Publié le 31 Janvier 2014

La fin du parti asinien

Au Kurdistan irakien, Omar Kalol vient de dissoudre sa formation politique, jugeant que l’aide qui lui a été attribuée par le gouvernement régional n’était qu’une misère par rapport à celle reçue par les autres formations, et parce qu’il s’estimait incompris par les habitants de cette région.

Ce parti, fondé en 2005, était celui des ânes, dont objectif était de faire comprendre à la population l’importance de ces équidés, et les immenses services qu’ils rendent en portant hommes et matériel dans des montagnes difficiles à franchir, services qui mériteraient bien du respect et de reconnaissance, et non pas les sarcasmes dont ses défenseurs étaient l’objet.

Les membres du parti des ânes n’avaient pas hésité à s’organiser selon une structure asinienne. Les sections du parti étaient baptisées « écuries » et les cellules « mangeoires », et selon leur ancienneté, les membres avaient la dénomination de « bourricot », « d’âne bâté » ou « de vieille bourrique ». Vocabulaire lucide dont devraient s’inspirer d’autres partis à travers la planète. Il me semble que « mangeoire » serait plus explicite que « mandat », et l’on constate que des partis ont des sections qui méritent d’être nettoyées comme on le fait des écuries et avec autant de difficulté. Je ne me permettrais pas de traiter d’ânes bâtés certains politiciens, mais les vieilles bourriques qui s’accrochent à leur fonction ne manquent pas.

Ce buste d’âne en bronze sur une stèle de granit rose, statue érigée en 2012 à Souleimanieh, restera comme le seul vestige de ce parti unique.




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Rédigé par Dr WO

Publié dans #Ânes, #Kurdes

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Publié le 30 Janvier 2014

Depuis la présidence socialiste les lois sociétales se succèdent, projetées sur le devant de la scène, et conduisant immanquablement à diviser la société.

L’euthanasie, selon toute vraisemblance, sera le prochain sujet de mécontentement pour les uns et de satisfaction pour les autres, d’autant plus qu’elle a été légalisée et depuis au moins une décennie dans les pays voisins, légalisation qui n’a guère fait de vagues dans ceux-ci alors que l’on peut s’attendre en France à de vives protestations au besoin dans la rue.

Dans le milieu médical, en dehors des erreurs commises par les médecins eux-mêmes, il y a trois façons de faire mourir un patient selon son état :

La première est le suicide assisté, le patient en pleine conscience demande à être tué par un médecin qui admet les raisons du suicide, mais qui se comporte nécessairement en bourreau. En fait, le patient aurait la possibilité de se suicider lui-même mais préfère la méthode douce.

La deuxième est l’interruption active de la vie d’un patient ayant un handicap majeur sans aucun espoir de récupération et réclamée par le patient lui-même alors que sa vie n’est pas directement menacée à moyen terme.

La troisième est de laisser mourir un patient plus ou moins végétatif et dont l’état n’a aucune chance de s’améliorer après un temps d’observation suffisamment long qui peut se compter en années. Cette forme d’euthanasie passive est courante en France depuis longtemps et renforcée par la loi Léonetti qui prévoit en outre que la cessation du traitement peut être réclamée par le patient lui-même lorsqu’il peut s’exprimer ou lorsqu'il l'a fait de façon anticipée. La décision est toujours collégiale.

L’affaire Vincent Lambert est donc des plus curieuses. Tétraplégique proche de l’état végétatif, il est nourri et hydraté depuis cinq ans, ses fonctions vitales ne sont pas maintenues artificiellement (en dehors de la nutrition), mais sans espoir de récupération selon l’équipe médicale. Celle-ci, en accord avec la plus grande partie de la famille, a jugé licite d’interrompre l’alimentation artificielle. Cette interruption a été considérée comme illégale par une ordonnance prise par le tribunal administratif de Chalons en Champagne saisi par une partie (minoritaire) de la famille, considérant que nourrir le patient n’était pas maintenir sa vie artificiellement. Le Conseil d’Etat devrait trancher.

On voit que dans ce cas (comme dans d’autres), la justice prend une décision médicale, compétence qu’elle n’a pas, en opposition avec l’équipe médicale. Ce qui est ahurissant, et qui vient à l’appui de ceux qui veulent légiférer sur l’euthanasie, jugeant la loi Léonetti insuffisante.




