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La politique sur le mode négatif

Publié le par Dr WO

 

La politique sur le mode négatifL’essentiel de la politique se fait de plus en plus sur le mode négatif. Il ne s’agit pas de faire, mais de ne pas faire.

Ne pas faire ceci parce que cela favoriserait le FN, ne pas dire cela car le FN dit la même chose.

Ne pas faire d’amalgame entre le terrorisme et l'islam car cela risque un jour de provoquer une guerre civile recherchée par nos ennemis.

Ne pas prendre des mesures énergiques contre les ennemis sur le sol de la France car ce serait aux dépens de l’Etat de droit et des valeurs que nous défendons.

Ne pas neutraliser un individu qui déclare sa haine pour la France, car n’ayant pas encore tué d’innocents, il est présumé innocent.

Ne pas déchoir un ennemi de la France de sa nationalité française, car il pourrait se croire sous le régime de Vichy.

Ne pas faire la guerre, tout en disant haut et fort que l'on est en guerre, pour ne pas stigmatiser les musulmans et préserver le lien social, en se contentant des déclarations guerrières et des oraisons funèbres qui permettent de maintenir le "vivre ensemble" devant les corps des victimes mortes ensemble.

Et pour compléter voici un extrait d’un article de Charles de Consigny paru dans le Point.fr :

« Les responsables politiques agitent le spectre d'une guerre civile et louent le "vivre ensemble" pour continuer à ne rien faire. Une attitude irresponsable.

Donc, quand la France est attaquée :

  • - dans son humour, sa liberté d'expression, sa douce folie, à travers Charlie Hebdo ;
  • - dans sa jeunesse et sa douceur de vivre, à travers ses terrasses de café ;
  • - dans sa liberté culturelle, à travers le Bataclan ;
  • - dans son identité européenne, à travers le Thalys ;
  • - dans sa composante juive, à travers l'Hyper Cacher ;
  • - dans sa douceur de vivre encore, et sa fierté nationale, à travers la promenade des Anglais un 14 Juillet ;
  • - ou encore dans son identité spirituelle, à travers le meurtre deSaint-Etienne-du-Rouvray.

Le risque n'est pas celui qu'un attentat se reproduise, ce n'est pas que la terreur s'abatte sur ce pays, ce n'est pas ces milliers de jeunes qui s'embrigadent dans le djihad, le risque qu'il faut prévenir au plus vite, c'est que les Dupont-Lajoie se réveillent ! »

Mais si l'on continue à être aussi pusillanime, aussi handicapé dans l'action par les islamo-gauchistes qui poursuivent les fantômes du fascisme brun, tout en restant aveugles devant le fascisme vert, les Dupont-Lajoie risquent effectivement de se réveiller alors qu'ils ont été jusqu'à présent remarquablement calmes. 

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220. Quand on dit n’importe quoi pour se rendre intéressant et intéressé

Publié le par Dr WO

 

En son temps j’avais publié quelques billets[1] au sujet des œuvres du duo Even et Debré, le premier pneumologue et le second urologue et tout deux à la retraite. Bien que n’étant ni l’un ni l’autre pharmacologue, ils firent une percée remarquée dans le monde des médicaments.

Le livre à succès de Even « La vérité sur le cholestérol », paru en 2013, fit grand bruit par son procès en sorcellerie des statines, famille de médicaments donnés largement dans les maladies cardiovasculaires car non seulement ils abaissent le taux de cholestérol, mais ils réduisent également la mortalité de ces maladies.

Les cardiologues ne furent pas contents du tout.

En effet, après lecture du livre de Even ou son retentissement dans les médias, nombre de patients se sont empressés d’arrêter leur traitement par une statine, ce que craignaient les cardiologues.

Une étude menée par des chercheurs bordelais sous l’autorité du Pr Nicholas Moore, parue récemment dans la revue Archives of Cardiovascular Diseases, organe d’expression de la Société Française de Cardiologie[2] montre qu’il n’est pas si anodin de dire n’importe quoi pour vendre.

L’étude porte sur environ 30000 utilisateurs de statines dans les années 2011, 2012 et 2013 (année de la parution du livre). Alors que l’abandon du traitement était stable en 2011 et 2012 : 8,5%, il a bondi à 11,9% en 2013. Bien sûr il s’agit de moyennes, l’abandon étant plus élevé chez ceux qui se sentaient moins menacés.

Les auteurs ont constaté 54 décès supplémentaires pour le groupe de patients à risque intermédiaire (2/3 des patients) et 36 décès supplémentaires pour le groupe à haut risque (plus restreint).

En extrapolant à partir de l’échantillon, le nombre de décès supplémentaires à l’échelle de la population française serait de 10000 ! Un telle extrapolation est évidemment discutable, mais donne une idée de l’impact possible d’une désinformation médicale.



[1] Voir « J’ai comme un doute (2)" (le premier article portant ce titre ayant disparu par miracle de mon blog) et « 128. Du gras à moudre ».

[2] Il fut un temps où cette revue s’appelait : « Les archives des maladies du cœur et des vaisseaux » et la langue utilisée pour les articles était le français, mais pour être lu dans le monde il faut utiliser l’anglais.

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Le déni papal

Publié le par Dr WO

 

« Quand le Pape utilise ce mot de guerre, il n’entend pas parler « de guerre de religion ». « Toutes les religions, nous voulons la paix. La guerre, ce sont les autres qui la veulent » précise-t-il. Il s’agit selon lui, d’une « guerre d’intérêts, une guerre pour l’argent, c’est une guerre pour les ressources de la nature, c’est une guerre pour la domination des peuples ». (Radio Vatican).

Curieux déni. « Toutes les religions, nous voulons la paix » (sic), donc si c’est une guerre, ce ne peut être une guerre de religion, avec son corollaire : la guerre de religion n’existe pas par définition puisque toutes les religions veulent la paix.

Le pape, en bon catholique, nous offre comme cause première de cette guerre : l’argent.

Même si l’appât du gain n’est jamais à négliger, est-ce par hasard ou pour dérober un calice que deux assassins sont entrés dans une église pour y égorger un vieux prêtre pendant son office ?

Si ce n’est pas une guerre de religion, qu’est-ce donc ?

Comment qualifier ces musulmans cherchant à établir un califat en recrutant ses adeptes par le biais de la religion, et en s’opposant à d’autres musulmans, notamment aux chiites ? Pourquoi persécutent-ils les chrétiens d’Orient (les juifs ne sont plus disponibles, sauf en Europe), en attendant la lutte finale entre les « croisés » et l’islam, en prélude à la fin du monde ?

