Publié le 31 Janvier 2016

 

Non, il ne s’agit pas de conserver son hymen pour trouver un mari dans les contrées où la virginité est un passeport exigé pour le mariage, là où les hommes ne veulent que des femmes à l’état neuf et non pas d’occasion.

Il s’agit de la proposition de la mairie de la bonne ville d’Uthukela, 670 000 habitants au sud-est de l’Afrique du Sud, de n’offrir des bourses d’études qu’aux jeunes filles vierges qui s’engagent à le rester pendant leur scolarité afin qu’elles se concentrent sur leurs études, en évitant les grossesses précoces, et la propagation du SIDA. L’abstinence ne concerne évidemment pas les hommes, pas du tout par sexisme, qu’allez-vous penser, mais, sans doute, parce que leur virginité est difficile à contrôler.

Et le maire de déclarer aux futures postulantes (car les études sont très chères en Afrique du Sud) : « Pour nous, c’est une manière de vous remercier pour votre pureté (drôle d’endroit pour la placer) et vous pouvez continuer à vous protéger les trois prochaines années, jusqu’à l’obtention de votre diplôme ou de votre certificat d’études ». En précisant que les bourses d’étude seront renouvelées tous les ans «si l’enfant est en capacité de fournir un certificat qui prouve qu’elle est encore vierge ».

En Afrique du Sud, les tests de virginité sont encore légaux dans un des pays où les viols et les agressions sexuelles sont les plus nombreux. Selon une étude de 2009 du Medical Research Council (MRC), seule une agression sexuelle sur 13 serait déclarée. On peut donc estimer que pour la seule ville d’Uthukela il y a eu l’an dernier environ 8000 agressions sexuelles (648 cas déclarés). Non seulement ces jeunes filles auront subi un viol mais leur bourse leur sera en outre supprimée, ce qui les empêchera probablement de continuer leurs études. (Source : Libération.fr).

Hymen contre bourses

Je ne pense pas que ces jeunes filles pourront trouver une consolation de la perte de leur hymen, en leur permettant en son absence de suivre une mode en vogue aux USA qui consiste à s’introduire dans le vagin de petites bourses en tissu remplies d'herbes variées. Elles sont vendues sous forme de "pack de deux mois", pour un prix allant de 85 à 480 dollars ! Ces sachets sont censés prévenir l’endométriose, les problèmes ovariens, calmer les contractions vaginales, ou nettoyer l’utérus, dans le cadre de cures « détox » (c’est plutôt le cerveau de ces dames qui devrait suivre une cure de « détox »). Les publicités font état de solutions naturelles (Ah ! la nature a bon dos et le bio aussi). L’une d’elles annonce que ces bourses peuvent même être utilisées pour lutter contre un rhume, façon originale de prévenir les éternuements. (Source : egora)

Hymen contre bourses

On peut donc en conclure, contrairement à ce que je pensais, que l’hymen est bien un indice de pureté, puisque certaines éprouvent le besoin, après l’avoir perdu, de placer ces bourses intra-vaginales pour la récupérer en suivant une cure intime de purification.

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 30 Janvier 2016

 

Ce titre est évidemment emprunté à Pascal qui, lui-même, avait plus ou moins emprunté cet aphorisme à Montaigne, puisque celui-ci avait écrit avant lui dans ses Essais : "Quelle vérité que ces montagnes bornent, qui est mensonge au monde qui se tient au-delà".

Cette idée des frontières conceptuelles vient à l’esprit lorsque l’on jette un coup d’œil sur l’attitude des différents pays à l’égard de la fin de vie, et dans le choix donné à chaque personne sur la façon de mourir. Cette carte en donne une idée

197.« Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au delà »

 

L'euthanasie n'est officiellement légale en Europe que dans trois pays (Pays-Bas, Belgique, Luxembourg), mais d'autres autorisent ou tolèrent une forme d'aide à la mort, notamment la Suisse, qui a légalisé le suicide assisté (ce qui va finalement plus loin). Conceptions très différentes malgré les mêmes sources culturelles et une évolution historique commune.

Il n’y a pas de grandes différences entre un Belge et un Français et pourtant la Belgique, notre voisine, a dépénalisé l’euthanasie dès 2002 dans des cas prévus par la loi et sous le contrôle d’une commission. Plus de 2.000 cas d'euthanasie ont été déclarés en 2015 en Belgique (selon l’AFP). Le nombre de cas déclarés est en hausse constante : 24 en 2002, près de 500 en 2007, 1133 en 2011, 1924 en 2014. La Belgique est par ailleurs le seul pays à autoriser cet acte sans limite d'âge. Aux Pays-Bas, un âge minimum de 12 ans est requis.

Le Parlement français, quant à lui, vient d’adopter, le mercredi 27 janvier une proposition de loi PS-LR (loi Claeys-Leonetti) accordant de nouveaux droits aux personnes enfin de vie, plus de dix ans après la loi Leonetti de 2005.

Cette nouvelle loi n’est aucunement révolutionnaire, et semble d’ailleurs approuvée par l’épiscopat français. La pratique hospitalière que j’ai vécue, il y a quelques années, l’avait déjà plus ou moins adoptée avant l’heure.

Le texte instaure un droit à la « sédation profonde et continue » jusqu’au décès, le « droit de dormir avant de mourir pour ne pas souffrir » pour les malades en phase terminale. Mais chose plus nouvelle : cette sédation devra être accompagnée d’un arrêt de tous les traitements, y compris de l’alimentation et de l’hydratation artificielles, ce que l’on n’osait pas faire auparavant.

Les directives anticipées quant au refus d’un acharnement thérapeutique, sont devenues contraignantes mais pas opposables. Aussi c’est, en définitive, à l’équipe soignante de décider si elles « apparaissent manifestement inappropriées ou non conformes à la situation médicale. 

Sans prendre parti, car le choix de la façon de mourir est éminemment personnel, et si une loi existe, elle donne une opportunité mais personne n’est obligé d’y obéir quand il s’agit de sa propre mort, cette nouvelle loi amène (au moins) deux remarques :

D’abord, elle ne résout aucunement les cas douloureux qui ont fait la une des journaux : celui des patients bien vivants mais en état plus ou moins végétatif sans espoir de récupération, et celui des patients vivants et conscients, mais à ce point diminués qu’ils réclament eux-mêmes de disparaître.

Ensuite, la difficulté du dosage de la sédation. Car si cette loi ne veut pas envisager de donner la mort, et continue à l’interdire, bien malin est celui qui pourra déterminer la dose exacte permettant de supprimer totalement la douleur en évitant de provoquer la mort, alors que la dose mortelle est spécifiquement individuelle. A cela s’ajoute l’arrêt de toute hydratation et alimentation qui provoque en lui-même la mort après une agonie dont la durée dépend, là aussi, des résistances individuelles.

