Publié le 7 Janvier 2013

 

Ce qui est consolant, c’est que les choses n’ont pas de fin, les choses, pas les sentiments. A condition que la matière continue d’exister. Même pour les êtres vivants. Dans les religions qui ont été faites pour ça, la mort est le début d’autre chose : l’esprit des êtres survit quelque part et la plupart offrent même l’espoir de la résurrection ou de la réincarnation. Dès que les hommes ont eu conscience de leur mort, les religions sont venues les consoler. Rien de mieux n’a été trouvé comme pompes funèbres optimistes. A cet égard la gestion de la mort la plus accomplie a été assurée par les anciens Egyptiens qui passaient leur vie à préparer leur mort, la mort étant la grande affaire de la vie. Eclairer la vie par la mort est une belle démarche surréaliste. Les autres religions ont suivi mais avec plus de timidité et d'hypocrisie sans vraiment choisir entre la Vie et la Mort.

Pour les incroyants le devenir de leur être se présente sous un jour moins serein. Ils n’ont que leur corps qui avec le temps devient atomes et molécules (Comme le disaient les frères Goncourt - on ne sait jamais lequel - "Qu'est-ce que la vie ? L'usufruit d'une agrégation de molécules "). Les incroyants ne finissent pas pour autant : ces briques élémentaires servent à construire autre chose. Imaginons que la matière qui constituait un incroyant soit absorbée par de l’herbe et que l’herbe soit absorbée par une vache, la matière de l’incroyant devient vache (et sacrée en Inde). Qu’il le veuille ou pas, l’incroyant devrait croire en la réincarnation. L’ennui est qu’il ne se réincarne pas en une vache entière, dans le meilleur des cas il peut espérer se transformer en un bout de steak. Après avoir été amené à croire en la réincarnation (partielle), l’incroyant devrait-il devenir végétarien ? On voit que les choses ne sont pas simples pour un incroyant et on comprend le succès des religions qui organisent les choses de façon moins aléatoire et plus cohérente.

 

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Publié le 7 Janvier 2013

Certains jeunes aiment les capuches. Il faut dire que c'est commode. La capuche abrite de la pluie, du froid, de l'insolation...Et de la police. En effet comment reconnaître sous leur capuche, même avec des caméras de surveillance, tous ces moines qui s'affèrent autour des voitures en flammes comme autant de bûchers et devant les vitrines brisées comme autant d'idoles abattues.
L'ennui est que la capuche, si commode, devient un signe distinctif suspect pour d'innocents jeunes gens qui veulent simplement suivre une mode et avoir un aspect un peu provocateur puisqu'ils ont l'âge de la révolte.
On voit donc fréquemment des jeunes hommes conserver la capuche sur la tête alors qu'il ne pleut pas, qu'il ne fait ni froid, ni grand soleil et parfois dans le métro, mais en étant parfaitement paisibles. Dans ces cas la capuche qui ne sert ni à s'abriter, ni à détruire de façon anonyme, devient ridicule. Est-ce pour se donner un air mystérieux et inquiétant comme dans certaines BD ? Ou alors ne serait-ce pas pour empêcher leur tête de s'envoler ?

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Publié le 7 Janvier 2013

Je suis rassuré de savoir que les sociétés commerciales ou des sectes comme l'église de scientologie sont juridiquement des personnes morales. Nous pouvons donc leur faire confiance. Il ne leur viendrait pas à l'idée d'escroquer leurs prochains, de gagner à tout prix de l'argent en mettant à la porte leur personnel pour valoriser les actions de leurs actionnaires ou de pousser au suicide leurs affiliés ruinés.

Il est également rassurant de savoir que les armées ne font plus la guerre : elles pacifient, elles font la paix. Bien sûr, il y a des dégâts collatéraux mais comme le terme l'indique, on les met de côté. De même, en faisant la paix il est consolant de mourir par des tirs amis, ce n'est tout de même pas la même chose que de mourir par des tirs ennemis manifestement agressifs et hostiles.

Les complications provoquées par un traitement ne sont heureusement que des effets secondaires, enfin, c'est l'avis du médecin, pas du malade. Ils peuvent aussi s'appeler effets collatéraux

C'est sans doute pour faire plaisir que les mots « peuple » et « populaire » sont fréquemment utilisés dans le nom des mouvements de droite qui représentent essentiellement les couches non populaires et presque toujours utilisés dans les régimes totalitaires où le peuple n'a évidemment jamais la parole puisque qu'on parle pour lui.

Il est aussi agréable de constater que le plus souvent les gouvernements organisent une concertation après avoir pris leur décision et ceci - à l'évidence - pour faire gagner du temps aux gens concernés. Le mot concertation n'est pas inversé, c'est l'ordre des choses qui l'est.

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Publié le 7 Janvier 2013

Ces dernières années la façon de se vêtir s'est beaucoup diversifiée. On voit de tout et c'est tant mieux. Le tee-shirt a pris le pas sur la chemise : il a l'avantage de ne pas avoir de col susceptible de se salir et il est moins cher, en outre on peut y inscrire dessus ses opinions. La mini jupe voisine avec la jupe longue. J'avoue avoir un faible pour la mini jupe : l'avantage est de montrer les jambes des femmes (et souvent uniquement le haut lorsque des bottes viennent gainer le bas), l'inconvénient est de révéler les jambes des femmes que l'on aimerait voir cachées et d'obliger les pudiques à tirer sur leur jupe, ce qui est paradoxal.

Les jeans « taille basse » ont permis aux jeunes filles de révéler leur nombril et le haut de leur string ( la vue du caleçon des hommes est moins divertissante). Cette façon d'être à moitié déshabillées dans la rue permet, certes de gagner du temps dans certaines circonstances, mais c'est aussi une invitation pleine de promesses. Les bourrelets graisseux qui dépassent parfois de la ceinture peuvent cependant constituer un frein aux appétits sexuels du spectateur.

La mode du jean soigneusement déchiré aux genoux m'horripile, on n'a pas le droit de jouer ainsi au pauvre en simulant des guenilles, la dignité des pauvres est justement de ne pas en avoir. C'est une provocation minable, le trou aux genoux s'accompagne d'un trou à la tête.

Des jeunes hommes s'exhibent encore avec des jeans dont l'entre-jambes affleure les genoux. Le seul avantage que j'y vois est de pouvoir y mettre aisément une couche qui resterait invisible. Le paradoxe est que cette mode a été adoptée uniquement par des jeunes alors qu'elle conviendrait parfaitement aux vieux incontinents.

La tendance est de ne rien mettre dans le pantalon. Chemise ou tee-shirt dépasse de la veste ou du blouson. L'inconvénient est de laisser penser que l'on s'est habillé à la hâte et de façon un peu distraite, mais les avantages sont là : il est plus simple et plus rapide de s'habiller et combien plus aisé d'uriner pour les hommes sans avoir à écarter tous ces bouts pelotonnés dans la culotte, avantage apprécié en cas d'urgence.

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Publié le 7 Janvier 2013

J'ai beau chercher, même en mangeant des madeleines, je ne retrouve pas le temps perdu. Je suis un peu distrait et je ne sais plus où je l'ai mis. L'ai-je un jour possédé ? Et ne serait-ce pas une illusion ? Après tout le Temps n'existe pas en soi, ce n'est qu'une déformation de l'Espace. Il n'apparaît que lorsque les choses changent : la course d'une aiguille ou de l'ombre sur un cadran, du sable ou de l'eau qui s'écoule, le déplacement des étoiles et des planètes, un enfant qui grandit, l'apparition des rides, l'usure des objets, l'érosion des montagnes...Enfin tout ce qui change de forme, naît ou meurt, tout ce qui fait que l'Univers est toujours là, mais jamais le même. Si l'Espace et son contenu restaient immobiles et immuables, le Temps serait aboli. Mais alors deux questions se posent :

1° Peut-on abolir quelque chose qui n'existe pas en soi ?

2°Si l'espace et son contenu restaient immobiles et immuables, depuis combien de temps le seraient-ils ?

Je suis d'accord avec vous, j'ai encore perdu du temps.

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Publié le 7 Janvier 2013

Cécile Duflot, secrétaire nationale des verts, a quatre enfants prénommés : Emile (référence à Rousseau ?), Bleuette (à ne pas confondre avec bleuet), Anémone et Térébentine, orthographe très ancienne de térébenthine qui est un extrait de végétaux, mais tout de même, auriez-vous confiance en quelqu’un qui marque ainsi un enfant ?

*

En dehors de l’armée et de la police, l’Etat dispose d’un parc de 72000 véhicules. Vous savez, ces voitures parfois flanquées de motards qui vous intiment impérativement l’ordre de vous écarter du chemin afin de laisser passer le carrosse du seigneur, un seigneur qui doit faire en urgence des choses capitales comme se rendre à une commission ou inaugurer des chrysanthèmes, ce qui est plus urgent que de soigner un malade ou de déboucher un évier qui déborde.

Eric Woerth veut faire des économies en confiant la gestion des voitures d’Etat à des sociétés privées (on demande à voir), mais il ne se pose pas la question de fond : Pourquoi autant de voitures ? Le contribuable qui paye les voitures et leur gestion (350 millions d’euros de carburant par an), se rend à son travail par ses propres moyens, alors pourquoi pas le seigneur ? (défense de ricaner).

 

Kadhafi qui se plait à faire sauter un avion plein de gens qui ne lui ont pourtant rien fait, à séquestrer des infirmières innocentes pendant des années pour masquer le manque d’hygiène de ses hôpitaux et tirer bénéfice de leur libération, à prendre en otages des Suisses pour punir les Helvètes d’avoir osé  faire des remontrances à son voyou de fils (est-ce génétique ?), cet homme, donc, peut tout se permettre car il a le cul bordé de pétrole que les autres sont prêts à lui lécher en toute occasion.

La Libye après avoir présidé un temps la commission des droits de l’homme de l’ONU (défense de ricaner), présidera fin septembre l’assemblée générale de l’ONU et sera membre du conseil de sécurité de ce « machin » (De Gaulle) pendant deux ans. Nous voilà sauvés.

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Publié le 7 Janvier 2013

Il existe des émissions de télévision qui illustrent bien « La société du spectacle ». Ce sont celles qui donnent comme spectacle les spectacles de la télévision elle-même. La télévision se regarde  et ce regard est donné à regarder. Le spectacle se suffit à lui-même, il n’a aucun besoin de la réalité. D’ailleurs chacun sait que la réalité n’existe que lorsqu’elle devient spectacle et le spectacle a plus de crédibilité que la réalité et peut aisément la remplacer comme le montrent les manipulations d’images ou d’informations qui dans le passé ont provoqué des réactions attendues par les manipulateurs.

Les hommes politiques déclament souvent des textes écrits par d’autres, n’est-ce pas la définition même du comédien ? Inversement le comédien peut très bien jouer à l’homme politique et il n’est pas plus mauvais que les politiciens professionnels.

Mais me direz-vous : « les hommes politiques gouvernent ». En fait, seuls les dictateurs gouvernent pour le malheur de leurs peuples. Les autres tentent de s’adapter à des situations qu’ils ne maîtrisent pas et les plus appréciés sont ceux qui ne les aggravent pas. Dans la grande majorité des cas ils font semblant de gouverner, comme les comédiens font semblant de vivre une situation. Leur habileté consiste à monter un spectacle crédible et pour cela ils s’entourent de metteurs en scène chargés de la communication afin que celle-ci devienne la réalité aux yeux des spectateurs.