Est-ce pour l’argent que l’EI veut abolir le temps, se replacer au temps du prophète et des violences de l’époque, en abolissant au passage le temps préislamique ? Est-ce pour l’argent que L’EI veut abolir l’évolution du monde qui s’est faite pour sa plus grande part en marge de l’islam, et n’accepte du temps présent que ses moyens de communication et ses armes ? En conservant cependant un goût ancestral pour le couteau et l’égorgement.

Bien sûr, on comprend très bien le but politique de cette déclaration papale car la grande majorité des musulmans ne tient pas à participer à cette guerre de religion stupide et anachronique, mais au contraire à participer à la marche du monde malgré leur religion restée dans le formol depuis sa naissance. Mais exonérer de façon aussi catégorique la religion de toute implication dans le terrorisme qui touche le monde entier tient plus du déni que de l’analyse.

Il existe une complicité de fait entre les religions, ce qui les rapproche est plus important que ce qui les sépare, aussi chacune monte au créneau pour défendre l’autre. En cas de débordement fâcheux de l’une d’entre elles, les autres d’empressent de démontrer que ce débordement est lié à une hérésie ou n’a rien à voir avec la religion.

Les religions se lavent les mains des crimes qui sont commis en leur nom.

« Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde » disait Albert Camus.

ADDENDA : Le Monde, BFM-TV, Europe 1 et France Médias Monde (RFI, France 24 et Monte Carlo Doualiya) ont annoncé qu’ils ne publieraient plus de portraits des auteurs d’attentats.

Vous pouvez lire à ce propos (si vous en avez le courage) mon billet de Janvier 2015 Comment fabriquer des "héros"

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Pokémon GOguenard

Publié le par Dr WO

 

Pokémon GOguenard

Comme beaucoup, du moins je l’espère, je suis effaré par la diffusion mondiale de ce jeu : Pokémon GO, et la folie qui s'abat sur des générations d’adolescents attardés dans un monde où les assassins sont parmi nous et doivent bien rigoler en voyant déambuler les petits bataillons d'hallucinés armés de téléphones. Un jeu qui, normalement, ne devrait séduire que les enfants mais qui pousse également des adultes à errer dans les rues les yeux fixés sur leur smartphone. Le seul intérêt véritable pour les participants étant de les pousser à marcher*, même si les yeux restent baissés sans voir ce qui les entoure, ce qui n’est pas sans danger.

Que sommes-nous donc devenus pour préférer l’illusion d’un jeu infantile à la réalité ? Il faut croire que la réalité malgré ce qu'elle peut offrir aujourd'hui séduit moins que le ludisme. Les adultes renoncent au réel ou ne peuvent s'y inclure, et refusent alors d’assumer leur âge en préfèrant continuer à faire joujou, aidés en cela par les marchands, trop heureux de les infantiliser pour leur plus grand bénéfice.

Lire l’article de Laurent Segalovitsch paru dans Slate ICI

* Encouragés par Marisol Touraine. Occupation sportive mais anesthésiante, ce qui est préférable par les temps qui courent.

À tous les dresseurs : sortez, marchez, c'est bon pour la santé! Mais restez bien attentifs pour éviter l'accident. Bonne chasse!  

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L’innocent de l’Archevêché

Publié le par Dr WO

 

L'archevêque de Marseille, Mgr Georges Pontier, président de la Conférence des évêques de France demande, dans un entretien à La Provence publié le 24/07/16, à ne pas faire d'amalgame entre terroristes et musulmans : « Il apparaît de plus en plus clairement à tous que ces fous qui sèment la mort ne peuvent pas vraiment se revendiquer de l'islam ».

Il est évident qu’il serait injuste et dangereux de culpabiliser l’ensemble des musulmans des actes criminels d’une minorité, d’autant plus qu’ils font largement partie des victimes de ces actes.

Toutefois distinguer terroristes et musulmans comme si les terroristes n’étaient pas musulmans est un peu simpliste. Peut-être faudrait-il distinguer le terrorisme de masse et aveugle comme une modalité de la guerre livrée par une fraction des musulmans au monde entier, et le terrorisme ciblé, utilisé par des dignitaires musulmans encourageant par des « fatwas » toute la communauté musulmane à assassiner un ou plusieurs individus dont la parole leur a déplu.

Par ailleurs, Monseigneur, il est clair que « ces fous qui sèment la mort » se revendiquent de l’islam, textes à l’appui (car on peut toujours y trouver ce que l’on y cherche), et pas d’une autre religion ou même d’une autre idéologie. Il faut être simplet pour penser que l’islam n’a rien à voir là-dedans.

Votre déclaration d’une naïveté confondante suggère qu’il existe une antinomie entre une religion monothéiste, en l’occurrence l’islam, et le meurtre de masse. Il serait bon, Monseigneur, de vous recycler en matière d’histoire des religions monothéistes où le meurtre individuel ou de masse figure en bonne place, et à de multiples reprises. Le fait de croire en un seul Dieu, s’il peut donner des gens admirables comme les saints, n’est pas un obstacle au meurtre mais une cause, et non des moindres.

L’innocent de l’Archevêché

Massacre de la Saint Barthélémy le 24 août 1572

Pour ceux qui me diraient que pour le christianisme tout cela est bien vieux, je répondrais que la guerre civile en Irlande ou Sarajevo n’est pas si ancien, et que le meurtre de médecins pratiquant des avortements est toujours de saison.

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Un vent vilain dans les voiles

Publié le par Dr WO

 

Un vent mauvais dans les voiles

Trois femmes voilées dans un parc. En levant les yeux de mon livre, mon regard se pose sur trois femmes voilées dont l’une porte une longue robe noire sous le soleil. Je ressens alors un sentiment désagréable qui m’est inhabituel et me rend mal à l’aise : celui d’une hostilité.

La vue de ces femmes me dérange malgré moi. Une simple présence, une simple existence et j’éprouve l’un des sentiments les plus dangereux qui soient : le rejet. Un rejet totalement injuste : ces femmes sont paisibles, se photographient entre elles et ne m’ont rien fait.

Bien sûr, le carnage récent de Nice y est pour quelque chose. Ces femmes appartiennent à la même religion que le tueur, encore que l’on peut douter de la religiosité de ce dernier.

