Publié le 29 Juillet 2019

Une étude parue dans Inter J Epidemiol[1] montre que le stress provoqué par des actes terroristes peut modifier le déroulement de la gestation des femmes qui le subissent. Mais curieusement, les conséquences touchent davantage les fœtus masculins que féminins. Un phénomène semblable avait déjà été observé aux États-Unis à la suite des attentats du World Trade Center le 11 septembre 2001.

L’étude récente basée sur une analyse des naissances franciliennes ayant encadré les attentats parisiens du 13 novembre 2015 a mis en évidence un nombre de naissances prématurées des fœtus masculins accru suite à l’évènement ainsi qu’un sex ratio déséquilibré en faveur des naissances de filles. Ceci n’a pas été observé pour d’autres périodes et dans le reste du territoire pour la période concernée.

Doit-on en conclure que des fœtus masculins ont plus souvent la trouille que les féminins de ce qui se passe à l’extérieur et préfèrent rester dans l’utérus jusqu’à ce que mort s’ensuive, alors que d’autres sortent volontiers prématurément, poussés soit par une curiosité pour voir ce qui se passe dehors, soit parce qu’ils ne supportent plus l’angoisse de la génitrice.

J’ajoute que ces hypothèses n’ont aucunement été émises par les auteurs de l’étude. Ce sont des gens sérieux qui suggèrent plutôt une fragilité accrue des fœtus masculins sous l’influence in utero de facteurs de stress. Ce qui, évidemment, n’explique rien, mais qui suggère que les genres bien différenciés  existent déjà dans l’utérus sans avoir besoin de la pression sociale pour exister.

 

[1] Bruckner TA, Lebreton É, Perrone N, Mortensen LH, Blondel B. Preterm birth and selection in utero among males following the November 2015 Paris attacks. Int J Epidemiol. 2019 Jun 24 [Epub ahead of print]. doi: 10.1093/ije/dyz089. PMID: 31231759

 

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Publié le 25 Juillet 2019

Il est certain que la température s'est nettement élevée dans l'hexagone depuis la visite de Greta Thunberg à notre Assemblée nationale. On peut donc se poser la question : Greta Thunberg est-elle une des causes du réchauffement climatique ?

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Publié le 24 Juillet 2019

Quand les derniers de cordée tirent les premiers vers le basCet entrefilet est paru dans le Canard enchaîné d’aujourd’hui. Notre président fournit brillamment les raisons qui obligent les officiels à consommer des mets et des vins coûteux et parfois réglés sur les fonds publics. Il montre que ce sont en fait des victimes poussées dans leurs derniers retranchements gastriques par la malignité du petit personnel qui, sous prétexte de prendre soin d’eux en raison de leur dur labeur, les met volontairement dans des situations dangereuses à l’égard du peuple et des médias assoiffés de délation.

Les culottés n’ont pas de limites, c’est même à ça qu’on les reconnaît.

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 23 Juillet 2019

Comme les visiteurs de mon blog ont pu le constater, j’ai tendance à ajouter une illustration à mes billets en me servant sans vergogne de chefs-d'oeuvre picturaux. Un texte seul devrait suffire, s’il est attractif. Mais nous avons de plus en plus le goût des images : elles sont plus faciles d’accès, elles ne nécessitent aucun effort de compréhension, et elles sont parfois plus « parlantes » jusqu’à remplacer le texte. En outre, on sait que le texte peut mentir et on se méfie d’emblée d’un article si l’on n’est pas d’accord avec les prises de position antérieures d’un auteur.

L’image, elle, est censée être vraie, elle prétend être la reproduction du réel. Or si l’on peut discuter un texte, il est plus difficile de discuter une image sans avoir une certaine compétence pour en affirmer la véracité car une image peut être remaniée ou anachronique. On connaît l’image des faux charniers en Roumanie dont la diffusion contribua à abattre le régime communiste. Mais on connait aussi l'impact considérable de la photo d'Aylan Kurdi, petit syrien de 3 ans, noyé, échoué sur une plage turque telle qu'elle fut diffusée.