Comme dans les émissions mentionnées au début, la politique consiste pour l’essentiel à communiquer sur la communication, aussi bien pour le parti au pouvoir que pour son opposition. Le comédien politique passe son temps à jouer son rôle, à commenter son jeu, en s’efforçant de remplacer la réalité qui lui échappe et qu’il modifie à peine par le spectacle qu’il maîtrise, afin de susciter de bonnes critiques et d’être applaudi aux prochaines élections.

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Publié le 7 Janvier 2013

L’information frappe à toutes nos portes, nous entre par tous les pores. A moins de rester isolé chez soi sans déplier un journal, sans ouvrir la voix de la radio, la lucarne de la télévision, le miroir de l’ordinateur et jeter son courrier (sauf les factures et les avertissements si vous ne voulez pas être dérangé par un huissier qui risque de vous donner des nouvelles de l’extérieur), donc, à moins de devenir un ermite n’éprouvant aucun intérêt pour le monde tel qu’il marche (devrais-je dire : tel qu’il boîte ?), vous êtes obligé d’être informé et de recueillir les informations que l’on veut bien vous donner. Et c’est tant mieux, même si ça n’aide pas du tout à vivre, car si le monde est un spectacle intéressant, c’est une tragi-comédie où le sang est bien réel et où les acteurs ne se relèvent pas à la fin de l’acte selon les vœux du metteur en scène.

Les journalistes vivent pour l’information, c’est leur métier, mais pour les autres l’information ne risque-t-elle pas de devenir une drogue ? S’informer non pour suivre la marche boiteuse du monde mais uniquement pour s’informer et même se surinformer en permanence afin de ne rater aucune information. L’information devient un alors un besoin exclusif, une dépendance au point de négliger ceux qui vous entourent.

Pour beaucoup de blogueurs (dont je suis) l’information est une matière première de leur blog, sont-ils pour autant menacés de cette « névrose médiatique »[1] ? Je ne le pense pas, car nous nous informons non pas uniquement pour nous informer, ce n’est pas une démarche autonome, elle a un but : informer les autres en commentant l’information pour notre plaisir ou notre révolte. C’est une démarche de journaliste amateur et surtout indépendant, à audience réduite (surtout pour moi) et mêlée plus ou moins de sa propre intimité. Et pour ma part et il en va probablement de même pour vous, je ne néglige aucunement ceux qui m’entourent. Ouf !



[1] Terme utilisé par Michel Lejoyeux, Pr de psychiatrie à l’hôpital Bichat.

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Publié le 7 Janvier 2013

 

Monsieur le Président de la République,

 

Je sais que vous êtes un homme très occupé, vous courez à droite et à gauche (plus souvent à droite) et même lorsque vous arrêtez de courir pour sauver la France, vous continuez à courir pour diminuer votre tension, mais dans l’intérêt de la nation (et je sais combien vous êtes intéressé), je me permets d’attirer votre attention (et je sais combien vous êtes attentionné) sur deux faits de la plus haute importance et que les ministres, les commissions, les observatoires, les hautes autorités, les nombreux conseillers dont vous êtes entouré et les média ont omis de vous informer (il est vrai qu’habituellement vous avez la bienveillance de les informer des informations que vous voulez recevoir).

Certes, ces faits ne sont pas nouveaux, mais ils s’aggravent pour atteindre aujourd’hui un point critique (et vous êtes homme à savoir ce que veut dire une crise, vous qui nagez dedans à coups de brasses vigoureuses pour ne pas vous noyer, prouesse qui suscite l’admiration de ceux qui vous entourent, bien que dans le cas contraire  ils cessent de vous entourer).

Veuillez m’excuser de ces digressions, mais je n’ai pas souvent l’occasion de correspondre directement avec la plus haute autorité de l’Etat, mes seules correspondances avec celui-ci se faisaient jusqu’à présent par l’intermédiaire des services fiscaux (qui, avouez-le, manquent de chaleur).

Je reviens donc à mon propos : la capitale de la France est menacée.

D’abord, elle risque de s’effondrer. En juillet et août des malveillants creusent partout des trous dans les chaussées et les trottoirs. En rapprochant cette constatation de l’existence des multiples excavations : égouts, métro, catacombes, parkings, tunnels etc…qui fleurissent dans le sous-sol parisien, nous sommes menacés d’une catastrophe dramatique. Certes on peut minimiser les conséquences en arguant que beaucoup de Parisiens sont partis en vacances et que la plupart des victimes ne seront que des touristes étrangers, mais tout de même, le principe de précaution doit s’appliquer même à des étrangers.

Ensuite, la capitale de la France risque de manquer de pain : toutes les boulangeries ferment. Et vous savez (car depuis votre dernier mariage, vous ne manquez pas de culture) que les Parisiens n’aiment pas manquer de pain, car, par un curieux phénomène métabolique, leur tête s’échauffe quand leur ventre est vide.

En espérant que vous prendrez en considération ces informations que je pense du plus grand intérêt (et je sais combien vous êtes intéressé) pour la sauvegarde de la capitale de la France dont la dévastation mettrait fin à son attrait touristique et on imagine mal alors le manque à gagner (et je sais que vous aimez gagner).

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, mes salutations citoyennes les plus respectueuses.

 

Dr WO

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Publié le 7 Janvier 2013

 

Il y a quelques années une panne d’électricité touchant New York a provoqué une augmentation du nombre des naissances neuf mois après. Inversement, le ministre de la Santé et de la Famille en Inde propose de raccorder au plus vite tous les villages à l’électricité en espérant que les programmes tardifs de télévision occuperont les Indiens à autre chose que forniquer, ceci afin de limiter le nombre de naissances.

Naître ou ne pas naître, là est la question. Chacun de nous est en vie par hasard et parfois – comme le montre ce qui précède - à l’occasion d’un moment de désœuvrement de nos procréateurs. Ce constat devrait réduire notre prétention et notre éventuel orgueil. Certains regrettent d’être nés, comme Cioran qui est mort à 84 ans sans jamais tenter de se suicider (du moins à ma connaissance), ils prennent des postures hypocrites et n’oublient surtout pas de vivre. Etre dans le néant ne permet pas de regretter la vie, il faut être en vie pour aspirer ou faire semblant d’aspirer au néant, qui de toute façon est notre lot à tous.

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Publié le 7 Janvier 2013

C’est fou ce qu’un feu d’artifice peut ressembler à un autre. Certains montent plus haut, certains durent plus longtemps, question d’argent, question de prestige, question de vanité de la municipalité. Mais bien que les feux d’artifice se ressemblent entre eux et ressemblent à ceux des années précédentes, les foules se déplacent toujours pour les admirer, cherchant la meilleure place pour ne rien perdre du spectacle qu’elles connaissent déjà depuis longtemps.

Pourquoi ? Parce que c’est beau, c’est irréel et ça ne sert absolument à rien, comme l’art. Et en plus c’est irrémédiablement fugace : des ombrelles de particules multicolores qui, à peine nées dans un bruit d’enfer, meurent en silence dans le ciel, poussières déjà mortes quand la foule le nez levé les applaudit. Une fugacité émouvante comme une vie réussie.

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Publié le 7 Janvier 2013

Définition du boomerang (Petit Robert) : « Arme de jet des indigènes australiens, formée d’une pièce de bois dur courbée, qui revient à son point de départ si le but est manqué ».

Corollaire (Dr WO) : En cas d’inattention, ce que vous avez envoyé vous revient en pleine gueule. Exemples :

 

1er ENVOI : Toutes les opinions sont respectables.

RETOUR : Ce n’est pas mon opinion, respectez-la (J. Prévert)

 

2ème ENVOI : La liberté est un droit de l’homme.

RETOUR : Alors, je suis libre d’être esclave.

 

3ème ENVOI : Il faut respecter la vie.

RETOUR : Alors, il est justifié de tuer celui qui ne la respecte pas.

 

4ème ENVOI : Aucune personne ne doit subir une discrimination pour ce qu’elle est.

RETOUR : Je hais ce que vous êtes, mais laissez-moi être ce que je suis, sans me rejeter et en ayant les mêmes droits que vous.

 

5ème ENVOI : Toutes les croyances sont respectables.

RETOURS : Ma croyance, qui est la seule vraie, m’engage à remplacer toutes les autres par la mienne.

Ou, ma croyance m’impose de suivre des mœurs contraires aux vôtres.

 

6ème ENVOI : Il n’y a pas de culture supérieure à une autre.

RETOURS : J’ai la mienne, pourquoi devrais-je apprendre ou adopter la vôtre ?

Ou, ma culture interdit que les femmes se cultivent.

Ou, Michael Jackson (paix à son âme tourmentée) est le Mozart des temps modernes.

 

7ème ENVOI : Un homme d’état doit être au service de son peuple.

RETOUR : le peuple ne sait pas où est son bien, moi je sais et je lui rends service en lui imposant mes opinions malgré lui.

  • 8ème ENVOI (envoyé par Renard):
    La liberté d'expression est un droit inaliénable
    RETOUR: j'ai la liberté de tenir des discours ou de faire paraître des livres qui apprennent à certains comment enlever leur liberté à d'autres. (Mein Kampf par ex)


Certains baissent la tête lorsque le retour leur échappe.

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Publié le 7 Janvier 2013

Chacun sait que les nazis aimaient beaucoup la nature…mais pas celle de l’Homme. Le premier d’entre eux aimait beaucoup les bêtes…mais pas l’Homme.

Le commandant du camp d’Auschwitz avait interdit de tirer sur les oiseaux, car un garde SS, ornithologue de son état, étudiait rouges-gorges, corneilles et pinsons qui semblaient s’y plaire, aidé en cela d’un détenu polonais chargé de dessiner les volatiles. Pendant ce temps sous le ciel habité par le chant des oiseaux, on torturait et l’on massacrait de façon industrielle des êtres humains, des enfants aux vieillards, artisans, poètes, artistes, savants, et probablement des ornithologues.

Le SS passionné d’oiseaux, en ne s’intéressant qu’à eux, a beaucoup appris à Auschwitz entre 1940 et 41, ce qui lui a permis de poursuivre une belle carrière après la guerre et de devenir président de la Société allemande d’ornithologie.

Prenons garde que l’amour de la Nature ne nous détourne pas de l’Homme. Aimons la Nature non seulement pour notre plaisir mais  surtout pour la sauvegarde des êtres humains. L’écologie risque aussi d’avoir ses fanatiques et ses excès.

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Publié le 7 Janvier 2013

"Picasso disait qu'il fallait apprendre à comprendre. Ce grand homme avait sûrement raison, aussi me suis-je concentré sur un tableau entièrement blanc. J'avoue que mon cerveau est resté aussi vide que la toile. Je ne peux pas représenter le tableau ici car, blanc sur blanc, il risquait fort de ne pas être visible. A moins que, pour paraphraser Coluche, le tableau soit plus blanc que blanc ou l'inverse. Récemment une jeune asiatique pris par le vertige du vide a appliqué ses lèvres sur une œuvre immaculée en y laissant la forme de ses lèvres maquillées. Ce baiser a fait perdre au tableau une partie de sa valeur, je trouve au contraire qu'il prenait enfin une signification et devenait plus humain".
C'est un extrait de mon billet "Art naque" datant de un an, à un jour près (j'aime beaucoup me citer). Il fallait un épilogue à cet "acte d'amour et artistique" de la jeune cambodgienne Rindy Sam sur le tableau immaculé (comme sa conception) du peintre X (j'omets volontairement de citer son nom pour ne pas lui faire de publicité au cas où vous ne le connaîtriez pas). L'humanisation du "tableau" va coûter à cette jeune écervelée la bagatelle de 18840 € pour frais de restauration (sic). Non seulement ce peintre se moque du monde mais il se prend au sérieux.

