

En se posant en victimes (en France, car ailleurs ils le sont, mais surtout de la part de leurs propres coreligionnaires), les musulmans et ceux qui les soutiennent exigent que l’on se taise sur les dérives de l’islam en brandissant le spectre de l’islamopbobie comme s’il s’agissait d’un racisme et non d’une opinion sur une religion que chacun devrait être libre d’avoir tant qu’elle ne devient pas agressive. Les « syndiqués » font évidemment l’amalgame entre islamophobie et racisme en parlant de « lutte contre les violences racistes islamophobes ».

Et les victimes de cette islamophobie qui semblent bouleverser les « syndiqués » sont-elles si fréquentes ?

D’après le ministère de l’Intérieur (31 janvier) les actes antimusulmans  se sont élevés à 121 faits en 2017 avec une baisse  de 34,5% par rapport à 2016, alors que l’on compte 311 actes antisémites en 2017 avec des actions violentes exigeant l’intervention de la police ou de la gendarmerie, ces agressions contre les Juifs sont passés de 77 en 2016 à 97 en 2017 et il semble bien que la plupart sont perpétrées justement par des musulmans (bien que, pudiquement, on évite de préciser la chose) sur lesquels les « syndiqués » pleurent.

« S'agissant des atteintes aux édifices religieux et aux sépultures, les sites chrétiens ont été moins visés en 2017 (878 faits) qu'en 2016 (949 faits) tout comme les sites musulmans (72 faits en 2017 contre 85 en 2016) ». Notons que les sites chrétiens sont 12 fois plus touchés que les sites musulmans, ils sont certes plus nombreux mais il y a amplement matière à créer un Conseil contre la christianophobie. Quant aux sites juifs leur atteinte a été en augmentation de 2016 à 2017.

En France, on peut dire aux musulmans : n’ayez pas peur ! Par contre, pour les autres…  

    

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Rédigé par Dr WO

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