Cette loi ne serait-elle pas un tantinet hypocrite pour être consensuelle ? car si elle obéit au commandement : « tu ne tueras point », elle le remplace par « tu hâteras la mort, mais sans te presser », en préservant ainsi l’agonie et la déchéance progressive du corps plus qu’une vie digne d’être vécue.

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 29 Janvier 2016

 

- Le cardinal de Bernis disait qu’il aimait « le paradis pour le climat et l’enfer pour les fréquentations » (tiré d’un livre de JC Carrière)

- Un diplomate demande au sage juif Moses Mendelssohn pourquoi un esprit aussi clair que lui ne s’est pas converti au christianisme et MM lui répond : « Excusez excellence, mais pourquoi je ferais crédit au fils, si le père vit encore » (« la carte des Mendelssohn » de Diane Meur)

« Même Dieu n’a pas résisté à écrire des livres pour affermir son éternité » (Kamel Daoud, le Point du 17/12/15)

« Tout ce qui est promis par la religion est invisible » « Les droits de l’homme, la justice sociale, tout cela, ce sont des versions séculaires d’idées religieuses » (Roger Scruton philosophe conservateur britannique - Le Point du 17/12/15).

La paresse incite aux citations

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Publié le 27 Janvier 2016

 

A l'occasion de la visite en Italie du président iranien Hassan Rohani en ce début de semaine, le musée du Capitole de Rome a caché toutes ses statues représentant des sculptures de nus.

Cachez ce nu que je ne saurais voir 

Je ne pense pas qu’à son âge ce vieux monsieur soit frustré au point d’avoir un rhumatisme de désir devant une statue sans voile. Mais il aurait pu être accompagné de quelques jeunes gens frustrés par une société à la fois pudibonde et obsédée par le sexe et qui ne seraient peut- être pas restés de marbre devant ces femmes au cœur de pierre.

Les Italiens ont préféré jouer la prudence, car imaginons un instant que ces jeunes gens frustrés aient confondu ces femmes parfaites avec des poupées gonflables ? Un accident est si vite arrivé.

Dans une société où les sexes sont séparés, où l’on ne touche pas une femme si elle n’est pas la vôtre, où la femme est impure, méprisée, recouverte de noir de la tête aux pieds dans l’espace public, inaccessible à moins de la violer, on pourrait aisément conclure que si la femme est utilisée pour la procréation, les hommes n’aiment vraiment que les hommes et ne se retrouvent qu’avec des hommes qui, s’ils ne sont pas mariés, sont aussi frustrés les uns que les autres.

On peut donc s’étonner que l’homosexualité entre hommes soient condamnée, alors qu’elle devrait aller de soi.*

Encore que…

Cachez ce nu que je ne saurais voir 

 

* Les attributs du mâle ne manquent cependant pas d'émouvoir les Iraniens si l'on en croit cet extrait d'un article du Monde de Philippe Ridet : "Mais l'emballage, lit-on sur le site de La Repubblica, aurait pu être plus drastique encore. Les autorités iraniennes auraient également tiqué à la vue de la statue équestre en bronze de Marc-Aurèle devant laquelle devait se tenir la conférence de presse conjointe Renzi-Rohani. Ce ne sont pas tant les cuisses nues de l'empereur-philosophe qui posaient problème que les attributs du cheval. Manquait-il de planches pour recouvrir ce chef-d'œuvre de quatre mètres de haut ? Finalement la conférence de presse a été déplacée de quelques mètres."

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Publié le 25 Janvier 2016

 

196. Onan soit qui mal y pense

Balthus : « La leçon de guitare »

La masturbation comme maladie

C’est au début du XVIIIème que la masturbation est devenue une véritable maladie et ce, jusqu’au XXème. C’est le chirurgien John Marten qui introduisit le terme d’onanisme en publiant à Londres en 1712 « Onania, ou l’odieux péché de la masturbation, et toutes ses conséquences affreuses pour les deux sexes ». Il le fit d’ailleurs de façon anonyme, mais il déclencha une panique en annonçant à la population les pires maux dont elle était menacée en se livrant à cette pratique honteuse : cécité, démence, tuberculose, ulcères et convulsions. Mais heureusement que cette bonne âme proposait dans le même temps, pour 12 shillings, un remède dont lui seul avait le secret.

A la fin du XVIIIe siècle, un très réputé hygiéniste de Lausanne, André Tissot, (1728-1792) publia « L'Onanisme. Dissertation sur les maladies produites par la masturbation », qui aura soixante sept rééditions et lui attribue à peu près toute la pathologie. Le souffrant typique était reconnaissable par une expression hagarde, des yeux voilés, un aspect cadavérique et un manque d’énergie et d’initiative, mais aussi des "excroissances charnues sur le front" et des "pustules suppurantes sur le corps". Spectacle effrayant qui va bien au-delà de la simple surdité promise par les autorités morales.

A la fin du siècle suivant, aux Etats Unis, le Dr Kellog, inventeur des corn-flakes, part aussi en guerre. Pour lutter contre le « vice solitaire » on préconisa sans hésiter – et on a pratiqué - : corsets de contention et mains liées, castration, clitoridectomie, application de phénol sur le clitoris, circoncision sans anesthésie, section des nerfs génitaux justement nommés nerfs honteux. La collaboration des chirurgiens à ce délire n'a pas fait défaut.

La masturbation comme thérapeutique

Elle est entrée officiellement dans le sein de la médecine comme une étape incontournable de la procréation médicalement assistée. Mais elle est aussi conseillée pour l’équilibre de l’individu et comme anti-stress.

"Près de 39% des New-Yorkais s'apaisent seuls sur leur lieu de travail pour calmer leur stress", statistique avancée par la société de sextoys Hot Octopuss. Aussi dans l’intérêt de la population cette société a installé une "Guy-Fi" à New York, au croisement de la 28e et 5e rue. C’est une ancienne cabine téléphonique aménagée, gratuite et connectée, équipée d’une chaise pliante et nantie d’une sélection de films pornos, elle permet aux passants de se masturber en pleine rue. "Faire une pause loin du bureau est important", assure l'inventeur de cette cabine. Une centaine d'hommes aurait utilisé cette cabine le jour de son inauguration.

196. Onan soit qui mal y pense

 

Voir également "Histoire du vibromasseur" pour le traitement de "l'hystérie féminine".

La masturbation comme profession

Mme Ducky Doolittle, l'une des éducatrices sexuelles les plus respectées des USA, est payée pour se masturber. Elle a testé un nombre incalculable de sex toys depuis qu'elle a rejoint l'équipe de Komar, il y a un peu plus d'un an. Elle est chargée de choisir ce que le détaillant va mettre en stock. Elle essaye tout, des vibromasseurs colorés aux lubrifiants parfumés. Lorsqu’elle vide le contenu d’un paquet,

196. Onan soit qui mal y pense

la première question élégante qu'elle se pose serait la suivante : « De combien de manières différentes est-ce que je vais pouvoir baiser ce truc ? ». Expérimentatrice sérieuse, elle essaye de calculer ce qu'elle appelle « l'orgasme au dollar », un concept qui suggère que plus il existe de manières différentes d'utiliser un sex toy, plus ce dernier a de valeur.