Je tombe donc facilement dans cet amalgame contre lequel nous sommes mis régulièrement en garde. Ne pas faire d’amalgame, d’accord, mais entre qui et qui ? Il n’y a pas marqué « islamiste » sur le front des islamistes. La famille allemande ayant accueilli un jeune Afghan pouvait-elle savoir qu’il allait agresser à la hache les voyageurs d’un train ? Encore heureux qu’elle n’ait pas été elle-même hachée en récompense de sa générosité.

Quoi que l’on dise, l’islam est monolithique : « il n’y a pas deux islams, un vrai et un faux, un modéré et un extrémiste » (Adonis, poète d’origine syrienne). Ce sont les croyants de cette religion qui ont le choix entre la modération à partir de textes qui en font preuve rarement, et l’extrémisme qui a de quoi s’inspirer. Mais sait-on qui va passer de l’une à l’autre ? La religion, elle, est restée la même depuis des siècles : totalitaire, misogyne et n’hésitant pas à être violente même au plus haut niveau. La condamnation à mort de l’écrivain Salman Rushdie par le plus haut dignitaire des chiites et approuvée par des manifestations déchaînées dans le monde musulman en est un exemple, la charia des théocraties en est un autre, et sans parler des « fous de Dieu ».

Ces femmes manifestent par le port du voile leur appartenance à l’islam et leur soumission ancestrale à l’homme[1].

Toutes les femmes pubères et de « bonne vie » portaient le voile dans le monde antique bien avant l’arrivée de l’islam, les chrétiennes l’ont fait longtemps comme le montre le tableau de Robert Campin : « Portrait de femme », peint en 1430.

Les musulmanes dont le statut social n’a guère changé depuis le Moyen Âge continuent à porter le voile comme les femmes d’antan et nos religieuses d’aujourd’hui, alors que les autres l’ont retiré. Le voile qu’elles s’imposent ou qu’on leur impose ne fait même pas partie avec certitude des obligations de leur religion, mais provient assurément d’un diktat des hommes jaloux qui tiennent à leur domination en suivant ou en interprétant les textes fondateurs à leur façon et pour leur profit, jusqu’à inventer de grotesques camisoles interdisant la moindre parcelle de peau féminine à la vue des hommes, ce qui dénote une relation malsaine avec la sexualité.

Je me dis raisonnablement qu’elles ont le droit de s’habiller comme elles l’entendent, si elles le désirent. Pourtant, je ne peux m’empêcher de penser que le voile qu’elles portent symbolise[2] une religion au nom de laquelle les islamistes répandent la terreur. N’est-il pas dérangeant de voir que plus cette religion produit de meurtriers, plus les femmes se voilent en affirmant leur appartenance à la même idéologie que les meurtriers alors qu’elles vivent dans une société où la pratique d’un culte se doit d’être privée. Il faut bien le constater : peu se voilaient il y a quelques années, sans renier pour autant leur foi. J’ai connu des musulmanes têtes nues, me serrant la main pour me dire bonjour et qui, du jour au lendemain sont apparues largement voilées en public, en refusant la main que je leur tendais.

Un bout de tissu sur la tête est-il devenu nécessaire à leur foi ? Ou veulent-elles par la façon de se vêtir et de se comporter exhiber leur religion comme un défi malgré les cadavres éparpillés sur la planète en son nom ?

Les musulmans qui ne sont pas responsables de ces tueries finissent par se plaindre d’en être les premières victimes. C’est tout juste s’ils ne nous rendent pas coupables des crimes perpétrés par leurs coreligionnaires.

Je n’ai ni sympathie, ni hostilité pour les religions mais j’ai toutes les raisons de craindre celles qui sont agressives et dangereuses. L’islam est aujourd’hui de celles-là. Mais elles l’ont toutes été à un moment donné ou un autre. Que le christianisme le fût amplement dans le passé et même davantage que l’islam, n’excuse pas celui-ci de continuer à l’être au XXIe siècle de façon aussi barbare par ses fractions extrémistes en invoquant les  croisades[3], et de s’imposer de façon aussi totalitaire dans ses théocraties pour respecter intégralement leur religion avec très peu de velléité de l’adapter au monde contemporain. La barbarie sans mesure des uns masquant volontiers la barbarie officielle des autres.

Je n’ai pas la moindre hostilité envers les musulmans qui pratiquent leur religion paisiblement, et sans vouloir l’imposer à autrui. Ils ont d’ailleurs du mérite de le faire paisiblement, malgré les encouragements à la violence et au prosélytisme de leurs textes fondateurs : 518 versets contre la mécréance et 370 versets sur le châtiment dans le Coran dont la source serait directement divine ce qui leur donne la force du commandement. Là est une partie du drame.

La Bible, dont l’origine ne prétend pas être directement divine, ne manque pas également de violence, mais les faits relatés ne sont pas considérés comme des exemples à suivre. Heureusement. Steve Wells, dans son livre dont le titre en français pourrait être « Ivre de sang, les meurtres de Dieu dans la Bible », après analyse, a estimé que Dieu est responsable dans ce récit, directement ou indirectement, de 2,8 millions de morts ! Sans compter le génocide provoqué par le Déluge et organisé minutieusement par Dieu lui-même, dont le bilan s’élèverait d’après l’estimation de l’auteur à 25 millions de morts !

En matière de violence, Il n’y a pas une religion pour relever l’autre, même si à cet égard les prescriptions des Evangiles sont plutôt paisibles, mais la plupart de leurs lecteurs énamourés ne l’ont pas été pour autant pendant de longs siècles. Aujourd’hui, ce sont eux qui se font massacrer en Orient toujours au nom du même Dieu dont la proclamation de l’unicité a été désastreux pour l’humanité.

 

[1] « Saint Paul, apôtre de Jésus, dans la première épître aux Corinthiens (11 : 2-16) note : « L'homme lui ne doit pas se voiler, il est l'image de la gloire de dieu, mais la femme est la gloire de l'homme... voilà pourquoi elle doit porter la marque de sa dépendance »

[2] Attitude que l’on pourrait aisément qualifier d’islamophobie. Mais n’en déplaise à son « observatoire » qui n’a aucune raison d’être et ne s’est imposé que par un remarquable tour de passe-passe sémantique : assimiler la critique d’une religion à un racisme. Nous avons le droit de ne pas aimer le contenu d’une religion et la craindre dans ses débordements, ce qui ne veut pas dire que l’on est hostile à ceux qui la pratiquent sans agressivité.