La télévision a comme obligation de transmettre des images, et elles ont un impact même si elles déforment le réel. Lors des manifestations des « gilets jaunes », pour illustrer les débats à leur propos, on voyait défiler en arrière-plan la répétition des mêmes images de manifestants marchant dans les rues donnant ainsi l’impression d’un défilé sans fin.

Une illustration adéquate donne évidemment du poids à une déclaration, surtout si celle-ci est courte, c’est que fit ce pauvre Griveaux qui voulant bien faire en rappelant dans un tweet - la politique étant devenue un concert de gazouillis - la rafle du Vél d’Hiv’ de juillet1942 où la police française avait arrêté plus de 13000 parisiens et parisiennes, enfants compris, parce que d’origine juive, et dont quelques dizaines seulement ont survécu à leur déportation vers les camps d’extermination. Malheureusement, cet hommage aux victimes de l’Etat français d’alors est illustré par une photo de 1944 montrant dans ce même Vél d’Hiv’ des collaborateurs de l’occupant arrêtés après la libération de Paris. Ce besoin d’image a conduit le postulant à la mairie de Paris à illustrer l'hommage aux victimes disparues en montrant à leur place, les complices des bourreaux qui les firent disparaître.

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Publié le 22 Juillet 2019

 

L'EAU DES FONTAINES

 

Il  y a des pays    

Où il n’y a pas de fontaines  

Des pays sans eau  

Des pays malheureux  

Il y a des pays    

Où il y a de l’eau    

Mais pas de fontaines    

Ce sont des pays heureux    

Mais qui n’ont rien compris

         

Les fontaines    

On les entend avant de les voir  

La chanson joyeuse et familière    

De l’eau clapotant dans l’eau    

De l’eau éclaboussant la pierre  

Un chant de promesse de bonheurs  

Le bonheur d’apaiser la soif    

Le bonheur de fraîcheur    

Le bonheur de pureté

 

Bien sûr il y a les fontaines royales    

Avec leurs jets d’eau domestiquée  

De l’eau qui fait des ronds  

De l’eau qui fait le beau    

De l’eau qui fait la roue    

Pour se faire bien voir    

Mais elle n’est pas à boire

 

Les petites fontaines sont bien plus belles  

Au milieu d’une place nue    

Avec leur chant de chanterelle  

Coulée de fraîcheur têtue    

Sur la pierre douce arrondie par l’usure    

Quelques herbes en houppes    

Et un peu de mousse au mur    

Dans ses mains en coupe    

Pour exaucer une prière    

On recueille l’eau claire    

Que l’on boit goulûment    

Sans retenue bruyamment  

En serrant les doigts pour éviter les pertes    

Le visage mouillé de fraîcheur  

Le menton humide le sourire éclos    

Sur une place déserte  

Ecrasée de chaleur    

Où les maisons volets clos    

Abritent les dormeurs

    

Paul Obraska

Cézanne : "La fontaine" 

 

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Publié le 20 Juillet 2019

Le syndrome De RougyenHier soir nous sommes allés dîner dans un restaurant proche de chez nous dont nous avons l’habitude. Coïncidence : du homard breton figurait sur la carte pour la première fois depuis des années. Je me suis cependant demandé si son apparition n’était pas volontaire, le patron du lieu ne portant pas le gouvernement actuel dans son cœur, faisait-il donc ainsi allusion au ministre de la République, qui s’était fait pincé par ce crustacé lors de la période où il était président de l’Assemblée nationale au point de prendre à présent du repos pour une durée indéterminée hors des ors de la République ?