L'artisanat et les travaux manuels ont encore de beaux jours devant eux.

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 24 Janvier 2016

 

Il y a bien longtemps, j’ai assisté à une altercation entre deux automobilistes. L’un et l’autre cherchant à démontrer qu’il était dans son droit au moment de la collision. L’un était blanc, l’autre était noir. Le noir, sans doute à bout d’arguments, finit par accuser le blanc d’être raciste et ce dernier en est resté bouche bée.

Cette anecdote m’est revenue en mémoire à propos de la polémique qui bouleverse Hollywood au sujet des nominés pour les prochains oscars qui doivent être décernés à la fin février : des artistes noirs protestent du fait qu’aucun acteur ou actrice ayant la peau noire ne figure parmi les nominés depuis deux ans. Ils veulent boycotter la cérémonie en réclamant une meilleure représentation de la « diversité » dans le groupe des acteurs en lice pour les oscars.

Bien sûr, je ne suis pas à même de juger si le jury est partial et/ou raciste alors que des acteurs et actrices noirs méritaient d'être nominés ou si au contraire leurs prestations ne justifiaient pas qu'ils le soient par rapport aux autres (ce qui a été suggéré par Charlotte Rampling en soulevant des protestations offusquées).

Mais réclamer que pour la répartition des récompenses on tienne systématiquement compte de la couleur de la peau, et que celle-ci devienne ainsi un critère aussi valable que le talent me laisse rêveur. Ce genre d’obligation, un tantinet raciste et protecteur, finirait par déprécier le concours lui-même en prenant, à l’extrême, l’allure d’un apartheid avec des oscars pour les blancs et des oscars pour les noirs.

Il est évident que le remède serait l’impartialité du jury, mais juger du talent est éminemment subjectif et sera toujours critiqué par ceux qui ne sont pas sélectionnés.

Contrairement à la course à pied où le chronomètre est d’une impartialité absolue ne permettant pas aux blancs de réclamer une meilleure représentation pour la finale de la course du100 mètres plat.

Les noirs ont-ils raison de faire leur cinéma ?

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Publié le 23 Janvier 2016

 

Vous achetez deux belles bêtes.

Vous les coupez en deux en séparant proprement la tête du corps.

Vous juxtaposez avec minutie la tête de l’un, bien rafraîchie, sur le corps de l’autre.

Vous pouvez jeter le corps de l’un et la tête de l’autre qui ne servent plus à rien.

Vous irriguez bien, et vous ajoutez les ingrédients nécessaires pour que la tête de l’un reste sur les épaules de l’autre.

L’ensemble peut mijoter jusqu’à vingt heures, et on en fera tout un plat.

C’est un plat chinois avec une garniture italienne selon une vieille recette américaine des années 70, améliorée.

Mais ce n’est pas une recette de cuisine.

C’est une greffe de tête de singe (vivant) sur le corps (vivant) d’un autre singe, accomplie par le groupe du professeur XiaoPing Ren, de l’Université médicale de Harbin (Chine). Le singe a été maintenu en vie pendant 20 heures, le cerveau préservé. L'opération a été réalisée en collaboration avec Sergio Canavero, professeur de neurosciences de cette même université qui l’avait proposé il y a quelques années à Turin après avoir amélioré le protocole chirurgical du neurochirurgien américain Robert White qui tenta des greffes de têtes de chien et de singe dès les années 1970, en laissant sans doute derrière lui un joli carnage.

Il y a un an, un patient, Valery Spriridonov,  jeune russe de trente ans souffrant d’une grave maladie dégénérative s’était déjà porté volontaire pour recevoir un nouveau corps. Une tentative chez l’homme serait envisagée dès 2017, ce sont les fonds qui manquent le plus et peut-être la réflexion.

 

195. Prise de tête à corps perdu

Le Caravage : « Judith décapitant Holopherne »

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Publié le 20 Janvier 2016

 

La lutte contre les stéréotypes

 

La lutte contre les stéréotypes

Il faut féliciter le journal Libération d'avoir fait figurer dans ce graphique les hommes en rose et les femmes en bleu.

Quelle audace ! Quel progrès ! Il est cependant à regretter que les transgenres n'y figurent pas en bleu-blanc-rouge.

Gavage

La lutte contre les stéréotypes

Pamela Anderson est venue à l'Assemblée nationale protester contre le gavage des oies. C'est bien. Mais pourrait-elle cesser de gaver...ses lèvres ?

Encore libre ?

La lutte contre les stéréotypes

Que l'on ne touche pas à mes poches

Les musulmans ont malgré tout perdu le match

La lutte contre les stéréotypes

Caseneuve a annoncé triomphalement que les actes anti-musulmans ont triplé en 2015, passant de 133 en 2014 à environ 400 en 2015, mais même s'il s'agit d'un score honorable, il reste bien inférieur à celui des  actes antisémites qui atteint le double (806) et peut-on comparer quelques graffitis sur les murs et même quelques Coran brûlés à des meurtres ou à des tentatives de meurtre ? 

L'idiot utile

Pêche dans l'actualitéNon seulement il est con, mais il est dangereux car une telle ânerie semble justifier les actes antisémites violents de la part des Arabes qui veulent ainsi marquer leur haine à l'égard d'Israël en tuant des Français de confession juive. 

Rony Brauman se comporte comme l'idiot utile aux extrémistes.

 

Paru dans le Canard enchaîné du 20/01/16

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Publié le 19 Janvier 2016

 

« C'était une visite surprise, loin des caméras et des journalistes. Le pape François s'est rendu en fin de semaine dernière dans un établissement pour patients en état végétatif et dans une résidence de personnes âgées, dans la banlieue de Rome. Une manière de redire l'attachement du pape François aux soins palliatifs et son opposition à l'euthanasie. »

« Face à la culture du déchet, François a voulu montrer la grande importance et le prix qu'il accorde aux personnes âgées, aux grands-parents, et la valeur et la dignité de la vie dans toute situation », a précisé le communiqué du Vatican. (AFP).

C’est bien que les caméras et les journalistes n’aient pas pénétré avec le pape dans ces mouroirs, le contraire aurait été indigne. Mais, bien sûr, s’agissant du pape cette démarche n’est pas passée inaperçue, et le communiqué du Vatican lui donne un écho qui dénote une volonté de communication.

Ce « face à la culture du déchet » me met mal à l’aise. Je ne sais pas trop ce que le communiqué du Vatican voulait entendre par cette expression. S’agissait-il d’insinuer que pour la société actuelle les malades en état végétatif ou les personnes âgées sont des déchets ? Je ne pense pas que les équipes soignantes, qu’elles soient catholiques ou pas, et qui se dévouent pour eux les considèrent comme tels.