[3] Qui tentaient en fait de reconquérir des terres auparavant judéo-chrétiennes pendant des siècles et que les musulmans avaient conquises et converties de force.

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Pierre et mer

Publié le par Dr WO

 

Un peu d'air marin

 

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Et si les croisés se croisaient les bras

Publié le par Dr WO

 

Le Canard enchaîné paru aujourd’hui signale que 30 des victimes de la promenade des Anglais seraient d’origine arabe. L’article dit, en fait, qu’elles appartenaient au monde musulman, ce qui est une confusion de plus en plus répandue entre ethnie et religion, bien compréhensible puisqu’en islam la religion n’est pas choisie mais imposée à la naissance et à vie.

Plus d’un tiers des victimes seraient donc de religion musulmane, assumée ou pas, et tuées par un Tunisien plutôt dépravé, acquis de très fraîche date à la religion de ses pères pour auréoler ses crimes d’une idéologie complaisante qui accueille à bras ouverts (et armés) les psychopathes, surtout lorsqu’ils sont violents et suicidaires.

Plus d’un tiers, ce qui veut dire, soit que la population de Nice est composée de 30% environ de musulmans, soit que ceux-ci apprécient particulièrement les feux d’artifice.

Dans la « communauté des croyants », ce sont évidemment les musulmans qui tuent le plus de musulmans.

L’antique querelle théologique entre chiites et sunnites jonchent actuellement de morts l’Irak et le Yémen, en attendant une suite sur une plus grande échelle. Sous Saddam Hussein la guerre entre l’Irak et l’Iran se serait soldée, sans bénéfice pour aucun des belligérants, par 1 million de morts environ. Ne parlons pas de la guerre civile en Algérie avec le GIA. Les musulmans tombent par milliers en Syrie, en Irak et en Libye, soit par la guerre soit par les attentats. Les Afghans, comme les Pakistanais s’entretuent allègrement, et les explosions éclairent le monde musulman un peu partout (on est éclairé comme on peut).  

Quant aux Palestiniens, ils ont été davantage tués par des Arabes que par les Israéliens. L'armée jordanienne, lors du « septembre noir », en 1970, aurait eu à son actif des milliers de morts (10000 dit-on), surtout des civils, il est vrai que les Palestiniens tentaient de tuer leur roi et de renverser le régime à leur profit.

La conséquence de cette guerre civile en islam est que l’Occident ne cesse pas de s’en mêler à tort ou à raison (Bush junior n’est toujours pas passé en jugement), et que l’islam se transporte en Europe pour s’y réfugier ou y étendre la guerre afin de varier la nature de ses victimes.

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Pourquoi ne pas vous taire ?

Publié le par Dr WO

 

Après le carnage de Nice, j’avoue que les critiques du gouvernement par l’opposition me mettent mal à l’aise. Une volée de bois vert indécente, les cadavres n’étant pas encore en terre, opportune, dans une visée politicienne, et pourquoi ne pas le dire, injuste.

Car quelles auraient été les dispositions à prendre pour empêcher précisément cet attentat perpétré par un individu qui n’avait manifesté aucune attache avec l’intégrisme islamique ? Certes, quelqu’un, quelque part, doit se mordre les doigts d’avoir maintenu son permis de séjour à ce délinquant violent condamné avec sursis. Nous avons suffisamment de délinquants français d’origine maghrébine pour ne pas en importer de nouveaux de Tunisie.

Comment au niveau gouvernemental aurait-on pu empêcher cet attentat ? En augmentant les forces de sécurité à Nice ? Comment peut-on penser qu’un effectif supplémentaire aurait pu faire obstacle à ce poids lourd de 19 tonnes fonçant à pleine vitesse sur la foule à moins de disposer de tanks et d‘artillerie ? D’autres obstacles ralentisseurs auraient pu être prévus, encore fallait-il anticiper l’événement.

Estrosi, le maire de fait de Nice, immédiatement monté au créneau, le plus virulent dans ses critiques tous azimuts, n’est-il pas le plus virulent, justement parce qu’il se sent un peu merdeux. Il peut être très fier de la vidéosurveillance installée dans sa ville : les caméras ont bien montré avant l’attentat les déplacements du semi-remorque, mais ils n’ont intrigué personne, ni la police municipale dans les rues, ni les surveillants de la vidéo. Personne du service municipal n’a trouvé bizarre qu’un tel poids lourd se promène (même dans les zones interdites aux poids lourds) et stationne sans rien livrer et sans rien embarquer. Ce camion qui semblait n’avoir aucun but aurait pu également être piégé.

Alors, Mr Estrosi et consorts, pourquoi ne pas vous taire ?    

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Un asile sans psychiatre

Publié le par Dr WO

 

Le père du monstrueux assassin de la promenade des Anglais déclare à qui veut l'entendre en Tunisie que son fils était atteint d’une maladie psychiatrique, sous- entendu que son rejeton n’avait agi que sous l’emprise de sa maladie et que son acte n’avait donc rien à voir avec la religion musulmane qu’il ne pratiquait même pas. Le psychiatre qui ne l’a vu qu’une seule fois, a confirmé le déséquilibre mental du futur assassin, mais considère que sa responsabilité reste entière. On est soulagé.

Discussion byzantine.

Les islamistes de l’EI et leurs partisans sont tous fous et en sont fiers puisqu’ils se proclament eux-mêmes « les fous de Dieu ». Des fous dangereux et armés dans un asile psychiatrique en plein air étendu sur un vaste territoire, mais sans psychiatre.

Ne faut-il pas être fou pour croire à l’imminence de la fin du monde à la suite d’un combat ultime entre l’islam et les croisés ? Un monde d’ailleurs réduit au pourtour de la Méditerranée, inspiré sans doute de la géographie connue des tribus bédouines.

Ne faut-il pas être fou pour croire que plus on tue de non musulmans en se suicidant, plus on rachète une vie ratée et un tantinet dépravée, et plus les chances sont grandes d’accéder au Paradis où ces putains de vierges vous attendent ?

Toujours le sexe, ça finit par monter au cerveau.

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Les tueurs franchisés

Publié le par Dr WO

 

On s’était demandé au début si le chauffard de la promenade des Anglais avait suivi l’ordre de l’EI pour faucher la foule en fête au volant de son poids lourd. On ne lui connaissait, en première approche, qu’un passé de petit délinquant en sursis, ne pratiquant pas la religion de paix et de tolérance mahométane, plutôt violent avec sa femme et en passe d’en divorcer. D’après les dires, il appréciait l’alcool, ce qui prouve à la fois son ouverture d’esprit en matière religieuse et le danger de l’alcool au volant.