Bien que le homard ne soit pas un de mes plats préférés, sans y être cependant intolérant, sinon à son prix que sa chair un peu caoutchouteuse rend discutable, nous l’avons choisi pour le repas, sans doute influencés par les évènements récents, en espérant inconsciemment nous élever ainsi à un niveau présidentiel, mais sans le décor princier qui va régulièrement avec. Peut-être que choisir de manger du homard par les temps qui courent (et ils courent de plus en plus vite), devait-il être également interprété comme une transgression, puisque ce crustacé est devenu l’objet des colères du peuple, et un motif aux violences verbales et même de menaces visant le consommateur présidentiel pour avoir payé le sacrifice de cet animal innocent avec des deniers publics.

Nous avons dîné sur une table installée sur le trottoir à la vue de tous les passants et j’ai effectivement eu l’impression de commettre une transgression, un acte répréhensible en ressentant une pointe de culpabilité, et même une crainte de heurter le passant dont on ne sait jamais la réaction devant une telle provocation. Bref, un syndrome De Rougyen favorisé par une photosensibilisation. La consommation du homard est mal tolérée en pleine lumière, à la vue de tous, ou lorsque sa photographie est largement diffusée.

Je suis sûr que j’aurais dégusté mon caoutchouc en paix si je l’avais mangé à l’intérieur du restaurant à l’abri des regards ou uniquement de ceux qui commettaient le même acte transgressif que le mien.

NB. Je signale que c'était un demi homard et qu'il était petit.

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Publié le 19 Juillet 2019

Un curieux tableau de Dürer de 1514 en fait l'allégorie

Mélancolie 

On voit que le personnage adopte la position favorite du mélancolique : la main sur la joue supportant la tête trop lourde pour se porter toute seule.

Le personnage de Munch a la même attitude :

Mélancolie

Curieusement dans un second tableau le même personnage dans le même décor tourne le dos à la mer, ce qui montre une aggravation de son état : le monde ne l'intéresse plus.

Mélancolie

Contrastant avec la complexité des tableaux précédents, Paul Klee exprime la mélancolie de façon plutôt sobre :

Mélancolie

La solitude est la soeur jumelle de la mélancolie : la mélancolie recherche la solitude et la solitude provoque la mélancolie. Je trouve que cette jeune femme dans un café de Hopper exprime bien ce compagnonnage :

Mélancolie

Elégante solitaire devant son café amer. Malgré tout, cette élégante bien seule dans cet établissement n'a pas le regard aussi vide que la femme à la cravate de Modigliani 

Mélancolie

Va-t-elle se pendre avec ou se jeter par la fenêtre comme le fit la compagne du peintre deux jours après la mort de celui-ci à 35 ans ?

Modigliani était alcoolique. Les peintres ont souvent représenté la mélancolie alcoolique. Encore un couple tristement assorti : la mélancolie peut pousser à se perdre dans la boisson et la boisson conduit plus souvent à la tristesse qu'à la joie. Les peintres ont plus volontiers représenté la femme devant l'alcool, l'absinthe en particulier, qu'il s'agisse notamment de Degas ou de Picasso. 

Tristesse et amertume de la femme devant son verre dans le tableau de Degas :

Mélancolie

 

Picasso nous épargne la désespérance dans "la buveuse assoupie" :

Mélancolie

 

C'est peut-être Picasso qui a le mieux représenté la mélancolie proprement dite :

Mélancolie

Mélancolie

Mélancolie

Car dans la mélancolie il y a plus de pensée que de tristesse.

Degas a représenté la mélancolie de cette façon :

Mélancolie

A mon avis, cette femme n'est pas mélancolique : elle souffre, les bras croisés et le visage le montrent. Plutôt une dépression qu'une mélancolie, s'il ne s'agit pas d'une souffrance physique.

Mélancolie

Le personnage du tableau de Van Gogh exprime le désespoir. Ce tableau s'intitule "Au seuil de l'éternité". Evidemment si la vie est brève, la mort est éternelle, cependant les croyants s'efforcent de ne pas y croire.