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Rédigé par Dr WO

Publié dans #Euthanasie, #Lambert, #Léonetti

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Publié le 29 Janvier 2014

Dieu sait (le sait-il ??) que j’apprécie les femmes et que je me révulse à chaque fois que l’on touche à leurs droits ou lorsqu’on leur fait violence, mais je trouve un peu naïf de tenter par la loi de changer les mentalités.

Le projet de loi pour l’égalité femmes-hommes (étudié à l’Assemblée le 24 janvier 2014) comporte l’article 16 bis qui prétend imposer dans l’enseignement des écoles de journalisme agrées : « la lutte contre les stéréotypes, les préjugés sexistes, les images dégradantes, les violences faites aux femmes et celles commises au sein du couple ». Bien entendu, on ne peut être que d’accord pour condamner les images dégradantes et les violences faites aux femmes, mais la loi n’a pas à intervenir dans le contenu d’un enseignement pour former des journalistes. C’est leur imposer par une sorte de rééducation une façon de penser que les dictatures, notamment communistes, utilisaient volontiers pour formater les esprits selon une pensée unique. La conférence des écoles de journalisme a d’ailleurs protesté contre cette intervention législative dans le contenu de leur enseignement.

La pensée est imperméable à la loi, elle ne changera pas la mentalité d’un misogyne, d’un homophobe, d’un antisémite ou d’un raciste. Elle ne peut que sanctionner la propagande de haine ou les violences qui peuvent en découler. Dieu merci (s’il m’entend) la misanthropie est un regard sur l’humanité qui laisse encore la loi indifférente.

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 28 Janvier 2014

En matière politique, moins on a de prise sur la réalité, plus on utilise de mots ronflants pour tenter de la modifier ou donner l’illusion de le faire.

Ne parlons pas de « l’inversion de la courbe du chômage », terminologie qui avait l’intérêt de frapper les esprits, mais pari dangereux (sinon stupide), car le chômage dépend des conditions économiques et aucunement des déclarations gouvernementales, alors que ces conditions avaient plutôt tendance à se détériorer.

Le mot « choc » a été utilisé, notamment dans le « choc de simplification ». Le mot « choc » est un mot fort, il exprime un bouleversement dans la relation des acteurs soumis au choc. En quoi passer de deux formulaires administratifs à remplir à un seul, par exemple, peut-il créer un choc ? Modification bienvenue, mais qui n’entraînera aucun bouleversement de la réalité.

Le mot utilisé récemment avec beaucoup de gourmandise est « pacte ». C’est encore un mot fort car il traduit un engagement solennel entre deux parties. Le « pacte de responsabilité » a pour ambition de lier le gouvernement et le patronat. Embauches contre allègements des charges des entreprises. Pour ce qui concerne la diminution des charges, il s’agit en fait de rembourser plus ou moins les sommes prélevées précédemment. Dans ce « pacte » le gouvernement va probablement alléger les charges des entreprises qui se retrouveront plus ou moins dans la situation antérieure où le chômage était déjà en hausse.

Le patronat promet néanmoins des embauches et son responsable a même avancé un chiffre, on aimerait bien savoir comment il a été déterminé car les embauches ne se décrètent pas. Les chefs d’entreprises n’embauchent que s’ils ont besoin de personnel pour faire face aux commandes. Un observatoire (un de plus) va être créé pour vérifier si les contreparties du pacte seront respectées par les patrons. Mais si ceux-ci n’embauchent pas parce qu’ils n’en ont pas les moyens, que se passera-t-il ? Comme on ne peut pas les obliger à embaucher, les charges seront-elles à nouveau augmentées ? Ce qui aboutirait à des licenciements. Tout part de l’idée (de la gauche de la gauche) que les patrons licencient pour le plaisir. Si cela peut être vrai pour les grandes entreprises où le volant du personnel constitue trop souvent un volant d’ajustement pour maintenir les bénéfices, ce n’est pas le cas des petites et moyennes entreprises qui tiennent en général à leur personnel.

Dans « pacte de responsabilité », le pacte n’en est pas un ou en tout cas très aléatoire, par contre « responsabilité » est le mot le plus important, car si dans l’avenir, après diminution des charges, il y a peu ou pas d’embauches, quels seront les responsables de la situation ? Les chefs d’entreprise et pas le gouvernement. Si l’efficacité de ce pacte est incertaine, la manœuvre ne manque pas d’habileté.