Mais l’EI, après un petit délai nécessaire à la vérification du dossier, a bien entériné l’attentat et reconnu ainsi la franchise accordée au petit délinquant alcoolique et violent en tant que soldat d’Allah dont l’impétrant avait sans conteste tous les critères requis.

Ainsi, telle une grande entreprise diffusant la mort, l’EI accorde des franchises à des tueurs dispersés utilisant des moyens simples à la portée de tous, sans avoir le souci de l’organisation et du nécessaire, se contentant d’entériner leurs crimes en fournissant son label a posteriori.

Le petit commerce de proximité de l’assassinat à grande échelle a de l’avenir, plus que la grande surface installée au Moyen Orient, car celle-ci commence à avoir quelques difficultés, et on a tout à craindre d’un projet futur de reconversion.

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La stratégie de l’après-coup

Publié le par Dr WO

 

La stratégie de l’après-coup

Ce matin, après l’attentat de Nice, nous avons eu droit sur France Inter à une psychothérapie de groupe par un couple psycho-psychanalyste sur la "gestion" du choc post-traumatique .

Irritant.

Ce verbiage semblait offrir une solution à la guerre que les islamistes portent sur le territoire national, utilisant comme mercenaires des Maghrébins de nationalité française ou ayant une double nationalité, de préférence passés par la case délinquance.

Ce couple psycho-psychanalyste tout content de pérorer sur les ondes en apportant leur thérapeutique antiterroriste : comment digérer un massacre.

Une cellule psychologique à l’échelon national à l’instar de ces « cellules » envoyées en urgence sur les lieux d’un drame comme une solution majeure, et dont personne n’a jamais prouvé l’utilité.

 Extrait d’un article que j’ai publié en 2009 :

« Homme, ne tirez pas le chapeau sur vos yeux, / Donnez au malheur des mots : le chagrin qui ne parle pas / S’insinue au cœur surchargé et fait qu’il se brise. » (Malcom à son ami McDuff à qui on vient d’annoncer le meurtre de sa femme et de ses enfants, Macbeth A IV s 3)

Encouragés par Shakespeare, les psychothérapeutes sont partout, plus perspicaces pour les autres que pour eux-mêmes. Mais peut-être avons-nous plus de psychologues que d’amis.

Les psychologues sont parfois groupés en cellules et elles doivent se diviser pour se multiplier afin d’intervenir rapidement dans des lieux imprévisibles pour des motifs non programmés mais dont le point commun est le drame.

Dès qu’une catastrophe survient (y compris le gain d’un gros lot), dès qu’un présentateur d’une chaîne télévisée l’annonce, il ne manque jamais de conclure sa présentation par « une cellule psychologique a été constituée ». Ceci pour bien montrer que les choses sont prises en main, que rien n’a été négligé et que, somme toute, l’affaire est réglée et que les victimes n’ont plus à se faire du souci : les psychologues les prennent en charge et leur malheur en sera forcément moins douloureux. Ah ! Que l’on aimerait que les choses soient ainsi, mais je crains que la cellule psychologique suit les catastrophes comme le tonnerre suit l’éclair. Du bruit pour rien*.

Nous sommes toujours en retard d’une guerre. L’Etat islamique nous avait pourtant prévenu, encourageant leurs psychopathes à prendre n’importe quel véhicule pour le lancer contre les mécréants.

Nous sommes dans la thérapeutique, mais peu dans la prévention handicapée  par la bien-pensance. Nous déclarons être en guerre, mais nous n’utilisons pas sur notre sol les moyens de la guerre, arguant que c’est ce que cherche à nous imposer l’EI. Et alors. Lorsqu’un responsable déclare que nous sommes face à un ennemi intérieur, il soulève des protestations. Lorsque le gouvernement propose la déchéance de la nationalité pour ceux qui attaquent ou se préparent à attaquer la nation, les bonnes âmes évoquent Vichy qui l’avaient utilisée, non contre des ennemis, mais contre des patriotes.

Nous savons commémorer, compatir, pleurer. Nous savons réagir, mais nous ne savons plus agir efficacement, même s'il est impossible de prévenir tous les actes meurtriers fomentés par des illuminés.

* Des études américaines ont contesté l’utilité et même l’absence de nocivité du « débriefing ». Les Français pensent que leur personnel est mieux formé, mais l’on ignore s’ils en ont démontré l’efficacité (ce qui est d’ailleurs difficile)

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De quoi se défiler

Publié le par Dr WO

 

De quoi se défiler

Un bref coup d’oeil sur l’écran de télévision où se déroule la cérémonie du 14 juillet.

Une chorégraphie multicolore sur terre et dans le ciel, impeccable comme d’habitude. Je ne suis guère amateur de ce genre de spectacle, mais on ne peut contester qu’il a de l’allure du peu que j’en ai vu, tout en étant décalé dans la France et le monde d’aujourd’hui.

Un petit bonhomme plutôt embarrassé lorsqu’il serre la main des officiers qui le dépassent d’une tête. On ne peut s’empêcher de jeter un coup d’œil à sa chevelure de bonne teinture. Quand on y met le prix, les résultats sont là. J’ai trouvé que le caméraman, sans doute par mauvais esprit, s’est un peu trop attardé sur sa tonsure.

Et puis la Marseillaise, violent chant guerrier où le sang (impur de surcroît) qui abreuve les sillons revêt un incontestable côté gore. Les paroles du chant national sont aujourd’hui à la limite du ridicule.

Mais il faut se remettre dans l’époque révolutionnaire où décapiter au canif la tête du gouverneur de la Bastille et la promener sur une pique allait de soi, même si le propriétaire de la tête s’était rendu avec la garnison qu’après avoir obtenu des émeutiers la promesse qu’il n’y aurait aucune exécution après la reddition de la forteresse.

Ce n’est pas cet événement de la prise de la Bastille, suivie par des exécutions sommaires, que l’on commémore depuis 1880 en tant que Fête nationale, mais la Fête de la fédération qui s’est déroulée le 14 juillet 1790, date qui n’a pas été choisie au hasard. De ce fait, c’est finalement l’événement guerrier et peu reluisant qui est restée dans les mémoires et non la pacifique et fugace union nationale de l’année suivante.