« La valeur et la dignité de la vie dans toute situation ». Curieuse affirmation, la vie n’a aucune dignité en soi, sinon il faudrait accorder une dignité à toute forme de vie, du moustique à l’herbe, et la respecter. Et s’il est sous-entendu qu’il s’agit de la vie humaine, là encore, si elle a évidemment de la valeur pour les gens civilisés, elle n’a aucune dignité en elle-même. C’est la personne qui a une dignité, à tel point que même morte elle continue à être respectée puisque la profanation d’une tombe heurte pratiquement toutes les sociétés et ce, depuis la nuit des temps.

Pour les partisans de l’euthanasie, l’argument principal est justement la préservation de la dignité de la personne lorsque la vie persiste alors que la personne n’est qu'apparence (mais en aucun cas ne devient un déchet pour ceux qui l’entourent) ou ne veut plus être dans l’état où elle se trouve.

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Publié le 18 Janvier 2016

 

Les essais d’une molécule nouvelle chez l’homme viennent de surgir dans l’actualité avec celui de Rennes qui a provoqué des accidents dramatiques dont un décès précédé d’une mort cérébrale, et avec des risques de séquelles pour les cinq personnes encore hospitalisées.

Des accidents d’une telle gravité sont exceptionnels. Les essais sur l’homme suivent un protocole précis et sont bien encadrés. La prudence est habituellement de mise, ce qui n’a pas été toujours le cas dans des essais se déroulant dans les pays pauvres.

C'est surtout après le Procès de Nuremberg et les expérimentations imbéciles et sadiques des nazis, que l'on a tenté en 1947 d'encadrer les expériences sur les humains. L'obligation principale étant le consentement éclairé du sujet expérimenté.

Mais avant cette date, sans être nazis, des médecins procédèrent, dans l’intérêt général, à des expérimentations qui nous paraissent aujourd’hui pour le moins osées. Et ceux qui n’osaient pas, procédèrent parfois à des expérimentations sur eux-mêmes (voir 5. la médecine est un métier à risques)

Au début du XXe siècle[1] on signalait des expérimentations humaines fort diverses et sans aucun contrôle ni châtiment : tentatives de transmission souvent réussies de la syphilis, de la peste, du paludisme, de la rougeole, du typhus, de la lèpre, et même du cancer sur des mourants, des condamnés, des handicapés mentaux, des prostituées, des femmes allaitant ou des enfants.

Le Norvégien Gerhard Armauer Hansen entra en conflit avec son beau-père le Pr Danielssen, grand spécialiste de la lèpre, qu'il considérait d'origine héréditaire, alors que pour lui, elle paraissait microbienne. Il parvint à isoler le microbe en 1874 et tenta de l'inoculer, vainement, à des malades. Une d'entre eux porta plainte, eut gain de cause et ... l'on fît à Hansen des funérailles nationales.

Il fallait être culotté pour tenter les premières vaccinations.

C’est d’ailleurs après bien des hésitations que l'Anglais Edward Jenner inocula, le 14 mai 1796, à James Phipps âgé de huit ans, la variole des vaches ou vaccine dont les pustules des pis transmises aux vachers semblaient les préserver de la variole. La vaccination fût heureusement un succès et conquit l'Europe, non sans oppositions, jusqu'à la lointaine Russie où la Tsarine adopta le premier enfant vacciné, qu'elle appela Vaccinof.

Pasteur fut même plus téméraire en mettant au point, sans être médecin, la vaccination avec des germes de la maladie même, et pour commencer ni tués ni atténués. Ce sont encore des enfants qui essuyèrent les plâtres. Joseph Meister, neuf ans, puis Jean-Baptiste Jupille, berger jurassien de quinze ans, échappèrent par miracle à la rage alors qu'il n'y a pas de preuve certaine qu'ils en étaient atteints. Par la suite plusieurs vaccinés moururent de la rage. L'hygiéniste et Doyen de la Faculté de Paris Paul Brouardel, qui en avait la preuve, dissimula heureusement la vérité pour sauver la vaccination. Car Pasteur avait raison. Les vaccinations obligatoires, qui consistent à faire courir des risques rares à quelques individus pour le bien du plus grand nombre, ont permis l'éradication de la variole et la quasi disparition des maladies infantiles les plus graves comme le croup et la poliomyélite.

Si l'on cherche à éviter tout risque potentiel même à longue échéance, on peut considérer que la médecine est arrivée à son étape ultime. Toute tentative de progrès ultérieur, toute introduction d'une nouvelle technique ou d'un nouveau traitement ne peut que contredire le principe de précaution qui va au-delà de la prudence et de la rigueur. Comment peut-on respecter le principe de précaution en médecine ? La plupart des tentatives thérapeutiques n'auraient pu être réalisées dans le passé si l'on avait respecté ce principe. Quant aux premières chirurgicales chez des patients dont la vie n'était pas menacée dans l'immédiat, elles n'auraient pas eu lieu.

Aujourd’hui ce sont des volontaires qui acceptent les essais cliniques contre rémunération. On parle de consentement éclairé. Fort bien. Mais le médecin ne peut délivrer au cobaye humain que les seuls renseignements qu’il possède, car s’il connaissait toutes les conséquences de l’essai, il n’aurait pas besoin de le faire.

 

[1] Thèse de Bongrand 1905

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Publié le 16 Janvier 2016

 

Elue en mai députée du Parlement de Londres, Philippa Whitford, chirurgienne de profession et porte-parole pour la Santé du parti national écossais SNP, a déclaré sans ambages à ses collègues :

« Je ne vois pas grand monde devant les toilettes hommes ou femmes pour se laver les mains après les repas, il faut que nous ayons conscience de notre responsabilité dans la propagation des maladies car nous serrons tous les jours les mains de centaines de personnes ». (AFP)

Serrer les mains est, en effet, une des activités principales des politiques. Ils sont amenés à le faire quotidiennement avec leurs collègues, leurs collaborateurs ou leurs visiteurs, mais en période électorale, serrer les mains est pour eux une activité intensive effectuée à plein temps. C’est essentiellement pendant cette période que les politiques serrent les mains en rafale à de parfaits inconnus, et ils espèrent que plus ils serrent de mains plus ils auront d’électeurs.

Ils vont donc sur ce qu’ils appellent le « terrain » pour montrer qu’ils sont proches de leurs concitoyens. En fait, c’est une façon de s’exprimer méprisante ; le « terrain », c’est quoi ? Des champs peuplés de péquenots ? Des quartiers incertains ? Des chantiers salissants ? De la boue ? Du purin ? des ordures ? En fait, les politiques choisissent leur « terrain », mais ils parlent « d’aller sur le terrain » comme on va à la guerre, car c’est faire preuve de courage que de se mêler à la populace le plus souvent oubliée, et parfois mécontente sinon hostile.