Mais ceci n’est que l’opinion d’un citoyen lambda et non d’un économiste, alors espérons que je me trompe et que les commandes augmenteront si le prix de revient des objets produits ou des services diminue assez pour devenir compétitifs.

Le choc des mots

Dessin paru dans le Canard enchaîné du 29 janvier 2014

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 25 Janvier 2014

Nous sommes allés voir l'exposition Poliakoff au musée d'Art Moderne de Paris.

Serge Poliakoff naît à Moscou en 1900. Son père éleveur de chevaux avait, selon la tradition des kirghizes, enlevé sa femme à cheval. Lui-même avait une passion pour les chevaux...et pour sa mère. Parti de Russie après la révolution, en 1918, en abandonnant sa famille pourtant aimante (père, mère et 12 frères et sœurs, une 13ème étant décédée) qui quittait Moscou pour échapper à la famine, il erra en Europe pendant 5 ans, gagnant sa vie comme guitariste (et ce, jusqu’aux années 50) et se fixa à Paris où il mourut en 1969. Ses premières œuvres évoquent celles de la première période de Kandinsky.

L'exposition Poliakoff

 Sa peinture abstraite est assez particulière, faite de plages de couleur intense juxtaposées ou superposées sans formes géométriques définies. Certains ont parlé à son propos de "peinture silencieuse", jolie expression, mais je ne sais pas trop ce qu'elle veut dire.

L'exposition Poliakoff
L'exposition Poliakoff
L'exposition Poliakoff
L'exposition Poliakoff
L'exposition Poliakoff

Ce mur couvert de petits tableaux évoque des vitraux.

L'exposition Poliakoff

Et l'image ci-dessous est celle d'un véritable vitrail.

L'exposition Poliakoff

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Publié le 24 Janvier 2014

 

Telle fille, telle mère

 

Comme le Brésil, la Corée du Sud est un pays où la chirurgie esthétique a acquis une grande place dans la société. « Les opérations les plus populaires concernent le visage, et consistent à rajouter une double paupière, à rendre le nez plus proéminent et pointu, et à raboter la mâchoire pour la rendre plus fine » [1] (se rapprocher du modèle occidental ?). Mais ce qu’il y a de particulier est que les chirurgiens coréens constatent une augmentation rapide du nombre de femmes âgées de 40 à 50 ans qui veulent subir les mêmes transformations que celles infligées à leur fille afin que leur visage ressemble à celui de leur progéniture. Des tarifs promotionnels sous forme de packages spéciaux sont maintenant proposés aux jeunes filles qui viennent accompagnées de leur mère.

L’article du quotidien coréen qui rapporte ces faits affirme « que les mères veulent ressembler au nouveau visage de leur fille, afin de “cacher” la supercherie, notamment auprès de la future belle-famille ».

Je veux bien le croire, mais il peut parfois exister une concurrence entre une mère et sa fille à l’âge où la mère commence à vieillir et où sa fille devient jeune femme. Un télescopage générationnel fréquent depuis que l’on observe la « conservation » fort sympathique des femmes d’âge mûr au besoin avec l’aide du bistouri. Une mère n’a-t-elle pas récemment porté l’enfant de sa fille devenant ainsi la mère et la grand-mère de l’enfant à naître ?

 

Paul Gauguin : « Mère et fille »

 

[1] Un chirurgien esthétique d'un quartier chic de Séoul exposait des colonnes de verre d'une hauteur de 60 cm remplies d'os retirés des mâchoires de ses clientes, dans son établissement situé à Gangnam. Cet artiste risque une amende d'un équivalent de 2050 €.




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Publié le 22 Janvier 2014

Le véhicule avec lequel notre Président de la République s’est déplacé auprès de sa deuxième favorite serait un tricycle de fonction. Il s’agit en l’occurrence de sa fonction génitale. Les contribuables constatent avec bonheur qu’ils ont contribué aux transports du plus haut dignitaire de l’Etat en assurant la décharge de son tricycle en fonction.

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Publié le 20 Janvier 2014

J’aimerais me convertir. On nous affirme que l’homme est un animal religieux jusqu’à être à l’extrême un religieux animal. J’ai lu que les croyants ont le cortex cérébral plus épais, en tout cas par rapport aux dépressifs, et qu’ils seraient mieux protégés contre la dépression. Est-ce que l’épaisseur du cortex protège comme un bouclier contre les idées noires qui finissent par apparaître quand on raisonne avec lucidité ? Cette histoire de cortex me laisse un peu dubitatif, et ce qui pousserait à me convertir est la promesse, malheureusement invérifiable, d’une forme d’immortalité, et d’ailleurs cela explique que nombre de vieillards ont tendance à se tourner vers la religion avant de se retourner dans leur tombe sans doute par déception.