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219. Le pas de gauche chaloupé sur un air de PMA

Publié le par Dr WO

 

Le pas de gauche chaloupé sur un air de PMAFin juin, face aux représentants des associations LGPT « Le président s’est engagé à abroger la circulaire rappelant la loi de 2012 faisant encourir aux gynécologues qui conseillent et orientent les femmes ne pouvant pas recourir à une PMA en France (car n’étant pas en couple avec un homme) vers des cliniques étrangères, un risque de cinq ans d’emprisonnement et 75.000 euros d’amende… ».

La loi indique clairement que les techniques de PMA sont exclusivement réservés aux couples composés d’un homme et d’une femme en âge de procréer et souffrant de stérilité ou de risque de transmission d’une maladie génétique. C’est dans ce cadre, et au titre de la thérapeutique, que ces actes sont pris en charge intégralement par l’assurance maladie. Les dispositions de la loi ainsi que les peines encourues (incluses dans le Code pénal) ont été rappelées et expliquées dans une circulaire en 2013. Or, voici que 3 ans après apparaît la promesse d’abroger cette circulaire.

Cependant, cette promesse d’abrogation ne figure pas dans le communiqué officiel de l’Elysée.

Ce qui suggère qu’un juriste a sans doute rappelé à François Hollande et à la ministre des familles Laurence Rossignol, que l’abrogation d’une circulaire rappelant et interprétant la teneur d’une loi de bioéthique de 1994, n’abroge en aucune façon la loi elle-même, qui ne peut être défaite que par une autre loi.

Les peines encourues pour avoir servi d’intermédiaire permettant l’insémination artificielle des femmes célibataires, des couples de lesbiennes ou d’un couple trop âgé pour procréer restent inchangées, même si la PMA a été réalisée à l'étranger. En notant cependant qu’il est peu probable que les protagonistes de cette chasse au précieux sperme impérativement séparé de son fournisseur portent plainte les uns contre les autres.

Etant donnée la vacuité législative de la promesse élyséenne, celle-ci dégage une forte odeur électoraliste.

Reste que l’attitude de la gauche en matière de PMA est assez confuse : promesse électorale de Hollande d’abroger la loi restrictive, rappel de cette loi et des peines encourues à l’encontre de ceux qui servent d’intermédiaires pour accéder aux filières étrangères et/ou assurant le service après vente, et enfin – cerise sur le gâteau – abrogation (mais sans implication législative) du rappel de la loi en laissant la loi telle qu’elle est.

Plus hypocrite, tu meurs.

Pour ma part, je serais partisan de permettre la PMA pour celles qui désirent y recourir mais à condition que la société ne la prenne en charge qu’à titre thérapeutique comme le veut la loi actuelle.

Celles qui recourent à la PMA à l’étranger le font à leur frais, il serait plus simple pour elles de la faire en France de la même façon, la situation législative en serait plus claire et les garanties médicales plus sûres.

J’entends d’ici la vague de protestation des vierges effarouchées :

Comment ! On sépare les femmes en deux catégories : les lesbiennes et les hétérosexuelles ! Discrimination intolérable ! Homophobie ! Et pourquoi pas, racisme ! Seulement :

1 Avoir un enfant n’est pas un droit, mais une faculté que l’on possède ou pas, que l’on désire utiliser ou pas.

2 Les lesbiennes peuvent avoir des enfants par un rapport hétérosexuel mais qu’elles refusent par convenance personnelle en manifestant de facto une sorte de discrimination à l’égard de l’homme. Il me semble inconvenant de demander à la société d'assurer leur fécondation.

3 Elles désirent préférentiellement se procurer du sperme anonyme pour créer des enfants d’emblée orphelins de père (l’auto-insémination avec le sperme d’un ami volontaire ne pose aucune difficulté réelle).

4 L’homosexualité n’étant pas une maladie, le recours à l’Assurance maladie n’a pas lieu d’être.*

5 Il est logique que la PMA pour convenance personnelle soit payante comme l’est la chirurgie esthétique pour convenance personnelle (bien différente de la chirurgie réparatrice qui, elle, est prise en charge). Il existe aussi une inégalité entre celles ou ceux qui ont les moyens financiers d’embellir leur apparence et celles ou ceux qui ne les ont pas. Celles qui sont laides sans pouvoir s’embellir souffrent probablement plus qu’une lesbienne sans enfant, car celle-ci sait qu’elle pourrait en définitive s’en procurer un d’une façon ou d’une autre, ce qui exclut toute inégalité réelle et définitive.

* Axel Kahn, qui est partisan de la PMA pour les lesbiennes, considère (dans Le Point du 13/07/17) que ce "droit" est la conséquence du mariage homosexuel et que l'on peut ranger dans la pathologie "l'infertilité" d'un couple dont les deux membres sont fertiles mais pas ensemble (ce qui peut exister pour un couple hétérosexuel). Raisonnement un peu tordu qui, de toute façon, ne peut pas s'appliquer aux femmes seules et qui donne au passage un caractère pathologique à l'homosexualité.

Voir aussi : « 158. Les 343 fraudeuses » et « 210. La médecine au service du désir »

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218. Je pense donc tu meurs

Publié le par Dr WO

 

Rien n’est plus dangereux que de voir le monde à travers le prisme d’une idéologie ou même d’une simple idée. Car comme il est impossible d’enfermer le monde dans une idée, la tendance du porteur d’idée unique est de déformer le monde pour qu’il puisse entrer, au besoin de force, dans l’idée.

On connaît les désastres provoqués par les idéologies politiques[1], mais l’individu convaincu d’une idée, même si celle-ci est farfelue, peut également être destructeur autour de lui, notamment pour sa descendance qu’il maintient sous sa férule, car les enfants admettent la véracité d’une idée, même idiote, par respect et confiance envers leurs parents, a fortiori lorsqu’il s’agit d’un nourrisson qui ne peut mot dire.

On connaît les enfants entraînés dans des sectes ou dans des religions comme les témoins de Jehova qui refusent les transfusions sanguines même lorsqu’elles sont indispensables, et un fait récent vient rappeler les dangers de certains régimes sources de carences qui peuvent s’avérer dramatiques en bas âge.

The telegraph.co.uk rapporte qu’un nourrisson italien de 14 mois a été retiré à ses parents à leur arrivée à l'aéroport de Milan. Il souffrait d'une sévère malnutrition due à son régime vegan (végétalien) qui consiste à ne consommer aucun produit ou sous-produit issu des animaux ou de leur exploitation. Un respect délirant pour les vaches qui ne verraient sans doute aucun inconvénient pour que l’on utilise leur lait, qu’il est d’ailleurs nécessaire de prélever dans l’intérêt de l’animal.