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Publié le 7 Janvier 2013

L’écologie politique vient de faire une percée, peut-être provisoire, mais qui va assurément ouvrir des appétits. Ce qui certain, c’est que l’écologie sémantique se porte très bien depuis quelques années. Les partis politiques se préoccupent de la chose ou font semblant de le faire pour surfer sur cette vague populaire, histoire de récolter des voix et après tout ce n’est pas plus mal, même si la sincérité et l’efficience ne sont pas toujours au rendez-vous.

Les partis politiques veulent se vendre mais les marchands, eux, veulent vendre leurs produits et pour cela cherchent à y accoler la syllabe « éco », même si les produits n’ont rien d’écologique ou si leur fabrication est destructrice ou grande consommatrice d’énergie. On peut donc s’attendre à avoir de l’éco-pétrole, de l’éco-déchets nucléaires ou de l’éco-béton.

Nous attendons dans nos boîtes aux lettres de l’éco-publicité afin de diminuer la dévastation inutile des forêts. Pour ma part, je pense qu’imprimer les publicités sur du papier hygiénique permettrait un recyclage facile et économique de la matière première.

L’utilisation du papier hygiénique comme support n’est d’ailleurs pas une idée originale. L’écrivain japonais Koji Suzuki a écrit un thriller intitulé « Drop » qui raconte l’histoire d’un esprit qui loge dans la cuvette d’un WC, ce qui cadre bien avec la tradition japonaise qui veut que les fantômes se cachent dans les toilettes. Ce roman d’épouvante a été imprimé sur papier hygiénique, auparavant le fabriquant imprimait sur ce support d’utilisation Ô combien courante, des consignes à suivre en cas de catastrophe naturelle. Le roman comporte neuf chapitres et se répète tous les quatre-vingt dix centimètres de rouleau (un rouleau se vendant au prix de 1,59 €). Ne croyez pas que ce soit une littérature de chiottes, Koji Suzuki est l’auteur d’un bestseller : « Ring » porté à l’écran au Japon et aux USA (ce qui ne prouve rien).

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Publié le 7 Janvier 2013

En ces temps où le chômage ne fait que croître, il y a un travail qui n’est pas menacé : le « travail de deuil ». Cette expression introduite par Freud a fait fortune. Curieux travail où tout est subi, où la volonté n’intervient pas et il est même conseillé de ne pas la faire intervenir et d’exprimer ses émotions. A chaque fait divers comportant des victimes, les journalistes concluent toujours leur intervention par : « pour que les familles puissent commencer leur travail de deuil ». Car le deuil ne pourrait pas commencer sans retrouver un peu de la personne disparue ? Car il ne pourrait pas commencer sans que justice soit faite ? Ou sans que la famille touche des indemnités ? Ce qu’il faut en convenir, serait une façon de rémunérer le travail de deuil. Reconnaître une perte, en souffrir, se révolter, parfois se culpabiliser, puis accepter  de continuer sa vie sans l’être disparu, sont des étapes que chacun subi, ce n’est pas un « travail », c’est un passage obligé quelles que soient les circonstances. Le deuil n’a besoin de rien pour commencer et il s’impose dès la disparition de l’être cher. Alors Messieurs et Mesdames les journalistes : fermez-la !

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Publié le 7 Janvier 2013

Lorsque vous achetez un livre d’un auteur connu et dont le génie n’est plus discuté, c'est-à-dire quand il est mort, avant de pouvoir le lire, l’éditeur vous inflige les avant- propos d’un (ou de plusieurs) illustre inconnu (enfin, pour moi) qui profite de l’occasion, c'est-à-dire du génie de l’autre, pour s’épancher abondamment dans une prose verbeuse, parfois freudienne et masturbatoire qui n’en finit pas. A titre d’exemple : par hasard, j’ai récemment feuilleté dans une librairie le Spleen de Paris de Baudelaire, édité en 130 pages par Gallimard et précédé par une introduction et une préface, couvrant à elles deux 100 autres pages ! Bien sûr, me direz-vous, pourquoi lire les avant-propos ? D’abord vous les payez et ensuite vous vous dites qu’il y a peut être des considérations intéressantes. Celles-ci, en fait, lorsqu’elles existent, n’occupent qu’un petit espace de la dissertation que vous abandonnez bien vite pour entrer dans l’œuvre elle-même. En tant qu’adulte vacciné vous êtes  capable d’avoir votre opinion sans l’aide de l’introducteur qui ne pense qu’à se faire mousser et être enfin lu, accroché au génie de l’introduit comme peut l’être un morpion.

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Publié le 7 Janvier 2013

Lorsqu’on se rencontre, il est de bon aloi de s’intéresser à l’autre, même si le sort de l'autre ne vous intéresse pas. Deux formules sont couramment employées : en forme ? Ou ça va ? Et je crois que la formule choisie correspond à deux profils différents.

Le « en forme ? » est le plus souvent prononcée par des gens jeunes, sportifs ou anciens sportifs, plutôt énergiques et qui, en fait, n’attendent pas la réponse, car pour eux il est évident que vous êtes en forme comme ils le sont eux-mêmes ou font semblant de l’être. D’ailleurs devant cette énergie vous avez des scrupules à les décevoir et à dire que vous êtes en méforme. Une telle affirmation paraîtrait déplacée.

Le « ça va ? » est de tout âge, mais  c’est une formule le plus souvent employée par des personnes mûres. Une personne âgée qui en rencontre une autre hésite à la prononcer car il arrive un âge où ça ne va jamais. Dans le « ça va ? » il y a une petite crainte : que ça n’aille pas, ce qui vous obligerait à écouter ce qui ne va pas.

 

Mais si vous êtes en ligne, c’est que ça ne va pas trop mal.

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Publié le 7 Janvier 2013


Lorsqu’on se rencontre, on se salue. Poignée de main et plus si affinité. Mais nous sommes avertis que le virus guette, prêt à sauter véhiculé par une gouttelette des orifices d’autrui à vos propres orifices ou à être convoyé par la main amicale. Alors que faire ? Parler de profil ? Se laver les mains dès que possible après en avoir serré une étrangère ? En cachette, bien sûr, si on ne veut pas vexer autrui.

Se saluer n’est donc pas aussi simple qu’il parait. Et que dire de la poignée de main elle-même qui peut déjà vous éclairer sur l’autre. Je ne parle pas de la main moite qui est un handicap et sur laquelle il ne faut porter aucun jugement. Je veux parler de deux opposées. La main énergique qui vous broie les phalanges et provoque une douleur (surtout si l'on porte une bague, ce qui est souvent le cas des femmes qui peuvent en porter plusieurs). Cet excès d’énergie me parait toujours suspect, cette main broyeuse peut cacher une faiblesse : donner l’apparence de la force qui n’existe pas. A l’opposé, rien n'est plus désagréable que la main molle qui se dépose dans la vôtre comme un steak décongelée, il est à craindre que son propriétaire soit à l’image de sa main.

Mais en ligne, je peux vous saluer sans appréhension.

 

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Publié le 7 Janvier 2013

Par arrêté municipal à Loye-sur-Arnon (Cher), la rue des Juifs a été débaptisée. Deux associations de lutte contre l’antisémitisme ont protesté et demandé au préfet l’annulation de cet arrêté (Le Point du 24/09/09). Bien.

Je pense que le Vatican devrait faire de même, car le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle passe par cette commune et c’est pour cette raison que la rue des Juifs s’appellera désormais : Impasse des Pèlerins.

On ne peut exprimer de façon plus explicite que les voies du Seigneur sont sans issue.

 

Comment convertir les cyclistes au port du casque ? La solution a été trouvée au Danemark où a été lancée la campagne « Mets un casque parce que nous t’aimons » : le policier arrête le cycliste roulant tête nue et le prend dans ses bras en lui remettant un casque. En 2008, dans les régions où la campagne a été appliquée, seulement 6% des cyclistes roulaient avec un casque, en août 2009, ils étaient 44%.

J’ignore si ce progrès est lié à la façon émouvante de relever l’infraction ou si c’est pour éviter qu’un policier vous prenne dans ses bras.

 

Bien avant que l’écologie soit une préoccupation dominante, Saint-Exupéry a dit (je ne sais plus où) : « Nous n'héritons pas la terre de nos parents, nous l'empruntons à nos enfants. »

En dehors de l’emprunt russe qui n’a jamais été remboursé, c’est à ma connaissance la seule opération où le remboursement sera inférieur à l’emprunt.

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 7 Janvier 2013

Ils sont quatre des forces de l’ordre. Quatre qui se préparent soigneusement. Tout est dans la préparation. Ils vérifient leur équipement : engin à cogner, engin à électricité,  engin à balles, talkie-walkie. Attentifs, ils parlent peu. Ils sont prêts.

En file indienne, ils se dirigent vers leur véhicule, un véhicule banalisé, bien que rien ne soit banal lorsqu’on part en mission. Pour quelle mission partent-ils ? Une intervention sur un braquage où des malfrats retiennent quelques bonus en otages ? Une souricière à St Denis pour arrêter les vendeurs de drogues qui fournissent en plein jour les drogués qui sombrent en pleine nuit ? Maîtriser  à leurs risques un forcené qui aimerait bien se farcir un policier ? (tous les goûts sont dans la nature).

Ils traversent la ville sans gyrophare pour ne pas se faire repérer. L’atmosphère est tendue dans la voiture. Ils ont mal dormi.

Ils s’arrêtent à un carrefour et les quatre descendent sans précipitation. Ils se postent devant une banque, bien d’aplomb sur leurs jambes, un peu en retrait, invisibles du carrefour. Le piège est en place.

Le moment est venu. L’un d’eux bouge, met la main à la poche et siffle pour arrêter une voiture dont le conducteur en sortant du carrefour vient de s’engager, bien malgré lui, dans le couloir du bus.

On respire. C’est bon de se savoir protégé.
Je ne connais pas le nom de l'auteur de cette photo 
  

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 7 Janvier 2013

Ce week-end, comme chaque année, il est permis au public de visiter châteaux et palais appartenant à quelques privilégiés. Les manants se précipitent en nombre pour entrer au moins une fois l’an dans les demeures hantées par leurs gouvernants et notamment au palais de l’Elysée et à l’hôtel Matignon. On ne peut que remercier le roi et les princes de montrer au petit peuple les décors dorés et l’ameublement somptueux dans lesquels ils vivent chaque jour. Effort culturel ou sadisme ?

 

J’ai appris sur le blog de Sartan que la retraite de Chirac était de18800 € par mois (empilement des retraites des diverses fonctions exercées), à laquelle il faut ajouter les 12000 € par mois comme membre de droit du conseil constitutionnel. Avec une telle misère il est heureux qu’un ami libanais ait pu mettre à sa disposition un appartement à Paris, le temps de se retourner.

 

1% de chômage en plus, c’est une augmentation de 0,7% du taux de suicide. Cette étude publiée dans le Lancet  établit, pour la première fois, un lien chiffré et direct entre la souffrance liée au travail et la crise.