Se convertir, d’accord, mais à quoi ? Je veux bien me réincarner mais à condition qu’on me dise en quoi, sinon je préfère m’abstenir. Les religions qui interdisent de manger du porc ne me conviennent pas, j’aime trop le cochon sous toutes ses formes. Je trouve les histoires de vierge un peu malsaines : une vierge qui accouche (ce qui assez délicat même pour un dieu), des vierges au paradis qui attendent sagement que des martyrs viennent les déflorer telles des filles dans un lupanar (virginité exceptée). Et j’avoue qu’aimer un dieu à mon image avec des intestins et une prostate me gêne.

Aussi suis-je assez séduit par le pastafarisme (religion créée en 2005 par un physicien athée pour dénoncer le créationnisme) dont la divinité est un être en spaghettis, créateur de l’Univers. Je suis d’autant plus séduit que l’Eglise du Monstre en spaghettis volants n’a qu’un dogme : rejeter tous les dogmes. Donc je pourrais manger du porc, mais j’ignore si les spaghettis sont permis, encore qu’un spaghetti sans sauce pourrait être l’équivalent d’une hostie.

Le couvre-chef de cette religion est une passoire. Plusieurs pastafariens en Europe ont obtenu, parfois après une longue lutte, de figurer sur des papiers officiels avec un égouttoir sur la tête, emblème de leur religion. Récemment aux USA, M. Christopher Schaeffer, a prêté serment lors de son entrée solennelle dans ses fonctions de conseiller municipal à Pomfret, dans l’Etat de New York, avec une passoire sur la tête pour afficher ses convictions.

En fait, ce qui me retient de me convertir au pastafarisme est la crainte d’avoir une tête pas possible coiffée d’une passoire, et je n’aimerais pas passer ainsi de la conversion à la version con.

 

Conversion

 

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Rédigé par Dr WO

Publié dans #passoire, #Pastafarisme, #religions

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Publié le 19 Janvier 2014

Selon l’agence de presse médicale, le Docteur Cahuzac été condamné le 15/01/14 par la chambre disciplinaire du conseil régional de l'ordre des médecins d'Ile-de-France à six mois d'interdiction d'exercice (dont trois avec sursis).

"Il a été sanctionné pour avoir menti devant l'Assemblée nationale. Nous estimons que c'est amoral et qu'il a déconsidéré la profession de chirurgien" a expliqué la présidente du conseil départemental de l'Ordre des médecins.

Le conseil de l’ordre des médecins tire sur une ambulance

Je n’ai aucune sympathie pour Mr Cahuzac qui, comme ancien ministre délégué au budget et ex-député socialiste du Lot-et-Garonne, a été fraudeur et menteur. Mais ses entorses graves à la morale (le terme d’amoral utilisé par la présidente me paraissant excessif) ont été commises en tant qu’homme politique et non dans l’exercice de sa profession de médecin et seul cet exercice devrait être soumis au jugement du conseil de l’ordre.

Il y a des gens qui jubilent de piétiner ceux qui sont déjà à terre, surtout lorsqu’ils ne risquent rien. Ce genre de décision qui me semble inappropriée de la part du conseil de l’ordre s’apparente à une queue de lynchage : un coup de pied bien placé lorsque les autres ont déjà tourné le dos.

De nombreux médecins siègent sur les bancs de l’Assemblée nationale et nombreux sont des élus locaux. Le conseil de l’ordre se comportant en tribunal tous azimuts de la moralité devrait également se pencher sur leur cas et les sanctionner pour tous les mensonges (qui n’atteignent cependant pas le niveau stratosphérique de ceux de messire Cahuzac) et promesses non tenues que certains d’entre eux sont amenés à commettre pour accéder ou se maintenir dans leur position. Je pense que le conseil de l’ordre évitera de se pencher sur le cas de notables aux pouvoirs intacts.