Comme un tableau appartient à la personne qui le regarde, pour moi ce personnage ne se désespère pas sur lui-même, mais sur la perte d'un être aimé. D'ailleurs ce tableau a un second titre : "vieil homme affligé"

 

EVE EST PARTIE

 

Eve est partie.

Il craint la venue de la nuit.

Le couvercle relevé sur le clavier

Dévoile les touches mortes du piano

Que personne ne fera plus vibrer.

Les pétales s’écaillent sur le plancher,

Plus personne n’apporte leur eau.

 

Eve est partie.

Il est échoué, assis le dos courbé,

La tête dans ses mains devenues inutiles,

Ressassant des pensées puériles,

Comme un enfant abandonné.

 

Eve est partie.

Il reste incrédule, l’esprit à la dérive.

Ses yeux humides refusent la clarté,

Il les protège de la lumière trop vive,

Ce soir la lune  dans l’obscurité,

Posera sa pâleur sur son visage immobile.

 

Dans sa tête les images du passé défilent.

C’est impossible, mais Eve n’est plus là.

Dans ce soudain silence, il reste assis.

Malgré lui, il guette encore ses pas.

A quoi bon se lever, puisqu’elle est partie.

  

Paul Obraska

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 15 Juillet 2019

Les scènes de liesse et de violence de la part des Français d'origine algérienne pour célébrer, drapeaux algériens déployés, les victoires de l'Algérie en football montrent, s'il en était encore besoin, qu'ils se sentent bien plus Algériens que Français. Non seulement l'Algérie est leur patrie (même s'ils n'y ont jamais mis les pieds), mais nombre d'entre eux sont hostiles à la France, tout en préférant y vivre, et ne perdent pas une occasion d'exprimer cette hostilité, le contentieux à l'égard du pays où ils sont nés ne semble jamais vouloir s'éteindre. Les « indigènes » sont là pour entretenir l'hostilité et les récriminations.

Et puisque que le football est un bon marqueur, rappelons les sifflets accueillant la Marseillaise ou le match amical France-Algérie, il y a quelques années, interrompu par des jeunes d'origine algérienne qui envahirent le terrain en brandissant des drapeaux algériens, ne tolérant pas que la France mène 4/0 et préférant tricher plutôt que de voir l'Algérie prendre une défaite cuisante.

L'intégration (et l'assimilation) à la française a échoué pour une partie de cette population d'origine maghrébine, puisque nous en sommes à la troisième ou quatrième génération, sans doute parce qu'ils est difficile d'intégrer des descendants de colonisés qui en veulent aux descendants des colonisateurs que leurs ancêtres aient colonisé les leurs. Beaucoup font en outre partie de l'islam dont les préceptes deviennent pour nombre d'entre eux prioritaires par rapport aux lois de la République.

Cette partie de la population finit par se comporter comme une corps étranger hostile que rien ne rattache véritablement au pays, sinon les avantages sociaux et les subventions qu'elle peut en tirer.

Aux USA, la population est constituée de nombreuses ethnies, mais elles sont réunies par au moins un point commun : le « rêve américain » qui consiste, pour simplifier, à entreprendre et gagner de l'argent. En France, si chacun rêve de gagner de l'argent, tous rêvent de dépouiller ceux qui en ont. Aux USA, on admire ceux qui réussissent, en France, on les jalouse et on les hait. L'argent des autres est forcément sale et mal acquis.

Alors, quel est le « rêve français » ? Le « rêve français » était d'être français. Les Polonais, les Italiens, les Espagnols, les Portugais et les autres, surtout de culture européenne, qui venaient en France rêvaient de devenir Français. Les Juifs malmenés en Europe de l'Est disaient en substance : « heureux comme un Juif en France » jusqu'à la Deuxième guerre mondiale où l'Etat français s'est déshonoré.