23 suicides de salariés de France Télécom, certains sur le lieu de travail ce qui est évidemment symbolique ou en laissant une lettre qui ne laisse aucun doute sur les motivations.

A l’inverse, le groupe France Télécom est lui bien portant. Il  « sert 186 millions de clients à travers 30 pays » et a réalisé un chiffre d’affaires de 53,5 milliards d’euros en 2008. Mais ces suicides ne peuvent-ils pas être rapportés au taux moyen de suicides en France ?

D’après les chiffres de l’Inserm de 2007 le taux de suicides en France est de 17,1 pour 100000 habitants. Celui de France Telecom est de 22,5 pour 100000 employés, mais en 18 mois, ce qui fait un taux annuel de 15 pour 100000. Cependant le taux devrait être bien plus bas car ce n’est pas une population à risque (chômeurs, SDF, personnes âgées, maladies psychiatriques graves).

 

Dans ces « rompus », ce n’est pas par hasard que j’ai associé la 3ème brève aux deux précédentes.

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 7 Janvier 2013

Nicolas de Staël : série des footballeurs

J’aime le football

Comment ne pas être ébloui par ces hommes en caleçon qui se vendent à  prix d’or dans les foires aux joueurs, après examen des muscles et des articulations (les dents importent peu).

Comment ne pas admirer leur maîtrise lorsque se tordant à terre de douleurs, ils réussissent malgré leurs souffrances à garder un œil attentif sur l’arbitre et sa poche miraculeuse d’où peut sortir à tout moment un carton coloré du meilleur effet.

Comment ne pas haleter pendant l’attente longue, très longue, très très longue, aussi longue que l’attente de la femme désirée, avant que l’élu tire son coup décisif dans la vulve des buts. Comment ne pas être bouleversé par l’orgasme intense qui s’empare alors de lui, au point de le faire courir tel un possédé en soulevant son maillot, pour se dresser à un coin du terrain face à ses supporters en délire comme le coq après s’être farci une poule.

Comment ne pas être ému par la fraternité qui s’empare alors de ses camarades, soucieux de partager avec lui cet orgasme sans pareil en l’enfouissant les uns après les autres sous leurs corps en une superbe partouse homosexuelle lubrifiée par leur sueur commune.

 

Et que dire de ces foules colorées, chantantes, hurlantes, l’insulte à la bouche à défaut de bave, de préférence raciste, prêtes à en venir aux mains ou aux couteaux pour que « leur sang abreuve nos sillons ». Comment ne pas s’extasier devant ces faces peintes aux couleurs nationales masquant avec bonheur l’hébétude qui parvient à atteindre même les gens sobres, même les gens intelligents, même les gens cultivés.

Comment ne pas être pris de vertige devant un tel spectacle en sondant les profondeurs de la connerie humaine…

Et j’aime le football.

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 7 Janvier 2013

 

Avez-vous remarqué le nombre de footballeurs qui font le signe de croix en entrant sur le terrain. Lors de la coupe d’Europe 2008, le joueur turc qui avait marqué contre l’équipe croate le but décisif avait affirmé que c’était Allah qui lui avait donné la force de réaliser son exploit. Un joueur français converti à l’Islam ne manque pas avant un match de faire une prière, paumes vers le ciel, mais lui a récolté pour sa peine une entorse grave de la cheville. Que conclure de ces quelques observations :

1° Que malgré l’immensité de l’univers (c'est-à-dire la valeur de l’année lumière :  9461 milliards de Km, multipliée par 15 milliards !!!), Dieu s’intéresse à l’ultra microscopique Terre et plus spécifiquement aux terrains de football où se jouent diverses coupes. Ce qui prouve Son Omniprésence.

2° Que les footballeurs cherchent par leurs prières à entrer dans les bonnes grâces de Dieu (c’est le même pour toutes les religions monothéistes : un Dieu unique ne peut pas avoir de concurrent), le considérant comme un entraîneur transcendantal puisqu’ils ont la même attitude pour leur entraîneur terrestre.

3° Qu’ils mettent Dieu dans l’embarras (je sais qu’une telle affirmation peut se discuter), car comment favoriser en même temps les deux équipes adverses d’où montent les prières vers lui, toutes étant sincères. Il ne peut – dans Sa Grande Justice – que laisser aux joueurs leur sort entre leurs propres mains ou plutôt leurs propres pieds.

4° De la troisième conclusion découle la quatrième : les manifestations religieuses sur un terrain de football (je n’oserais pas m’avancer pour les autres lieux) ne servent à rien.

5° De la quatrième découle la cinquième : les footballeurs sont parfois à côté de leurs pompes, ce qui peut expliquer certains mauvais résultats, les pompes étant indispensables pour jouer correctement au football.

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 7 Janvier 2013

Beaucoup de gens croient en la réincarnation, ce qui est une façon de se croire immortel, mais sans le savoir à chaque fois que l’on se réincarne, ce qui est frustrant.

L’Allemand Peter K. incarcéré à la prison de Werl a récemment réclamé, mais en vain, la visite de sa chatte Gisela, persuadé qu’elle était la réincarnation de sa mère qu’il avait bien reconnue à la douceur de son regard. Certains ont été plus loin dans la croyance, c’est ainsi qu’un Thaïlandais d’une soixantaine d’années, Kim Long Chee, avait tenté d’avoir des rapports sexuels avec une éléphante (?!), arguant pour sa défense que le pachyderme était la réincarnation de sa femme, Wey. “Je l’ai reconnue immédiatement à son regard grivois”, avait-il affirmé au tribunal de Phuket, ce qui n’avait pas empêché celui-ci de le condamner à quinze de prison.

 

Peter K. et Kim Long Chee avaient reconnu la personne aimée dans l’animal par un caractère marquant. Cela me fait penser au jeu du « portrait chinois » qui consiste à trouver le nom d’un personnage en demandant à celui qui le propose de  le « réincarner » : si c’était un animal ? Si c’était une plante ? etc…La réponse devant tenir compte de la personnalité physique et morale du personnage.

Voici des réponses proposées à la question : si c’était un animal ? Pour quelques personnages politiques connus, mais toutes suggestions seraient les bienvenues :

- Giscard d’Estaing : lama

- Chirac : couleuvre

- Sarkozy : furet

- Hortefeux : fouine

- Ch. Lagarde : chameau

- M. Alliot-Marie : chouette

- Besson : caméléon

- X. Bertrand : cocker

- Rachida Dati : ouistiti

- De Villepin : paon

- Bayrou : kangourou

- Rocard : grenouille

- J. Lang : chat

- Royal : perruche

- Aubry : phoque

- Delanoë : souris

- Hollande : castor

- Strauss-Kahn : poisson-chat

- Besancenot : asticot

J.M. Le Pen et Frédéric Lefebvre ne figurent pas dans cette liste, car l’animal de réincarnation est trop facile à trouver.

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Publié le 7 Janvier 2013

Je n’ai lu que deux livres de Claude Levi-Strauss : « Triste tropiques et « l’homme nu », je ne connais donc que très peu de choses de sa pensée et je serais bien incapable de la comprendre en raison de sa complexité et de mes insuffisances en matière d’ethnologie.

Aussi les propos qui vont suivre sont peut-être imprudents, j’espère qu’ils ne sont pas inexacts.

Je comprends son pessimisme sur l évolution de l’Humanité quand il déclarait : « Ce que je constate : ce sont les ravages actuels ; c'est la disparition effrayante des espèces vivantes, qu'elles soient végétales ou animales ; et le fait que du fait même de sa densité actuelle, l'espèce humaine vit sous une sorte de régime d'empoisonnement interne —si je puis dire— et je pense au présent et au monde dans lequel je suis en train de finir mon existence. Ce n'est pas un monde que j'aime ». C’est une vision qui me parait lucide et qui ne me gêne pas.

Ce qui me gêne davantage c’est sa vision entomologiste de l’Homme et le recul qu’il prend vis-à-vis de lui au point de devenir amoral et d’admettre, par exemple, que si les nazis avaient été vainqueurs ils auraient simplement imposé une culture différente, les massacres auraient été un accident secondaire (un détail ?) qui avait probablement déjà eu lieu dans la longue histoire de l’Humanité. Lévi-Strauss était loin d’être un humaniste, c'est-à-dire privilégiant l’épanouissement de la personne humaine.

Ce qui me gêne est d’affirmer que toutes les cultures sont égales et de plus imperméables, même s’il a mis en évidence des structures communes.

Certes, toutes les cultures sont respectables et peuvent enrichir les autres, mais à mon humble avis elles ne sont pas équivalentes et elles ne sont pas imperméables. Elles peuvent s’enrichir les unes les autres, ce qu’elles ont fait au cours de l’histoire et c’est leur perméabilité qui leur a permis de progresser plus vite (même si certains peuvent le regretter). C’est l’isolement des cultures, notamment sur le plan  géographique, qui explique peut-être que certaines soient restées au stade « premier ».

Aujourd’hui avec le brassage accéléré des populations, les êtres humains peuvent sortir de leur culture et bénéficier de l’apport des autres cultures, à condition qu’ils le veuillent et qu’ils ne cherchent pas à imposer leur propre culture aux autres.

En fait, là est le problème : comment protéger sa propre culture à laquelle on tient lorsqu’on affirme par ailleurs que toutes les cultures se valent. Comment une société peut-elle survivre si elle est composée de la juxtaposition de cultures différentes ?

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 7 Janvier 2013

PETITES REMARQUES SUR LE PLAN CANCER II

 

On ne peut que se réjouir que le gouvernement se préoccupe de la santé des Français, même si par ailleurs des mesures ne vont guère dans ce sens.

On peut cependant remarquer que l’annonce de ce plan, faite le 2/11/2009, vient bien à propos après quelques cafouillages de ceux qui nous gouvernent, car une telle annonce ne risque guère de soulever d’oppositions et espère peut-être estomper les erreurs passées.

On peut craindre que ce « Plan cancer II » ait un sort semblable au « Plan cancer I » (2003-2007) qui avait été dressé par l’administration Chirac et dont seulement le tiers des 70 mesures a été réalisé.

On peut tout de même se réjouir des sommes consacrées, ne serait-ce que pour la recherche (95 millions d’euros environ) et même si ce « plan » a une application partielle, il en restera toujours quelque chose, puisqu’il est prévu 750 millions de dépenses nouvelles sur la période 2009-2013.

Trois objectifs principaux ont été annoncés :

1° L´excellence des soins de demain, parce que jusqu’à présent les soins étaient bâclés (mais il est toujours souhaitable de les améliorer).

2° la réduction des inégalités devant la maladie. Objectif difficile. S’il s’agit une inégalité géographique des équipements, il est évidemment nécessaire de la faire disparaître, mais il faut noter que le plus souvent ces équipements ne servent pas seulement pour les maladies cancéreuses. S’il s’agit une inégalité individuelle, c’est plus délicat : on ne peut pas imposer, par exemple, l’arrêt du tabac et de l’alcool à des personnes qui ne le veulent pas. Quant à l’objectif d’une augmentation de 20 % du nombre de spécialistes en lien avec le cancer, c’est tout de même un vœu pieux.

3° L´amélioration des conditions de vie pendant et après un cancer. Cela dépend évidemment du cancer.