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Rédigé par Dr WO

Publié dans #Cahuzac, #conseil de l'ordre des médecins

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Publié le 17 Janvier 2014

Le 11 janvier 2014, dans l’émission « On n’est pas couché » de Laurent Ruquier qui passe sur France 2, Nicolas Bedos s’est livré à un sketch plutôt drôle, bien que parfois à la limite du mauvais goût, dont la cible était Dieudonné M’ba M’ba. Il mettait en particulier en scène un monsieur fort poli et parlant raisonnablement, opposé à un soutien de Dieudonné dont le langage fleuri et l’accent magrébin avaient toutes les chances de venir d’une cité de banlieue. La drôlerie venait de la caricature aussi bien de l’un comme de l’autre des protagonistes.

Parlant de ce sketch avec mon petit-fils, celui-ci me répliqua que cette prestation l’avait gêné car en voulant s’attaquer à un raciste, Nicolas Bedos s’était lui-même comporté en raciste. Je me suis alors demandé dans quelle mesure il pouvait avoir raison.

Le concept de racisme, dont le contenu initial était l’inégalité des groupes humains et l’affirmation que certains étaient supérieurs à d’autres, a été largement étendu et l'antiracisme va jusqu’à nier les différences. Caricaturer les traits distinctifs d’un groupe peut ainsi être interprété comme du racisme.

Dans cette perspective les humoristes ont du souci à se faire car l’imitation ironique d’une catégorie de la population est souvent à la base de leur humour. Va-t-on leur reprocher de caricaturer un Belge, un Italien, un Allemand, un juif sépharade ? Va-t-on interdire à Popeck de caricaturer un juif ashkénaze ? Va-t-on traiter d’homophobe un acteur qui joue « une grande folle » ?

Il y a une différence de nature entre un Dieudonné qui regrette que les juifs n’aient pas été tous massacrés, et Nicolas Bedos qui caricature un jeune magrébin de banlieue censé le soutenir. La seule chose que l’on peut reprocher à Nicolas Bedos est d’avoir fait passer le soutien de Dieudonné comme un tantinet idiot et largement inculte. La question est de savoir si c’est faux.

Je viens de lire sur le Monde.fr ceci : " La pression des consommateurs a fait céder Haribo. Le fabricant de bonbons a annoncé, vendredi 17 janvier, qu'il arrêtait la vente en Suède et au Danemark de bonbons à la réglisse que certains clients de la marque trouvaient racistes". Car ces bonbons étaient... noirs et en forme de masques. Je pense que l'on ne peut pas trouver mieux pour illustrer les dérives du concept de racisme et comme exemple d'humour noir.

 

Le « racisme » des humoristes

 

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Rédigé par Dr WO

Publié dans #humour, #imitation, #Nicolas Bedos, #Racisme

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Publié le 16 Janvier 2014

 

Avertissement aux futures concubines

 

Des concubines de François Hollande je n’en connais que trois dont le sort ne m’a pas paru enviable.

La première fut la Royale. Après avoir postulé en vain, mais avec « bravitude », pour la présidence de République française, elle n’a même pas pu obtenir La Rochelle alors que son ancien concubin était devenu chef de l’Etat.

La Trierweiler, sortie de l’ombre, avait cru triompher en accompagnant son concubin vers les sommets et en s’installant enfin à l’Elysée avec armes et bagages. Patatras, la voilà à l’hôpital après avoir été humiliée devant le monde entier.

La Gayet, la nouvelle concubine présumée, est déjà punie d’avoir cédé aux charmes du Président normal (à condition, toutefois, de trouver normal de tromper régulièrement la femme avec laquelle on vit). Cette charmante comédienne et productrice fut proposée fin 2013 pour faire partie du jury de la Villa Médicis en raison de ses actions louables dans le monde du cinéma. La ministre de la Culture, après la révélation des rapports présumés de la dite comédienne avec un individu casqué et motorisé que l’on soupçonne d’être le Président naviguant entre ses deux concubines, et sans doute pour ne pas faire jaser (ce qui est raté), a préféré en nommer une autre.

Je crois de mon devoir d’avertir les dames séduisantes fréquentant les élites, que si elles rencontrent dans une sauterie à tendance socialiste un petit homme rondouillard, à la calvitie avancée et portant lunettes, d’éviter toute séduction à son égard. Un accident est si vite arrivé.




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Rédigé par Dr WO

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Publié le 14 Janvier 2014

Il est de coutume dans notre beau royaume de France que le Roi prenne favorite. Or, notre bon Roi après avoir répudié sa précédente compagne avant de monter sur le trône semblait se contenter de celle qui fut sa maîtresse, et qui devint par la grâce du couronnement la Première Dame du Royaume. Celle-ci, comme il est de règle, installa son cabinet et sa petite cour au Palais de l’Elysée. Le bon peuple n’avait guère bonne opinion de cette Première Dame et plaignait un peu son Roi de l’avoir choisie. Il serait vain de dire que les libelles allaient bon train.