Une partie des Français d'origine algérienne (ou marocaine ou tunisienne ou turque), Français parce que né dans l'hexagone, rejette la communauté française. Et si certains ne se foutent pas de la France, c'est qu'ils aimeraient l'islamiser : « la France est à nous » criait l'énergumène habillé d'un gilet jaune en insultant l'académicien Finkielkraut, Juif parfaitement intégré (et même assimilé) dans la société française, et qui n'hésite pas à défendre sa spécificité et sa culture malgré les attaques qu'il subit en la défendant.

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Publié le 14 Juillet 2019

Le placebo de l’Education nationaleEnviron 9 lycéens sur 10 obtiennent du premier coup leur baccalauréat, et environ la moitié d’entre eux avec mention. A ce niveau de réussite, on peut estimer que le jeune qui échoue à obtenir son diplôme est discriminé, et pourrait se retourner contre l’Etat, coupable de cette stigmatisation subie par l’excommunié(e) à l’égard de sa famille, de ses camarades, de ses voisins, voire même des habitants de son quartier.

Le bac s’accompagne chaque année de l’organisation d’un lourd cérémonial, d’angoisses, d’explosions émotionnelles, de fautes administratives régulières, de critiques acerbes, or le bac est un placebo : il ne sert à rien en donnant l'illusion de servir, puisqu’il n’est aucunement sélectif, sinon par les mentions. Avec son niveau de réussite, l’obtention de ce diplôme est devenue quasiment un droit, tout en restant une source de stress pour les candidats et leurs familles qui craignent de se retrouver ou de retrouver leur rejeton dans la peau du dixième rejeté, plus ou moins marqué par l’infamie.

C’est un placebo qui coûte cher (ne serait-ce qu’en émotions) et comme tel, il devrait logiquement être supprimé. Mais c’est un placebo auquel tout le monde semble tenir, les uns par sadisme, les autres par masochisme. En fait, peut-être que le bac est également une décoration comme la Légion d’honneur, sans grande valeur, mais que l’on aime arborer.

NB. J'avais fait il y a 4 ans un billet sur le même thème. Que mes visiteurs fidèles veuillent bien m'en excuser. Je ne radote pas encore, je me répète avec des variations. N'est-ce pas le propre de la musique ?

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 12 Juillet 2019

Vincent Lambert, en état végétatif depuis presque onze ans est donc décédé le 11 juillet après arrêt de la nutrition accompagné de sédation. Il ne faut pas entendre par état végétatif celui qui s’apparenterait à l’état d’un végétal. Ce contresens est fréquemment commis , alors qu'il s’agit d’un état où seul le système neurovégétatif (système nerveux autonome, parasympathique et sympathique, indépendant du système nerveux central qui, lui, est en relation avec le monde extérieur) est fonctionnel, permettant de maintenir les fonctions vitales comme la circulation et la respiration.

Vincent Lambert aurait été victime d’après l’écrivain Michel Houellebecq d’une surmédiatisation. Il a surtout été victime d’un accident de la route le laissant tétraplégique et dans un état de conscience dite « minimale ». Mais la surmédiatisation est incontestable, surtout entretenue par le combat juridique de ses parents qui ont plus tenu compte d’eux-mêmes que de leur fils pour lequel il n’y avait aucun espoir d’amélioration.

Michel Houellebecq s’est insurgé dans Le Monde : “Il m’est difficile de me défaire de l’impression gênante que Vincent Lambert est mort d’une médiatisation excessive, d’être malgré lui devenu un symbole”… “l’Etat français a réussi à faire ce à quoi s’acharnait, depuis des années, la plus grande partie de sa famille : tuer Vincent Lambert”. Et curieusement l’écrivain s’en prend à la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, qu’il accuse d’avoir voulu “ouvrir une brèche” et “faire évoluer les mentalités” pour ce qui concerne la fin de vie. Or, il me semble que la décision de laisser mourir Vincent Lambert a été prise par une partie de ses proches, les juges et les médecins et aucunement par Agnès Buzyn.