Car l’intitulé même de ce plan est irritant : plan de bataille contre le cancer comme s’il s’agissait d’une maladie unique, ce qui n’est pas le cas. Certes, les cellules cancéreuses ont un trait commun : leur autonomie vis-à-vis de l’organisme. Mais il n’y a pas un cancer mais des cancers qui n’ont souvent rien à voir les uns avec les autres. Certains guérissent totalement et définitivement, d’autres pratiquement jamais et tous les intermédiaires existent, certains diffusent, d’autres rarement, tout dépend aussi de l’organe touché et même de l’âge. On peut faire des recherches sur le cancer (pourquoi la cellule cancéreuse devient-elle autonome et comment empêcher qu’elle le devienne), mais on ne lutte pas contre LE cancer, mais contre des cancers dont les difficultés diagnostiques, les évolutions et les possibilités thérapeutiques sont très différentes.

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Publié le 7 Janvier 2013

Un pédophile (j’aurais préféré le terme de pédoclaste) qui a passé 27 ans en prison pour viols multiples est à nouveau incarcéré pour récidive, aidé en cela par la prescription inconsciente de Viagra délivrée par un médecin de la prison qui a mis un point d’honneur a séparer le dossier judiciaire et le dossier médical (on pourrait lui rétorquer que cette prescription a plutôt conduit à altérer la santé du pédophile que de l’améliorer). Cette triste affaire a posé la question de la castration chirurgicale, méthode irréversible, à côté de la castration hormonale (anti-testostérones) qui, elle, est réversible et bien que volontaire peut être interrompue à tout moment par l’intéressé.

« Pour l’instant, la castration physique est interdite en France, mais elle existe ailleurs. Je pense que cela mérite une analyse et qu’aujourd’hui la question de la castration physique peut se poser et être débattue, y compris au Parlement » a déclaré Michèle Alliot-Marie. Déclaration en contradiction avec  le code civil qui mentionne expressément le caractère inviolable du corps humain et l’ancien garde des Sceaux Robert Badinter s’est indigné en soulignant que l’on touchait là à un principe fondamental de nos sociétés qui est de ne pas mutiler un corps humain et en assimilant la castration chirurgicale à la lapidation des femmes et la justice tranchante préconisée par la charia. On pourrait cependant lui faire deux remarques. D’abord, on touche fréquemment à l’intégrité du corps humain par la pratique de la circoncision pour motif religieux et de façon constante  en médecine, notamment par la chirurgie esthétique dont l’objectif n’est pas de guérir. Ensuite la castration chirurgicale serait en principe réalisée avec l’accord ou sur la demande du délinquant sexuel alors que les mutilations pour raison judiciaire dans d’autres sociétés sont faites contre la volonté du prévenu et leur monstruosité ne se discute pas.

Mais la question de fond est la suivante : les délinquants sexuels et notamment les pédophiles, multirécidivistes, sont-ils ou non des malades ? Il semble bien que oui. Un homme qui a récidivé jusqu’à passer 27 ans en prison a du être poussé par des pulsions qu’il ne pouvait dominer. Un malade ne doit-il pas être traité ?

Il se trouve que la castration a longtemps fait partie de l’arsenal thérapeutique. C’est en I941 que le chirurgien canadien Charles Huggins découvrit que la castration pouvait faire régresser le cancer de prostate et entraver son évolution. Cette découverte permit de prolonger la vie de milliers de malades. Ce n’est seulement que depuis les années 1970 que l’on dispose de médicaments bloquant la sécrétion hormonale des testicules, réalisant ainsi une castration chimique.

La castration chimique est déjà utilisée par la justice, mais son efficacité dépend de la continuité du traitement. La castration chirurgicale est plus radicale, mais est-elle totalement efficace ? Ce n’est pas certain, car la libido ne dépend pas seulement de la sécrétion des testicules, mais elle l’est de toute façon plus que toutes les autres méthodes pour soigner ces malades dangereux. La castration chirurgicale sera-t-elle toujours volontaire ? On peut craindre un chantage de la part des autorités.

Est-on certain de ne pas ouvrir une porte à des dérives dont les Allemands nazis ont montré jusqu’où elles pouvaient aller ?

C’est donc une question complexe : le traitement le plus efficace dont on dispose pour bloquer les pulsions sexuelles meurtrières est la castration chirurgicale, traitement appliqué pendant 30 ans pour une autre maladie et qui n’était pas considéré comme dégradant  mais comme salvateur. Mais il s’agirait pour les délinquants sexuels récidivistes non d’une décision médicale mais d’une proposition judiciaire. Dans le premier cas il s’agissait de la vie d’un malade entre les mains d’un médecin, dans le second cas il s’agit du viol et souvent de la vie d’un enfant ou d’une femme entre les mains du juge. Et le juge ne peut pas être remplacé par le médecin.

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Publié le 7 Janvier 2013

En Somalie, les jeunes de 10 à 25 ans du groupe islamiste Al-Chabab sont « gâtés ».  A condition toutefois de bien se classer au concours d’apprentissage du Coran et de géographie somalienne. Le premier prix comporte : un revolver, des grenades, une mine antichar et un ordinateur et le deuxième prix : une kalachnikov et des munitions.

 

Il n’est pas certain que cet armement conséquent serve à chasser des lapins, mais ces jeunes gens sympathiques pourraient s’exercer à leur maniement en Suède. En effet dans ce pays les lapins pullulent dans les parcs et jardins de Stockholm. Les chasseurs employés par la municipalité les abattent à l’aube et ils ont ainsi  liquidé 6 000 bêtes l’an dernier (dont beaucoup étaient des animaux de compagnie abandonnés par leurs maîtres). Et que fait-on des produits de cette chasse ? Congelés, ils sont expédiés dans une usine à Karlskoga où ils sont incinérés et servent de biocarburant pour produire de la chaleur. C’est ce qu’on appelle la chaleur animale (j’ai préféré cette remarque à celle de chauds lapins).

 

Il faut souligner que les Suédois préfèrent brûler les lapins plutôt que les manger. Sont-ils sensibles aux conseils de Nicholas Stern, enseignant à la London School of Economics qui préconisent pour sauver la planète d’adopter un régime végétarien. Certes ces lapins ne nécessitent pas un élevage qui entraînerait comme pour le l’élevage des bovins et des porcs un grand gaspillage d’eau et ceux-ci, en outre, sont accusés de relâcher du méthane en grande quantité, beaucoup plus néfaste que le CO2 pour le climat. Le pet de lapin, quant à lui, est considéré comme une quantité négligeable.

Illustration : Le Titien "Madone au lapin"

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Publié le 7 Janvier 2013

Alain disait : "Le pessimisme est d'humeur; l'optimisme est de volonté" (Propos sur le bonheur). Ce qui veut dire que spontanément notre humeur nous pousserait à être pessimiste, ce qui n’est pas illogique car chacun sait  que la vie se termine toujours mal, mais il suggère que l’optimisme peut être obtenu sur commande.

« Les hommes auraient passé leur vie, auparavant dans des cavernes à attendre, oisifs et moroses, leur mort, (…) mais, dès qu’on leur eut retiré la connaissance de l’heure de leur mort, l’espoir naquit en eux ; les hommes s’éveillèrent alors et se mirent à transformer leur monde en un monde habitable » (Eschyle, Prométhée). Au temps présent (Tp), on ne connait pas le temps de la fin (Tf). Bien sûr, on en a une petite idée, mais de façon approximative et c’est cette marge assez large d’approximation qui peut permettre l’optimisme.

Le temps Tp - Tf  peut être franchi soit avec le sourire, soit avec un rictus. Dans la réalité, sourire et rictus alternent mais plus on se rapproche de Tf plus le rictus est fréquent.

En médecine, la question s’est posée de savoir si l’optimisme, où le sourire prédomine, permet de retarder Tf par rapport à une attitude cynique plus ou moins hostile où le rictus prédomine. Des auteurs[1] se sont penchés sur cette question délicate en suivant pendant huit années 97 253 femmes ménopausées, exemptes au départ de maladies cardiovasculaires ou de cancer. Pourquoi uniquement des femmes ? Parce que les auteurs les avaient sous la main (étude WHI sur l’effet du traitement hormonal de la ménopause). Le profil psychosocial a été évalué par des échelles et des questionnaires par ailleurs validés et les risques relatifs ajustés (notamment pour l’âge).

Et bien les plus optimistes ont eu moins de maladies coronaires et la mortalité globale a été plus basse, la tendance était inverse (notamment pour la mortalité par cancer) pour les plus « cyniques ».

Bien sûr, ce n’est qu’une étude qui demande à être confirmée et on peut se demander quels sont les déterminants du profil optimiste ou pessimiste.

Mais quoi qu’il en soit : sourire de coûte rien et peut rapporter gros.


[1] Tindle HA et coll. : Optimism, Cynical Hostility, and Incident Coronary Heart Disease and Mortality in the Women's Health Initiative. Circulation 2009; 120: 656-662.

 

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Publié le 7 Janvier 2013

La crise financière récente nous a donné deux motifs de satisfaction :

D’abord, les banquiers qui jouent avec l’argent des autres au casino spéculatif ont constaté avec plaisir qu’en cas de pertes, les contribuables seront toujours là pour les renflouer, ils ont donc repris le jeu, mais cette fois en étant plus détendus.

Qui dit qu’on ne lutte pas contre le stress au travail ?

Ensuite, les retombées économiques de la crise financière pourraient réduire en 2009 les émissions de dioxyde de carbone de 3% par rapport à 2008 (d’après l’Agence internationale de l’énergie).

Qui dit que les spéculateurs ne font rien pour sauver la planète ?

 

Le Maghreb s’équipe en panneaux solaires. C’est une bonne nouvelle, car le soleil ne manque pas dans ces contrées. Une partie de l’équipement vient d’Italie par le canal d’une exportation simplifiée : 6% des installations vendues dans la péninsule italienne sont…Volés. Le marché noir prospère : un panneau vendu 700 euros en Italie se revend environ 200 euros au Maghreb. En février 2009, 19 voleurs, partisans de l’énergie propre, ont été arrêtés. La bande, dont le butin se monterait à environ 6 millions d’euros, démontait en une seule nuit des centaines de panneaux, immédiatement expédiés au Maghreb. La plus grosse affaire remonte à 2007, quand 7 000 panneaux de la centrale électrique Enel de Serre, près de Salerne, se sont volatilisés.

Qui dit que le Nord ne s’occupe pas du Sud  ?

 

La compagnie aérienne All Nippon Airways tente une expérience intéressante destinée à durer un mois (42 vols) ou plus si son résultat est satisfaisant : réduire la consommation de kérosène et donc les émissions de CO2, en espérant  diminuer de 5 tonnes leur empreinte carbone pendant cette période. Comment ? En allégeant leurs avions. En prenant moins de passagers ? Non, en allégeant les passagers ; il leur est demandé de se rendre aux WC avant d’embarquer.

Qui dit que les entreprises se déshumanisent ?

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Publié le 7 Janvier 2013

Il y a quelques années, l’Etat fabriquait le tabac, poison dont il assurait la vente et empochait les bénéfices, à ma connaissance il n’en conserve actuellement que les taxes. Le jeu, lorsqu’il devient pathologique est un poison dont l’effet est immédiat : temps consacré, activité professionnelle perturbée, ruine, dislocation des familles et parfois suicide. Mais les Etats aiment jouer avec les joueurs, flatter leur dangereuse manie, répandre la tentation à travers la télévision et même, depuis peu, l’introduire à domicile par la voie de l’Internet. Car, évidemment, c’est d’un excellent rapport pour les Etats et quelques officines que l’on pourrait assimiler à des trafiquants de drogues. Dans le même ordre d’idée, il ne serait pas illogique que les Etats vendent eux-mêmes les drogues aux drogués ce qui aurait l’intérêt de démanteler les réseaux de trafiquants et la criminalité qui va avec.