Les chefs font une apparition fugace, très organisée et encadrée, pour retourner bien vite dans leurs palais, conduit par leur chauffeur attitré qui ne respectera pas les limitations de vitesse, tellement le maître est pressé de rentrer. Mais auparavant, le chef ne manque jamais de serrer quelques mains qui se tendent vers lui dans la foule pour montrer qu’il n’a pas peur du contact et même qu’il le recherche courageusement, alors que ses gardes du corps font mine de s’en inquiéter.

L’élu local est plus systématique. En période électorale, il devient convivial. Il fait du porte à porte et va surtout sur les marchés, là où il y a le plus de monde possible. Il épingle un sourire et serre les mains à la chaîne. Il échange quelques propos et quelques colonies de germes à pleine paume, qu’il ira transporter chez les voisins en vecteur bénévole. A la fin de la journée une flore semblable sera répartie entre tous les futurs électeurs leur faisant un point commun même s’ils ne votent pas pour le même candidat. Une flore heureusement anodine et commensale en l’absence d’épidémie.

Certes, les électeurs semblent apprécier cette convivialité et ce partage, mais ils auraient sans doute aimé qu’on leur laisse dans la paume autre chose que des germes et un peu de matières fécales anonymes.

La main tendue du politique

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Publié le 14 Janvier 2016

 

Au Pakistan où sévit encore la poliomyélite, maladie qui laisse des séquelles graves, mais qui a quasiment disparu ailleurs grâce à une vaccination des plus simples et parfaitement tolérée, des abrutis obscurantistes assassinent les équipes chargées de la vaccination de la population, accusant le vaccin inventé par les mécréants de provoquer la stérilité des musulmans, ce qui dénote, outre l’imbécillité, un degré aigu de paranoïa.

En France, la méfiance à l’égard des vaccins tend à croître, accusés par les sceptiques d’être inutiles et/ou de provoquer des troubles post-vaccinaux (ce qui est parfois vrai) ou des maladies graves (ce qui est plus discutable), alors que chacun sait que des maladies mortelles (comme la variole) ont disparu grâce à la vaccination et que certaines risquent de réapparaître en son absence. La protection étant individuelle mais aussi collective.

Le 7 janvier, un couple d’Auxerrois a été condamné à deux mois de prison avec sursis pour avoir refusé de faire vacciner ses enfants contre la diphtérie, la poliomyélite et le tétanos (les trois seules vaccinations obligatoires en France), alors qu’un père de famille strasbourgeois jugé pour les mêmes faits avait été relaxé. Un pédiatre de Tours a été récemment suspendu par l’Agence régionale de Santé car soupçonné d’avoir délivré une fausse déclaration de vaccination contre le tétanos à un enfant hospitalisé après avoir – manque de chance - contracté la maladie.

Face à cette méfiance qui risque d’avoir des conséquences fâcheuses pour l’ensemble de la population, Marisol Touraine envisage de lancer une campagne d’information, ce qui est tout à fait justifiée et même nécessaire. On s’apercevra peut-être que les vaccinations sont statistiquement moins dangereuses que de traverser la rue.

Mais parallèlement sera organisée une vaste « concertation citoyenne » tout au long de l’année. « Dès le mois de mars, chacun pourra y contribuer, via une plateforme web. Ce débat devrait aboutir à la fin de l’année à une série de propositions pour faire évoluer la politique vaccinale et restaurer la confiance ».

Ce « débat citoyen » me laisse perplexe. Va-t-on demander l’avis du citoyen lambda sur ce qu’il pense de la vaccination ? De sa nécessité ? des complications à craindre ? de la sécurité des produits utilisés ? De la toxicité des excipients ou adjuvants ? De son expérience personnelle ?

C’est une plaisanterie.

Pour ce qui me concerne, bien que médecin, je n’ai qu’un avis superficiel sur la question car je ne suis pas spécialiste des maladies infectieuses. C’est à ces derniers qu’il faut demander leur avis, c’est à eux de débattre sur les vaccinations indispensables, et sur celles qui devraient être facultatives, souhaitables pour certaines catégories de la population, et de peu d’utilité pour d’autres.

Un « débat citoyen » pour des citoyens qui n’y connaissent pas grand chose et qui vont s’épancher sur la toile sur leurs bobos ou les bobos de leurs connaissances attribués à la vaccination, n’a guère de sens.

Ce qui laisse évidemment penser que ce sera surtout un spectacle, le type de communication dont les gouvernements ont le secret, un débat sans débatteurs compétents pour la plupart, une concertation dont on ne tiendra pas compte (imaginons un instant qu’une majorité se dégage pour la suppression des vaccinations !), les décisions à prendre seront prises ailleurs…Et heureusement.

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 12 Janvier 2016

 

L’agression antisémite récente avait d’abord été annoncée dans les journaux par des titres de cet ordre : « Un juif a été agressé à la machette par un adolescent à Marseille ». Cette annonce ne comportait aucune erreur, pourtant son libellé me gênait.

Mais pourquoi me gênait-il (en dehors, bien sûr, de la scandaleuse et stupide agression elle-même) ? Parce que de plus en plus on fait passer la religion avant la citoyenneté. On ne dit plus : les Français de confession catholique ou musulmane ou juive, mais on parle plus volontiers (et plus simplement) de catholiques ou de musulmans ou de juifs de France. Autrement dit, de personnes pratiquant cette religion sur le territoire français, ce qui n'implique aucunement leur appartenance à la nation française. Leur identité devenant essentiellement religieuse.

Certes, à Marseille le Français agressé l’a été uniquement parce qu’il est juif et reconnaissable parce qu’il portait la kippa, aussi le titre : « un juif agressé… » était plus frappant et plus « porteur » que : « un Français (ou un professeur) de confession juive a été agressé… »

Mais il me semble que ce glissement sémantique en inversant les facteurs citoyenneté/religion a une autre signification que le simple choix de la brièveté du libellé.

Inversion des facteurs

Dessin de Pétillon paru dans le Canard enchaîné du 13/01/16

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 11 Janvier 2016

 

Cologne dans les eaux du complot

Dans « Rue 89 » (L’Obs) est paru aujourd'hui un article (Jacques Pezet) qui relève, bien sûr, que les suspects des agressions (40% de plus de 500 plaintes enregistrées étant d’ordre sexuel) survenues le jour de l’an à Cologne et dans d’autres villes allemandes étaient pour la police allemande (et le ministère de l’intérieur) « majoritairement des personnes originaires d’Afrique du Nord », des « demandeurs d’asile ou des personnes, qui se trouvent en Allemagne en situation illégale ». Pour l’auteur de l’article ce groupe de personnes est assez vague, ce qui pourrait laisser « croire à certains qu’il s’agirait de migrants majoritairement syriens arrivés cette année, malgré l’absence de preuves concrètes ». Ce que l’auteur de l’article semble ainsi suggérer est que s’il ne s’agit pas de Syriens, c’est moins grave, et qu’il n’y a donc aucune raison de freiner le flux migratoire.  