Les médecins ont constaté que l'état de santé du bébé était déplorable et son poids à peine plus élevé que celui d'un nouveau-né avec un taux de calcium à la limite de la survie. L’enfant ne recevait aucun complément alimentaire.

« D'autres cas similaires ont déjà été rapportés en Italie : quatre enfants ont été hospitalisés pour malnutrition au cours des 18 derniers mois, dont une petite fille de deux ans aux soins intensifs à Gênes le mois dernier, elle souffrait notamment de carence en vitamines. »

Un enfant est pourtant un animal comme un autre.

 

218. Je pense donc tu meurs

[1] Voir " L’idéologie rend-elle idiot ? " dans les articles à l’index du menu ci-contre

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Paradoxes

Publié le par Dr WO

 

Pourquoi le « tu ne tueras pas » n’a jamais empêché les croyants de massacrer et de torturer leurs prochains au nom de leur religion ?

Pourquoi des croyants se suicident-ils en se faisant exploser alors que le suicide est interdit dans leur religion ?

Pourquoi les militants « pro-vie » n’hésitent-ils pas à tuer ? Et pourquoi assassinent-ils des adultes ayant des enfants qui vont en souffrir pour défendre des fœtus de moins de 12 semaines dont le cerveau n’est pas encore formé, le visage pas encore humain et les doigts pas encore séparés dans une main informe ?

Pourquoi toutes les religions poussent-elles à faire venir au monde sans aucune limite des enfants dont beaucoup crèveront de faim ?

Pourquoi les religions monothéistes, si enthousiastes pour la procréation, sont-elles horrifiées par le sexe, et pourquoi le corps de la femme leur fait-il si peur ?

Et pourquoi en suis-je réduit à me poser des questions aussi bêtes ?

Paradoxes

Dessin de Geluck. Si l’homme continue de la sorte, il risque également de se retrouver dans la poubelle.

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Despentes – Vernon

Publié le par Dr WO

 

Despentes – VernonJe viens de terminer le 2ème volume du roman écrit par Virginie Despentes intitulé « Vernon Subutex » du nom du héros qui sert de fil conducteur à l’œuvre.

Cela fait longtemps que je n’avais pas lu un livre récemment écrit ayant une telle puissance.

Enfin une écrivaine qui ne se borne pas à écrire l’histoire pitoyable de son nombril angoissé ou en relation avec le nombril d’autrui ou l’épopée héroïque de son cordon ombilical tendu ou rompu. Pas de récits tournant autour du père, de la mère, des frères, des sœurs, des amants, des amantes et Ô miracle, pas d’inceste.

Despentes a écrit une saga avec de multiples personnages introduits les uns après les autres, mais rien de disparate, l’architecture du livre est si bien faite que tout devient un ensemble cohérent. L’auteur décrit chaque personnage d’une plume souvent féroce dans un langage moderne qui peut heurter le puriste (meuf, live…) mais qui cadre bien avec l’ambiance générale.

Ce petit monde est le plus souvent marginal et touche de multiples milieux : la musique, le spectacle, le cinéma, le porno et celui des SDF etc…

Le seul reproche que je peux faire en tant que médecin est la banalisation de la drogue (le plus souvent douce) mais qui doit naturellement faire partie des milieux décrits.

Avoir le regret de terminer un livre est un indice de qualité. Mais je pourrais comprendre que l’on puisse ne pas adhérer à cet ouvrage qui manque de classicisme mais pas de classe.

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217. Les savants et les faucheurs

Publié le par Dr WO

Les savants et les faucheurs

Le 30 juin 2016 une centaine de scientifiques de nationalité différente (quatre Français) tous couronnés par un prix Nobel (dont une quarantaine par celui de médecine) et représentant un 1/3 des lauréats encore en vie, ont publié une lettre adressée à l’ONU et aux gouvernements du monde entier leur demandant de désavouer la campagne de Greenpeace contre les OGM et notamment contre le riz doré transgénique enrichi en vitamine A.

Il est difficile de contester la compétence de ces scientifiques de haut niveau comme il est difficile de penser que plus de cent savants de cette trempe ont été achetés par Monsanto.

Le premier argument avancé est l’innocuité des produits alimentaires génétiquement modifié. Ce qui est logique car tout le vivant qui nous entoure (dont nous-mêmes) a été et continue à être génétiquement modifié (jusqu’à l’introduction de bactéries dans le cytoplasme de nos cellules dont la descendance constitue nos mitochondries), sinon nous serions restés au stade de l’amibe.

La structure de l’ADN est commune à tous les vivants et la petite séquence modifiée pour apporter une résistance ou un apport nutritif est constituée des mêmes bases* que le reste. Son ingestion ne peut avoir la moindre conséquence sur notre organisme car le gène modifié par rapport au modèle naturel n’a aucune chance de s’introduire après digestion dans le génome du consommateur.

D’ailleurs nous ingérons des fruits, légumes et céréales dont l’ADN a été modifié par les agriculteurs depuis fort longtemps. Mais cette modification a été obtenue par sélection et/ou hybridation, donc de façon dite naturelle. Le grand mot est lâché. Ce que les écologistes n’aiment pas c’est l’intervention humaine directe qui ne peut être que nocive, mettant quasiment sur le même plan le risque des biotechnologies et celui de la pollution de l’atmosphère.

Rien n’est plus efficace pour condamner les OGM et en détourner la population que la peur. Source d’angoisse et de méfiance amplement diffusées sur les réseaux sociaux dont l’appétence pour les complots n’est jamais assouvie.

Depuis le temps où ces OGM sont sur le marché, il n’a été relevé aucun accident que l’on pourrait leur attribuer (ce qui n’est pas le cas de l’agriculture biologique). Mais comment démontrer qu’il n’y en aura jamais ? Le principe de précaution est très subtil.

Le second argument de ces scientifiques est « moral » : la lutte contre la malnutrition permise par les plantes modifiées. Notamment par le riz doré, enrichi en vitamine A, qui aurait "le potentiel de réduire ou d'éliminer la plupart des décès et maladies" causés par une carence en vitamine A. En 2013, l’OMS estimait à 250 millions le nombre de personnes souffrant de cette carence dont 40% d’enfants de moins de 5 ans. Une déficience qui provoque entre 250 000 et 500 000 cécités et une mortalité pour la moitié des enfants dans l’année suivante.