 

D’après la revue médicale britannique The Lancet, qui cite des données de l'Organisation des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) il y aurait eu en 2006, 166 millions d'utilisateurs de cannabis âgés de 15 à 64 ans, soit 3,9 % de la population mondiale de cette tranche d'âge. Voilà un pactole qui échappe aux Etats, quel dommage !

 

Le pouvoir est une drogue qui n'a d'égal que l'argent, son frère jumeau. Notre bon président a affirmé qu’à travers son fils Jean, c’était lui qui était visé. On doit ici rendre hommage à sa clairvoyance et sa sincérité, car c’est en effet son influence qui a permis à son rejeton d’accélérer sa carrière fulgurante en assurant le vote favorable des électeurs locaux et d’avoir la position dont il jouit actuellement pour un poste libéré comme par hasard pour lui. C’est en effet notre bon président qui est visé et c’est juste, car c’est lui le responsable. Entre nous, on se moque totalement de son fils qui serait bien bête de ne pas en profiter et à qui on souhaite sincèrement de réussir ses examens et de soigner son acné.

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Publié le 7 Janvier 2013

La première fois où je suis allé à Venise, il y a longtemps, quand j’étais jeune (est-ce possible ?), je m’y suis rendu à bord d’une 2 CV, celle à petite cylindrée (375 cm2, je crois), celle où la demi vitre maintenue ouverte par un bitoniau enfoncé dans un bouton de caoutchouc tombait régulièrement sur le coude, celle où pour doubler un poids lourd sur une nationale, il fallait s’y reprendre à plusieurs fois, l’accélérateur au plancher, attendre de préférence une descente, le vent arrière et le signe amical de la main du chauffeur qui vous permettait de le dépasser en ralentissant un peu ( les autoroutes n’existaient pas encore, est-ce possible ?).

Pour arriver à Venise on franchit évidemment un grand pont et ce pont aboutit à une place parfaitement circulaire. Arrivé sur la place, ma 2 CV oscillante était la seule voiture. Je fis le tour de la place sans voir de rues accessibles, je fis trois fois le tour de la place sans pouvoir en sortir. J’avisai alors un agent de police superbement vêtu de blanc qui, perplexe, me regardait tourner et lui demandai : « comment entre-t-on dans Venise ? » et il me répondit : « on n’entre pas dans Venise, il n’y a pas de voitures, il faut vous garer à l’extérieur de la ville ».

J’ai su alors que j’aimerai cette ville.

 

La seule fois où je suis allé à Los Angeles, une ville immense faite essentiellement d’autoroutes, je suis sorti de mon hôtel pour me promener. Une idée absurde. Le trottoir était si peu large que deux piétons ne pouvaient pas s’y croiser. Ce qui n’avait aucune d’importance car à perte de vue j’étais la seule personne qui marchait à pied. Les voitures défilaient sur la chaussée et les conducteurs ralentissaient un peu à mon niveau en me jetant des regards surpris, intrigués ou narquois.

J’ai su alors que je n’aimerai pas cette ville.


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Publié le 7 Janvier 2013

Nous sommes au XXIe siècle. Le cerveau humain a été capable d’inventer des choses inouïes, sa raison a pénétré dans l’infiniment petit et dans l’infiniment grand, il a permis de construire avec intelligence le pire et le meilleur et les hommes sont toujours aussi cons. Leur morale s’atrophie au moindre souffle mauvais et la superstition n’a pas reculé d’un pouce depuis l’âge des cavernes (mais il me faut avouer que malgré mon âge avancé, je n’y étais pas).

On croit toujours à la prévision de l’avenir : boule de cristal, cartes, astrologie, horoscopes, aux médiums, à la conversation avec les morts, aux sectes, au paradis, à l’enfer, aux apparitions, aux miracles et j’en passe, impossible de faire une liste exhaustive des superstitions. Je sais, beaucoup me diront peut-être qu’à leur avis ce ne sont pas des superstitions, parce qu’ils y croient (CQFD).

Les croyances irrationnelles sont indépendantes de la culture. Le Roumain Mircea Geoana croit que ce sont les maléfices et les énergies négatives de son rival Traian Basescu (lancées par des gens placés à droite de la caméra lors du  débat télévisé) qui lui ont fait perdre les élections en le frappant au front, au plexus et à la poitrine. Un de ses partisans a confié au quotidien Gandul qu’“Il faut en permanence lutter pour exorciser ces forces ». Le candidat malheureux a aussi fait les frais d’un vieux sortilège égyptien, la “flamme violette”, téléguidée par ses ennemis, qui chaque jeudi revêtaient une cravate mauve, affirmation rapporté dans Evenimentul Zilei. Est-ce un cas isolé en Roumanie ? Non. Nombre de Roumains sont convaincus que les inondations dont est régulièrement victime la Roumanie ne sont pas autre chose que le châtiment de Dieu (je peux rassurer ces Roumains : ce ne sont pas les seuls à y croire). L’Eglise roumaine n’est pas en reste, qui dénonce les passeports biométriques où apparaît en filigrane le visage de Satan, et l’ex-député Gigi Becali, est venu la Croix en main exorciser le parlement de Bucarest.

En Arabie Saoudite, il a été trouvé le moyen de se prémunir contre les propos et les pensées malfaisants. Les médisances, les calomnies et les jalousies s’exprimant le mieux lors des mariages et des festivités autour des repas, les restes de ces repas, soigneusement recueillis et vendus par les serveurs sont censés protéger du mauvais œil. En Arabie Saoudite, c’est la superstition la plus anodine.

Car l’ennui est que ces superstitions qui peuvent faire sourire peuvent aussi faire verser le sang des animaux et des hommes. Elles l’ont fait à travers les siècles et elles continuent à le faire.

Les vautours sont piégés et massacrés en Afrique du Sud, au Mozambique, au Kenya ou en Tanzanie. Pourquoi ? Parce qu’il leur est attribué, selon les guérisseurs, des vertus prémonitoires en raison de leur vue perçante ( !?), Les amateurs de jeux de hasard fument ou inhalent leur cervelle séché et pilé dans l’espoir de visionner les numéros gagnants du loto. En Afrique noire, une légende veut que le sang et les organes des albinos portent chance aux chercheurs d’or. Les albinos sont donc régulièrement assassinés afin que les sorciers, qui orchestrent ce trafic macabre, puissent fabriquer avec des bouts de noirs à peau blanche des amulettes et des grigris pour des noirs à peau noire qui cherchent le métal jaune.

Ce ne sont que quelques exemples. Les superstitions, quelles soient religieuses ou non, existent sous tous les cieux mais elles sont plus ou moins sanglantes. Celles qui ne le sont pas ou qui ne le sont plus évitent le chômage à ceux qui se vantent d’avoir des pouvoirs surnaturels ou d’être des intermédiaires de l’Au-Delà et peuvent rendre heureux ceux qui y croient, bien que certaines vont jusqu’à les ruiner ou à disloquer leur famille.

Le curieux est que les religions traitent de superstitions toutes les pratiques qui ne font pas partie des leurs. Question de monopole.

 

L’ŒIL EST DANS L’ARTICLE ET VOUS REGARDE

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Publié le 7 Janvier 2013

Wang Zheng, un responsable du centre commercial de Wanxiang Tiancheng dans la ville de Shijiazhuang (dans la province d’Hebei) est fier du nouveau parking réservé à l'usage exclusif des femmes pour "répondre à la perception forte de la couleur chez les femmes et à leur appréciation différente de la distance". Les places sont ainsi d'un mètre plus larges que la normale et les panneaux de signalisation plus colorés (AFP du 28/12/09).

Une requête sur Google rédigée : « femmes au volant » donne 529000 réponses ! Il est toujours délicat et souvent faux de globaliser et de trouver telle ou telle caractéristique à un groupe humain et de l’attribuer automatiquement à tous les membres de ce groupe. Pourtant, les différences entre les sexes dans la conduite automobile semblent intéresser beaucoup de monde. D’abord les hommes qui portent souvent un jugement peu amène sur la façon de conduire des femmes, même en dehors de ceux qui considèrent leur voiture comme le prolongement de leur virilité : « A cheval sur deux files ! Mais qu’est-ce qu’ELLE veut faire ! Qu’ELLE se décide ! Evidemment ELLE a mis son clignotant du mauvais côté ! », pour s’apercevoir en dépassant la voiture qu’il s’agissait d’un homme.

Les compagnies d’assurances ne manquent pas de faire des enquêtes sur le sujet dont il ressort que les femmes apparaissent plus prudentes (du moins à partir de la trentaine) ce qui énervent parfois les hommes qui font les gros yeux derrière. D'après une étude allemande réalisée sur deux ans par des chercheurs de l'université de Greifswald, les hommes provoqueraient 3,5 fois plus d'accidents que les femmes (du moins en Poméranie), sauf dans la tranche d'âge des plus jeunes (18-25 ans) responsables de plus d’accidents que les hommes. A noter qu’il y a peu de femmes parmi les routiers, qu’elles sont moins alcoolisées, que leurs voitures sont en général moins puissantes et que pour un même kilométrage, leurs trajets sont habituellement plus courts et plus souvent en ville que sur la route. Le refus de priorité et le dépassement des limites de vitesse seraient plus volontiers masculins et s'encastrer dans un arbre apparaît même comme une spécialité masculine. Les erreurs en matière d'appréciation des distances au moment d'un dépassement seraient plus volontiers féminines.

Et comme toujours, les données statistiques sont inapplicables à l’individu, aussi, en conduisant, rangeons nos clichés et regardons la route plutôt que la personne au volant.

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Publié le 7 Janvier 2013

 

Dans le lexicon (H) j’avais défini l’homéopathie comme une preuve de l’efficacité du placebo, définition avec laquelle une de mes amies n’a pas été d’accord. J’ai consacré une petite chronique médicale à ce sujet (42. « Rien c’est déjà quelque chose »). L’effet placebo est l’« effet thérapeutique induit par une substance inerte ou une procédure inactive » et elle entre pour 30% dans l’action de toute thérapeutique. Les dilutions à la base de l’homéopathie sont telles qu’il n’y a pratiquement plus de produit initial dans la préparation (ce qui a conduit des chercheurs à tenté de démontrer que l’eau avait la « mémoire » du produit qui avait baigné dedans)

Beaucoup considèrent que l’amélioration spontanée ou avec une thérapeutique inefficace est la conséquence de modifications biologiques induites  par la conviction d’avoir été traité à laquelle s’ajoute peut-être un effet Hawthorne qui correspond à la situation dans laquelle les résultats d'une expérience ne sont pas dus aux facteurs expérimentaux mais au fait que les sujets ont conscience de participer à une expérience ce qui se traduit par une plus grande motivation. L’effet placebo peut être aussi expliqué par une réduction du stress, de l’anxiété et une amélioration de l’humeur où intervient la façon de donner.

L’attente des patients est influencée par la culture, la personnalité de ceux-ci et les caractéristiques des thérapeutiques : gélule plus que comprimé, prix plus cher du traitement,  injection plus que voie orale, chirurgie plus que médicaments. Certains travaux ont montré que l’arthroscopie thérapeutique était aussi efficace qu’une simple incision et qu’il existe un effet placebo dans la chirurgie du Parkinson.

