Des trois dictateurs arabes bousculés par leur
peuple, deux sont partis, lâchés par leur armée, le troisième va probablement rester, le pire. Ceux qui sont partis étaient autoritaires et corrompus, mais on ne pouvait rien leur reprocher dans
leur attitude à l'égard des autres nations. Le troisième, la tête un peu folle solidement amarrée par un couvre-chef, est non seulement autoritaire et corrompu mais dangereux. Il l'a été dans le
passé, soutenant et fomentant des attentats hors de son pays et pas des moindres. Il s'était un peu calmé après avoir essuyé le bombardement américain sous Reagan, et fut finalement accepté dans
la cacophonie des nations jusqu'à présider - comble de l'absurde - la commission des droits de l'homme à l'ONU ! Et par planter sa tente à Paris. L'argent du pétrole n'a pas d'odeur, ni les
cadavres depuis qu'ils sont enterrés.
Aujourd'hui, ulcéré que son génie n'ait pas été reconnu par les siens, il se déchaîne sur son propre peuple en utilisant des mercenaires dans une répression qui mettra probablement un terme au « printemps arabe ».
Bel occasion de perdue de se débarrasser d'un des fous au pouvoir sur la planète.
Il est vrai que l'attention du monde a été détournée par la montée des eaux au Japon recouvrant des milliers de Japonais et par l'envol des fumées atomiques qui risquent de mettre le désordre dans nos cellules et de soulever des questions dans nos têtes. Notre esprit shadockien ne comporte qu'un nombre limité de cases et les médias prennent soin de ne pas toutes les remplir à ras bords. En nombre de morts, la Libye ne fait pas encore poids égal avec le Japon, mais il suffit d’attendre.