L’écrivain regrette cette décision car : “Vincent Lambert n’était nullement en proie à des souffrances insoutenables, il n’était en proie à aucune souffrance du tout (...) Il n’était même pas en fin de vie. Il vivait dans un état mental particulier, dont le plus honnête serait de dire qu’on ne connaît à peu près rien”…“La dignité ne peut en aucun cas être (altérée) par une dégradation, aussi catastrophique soit-elle, de son état de santé ». En effet, on peut dire que l’on ne sait « à peu près rien » de ce que ressentait Vincent Lambert, mais dans un état de conscience minimale, on estime que des émotions et des douleurs peuvent être ressenties, et Houellebecq devrait pouvoir imaginer (c’est son métier) ce que ce patient entièrement dépendant des autres devait ressentir lors des moments d’éveil, peut-on affirmer qu’il ne souffrait pas de son état de totale impuissance, même s’il ne souffrait pas physiquement ? Si les soignants respectaient sa dignité (c’est leur métier), peut-on penser que Vincent Lambert dans sa faible conscience, si elle existait, pouvait estimer que sa vie de pantin manipulé depuis près de onze ans restait digne ?

Surmédiatisation, sûrement, car on assiste à l’invraisemblable. Le procureur Matthieu Bourrette n’hésite pas à ouvrir une enquête : “Le 11 juillet 2019 peu après 8H30, j’ai été avisé par le centre hospitalier universitaire de Reims du décès de Vincent Lambert (...) j’ai immédiatement décidé de l’ouverture d’une enquête en recherche des causes de la mort”, en saisissant même un service de police et en prévoyant une autopsie et des analyses toxicologiques ! Rechercher les causes de la mort ! S’assurer que le patient est bien mort selon la loi : “Cette enquête a pour seul objet de connaître les circonstances du décès de Vincent Lambert et de vérifier que les opérations médicales ont bien été réalisées conformément à la loi”. On croit rêver. Va-t-on relever les empreintes digitales et demander à la « scientifique » de passer le lieu du crime au « peigne fin » (expression qui ne manque jamais dans les séries policières). Bon, Mathieu a le trouillomètre à zéro, les parents de Vincent ne sont pas des tendres, ils pourraient bien accuser les médecins d’avoir poignardé leur fils dans son « sommeil » puisqu’ils parlent de « crime d’Etat ».

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 10 Juillet 2019

Le Monde délireDe plus en plus, la compétence et le talent ne sont pas les principaux critères de choix pour une fonction. Le choix doit être avant tout idéologique en accord avec les débats qui agitent la société, et notamment avec la volonté de promouvoir telle ou telle catégorie de la population avec comme critères de prédilection : la couleur de la peau, le sexe ou la façon de s’en servir.

On vient de confier à deux femmes (blanches !) des postes de premier plan de l’Union européenne, or les médias ont rapidement glissé sur leurs qualités et leur parcours pour s’appesantir sur leur sexe et de s’extasier sur le fait – qualifié d’historique par certains - que des femmes aient été proposées à de tels postes. Je ne trouve pas ça admirable, je trouve ça normal. Je préfère penser que leur choix est fondé sur leur compétence, et que des hommes plus compétents qu’elles n’ont pas été écartés en raison de leur pénis.

Récemment, une journaliste du Monde trouva regrettable que l’équipe américaine féminine ayant remporté le Mondial de football soit composée en majorité de femmes blanches, bien que, jusqu’à présent, la société américaine est encore à majorité blanche. Le talent pour cette journaliste n'entre pas en ligne de compte, et il semble nécessaire pour elle que la « diversité » soit représentée dans toutes les manifestations publiques. Cette journaliste a-t-elle protesté en voyant qu’il n’y avait aucun blanc parmi les huit sprinters finalistes sur 100m aux Jeux Olympiques ? S’est-elle offusquée de la prédominance des noirs dans l’équipe de France de football ? Le Monde délire, mais c’est chronique.