La question (qui s'était brièvement posée) n’est plus de savoir si ce sont des Arabes ou non qui se sont livrés à ces facéties (deux viols tout de même) d’hommes frustrés*, souvent violents, parfois voleurs, et pour certains violeurs, mais si cette horde sauvage (2000 à Cologne !), qui semble avoir planifié ses actions, est d’origine maghrébine ou syrienne (l’une n’excluant pas l’autre). Tous sont cependant des demandeurs d’asile dont on peut se demander s’il ne s’agirait pas pour nombre d’entre eux d’asile d’aliénés.

Des Syriens protestent de leur innocence, notamment sur Facebook (dont on connaît la valeur en tant que source), et craignent d’être atteints d’« amalgamite aiguë ». Alors ils avancent des hypothèses pour le moins intéressantes : ils se demandent « si le mouvement allemand d’extrême droite, Pegida ou le régime de Bachar el-Assad ne sont pas derrière tout ça. ». (J’ai lu ailleurs que l’on avait également évoqué une démonstration de force de la mafia marocaine).

Il faut féliciter soit Pegida, soit Bachar d’avoir pu recruter à Cologne deux mille Arabes grossiers et excités, et d’avoir organisé cet assaut bien coordonné sur les jupes allemandes. Pour Pegida cela paraît délicat étant données les relations tendues que ce parti entretient avec les immigrés, quant à Bachar, qui a tout de même d’autres chats à fouetter, on ne voit pas bien son intérêt d’organiser cette sauterie en plein air.

Le plus étonnant, c’est que personne – du moins à ma connaissance – n’ait songé à accuser Israël et les sionistes d’être à l’origine de cet exploit. Mais cela ne saurait tarder.

* En 2008, 83 % des Egyptiennes et 98 % des étrangères ont été victimes de harcèlement en Egypte : attouchements, de propos obscènes ou d’actes exhibitionnistes, mais seulement 12% avaient cherché de l’aide auprès de la police, ce qui n’est pas étonnant, les policiers étant souvent eux-mêmes de redoutables harceleurs.

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Publié le 11 Janvier 2016

 

La France se clochardiseLa plupart des hommes qui ont pignon sur rue : les écrivains, les journalistes, les présentateurs, les acteurs, les amuseurs et même nombre de politiques masculins (ne pas les confondre avec les précédents) se font une tête de clochard mal rasé. Des poils de trois jours, bicolores, gris et bruns, envahissent en nappes irrégulières leurs visages en leur donnant le plus vilain effet souhaité, la blancheur hétérogène de leur barbe naissante, mais jamais accomplie, contrastant avec la teinture de leurs cheveux.

Certes la France ne va pas très bien, mais va-t-elle si mal que ses élites se préparent à coucher sous les ponts et à s’étourdir dans les vapeurs d’un vin bon marché.

La France se clochardiseLes jeunes se clochardisent. Ils portent désormais des jeans troués, surtout au niveau des genoux. Même les jeans ne résistent pas lorsque pour gagner sa vie, malgré ses diplômes, on s’agenouille pour frotter les parquets.

La France se clochardise. Elle passe son temps assise sur un banc pour voir le monde passer, en discutant de tout et de rien, surtout de rien, et en écrasant avec émotion une larme à l’évocation de ses malheurs présents et de ses disparus. Sur les bancs de l’école, elle évoque de moins en moins son passé glorieux, les clochards perdent même la mémoire, à moins qu’ils aient honte de leur histoire.

La France se clochardise

« Le dormeur de l’Avenue Gabriel », en face de l’Elysée (photo prise par Claude, « Vieux, c’est mieux »)

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Publié le 10 Janvier 2016

 

Est-ce bien raisonnable ?

Photo de JORGE SAENZ / AFP

La course dite « du Dakar » qui se déroule en ce moment (38ème édition, s’il vous plait) en Amérique du Sud a, en une seule semaine, un palmarès déjà bien fourni avec le score enviable de dix blessés, dont trois graves (dès le prologue, ce qui est remarquable), et un mort fraîchement épinglé puisqu’il date du 9 janvier.

Rassurez-vous les pilotes sont sains et saufs, il ne s’agit que d’habitants de ces contrées perdues.

Le trophée mortellement percuté par une auto conduite par le Français Lionel Baud était un Bolivien de 63 ans qui se trouvait sur la piste au kilomètre 82 de la « spéciale » du jour, la bien nommée. Cet étourdi (je ne parle pas du pilote) semblait ignorer que des allumés s’amusaient à faire tourner inutilement des moteurs à explosion non loin de chez lui, à foncer le plus vite possible avec leurs bolides dont ils sont si fiers, en soulevant des nuages de poussière comme des queues de comète, en s’efforçant de polluer le plus possible, et en dépensant un maximum d’énergie pour un intérêt nul.

Non ! Ce n’est pas raisonnable.

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Publié le 9 Janvier 2016

 

Il est consolant de penser qu’alors que des demandeurs d’asile à Cologne ont cherché refuge sous les jupes des Allemandes pendant le nouvel an, des Saoudiens de sexe masculin se plaignent d’être harcelés par les femmes dans les magasins. Ce qui prouve leur témérité dans un pays où elles ne peuvent rien faire sans l’aval de hommes. Il est vrai que couvertes des pieds à la tête elles préservent leur anonymat.

Demandeurs de sexe

Dans un centre commercial de Jeddah, seize hommes se sont plaints d'avoir été harcelés par des femmes en les accusant de les avoir sifflés, appelés et suivis. Ce qui est amusant est que ces hommes n'ont pas porté plainte officiellement par peur d'être stigmatisés.

Plusieurs hommes interviewés ont expliqué que la solution à ce problème était une plus stricte ségrégation des sexes dans les espaces publics alors que la séparation des sexes est déjà très rigide et contrôlée par la police religieuse du royaume : dans les restaurants les femmes mangent séparément et de nombreux établissements publics, comme les banques, ont des portes spéciales pour les femmes.

Rassurez-vous, en Arabie saoudite, ce sont les femmes qui sont le plus souvent harcelées tout en étant accusées d'être responsables de leur harcèlement.

***

Pendant que les hommes et femmes politiques français discutent âprement sur le sexe des anges et sur les états d’âme de Mme Taubira, un flot continu et inépuisable de migrants en provenance du Moyen Orient, réfugiés ou pas, islamistes ou pas, se déverse sur une Europe incapable de contrôler ses frontières. Une migration qui risque fort dans l’avenir de déstabiliser gravement notre continent mais qui ne semble aucunement préoccuper nos élites manifestement atteintes d'une déchéance de leurs responsabilités.