Or, depuis quelques jours les gazettes bruissent d’une rumeur qui semble se confirmer : notre bon Roi aurait enfin pris favorite en jetant son dévolu sur une comédienne fort agréable de sa personne. Craignant les foudres de la Première Dame que l’on sait irascible, on le vit rejoindre sa favorite dans le plus grand secret sur son cheval à roulettes, casqué et accompagné d’un fidèle serviteur en qui il avait toute confiance. Le secret fut cependant éventé, et la favorite devint l’objet de tous les regards qui, jusqu’à présent, lui avaient un peu manqué.

Lorsque la Première Dame apprit la nouvelle, elle fut prise de vapeurs, si bien que l’on dut appeler le médecin du Roi qui ordonna l’isolement et le repos, sans recourir cependant à la saignée qu’il se réservait comme ultime recours.

La Cour et le pays attendent les déclarations royales. Le Roi dans sa bonté devrait ce jour gloser sur les affaires du royaume. Les courtisans, qui n’écouteront guère le discours dont ils connaissent déjà la teneur, n’auront d’oreilles que pour ce qui sera dit sur cette favorite sortie de l’ombre et qui risque peut-être d’y retourner.

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Publié le 12 Janvier 2014

Dieudonné M’bala M’bala n’existe pas. Certes, on en parle beaucoup, on a des preuves matérielles de son existence (ne serait-ce que les poursuites du fisc) mais cela n’empêche pas de revendiquer la liberté de la nier.

Antijuif virulent, il a fait équipe pendant plusieurs années avec Elie Semoun son ami d’enfance d’origine juive. Il copine avec les négationnistes alors qu’il regrette la disparition des chambres à gaz. Il s’est dit contre toutes les religions alors qu’il est pour l’islam radical. Il s’est dit anti-communautariste alors qu’il a organisé la « marche des noirs » et qu’il ne se déplace qu’entouré de noirs. Il s’est dit à gauche, opposé au FN, et sympathise avec lui et avec l’extrême droite, en se présentant entretemps comme écologiste.

M’bala M’bala n’existe pas car quand on peut être partout, c’est qu’on est nulle part. Son nom illustre curieusement une dissociation de la personnalité et son parcours chaotique et désorienté, un moi instable et incohérent.

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Rédigé par Dr WO

Publié dans #Dieudonné M'bala M'bala

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Publié le 9 Janvier 2014

 

L’obsession « genrée »

 

Sur Slate.fr figure un article du 5/01/14 intitulé « La ville, espace trop masculin » de Philippe Gargov dont je retranscris ci-dessous un extrait intitulé : « 1. Vers un urbanisme genré ? » :

« L’hypersexualisation du bâti ne date pas d’hier, qu’il s’agisse de gratte-ciels comparables à des phallus géants […], ou de stades qataris aux allures vulvaires[1]. L’urbanisme se révèle toutefois un peu plus mature. Bien que récente, l’intégration des questions de genre se fait avec une intensité non-négligeable. «La planification urbaine genrée est devenue un nouveau champ d’action», estime ainsi la chercheuse Sandra Huning dans la revue Métropolitiques (notons au passage que l’article original est titré: «Ambivalences of Gender Planning»): «Les mobilisations et productions intellectuelles féministes et queer doivent continuer non seulement à nourrir la pratique urbanistique et à contester les normes et les représentations de genre collectives telles qu’elles ont été naturalisées, mais aussi à développer des modèles d’urbanisme capables d’intégrer des perspectives déconstructionnistes plus complexes dans le travail des institutions de planification urbaine.»

On ne peut que constater de la part de ces féministes une véritable obsession « genrée ». Voir dans les immeubles, les monuments ou les colonnes la figuration de phallus et l’expression de la domination masculine frise le ridicule et que l’on puisse évoquer à contrario une vulve devant la forme ovalaire des stades laisse pensif sur les idées qui trottent dans la tête de certains ou de certaines.

On ne voit pas comment il serait possible d’ériger de grands immeubles autrement que comme des colonnes dressées ou un stade autre que circulaire. Voir des sexes partout tient de l’obsession sexuelle.