Le système nerveux central est probablement le principal médiateur de l’effet placebo par l’activation de certaines structures corticales et sous corticales.[1]

Il n’y avait donc aucun mépris de ma part pour l’homéopathie. Ce qui compte en médecine c’est l’amélioration de l’état du patient quelle que soit la méthode choisie et la méthode choisie doit l’être en fonction de la gravité du cas. En outre, il est indéniable que l’effet placebo joue un grand rôle dans l’efficacité des médicaments allopathiques, ce qui permet parfois de douter des résultats de certains essais thérapeutiques lorsqu’il n’y a pas de comparaison avec un placebo.

 

[1] Oken BS : Placebo effects: clinical aspects and neurobiology. Brain (2008), 131, 2812-2823

 

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Publié le 7 Janvier 2013

La fin de l’année est toujours une période difficile, comme toutes les périodes « obligées », c’est  à dire celles où nos actes nous sont dictés par les autres, les coutumes et les commerçants. C’est le cas entre autres du 1er mai et du 14 février, où l’on s’en tire avec un muguet ou un bouquet (et plus si affinité) mais la veille de Noël et du Jour de l’an, c’est une autre paire de manches. Non seulement vous devez vous faire bousculer et bousculer les autres dans les magasins pour trouver des cadeaux à offrir – et passé un certain âge l’imagination devient stérile – mais vous devez subir des joies factices, des embrassades contagieuses et pour ceux qui en ont les moyens, des repas indigestes avec parfois des gens qui ne le sont pas moins.

Heureusement il y a le champagne (je n’ai aucun conflit d’intérêt avec les entreprises qui en fabriquent). En effet, une étude menée par des chercheurs britanniques de l'université de Reading prouverait, que le champagne est bon pour le coeur et pour le cerveau, car il contient des polyphénols, molécules qui ont un rôle favorable sur les vaisseaux sanguins et un pouvoir antioxydant. Les polyphénols se trouveraient majoritairement dans le vin rouge plutôt que dans le vin blanc. Le champagne, composé en grande majorité de cépages rouges (pinot noir, pinot meunier) est donc bon pour la santé comme l’est la consommation de deux verres de vin rouge par jour. Mais pendant les fêtes de fin d’année certains ont tendance à dépasser les doses thérapeutiques, alors je leur conseille de rechercher les polyphénols ailleurs que dans le vin rouge et le champagne en savourant des olives à l’apéritif (coup double si c’est du champagne), de ne pas craindre les oignons (après les embrassades), de demander comme légumes des brocolis ou des poireaux et d’espérer, sans trop y croire, des myrtilles en dessert.
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Publié le 7 Janvier 2013

MISE AU TAPIE

Il a été proposé à Bernard Tapie « d’écrire » un livre d’entretien avec le philosophe et hypno thérapeute F. Roustang (mélange original).

Est-ce bien raisonnable de confier la rédaction d’un livre à quelqu’un capable de vous endormir ?

DONNANT DONNANT

A partir de janvier 2010, en Israël, les personnes ayant indiqué accepter donner leurs organes après leur mort seront prioritaires si elles ont besoin d’une greffe.

Œil pour œil, dent pour dent.

MEDECIN MALGRE LUI

Un des rares cas où l’on peut imposer un traitement à un malade sans demander son consentement est le cas du sujet atteint d’une maladie mentale le rendant dangereux pour lui et/ou les autres. Des psychiatres britanniques ont cherché à savoir si les malades ayant retrouvé leurs facultés approuvaient ou non, rétrospectivement, la démarche thérapeutique adoptée (la plupart l’ont approuvé) en posant la question suivante : « Si vous n’étiez pas en état de prendre les bonnes décisions, qui devrait le faire pour vous ? Des professionnels ? Des membres de votre famille ? Une instance surnaturelle (comme Dieu) ? ».

Ambroise Paré disait déjà : « Je le pansai et Dieu le guérit » mais au moins il lui mâchait le travail. J’ignore combien de patients ont choisi la dernière alternative, mais on peut se demander s’ils sont bien sortis de leur délire.

 

MONDIALISATION

Aux USA des enfants ont été atteints d’une intoxication alimentaire. Divers germes ont été retrouvés dont des salmonelles dans un « snack », aliment prêt à consommer. Cette contamination ne paraissait guère explicable dans la mesure où le processus industriel de fabrication comportait une cuisson au four. En fait, après cette cuisson, le snack était assaisonné avec de la poudre de brocoli d’origine chinoise où les germes ont été retrouvés.

Une poudre explosive dont les chinois ont été les inventeurs.

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Publié le 7 Janvier 2013

Ce que je n’aime pas lorsque les premiers froids arrivent, lorsque le bleu du ciel devient laiteux, lorsque le jour à peine levé se couche, lorsque le soleil semble parti en vacances alors que ce n’est pas encore le temps des congés payés, ce que je n’aime pas à l’approche de l’hiver, c’est que les femmes sont obligées de se couvrir, de faire disparaître leur corps sous des vêtements chauds, sous des bonnets de laine, sous des châles qui leur font des minerves de couleur et de devenir aussi rondes que des babouchkas.

Mais les femmes sont merveilleuses. Elles ne renoncent pas, elles s’entêtent, et par ce froid les jeunes femmes montrent tout de même leurs jambes, parfois interminables, recouvertes d’un collant épais qui leur donne un aspect solide et merveille des merveilles, elles mettent même des mini-jupes volant joliment sur les collants de couleur ou des shorts ajustés comme en été. D’éventuels tennis gâchent un peu l’ensemble mais nous avons le plus souvent droit à des bottes laissant libres les cuisses gainées, ou des chaussures dont les talons claquent sur le sol lorsqu’il est sec et invitent à se retourner pour voir leur tête sous le parapluie qui leur fait une corolle.

Les femmes nous offrent des habits d’été même par temps laid.

Au printemps elles retireront leurs collants épais, leurs jambes paraîtront alors plus minces et plus fragiles, mais j’espère qu’elles garderont leurs mini-jupes.

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Publié le 7 Janvier 2013

Dans les commentaires de mon précédent billet (« Pile poil ») il est apparu que les femmes pouvaient être sensibles à la vue d’une barbe naissante chez les hommes (l’inverse est peu probable). Peut-être parce qu’un homme mal rasé se donne un peu l’air d’un voyou et que le côté voyou et le mépris des convenances semblent séduire une partie de la gent féminine.

Il existe une Association pour le développement de l’information et de la recherche sur la sexualité (ADIRS) et  celle-ci a organisé en octobre dernier une campagne itinérante d’information et de sensibilisation sur les troubles de la sexualité. A cette occasion d’une enquête a été réalisée par l’IFOP portant sur 1001 personnes au cours du mois d’août 2009.

De cette enquête il m’a paru intéressant d’extraire les facteurs sensoriels qui peuvent provoquer l’éveil des sens dans les deux sexes :

Le toucher est le grand vainqueur (87 %) et il compte autant pour les hommes que pour les femmes, confortant ainsi l’idée répandue que la sexualité est avant tout une histoire de peau.

Pour la vue, les deux sexes divergent nettement. Les hommes lui accordent bien plus d’importance (53 %) que les femmes (27 %). Notion que les femmes connaissent depuis la nuit des temps et qui les amènent, pour le plaisir des yeux des hommes, à soigner leur apparence parfois jusqu’à des sacrifices extrêmes.

Une exception cependant : les œillades susciteraient le désir chez 30 % des femmes, mais seulement chez 22 % des hommes, peut-être parce que les hommes (ceux qui ne sont pas trop prétentieux) peuvent avoir alors quelques doutes sur la profession de la dame.

Pour les odeurs, les proportions par rapport à la vue s’inversent. : 23% des femmes s’intéressent aux odeurs (je n’ai pas de précisions sur le type d’odeur) alors que les hommes ne sont que 14% (c’est bien la peine de dépenser des sommes folles pour les parfums !).

Pour les sons, la proportion des femmes sensibles est également plus grande (15%) que chez les hommes (9%). Ce qui explique que certains hommes jouent du timbre grave de leur organe avec délectation.

Mais quant est-il des paroles d’amour ? Elles attisent le désir sensuel des moins de 25 ans pour 48 % d’entre eux, alors que seuls 31 % des plus de 65 ans y sont sensibles. Le facteur déterminant semble être l’âge et non pas le sexe. « Avec le temps tout fout le camp » (Léo Ferré).

Il ne semble pas que le goût ait été exploré, c’est dommage.

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Paul Gauguin : "A quand le mariage ?"

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Publié le 7 Janvier 2013

Depuis quelques années une mode semble persister dans le monde du spectacle touchant un nombre appréciable des spécimens qui se renouvellent périodiquement sur nos petits écrans (ailleurs je ne les vois pas, je n’ai jamais été invité à me montrer à la télévision et j’ai horreur des coquetèles – où je ne suis pas invité non plus – car je trouve pénible de grignoter et de boire debout, de parler la bouche pleine et de dire bonjour à des gens que je ne reconnais pas). Cette mode touche également les mannequins masculins (heureusement pas les féminins) qui n’ont pas toujours les moyens de la suivre.

Mais revenons à nos moutons, car c’est de cela qu’il s’agit : un problème de tonte.  La mode, donc, est de ne pas se raser. Non de se laisser pousser la barbe comme signe ostentatoire admis d’une religion ou de porter la barbe qui donne de la noblesse à la face des patriarches ou des philosophes pour imposer ainsi le respect ou de soigner une  barbiche pour masquer un menton fuyant ou de tailler un collier pour encadrer le visage comme un cadre de portrait de maître, non, je veux parler d’une barbe naissante de quelques jours, sans le moindre soin, et poussant dans le désordre avec souvent quelques poils gris du meilleur effet.

Manifestement ces gens là sont propres sur eux, il ne s’agit pas de négligence. C’est une absence d’acte volontaire, une préméditation. Alors pourquoi ? Serait-ce une preuve de leur vie trépidante qui ne leur donne pas le temps de se raser ? L’affirmation de leur virilité ? Une lutte contre les convenances ? Une manifestation révolutionnaire ? Ce qui serait étonnant de la part de gens connus parfaitement installés dans le système. Peut-être veulent-ils faire preuve d’originalité ? Dans ce cas ils doivent éviter de se rencontrer avec d’autres non-rasés sur le même plateau pour être le seul à s’enlaidir volontairement.

Je me pose une autre question. Un poil, c’est vivant, ça pousse, or pour le montrer en public il doit avoir une longueur adéquate, ni trop long, ni trop court et ce que l’on constate est renversant : il a toujours la même longueur lorsque les non-rasés apparaissent sur l’écran. Ils sont donc obligés de se raser et attendre que le poil repousse à la bonne longueur pour se montrer en public, ce qui exige une organisation pile poil digne d’admiration ou de concéder à apparaître parfois le visage glabre et de perdre ainsi beaucoup de leur personnalité.

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Publié le 7 Janvier 2013

CE BILLET EST PEUT-ÊTRE IMPERTINENT, MAIS ABSOLUMENT PAS DISTRAYANT. ALORS, POURQUOI  LE PUBLIER ? ET BIEN JE N’EN SAIS RIEN. PEUT-ÊTRE PARCE QUE JE M’AMUSE PARFOIS AVEC DES CHOSES ENNUYEUSES, POURQUOI PAS VOUS ?