Ce flot est constitué très majoritairement d’hommes jeunes, venant de pays où la liberté sexuelle n’existe pas, la plupart des femmes couvertes et l’alcool théoriquement interdit. Que pensez-vous qu’il risquait d’arriver en lâchant dans une ville libre et en fête, de jeunes hommes frustrés et librement alcoolisés, confrontés à des femmes non voilées ?

A moins que l’Etat islamique ait eu l’ambition d’ajouter aux attentats à la bombe des attentats à la pudeur et une insécurité pour les femmes considérées par les extrémistes comme des prostituées lorsqu'elles ne sont pas couvertes des pieds à la tête.

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Publié le 8 Janvier 2016

 

La « une » de Charlie

Un an après la tuerie qui a décimé sa rédaction, « Charlie » sort une couverture accusatrice : « l’assassin court toujours ». Tout le monde a reconnu le personnage ensanglanté qui s’enfuit : Dieu.

Chacun l’a reconnu et pourtant personne ne l’a jamais vu. Même pas les prophètes à l’origine des religions monothéistes. Moïse l’a entendu mais n’a vu qu’un buisson, Mahomet n’a eu à faire qu’à un intermédiaire : l’ange Gabriel, cependant les premiers chrétiens ont vu son fils, on peut donc supposer que le fils ressemble à son père, mais ce n’est qu’une supposition.

Je voudrais ici intercéder en faveur de Dieu : il n’est responsable de rien.

Absolument rien.

Ce sont ses adorateurs qui se permettent de parler et d’agir en son nom, une usurpation qui frise le blasphème.

Bien qu’il n’existe pour les religions monothéiste qu’un seul Dieu (et encore), tout le monde a reconnu dans ce personnage en fuite (et apparemment terrorisé) le Dieu des chrétiens*. Pourtant l’enquête a conclu à un non-lieu pour ce qui le concerne s’agissant des crimes récents perpétrés au nom de la religion, et ce malgré ses antécédents lointains. A cela je vois deux raisons :

La première est que la seule représentation de Dieu est chrétienne sous l’aspect d’un vieillard puissant, sévère et barbu. Les juifs et les musulmans ne le représentent jamais, et si les musulmans ne cessent pas de prononcer son nom, et trop souvent juste avant de tuer (et le fait de le flatter en disant qu’il est grand, ne change rien à l’affaire), les juifs s’interdisent par respect de le prononcer.

La seconde est que n’ayant aucune image crédible d’Allah, le journal a préféré représenter le Dieu des chrétiens devenu beaucoup plus pacifique que celui des musulmans plutôt que Mahomet, qui n’était pourtant qu’un homme avec ses travers, mais dont les adorateurs ont une susceptibilité proche de la paranoïa, ce qui aurait pu mettre en danger les rescapés de la tuerie du 7 janvier 2015.

Cela montre que les assassins décérébrés ont gagné, et que la liberté d’expression est entamée par l’autocensure de la peur.

Le siècle des Lumières est bien éteint et n'est pas prêt de se rallumer.

* A noter que le triangle avec un oeil central qui sert de couvre-chef à ce personnage est aussi bien un symbole de la franc-maçonnerie que de la Trinité chrétienne

 

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 6 Janvier 2016

 

MORTS DE RIRE


 

Ce Dieu est-il si petit qu’il ait besoin de ces sicaires

Pour tuer un rire moqueur qui monte de la terre

Les Dieux ne rient pas, ils ne savent pas rire

Le désespoir est le propre des Dieux

Alors, ils ne supportent pas le rire

Quand il monte vers les cieux

 

Ce Dieu est-il si ingrat

Pour souhaiter si ardemment le trépas

De descendants de ceux qui jadis l’inventèrent

Et d’envoyer un sombre sicaire pour en assassiner

 

Ce Dieu est-il si jaloux

De la joie dont il est écarté

Pour demander à des sicaires fous

De joncher la ville d’innocents massacrés

 

Paul Obraska

 Illustration : Yue Minjun

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 5 Janvier 2016

 

« Lisons ce qui est écrit, notamment par ces intellectuels ou politiques qui, juste après le Bataclan, nous sommaient de ne pas céder à la « politique de l’émotion » (car c’était là, d’évidence, le danger principal)… Comme chacun peut le constater, leurs libelles actuels tiennent la promesse de ce vœu de grand calme. Ils se signalent en effet par la sobriété, les arguments rationnels et une parfaite maîtrise des affects. Voyez ce flegme admirable: l’extension de la déchéance aux binationaux terroristes nés français est une «infamie» (Thomas Piketty), un «attentat contre la République» (Edwy Plenel), une «ignominie» (Pouria Amirshahi), une mesure «criminelle» (Eric Fassin), un changement de définition de la République (Arnaud Montebourg), une «faute morale» (Guillaume Balas) qui donne «la nausée» (Jean-Luc Mélenchon). Et voici qu’on «like» à tour de doigts la une du Manifesto, qui a très subtilement nommé le président de la République «François Le Pen»! »

Telle est l’introduction d’un article de Denis Hanne (juriste) intitulé : « Face à la déchéance de la nationalité, l’outrance des critiques leur fait perdre toute valeur ». Il a été reproduit dans Slate.fr, mais a d'abord été publié le 26 décembre par la revue Res Publica.

Par les termes employés, on voit la tragédie vécue par ceux qui s’indignent et s’opposent au retrait de la nationalité française à ceux qui brûlent leur passeport français avant de rejoindre les égorgeurs, en espérant revenir massacrer leurs « compatriotes » sans armes dans une salle de spectacle ou à une terrasse de café.

Si vous avez un peu de temps, car l’article est long, je vous invite à le lire dans son intégralité car il montre à quel point une partie de la gauche pédale énergiquement mais inutilement dans la choucroute, à la fois par une idéologie manifestement dépassée quand le pays est menacé, mais aussi par ignorance réelle ou simulée des lois existantes, l’ignorance venant au secours de l’idéologie.

Cette partie de la gauche n’a plus grand chose à défendre. Le prolétariat s’est détourné d’elle, et elle n’a trouvé comme pis-aller que les musulmans en tant que damnés de la terre, ce qui amènent des gauchistes athées et féministes à défendre une religion misogyne. Ce qui la pousse également à rechercher tout débat lui permettant de brandir le spectre de la perte des valeurs qu’elle interprète à sa guise, et du totalitarisme. Ce débat sans intérêt tombe donc à pic pour lui permettre de hurler au loup et de faire oublier ses échecs et son inconsistance.

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 4 Janvier 2016

 

Lors de la COP 21 le Qatar s’était montré plutôt réticent car la mise en place de mesures destinées à lutter contre le changement climatique risquait d'avoir "un impact négatif sur la puissance économique du Qatar et la qualité de vie de ses habitants". Sa contribution a donc été minimale. Peut-être aussi parce que les princes de ce pays anticipaient les évènements à venir.