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Publié le 8 Juillet 2019

Attention ! Je sors mon « Grenelle »

« Dimanche, la secrétaire d'Etat à l'Egalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, a annoncé, dans une interview au JDD, l'organisation d'un "Grenelle des violences conjugales" à la rentrée. »

Gouvernement, syndicats et patronat s’étaient réunis rue de Grenelle à la fin du mois de mai 1968, pour n’aboutir à aucun accord dûment paraphé (même si les propositions gouvernementales et patronales ont été par la suite appliquées). La grève générale ayant suivi les manifestations estudiantines, dont on se demande encore la raison, s’est arrêtée, non pas grâce au « protocole d’accord », mais après une allocution du général De Gaulle suivie d’une manifestation massive en sa faveur.

Avec le temps le terme de « Grenelle » a acquis paradoxalement l’aura d’une réunion des intéressés capables de trouver une solution consensuelle.

Depuis mai 68, il a donc été proposé un « Grenelle » pour des problèmes qui n’ont pas de solution évidente afin de calmer les protestations de ceux qui veulent en avoir une dans l’immédiat. C’est ainsi que nous avons eu : le "Grenelle" de l'environnement puis de l’insertion en 2007, celui du très haut débit en 2008, et en 2009 celui de la mer, suivi de celui des ondes. Le « Grenelle » de l’environnement a peut-être eu quelques retombées provisoires, quant aux autres, je ne sais pas.

Devant l’assassinat de 74 femmes par leur compagnon depuis le début de l’année, il y de quoi réagir, mais penser que les solutions sortiront d’un « Grenelle », c’est se moquer du monde. La violence et la bêtise des personnes qui se livrent aux agressions en milieu conjugal ne seront aucunement impressionnées par ceux et celles qui se réunissent pour en parler, il n’y a aucune négociation à engager, mais des mesures à prendre en dehors des « messes » médiatiques et elles sont connues, non pas pour espérer faire disparaître la violence, mais pour aider les personnes qui la subissent et poursuivre celles qui en usent.

Illustration : Edvard Munch "Femme en pleurs"

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Publié le 5 Juillet 2019

Con-nexionsIl est certain que les objets connectés ne sont aucunement indispensables, mais il est aussi certain qu’ils peuvent nous ouvrir des horizons, sans nous rendre pour autant plus heureux. On peut difficilement contester qu’internet nous permet d’accéder instantanément à un vaste champ de connaissances, que le smartphone est utile, bien qu’hypnotique pour beaucoup, que l’ordinateur et la télévision nous donnent des images et des sons du monde entier, des spectacles à domicile et un flux d’informations et de connaissances.

Mais comme chaque chose à son revers, si nous sommes ainsi connectés au savoir et au divertissement, nous sommes aussi Con-nexionsconnectés à la merde circulante et diminués par l’esclavage entraîné par la multiplicité des connexions et le temps que l’on y consacre. Les gens finissent ainsi par voir le monde davantage à travers leurs écrans, que dans sa réalité, la plupart marchent désormais dans la rue l’œil fixé sur leur smartphone. Ils en deviennent entièrement dépendants et le superflu s’est transformé en besoin.

Le summum est atteint par la domotique qui prétend rendre intelligent votre habitat en vous rendant con, si le premier objectif est possible, le second est certain. Ce nouveau domaine consiste en l’art de maîtriser les objets et les systèmes à distance grâce à un appareil mobile. Ce remarquable progrès permet par ex. de cuire un plat sans être à la maison, fermer les volets à distance, chauffer une pièce avant votre arrivée et même avec la « gamelle intelligente » nourrir le chien sans contact ce que la pauvre bête pourrait peut-être regretter.