[1] Une journaliste du Guardian à écrit à propos de la forme de ce stade : "La ressemblance du stade avec un vagin a beau être non intentionnelle, je ne peux que l'applaudir. Dans un monde où sport et femmes sont rarement assimilés, ce stade est une bénédiction. Et après tout, pourquoi on n'aurait pas 45 000 personnes entassées dans un appareil de reproduction féminin ? Ce n'est pas comme si on n'avait jamais connu ça."




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Rédigé par Dr WO

Publié dans #féminisme, #genre, #monuments

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Publié le 7 Janvier 2014

« Et si la diversité était une chance pour l'école ? La classe de CE2 de Julie Noël à Paris s'est lancée dans l'aventure : durant une année, les élèves ont enquêté sur leurs origines, leur histoire familiale, ont débattu sur le racisme, l'immigration et la notion d'être français. Beaucoup d'entre eux ont des parents qui ne sont pas nés en France. Le webdoc Photo de classe, réalisé par Estelle Fenech et Catherine Portaluppi, raconte cette expérience qui regarde l'école autrement ».

Il fut un temps, déjà bien lointain, où l’école de la République s’efforçait d’être neutre. Un lieu consacré à la transmission du savoir. La classe (mais pas forcément la cour de récréation) constituait un univers clos où les élèves étaient en principe à égalité, où il n’était pas tenu compte de leurs origines, où il leur était seulement demandé de travailler et d’apprendre, et où ils étaient jugés sur leurs résultats. Ceux qui étaient désavantagés par leur milieu familial étaient amenés à travailler davantage pour être au niveau des autres s’ils voulaient réussir, sans que l’on s’apitoie sur leur sort. C’était un sanctuaire qui laissait à sa porte la politique, les opinions, les religions, les origines, bref la société et ses remous.

Je dis l’école de jadis s’efforçait d’être neutre, car le savoir lui-même n’est jamais neutre, l’Etat peut le manipuler par la façon dont les programmes sont faits et imposés aux enseignants. Mais dans l’ensemble il existait tout de même une neutralité, notamment de la part des enseignants.

L’information qui figure en tête de cet article montre bien que cette époque est révolue. Les problèmes de la société envahissent la classe et ce dès le plus jeune âge. Ce n’est plus le sanctuaire de la transmission du savoir mais un lieu de débat. Jadis les professeurs transmettaient une culture qui permettait aux élèves de se faire plus tard une opinion. Aujourd’hui, on livre du savoir mais aussi des opinions, quand les opinions ne prennent pas la place du savoir. L’école semble devenu un lieu de façonnage du citoyen selon un modèle politiquement correct, et le savoir lui-même peut être tronqué, car il arrive que des enseignants évitent de parler de certains évènements historiques ou de connaissances en raison de la composition ethnique ou religieuse de leur classe.

Il faut aussi admettre que les classes n’ont plus la même homogénéité qu’autrefois, mais je me demande s’il est souhaitable d’accentuer cette hétérogénéité en insistant sur les origines de chacun. Ne serait-il pas plus judicieux de considérer que tous sont sur la même ligne de départ et que c’est à chacun de montrer ses capacités. Je ne vois pas en quoi la diversité proclamée – qui introduit déjà une inégalité – est une chance pour l’école (la géographie est faite pour enseigner les pays du globe sans passer par les enfants d’immigrés présents en classe). C’est une façon peut-être nocive de distinguer les uns des autres en-dehors de leur travail scolaire.

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Rédigé par Dr WO

Publié dans #diversité, #Ecole, #enseignement

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Publié le 6 Janvier 2014

"Nous sommes fiers d'annoncer que notre frère Georges Ibrahim Abdallah est désormais citoyen d'honneur de la ville de Bagnolet, à l'issue d'un Conseil municipal où il a fallu batailler !!!... »

Telle est la déclaration du collectif pour la libération de cet individu qui purge depuis 1984 une peine (à perpétuité) de prison en France pour actes de terrorisme et assassinats (dont un diplomate américain à Paris) alors qu’il était le chef présumé de la « Fraction armée révolutionnaire libanaise ».

Voilà un citoyen d’honneur dont le maire communiste de Bagnolet, Marc Everbecq, peut être fier, comme les deux autres maires communistes qui l’avaient déjà nommé citoyen d’honneur de leur ville en 2012, André Delcourt (Calonne-Ricouart) et Christian Champiré (Grenay).

Que l’on soit pour sa libération après toutes ces années est une chose, mais qu’on le mette à l’honneur en est une autre.