Entre le 25 et le 27 décembre, les Suisses ont assisté à un véritable pont aérien entre le Qatar et Zurich. Pas moins de 9 avions. Atterrissages et décollages nocturnes à l'aéroport de Zurich-Kloten, habituellement interdits, ont même été autorisés par l’armée de l’air suisse en raison de l’urgence.

Ainsi, un premier Airbus, en provenance de Marrakech et appartenant à la flotte gouvernementale du Qatar, a atterri le 26 décembre peu après minuit à Zurich. Il a été suivi à 05h15 [heure locale] d'un deuxième avion, un Airbus équipé sur le plan médical, puis un quart d'heure plus tard d'un troisième appareil. Ces deux avions, en provenance de Doha, appartiennent tous deux à la famille royale du Qatar. Une demi-douzaine d'autres gros porteurs, dont un Jumbo-jet du gouvernement qatari, ont ensuite atterri au cours du week-end à Zurich.

Quelle urgence ?

L’émir cheikh Hamad ben Khalifa Al Thani s’était cassé la jambe pendant les vacances et a été ainsi conduit en Suisse, accompagné par une armada aérienne, pour y être soigné. Il est heureux que sa qualité de vie n’ait pas été touchée par de vulgaires impératifs écologiques.

[Source lexpress.fr]

Le Qatar ne manque pas d’air

Terre vue de la Lune (sonde américaine LRO)

Pourquoi dit-on con comme la Lune ?

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Publié le 3 Janvier 2016

 

Nouvelles du moteur de notre civilisation

Les Galeries Lafayette, le temple de la consommation. Noël 2015.

Hier, le journal de 20 heures sur France 2 était presque entièrement consacré aux préoccupations consommatoires.

Nous avons d’abord eu droit au soulagement des hôteliers, des loueurs de skis, des remonteurs de pente et des skieurs car la neige, qui se faisait attendre, était enfin tombée sur les stations de sport d’hiver. Nous avons eu droit aux commentaires de chacun des protagonistes, tout sourire, les uns et les autres déclarant avec une profonde perspicacité que c’est mieux d’avoir de la neige pour vendre des chambres d’hôtel à ceux qui viennent pour skier, et pour louer des skis à ceux qui en sont dépourvus. Les vacanciers, eux-mêmes, skis aux pieds, ont convenu que la neige était utile pour skier, car les cailloux, à la réflexion, ne s’avéraient guère adaptés à la glisse.

Ce reportage rafraîchissant a duré au moins un quart d’heure.

Il a été suivi par les soldes et ses différentes modalités. Là encore, nous avons eu droit à l’interview en « life » des vendeurs et des acheteurs : une belle brochète de vacuités manifestement soldées servies dans le décor rutilant des magasins aux rayons surchargés que les vendeurs espéraient vider et les acheteurs explorer.

La troisième partie ne nous a pas déçus : faut-il acheter des produits industriels ou utiliser des « astuces de grand-mère » pour nettoyer sa maison ? Enfin un vrai problème. Nous avons pu assister à la démonstration époustouflante d’une ménagère sur l’efficacité de l’alcool à brûler et du papier journal pour nettoyer les vitres. C’est vrai que le résultat était nickel et le papier journal particulièrement crasseux. Le reporter en est resté baba et nous aussi.

Le présentateur du « 20 heures », sans doute distrait, nous a parlé pour finir, pendant une dizaine de secondes, d’un événement dramatique s’étant produit ailleurs dans le vaste monde. Il a du probablement se faire taper sur les doigts pour nous avoir réveillés de notre douce hébétude.

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Publié le 2 Janvier 2016

 

"La septième fonction du langage"Hier, tard dans la soirée, j’ai terminé le deuxième roman de Laurent Binet : « La septième fonction du langage ». Un roman plutôt étonnant.

D’abord parce qu’il est drôle, irrespectueux, ironique et parfois satirique. Ensuite par son sujet : une enquête policière dans les milieux intellectuels et politiques de 1980 en France et ailleurs. Enfin et surtout par ses personnages.

Il faut un certain culot pour mettre en scène et faire parler des intellectuels de l’époque comme Roland Barthes, Michel Foucault, Derrida, Deleuze, Althusser, et bien d’autres, mais aussi des intellectuels encore vivants comme Umberto Eco, BH Lévy et surtout Sollers et son épouse, couple qui n’est pas épargné et qui joue un rôle principal dans ce roman (on peut même se demander si un procès pour diffamation à leur égard n’aurait pas été justifié).

A ce petit monde de penseurs vaquant à leurs occupations (dont certaines sont osées) tout en  dissertant sur la sémiologie dans un langage qui vaut le détour, entre signifié et signifiant, s’ajoute le petit monde politique : conversations de Giscard avec son entourage (deux sont morts) et de Mitterrand avec le sien (tous encore vivants... pour ce qui concerne l'entourage).

Bref, un bon moment iconoclaste.

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Publié le 1 Janvier 2016

 

Brèves du jour de l’anPour cette nouvelle année j’ai pris la ferme résolution de ne pas en prendre. J’ai ainsi toutes les chances de la tenir.

Bonne nouvelle : je ne figure pas dans la promotion de la légion d’honneur du 1er janvier.

Quand je pense que Platini, si près du but, a tiré à côté. Sans doute était-il atteint d’un Qatar.

Ai-je mal commencé l’année ? Je n’ai pas écouté les vœux de François Hollande.

Mais pourquoi veulent-ils tous être Président de la République ? C’est un job pas possible. Toujours en train de bouger, de parler, de promettre. Même pas le temps d’enfourcher son scooter.

Le Point fait sa « une » sur Macron. En mettant un « a » au milieu de son nom on en fait une friandise.

La question de la déchéance de la nationalité est comme un os de caoutchouc jeté aux chiots pour qu’ils s’en amusent.

Le chiot le plus amusant est sans aucun doute le député Yann Galut à la gauche du PS qui refusera de voter pour la déchéance des terroristes alors qu’il l’avait proposée contre les exilés fiscaux en 2012. Il est vrai que lorsque l’on est un vrai socialiste, un capitaliste est plus condamnable qu’un assassin, car celui-ci ne peut être qu’une victime des conditions sociales alors qu’un capitaliste en profite.

En 2016, l’UE et la France vont réglementer l’utilisation de la e-cigarette et surtout édicter des interdictions. Que ne ferait-on pas pour plaire aux industriels du tabac.  

La bêtise permet aussi de passer à la postérité.

L’Etat islamique reculerait en Syrie mais s’étendrait en Libye. L’EI ne se réduit pas, il se déforme : serait-il liquidien et incompressible ?

La Syrie est détruite et vidée de ses habitants. Le mieux serait de la reconstruire en Allemagne. Mais sans Bachar el-Assad, il ne faut pas exagérer.

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Rédigé par Dr WO

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