La domotique aurait pour objectif de simplifier la vie et de limiter les déplacements physiques. Simplifier la vie ? Sûrement pas, un système complexe a toutes les chances de présenter des dysfonctionnements, et appuyer sur un interrupteur me semble aussi simple et plus sûr que de commander vocalement l’ouverture de l’éclairage. Quant à limiter les déplacements physiques, c’est l’inverse qui est conseillé. La domotique peut en outre réparer vos oublis, c’est à dire affaiblir la fonction mémorielle. La domotique est inutile (sauf peut-être pour la sécurité), onéreuse, source de soucis et…malsaine.

Les promoteurs de la chose ont en outre le toupet d’affirmer qu’ils s’efforcent de répondre à nos besoins, alors qu’ils en fabriquent d’artificiels pour nous appauvrir car la domotique est un énorme marché se chiffrant en milliards d’euros.

La manie de vouloir commander à distance confine souvent à l’absurde. Pour entrer dans l’intime, mon sèche-serviettes étant tombé en panne et sa résistance électrique ayant disparu du commerce, il m’a fallu changer l’ensemble. Mon nouveau sèche-serviettes est moderne : aucun bouton, aucun interrupteur, mais Ô miracle, une télécommande dont l’intérêt est évident : pouvoir sortir, même nu, de la salle de bain et pouvoir déclencher le séchage des serviettes que l’on vient d’utiliser une fois parvenu dans la cuisine pour boire une bière. Avantage incontestable par rapport à l’ancien sèche-serviettes où j’étais obligé de me baisser pour appuyer sur l’interrupteur marche/arrêt. Mais attention ! on ne peut pas arrêter l’appareil quand on le veut, il faut attendre que le temps de la programmation soit écoulé. J’ajoute qu’une fois l’installation faite il a fallu qu’un spécialiste revienne le lendemain car la connexion entre la télécommande et l’appareil ne fonctionnait pas.

Le progrès technologique, même idiot, ne s’arrêtera pas car la consommation ne doit pas faiblir, et à côté de l’obsolescence programmée, il faut inventer sans cesse de nouveaux produits à vendre, même sans intérêt, les publicitaires et les médias se chargeant de leur en donner.

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Publié le 3 Juillet 2019

J’hallucine

On a beau pousser Greta à faire la tournée de popotes gouvernementales et des doctes assemblées en émoi devant ses prestations, la pauvre enfant semi autiste (dont l’angoisse et le désarroi  sont cependant manifestes) a beau encourager les écoliers et écolières à faire l’école buissonnière une fois par semaine (ce qui est toute de même séduisant), les partis politiques ont beau verdir à vue d’œil parallèlement aux bulletins de vote des électeurs, la masse, elle, qui voit surtout l’écologie sous la forme de taxes, reste réticente et ne ressent pas assez dans sa chair la nature et l’environnement, et donc comprend difficilement les efforts nécessaires pour les préserver.

Comme d’habitude la solution nous serait donnée par des études étasuniennes. Le mal viendrait de notre déconnexion avec la nature qui serait responsable de la catastrophe écologique, nous reconnecter avec elle serait donc primordial. Mais comment ? En prenant des champignons hallucinogènes. Tout simplement.

Un certain Forstmann qui a étudié la chose « pense que les hallucinogènes favorisent cette connectivité (et l'activité pro-environnementale induite) par le biais d'un phénomène très débattu parmi les spécialistes : la dissolution de l'ego. Normalement, nous comprenons clairement où nous nous arrêtons et où commence le monde extérieur, mais les psychédéliques brouillent cette ligne et permettraient aux individus de faire corps avec l'environnement » (Slate).

On voit que si l’on veut sauver la planète, les autorités devront assurer la distribution gratuite de champignons hallucinogènes avec des distributeurs à chaque coin de rue comme il existe des distributeurs de préservatifs. Notons que l’état des consommateurs permettrait peut-être de diminuer la circulation automobile citadine. La ville de Denver est d’ailleurs sur la bonne voie puisqu’elle a légalisé les champignons hallucinogènes le 9 mai dernier.

Illustration : Michel Basquiat

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Rédigé par Dr WO

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