Greenpeace avance que l’efficacité du riz doré pour lutter contre la carence en vitamine A n’est pas prouvée, et ajoute que la "seule solution garantie" pour régler le problème de la malnutrition est "une alimentation saine diversifiée". On peut rêver.

Il apparaît que l’opposition des écologistes (qui peut aller parfois jusqu’à la violence) aux OGM n’est pas de l’ordre du savoir mais de l’idéologie. Si la défense de l’agriculture traditionnelle peut se justifier, ce n’est pas le cas de la diffusion d’une peur sans fondement. Il est certain que l’introduction des OGM oblige l’agriculteur à acheter ses semences et le rend dépendant des grandes compagnies qui les vendent. Elle conduit à une industrialisation et à la disparition des petites propriétés, ce qui n’est pas sans conséquences.

On peut le regretter, mais ces changements se sont avérés efficaces dans beaucoup de contrées pour nourrir leur population. S’il est licite de défendre l’agriculture que l’on désire avec ses avantages et ses inconvénients, condamner les OGM en tant que tels n’a aucun sens, surtout lorsque cette condamnation passe par une désinformation et en instillant la peur.

* Les quatre bases du codage pour la fabrication des protéines sont : la guanine, la cytosine, l'adénine, et la thymine. Qu'elles soient importées ou pas, elles sont identiques à elles-mêmes. Si le codage de la séquence importée aboutit à une protéine nouvelle (source de la modification), elle n'est pas nocive pour l'organisme entier puisque celui-ci se développe normalement avec, en général, un avantage acquis grâce à la manipulation.

Van Gogh : « Le semeur »

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La marche du mollusque amputé

Publié le par Dr WO

 

L’union des pays européens qui n’avaient pas cessé de se faire la guerre depuis des siècles est un vieux rêve qui ne s’est finalement réalisé qu’après les massacres du XXe siècle. La Royaume-Uni ou dans une forme désunie va probablement sortir de cette union qui s’est progressivement et lentement instaurée sur les ruines de la Deuxième Guerre Mondiale. Cette sortie n’aura sans doute guère de conséquences pour le continent à condition que les nationalismes belliqueux ne se réveillent pas à cette occasion.

On peut critiquer la façon dont la décision britannique a été prise mais on peut aussi en comprendre les raisons, mise à part la xénophobie vis à vis d’autres Européens qui semble avoir joué un rôle non négligeable dans ce choix, sentiment plus épidermique que raisonnable.

Mais les raisons raisonnables existent.

Deux faits exemplaires viennent à l’appui du désenchantement des peuples européens déjà désenchantés, pour la plupart, par leurs politiciens locaux :

La marche du mollusque amputé

Le premier est l’avancée dans les négociations pour l'entrée de la Turquie dans l’UE. Pays de plus en plus autocratique, de moins en moins laïque, et dont la politique à l’égard des islamistes est plutôt trouble et à l’égard des Kurdes plutôt sanglante. Un pays asiatique et musulman qui deviendra, s’il entre dans l’UE, le pays le plus peuplé alors que sa culture a peu à voir avec la culture européenne, pour ne pas dire qu’elle s’y oppose dans bien des domaines.

Mais la Turquie dispose d’une arme d’invasion massive, celle des réfugiés à l’assaut de l’Europe, et qu’elle maintient plus ou moins sur son sol. A cet égard, Angela Merkel a joué sa partition en soliste, un peu affolée en cours d'exécution par les couacs généreux lâchés au début du morceau.

On en parle peu, nos dirigeants n’en disent rien, on ne demande l’avis de personne, tout se fait en catimini, et des responsables inconnus des peuples vont peut-être leur offrir la Turquie si lointaine en remplacement de la Grande-Bretagne si proche.

Le second fait n’a pas la même importance géopolitique que le premier mais il est significatif du fonctionnement pour le moins irritant de l’UE :

Le 13 mai dernier, les 28 Etats membres de l'UE avaient insisté pour que le traité de libre-échange entre l'Union Européenne et le Canada (Comprehensive Economic Trade Agreement  dit Ceta) entre en vigueur seulement après un feu vert des parlements nationaux.

Or, quelques jours après le Brexit, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, bien connu pour avoir fait de son pays un petit paradis fiscal, s'est déclaré le 29 juin favorable à une adoption du traité … sans demander l'avis des parlements nationaux et même de l'unanimité des Etats membres au Conseil ! Considérant de son propre chef que "L'accord que nous avons conclu avec le Canada est le meilleur accord commercial que l'UE n’ait jamais conclu (ce qui est peut-être vrai), et qu’il est de la compétence exclusive de l'Union européenne (accord dit « non mixte » de son point de vue), c’est à dire, en l’occurrence, de sa compétence.*

Et malgré la crise provoquée par le Brexit, Juncker, en pleine forme, ne trouve pas mieux que d’annoncer avoir prévu de sanctionner l’Espagne et le Portugal par une amende et une suspension temporaire des fonds structurels européens, pour non-respect du Pacte de stabilité.

Ce genre de faits explique que les peuples peuvent éprouver le désir de sortir de l’UE et montre, de surcroît, l’incurie paresseuse et silencieuse du Conseil de l’UE (organisme pourtant prépondérant) dont les membres sont plus préoccupés par les échéances électorales dans leur pays que de la marche de ce mollusque géant en voie d’amputation qu’est devenue l’UE, et qu’ils laissent entre les mains d’un petit caporal aux convictions douteuses.

* Aux dernières nouvelles : la Commission de l'UE a annoncé que les Parlements nationaux seraient consultés sur le traité de libre-échange entre l'UE et le Canada.

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Le Brexit retiré du commerce ?

Publié le par Dr WO

 

Il est possible que cette nouvelle lessive qui prétendait laver plus blanc risque à l'usage de rétrécir le linge de la famille ou de le rendre en Etat déchiré

Le Brexit retiré du commerce ?

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Fin de séjour

Publié le par Dr WO

 

Fin de séjour

Les nuages s'accumulent, mais ça va mieux.

Hollande commémore, c'est ce qu'il fait le moins mal.

Nicolas Sarkozy remonte dans les sondages comme un reflux gastrique.

Marine Le Pen est sur un petit nuage anglophile avant qu'il ne crève.

Boris Johnson joue au cricket, c'est là où il fait le moins de conneries.

Les Anglais ont la gueule de bois à force de fêter leur sortie de l'Euro et de l'UE.

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