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Publié le 4 Janvier 2014

 

La fragilité de la flamme

 

Cette « Madeleine à la veilleuse » de Georges De La Tour est bien jeune, pourtant elle est fascinée par la bougie qui se consume, symbole du temps qui passe, et par sa petite flamme vacillante comme la vie, la main sur le symbole de la mort posé sur ses jolies jambes.

Des jeunes n’attendent pas la fuite du temps : ils l’interrompent en se suicidant. Rien n’est plus dramatique que le suicide d’un jeune. J’ai récemment été à l’enterrement d’un garçon de 19 ans qui avait tout pour lui et qui s’est jeté par la fenêtre. Il avait laissé une lettre qu’il avait écrite six mois auparavant où il disait que « ce monde ne lui convenait pas ». Désespoir métaphysique.




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Rédigé par Dr WO

Publié dans #De La Tour, #suicide

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Publié le 2 Janvier 2014

Dieudonné atteint d’un délire obsessionnel antijuif (le « sionisme » n’étant que de la vaseline), endosse sans conteste cette partie de l’idéologie nazie[1] (en tant que métis, il n’a pas intérêt à l’endosser complètement). La preuve : il ne semble aucunement négationniste (même s’il sympathise avec les anti-historiens qui nient l’évidence historique), il ne conteste pas le massacre sur un mode industriel de millions de juifs pendant la seconde guerre mondiale, l’existence des chambres à gaz ou des fours crématoires, il regrette simplement leur cessation d’activité et trouve « dommage » que l’on ne puisse pas se débarrasser du dernier contingent de Juifs européens avec des outils qui ont fait leurs preuves sur leurs aïeux.

La censure de ses « spectacles » envisagée par le ministre de l’intérieur risque de transformer ce clown tragique en martyr. Mais comme leur sujet est l’exposé ricanant de sa haine d’un groupe humain jusqu’à l’apologie de sa destruction, propos qui ne font rire que les irresponsables souvent incultes[2], ses « plaisanteries » tombent sous le coup de la loi. Jusqu’à présent les poursuites engagées par des particuliers ou des associations n’ont guère été efficaces (« aucune des condamnations déjà prononcées n’a été exécutée »).

L-M. H. dans un article du Canard enchaîné du 31/12/2013, intitulé «ça part en quenelle), fait justement remarquer que si Valls a raison de s’insurger, c’est aux procureurs de la République d’agir et l’auteur de l’article s’étonne que : « La Chancellerie regarde ailleurs, la ministre de la Justice se tait. Tiens ? Où est-elle passée, Christiane Taubira en pleine tourmente Dieudonné ? ». Aurait-elle plus de bienveillance pour les délinquants ou les homosexuels (aucun rapport entre ces deux catégories) que pour les juifs ? Ou une faiblesse pour celui qui avait été reçu en 2005 par Aimé Césaire. Espérons que Mme Taubira cessera dans l’avenir d’être aux « abonnés absents », car c’est à elle d’agir et non au ministre l’intérieur.

Après la parution de ce billet, Mme Taubira aurait fait une déclaration, transmise par OCarlus, elle figure dans les commentaires.

 

Le silence de Taubira

 

Dr Folamour (film de Kubrick sorti en 1964) où le personnage de l’ancien nazi (joué par Peter Sellers) tente de maîtriser avec sa main gauche la levée involontaire de son bras droit cherchant à effectuer le salut hitlérien. Première apparition de la « quenelle », aujourd’hui largement cuisinée par les médias et qui n’est même pas une triste trouvaille de Dieudonné.

 

[1] A cela près que les nazis considéraient les Juifs comme des sous-hommes alors que Dieudonné considèrent qu’ils dominent le monde, c’est leur attribuer des qualités remarquables compte tenu de leur faiblesse numérique.

[2] Une partie de son public est d’origine arabe et s’imagine que l’antisémitisme en Europe aidera à résoudre le conflit israélo-palestinien, il risque au contraire de pousser des Juifs à émigrer en Israël et donc à renforcer ce pays, mais la haine est déraisonnable. Quant aux noirs antisémites, ils se livrent souvent à un concours de victimisation qui n’a évidemment aucun sens. Il est curieux de constater que l’antisémitisme ou le racisme peut être porté par ceux qui ont eux-mêmes été victimes du racisme.

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Rédigé par Dr WO

Publié dans #antisémitisme, #Dieudonné, #quenelle, #Taubira

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