 

Pascal a écrit des fragments destinés à une apologie du Christianisme et qui ont été réunis dans les Pensées, son ouvrage le plus connu et d’excellente réputation. J’avais plutôt de bons souvenirs scolaires, mais je n’en avais lu que les extraits mis à ma disposition. J’ai eu l’idée saugrenue (et courageuse : 600 pages!) de lire l’intégralité des fragments. J’aurais mieux fait de m’abstenir.

L’essentiel de ce texte est évidemment marqué par l’époque et par la foi de l’auteur qui transforme des affirmations en vérités et la Bible en un livre d'histoire. Il est certain qu’avec le recul tout jugement pourrait être considéré comme déplacé, voire injuste, pourtant une œuvre ne doit pas être jugée seulement du point de vue historique mais également pour ce qu’elle apporte.

Pascal nous assène que l’homme est mauvais : « La vraie et unique vertu est donc de se haïr… » (Fragment 471) et malheureux : « Que je serais heureux, si j’étais en cet état, qu’on eût pitié de ma sottise et qu’on eût la bonté de m’en tirer malgré moi ! » (Note du fragment 662). Pascal s’efforce donc de démontrer que la seule forme de bonheur est l’amour de Dieu et que la seule religion vraie est la religion chrétienne : « Si on soumet tout à la raison, notre religion n’aura rien mystérieux et de surnaturel. Si on choque les principes de la raison, notre religion sera absurde et ridicule. » (Fragment 204). Avec tout le respect que je dois à ce génie, j’aurais tendance à penser l’inverse. On s’étonne d’ailleurs qu’un si grand esprit (notamment scientifique), emporté par sa flamme dévote, puisse avancer des arguments comme : « Ainsi non seulement le zèle de ceux qui cherchent prouve Dieu, mais l’aveuglement de ceux qui ne le cherche pas. » (Fin du fragment 195). Cette pétition de principe universelle permet de prouver tout ce que l’on veut et ouvre les portes au surnaturel. Ou « Sur ce que la religion chrétienne n’est pas unique. Tant s’en faut que ce soit une raison qui fasse croire qu’elle n’est pas la véritable, qu’au contraire c’est ce qui fait voir qu’elle l’est. » (Fragment 620). Une possibilité ne peut devenir vraie que si elle n’est pas unique, par conséquent s’il n’existe qu’une possibilité, elle a toutes les chances d’être fausse.

Quant aux démonstrations de Pascal pour persuader les incroyants qu’ils ont intérêt à croire pour espérer avoir une belle vie après la mort et à ne penser qu’à cela plutôt qu’aux biens terrestres et aux divertissements, donnent à la foi un côté mercantile un peu déplaisant. Mais on ne peut qu’approuver sa condamnation de l’Inquisition.

Il existe, bien sûr, de beaux passages bien connus (ceux qui ne sont pas marqués par l’époque et qui ont un caractère universel) mais il est décevant de constater que beaucoup de ces fragments sont très inspirés de Montaigne (jusqu’à utiliser les mêmes termes)[1], ce qui n’empêche pas Pascal de dire de lui « Le sot projet qu’il a de se peindre […] Car de dire des sottises par hasard et par faiblesse, c’est un mal ordinaire. Mais d’en dire par dessein, c’est ce qui n’est pas supportable.» (Fragment 644).

Peut-être vaut-il mieux garder ses souvenirs que d’avoir l’inconscience de pénétrer dedans pour trouver plus de vide que de plein.


[1] Les « Pensées » dans la collection « Les classiques de poche » donnent des extraits des « Essais » de Montaigne correspondants

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Publié le 7 Janvier 2013

Dans les années 70 du siècle dernier et avant, chaque patient qui entrait à l’hôpital avait dans son bilan biologique la recherche systématique de la syphilis. Dans les années 80, lorsque le SIDA  apparut, la logique médicale eut été de faire la même chose. Mais sous la pression des associations comme Aides, cette recherche systématique nous fut interdite sans l’autorisation préalable du patient et a continué à l’être afin d’éviter toute discrimination ( ?). Si bien que le corps infirmier, les médecins et notamment les chirurgiens furent dès lors exposés à la contamination par le sang et les partenaires du patient à la contamination par le sexe, alors qu’il n’existait aucun traitement. Je me souviens de reproches qui m’ont été faits pour avoir effectué cette recherche sans avoir demandé sa permission au patient. Pour la petite histoire cet examen s’était d’ailleurs révélé positif.

Or aujourd’hui (où il existe un traitement) ces mêmes associations, dont Aides, déplorent les insuffisances du dépistage de l’infection par le VIH, estimant qu’environ 40 000 personnes ignoreraient qu´elles sont infectées et que 33 % des patients malades ne sont pris en charge que tardivement par l´hôpital. En conséquence, il leur parait indispensable de repenser les stratégies de dépistage en ciblant, notamment, les populations les plus à risque : les homosexuels masculins et, dans une moindre mesure, les migrants (discrimination ?), en utilisant le test de dépistage rapide du VIH.

Le rapport rédigé par les professeurs France Lert – directrice de recherche à l´Inserm – et Gilles Pialoux – chef du service des maladies infectieuses à l´hôpital Tenon (Paris) –, rendu public par Libération suggère même de changer radicalement les politiques de prévention en proposant un dépistage général dans toute la population, mais aussi en s´intéressant en priorité aux personnes les plus touchées par les nouvelles contaminations (comme les gays).

Autrement dit, lorsqu’il n’existait aucun traitement du SIDA et que les homosexuels,  les plus menacés, risquaient d’en mourir rapidement, il n’était pas nécessaire de protéger les autres, à présent qu’il existe un traitement, la discrimination a disparu.

Même les imbéciles changent.

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Publié le 7 Janvier 2013


« Peindre la cordillère des Andes en blanc pour éviter le dégel : cette idée, sélectionnée par la Banque mondiale pour un éventuel financement, a été défendue devant le congrès péruvien par le scientifique Eduardo Gold. Les couleurs sombres, comme celles des rochers, absorbent la chaleur, tandis que le blanc l’arrête. Fort de ce principe, le président de l’Association des glaciers du Pérou propose de badigeonner les parties rocheuses des cimes avec une peinture écologique à base de chaux pour retarder la fonte des glaces. Une opération titanesque qui aurait un autre avantage non négligeable : créer 15 000 emplois sur cinq ans. Faute de mesures ad hoc, les glaciers et les neiges éternelles de la Cordillère pourraient disparaître dans 20 ans, avec des conséquences dramatiques pour l’approvisionnement en eau, l’agriculture et la production d’énergie du Pérou, explique le site d’El Mercurio » (D’après le Courrier international)

 

J’ignore  si ce projet une fois réalisé  s’avérera efficace, mais je le trouve original, audacieux, et même poétique. Peintre des montagnes ! Un beau et dur métier.

Mais à côté de cette profession d’avenir on assiste à la mort de petits métiers : Que sont devenus les antiques tendeurs de joue ? Ils ont été remplacés par une armée de bourreurs de mou, les joues bien protégées dans leurs certitudes. Et aux empêcheurs de tourner en rond à l’origine d’idées originales, on a préféré les enfonceurs de portes ouvertes qui exercent leur activité avec componction sur les tréteaux, les ondes et sur l’écran.

Et sous nos climats un autre petit métier s’est perdu, alors que le travail ne manque pas : celui des poseurs de petites feuilles de vigne qu’ils collaient délicatement, avec beaucoup de doigté, sur les parties intimes des tableaux et des statues. Cependant ce petit métier n’a pas disparu, il y a des pays où les poseurs travaillent en grand et sur le vivant, mais leur travail est grossier et sans précision, car leurs feuilles de vigne sont des modèles géants qui couvrent les femmes de la tête aux pieds.

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Publié le 7 Janvier 2013

Oeil.jpgPar la télévision le monde entier déverse des images dont une bonne part de publicité, encore faut-il être chez soi pour les subir. Les gens étant le plus souvent hors de chez eux, le téléphone est un merveilleux instrument nomade qui permet d’atteindre tout le monde et partout. Il reste tout de même un peu de liberté : on peut choisir son jeu abêtissant et composer ses SMS en décomposant l’orthographe à sa guise. Ce libre-arbitre est agaçant mais on peut heureusement transporter sa télévision dans sa poche comme au Japon ou en Corée. En France la télévision sur mobile ne semble pas décoller en raison d’une mauvaise entente entre les opérateurs, notamment sur le partage des revenus. Quel dommage (mais c'est provisoire) de ne pas pouvoir passer sa journée les écouteurs dans les oreilles et les yeux rivés sur son émission de télévision préférée pour un prix abordable (grâce à un abonnement supplémentaire qui viendra s'ajouter à tous les autres) en attendant de la voir sur un grand écran plat, aussi plat que l’émission elle-même.

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Publié le 7 Janvier 2013

OuïeLes pouvoirs et le monde marchand, aidés en cela par les progrès techniques, s’efforcent de capturer les sens de chacun, à occuper l’espace sensoriel pour saturer le cerveau et gagner de l’argent.

Depuis le baladeur et maintenant le MP3, l’ouïe est surtout occupée par les vendeurs de musique (peu de personnes écoutent de la littérature) et parfois par des émissions de radio, ce qui constitue un bourrage très proche du crâne. En ville, une bonne partie de la population et surtout les générations montantes (est-ce qu’elles montent vraiment ?) se déplacent, travaillent peut-être, mangent et même conversent sans quitter les écouteurs. J’ai vu au restaurant un couple qui paraissait amoureux mais dont l’homme n’a pas quitté un instant ses écouteurs pendant le repas, je me suis demandé s’il les quittait pour faire l’amour.

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Publié le 7 Janvier 2013

Rodin-penseur.jpgLorsque l’on présente dans les médias une personne paraissant intelligente, de préférence avec de petites lunettes rondes cerclées, comme étant un philosophe, je me suis toujours posé la question sur la signification de cette présentation. Est-ce une personne qui étudie et/ou connait  la pensée des autres ? Dans ce cas c’est un connaisseur de la philosophie. Connaître la peinture faite par d’autres ne fait pas de moi un peintre. Est-ce une personne qui transmet la pensée des autres ? Dans ce cas, c’est un professeur, ce qui ne fait pas de lui un philosophe. Un philosophe serait peut-être celui qui a une pensée originale, une conception nouvelle des choses qui nous entourent sans se borner à répéter ce que d’autres ont dit. J’ose suggérer que le titre de philosophe est le plus souvent usurpé. Ceux que l’on nous présente comme des tels sont en fait des écrivains ou des journalistes qui commentent les œuvres des autres (ce qui n’est déjà pas si mal).

Chacun sait que l’on progresse en se posant des questions et je m’en suis posé une : pourquoi lorsqu’un bout de nourriture s’échappe de la fourchette ou de l’assiette tombe-t-il le plus souvent sur votre pantalon (çà doit être la même chose pour une jupe ou une robe) à l’endroit même où la serviette ne le protège plus, alors que le reste est parfaitement protégé.  D’autres ont posé cette question fondamentale pour les tartines beurrées qui tombent régulièrement sur le côté beurre.

J’ai une explication – et c’est en cela que je vais me hausser au niveau du philosophe –  la chute sur le pantalon ou le côté beurre (c’est la même chose pour la confiture) prouve que le Malin existe. Le Malin existe et il arrange les choses uniquement pour vous embêter. Et c’est là où ma pensée devient vertigineuse : si le Malin existe, son opposé doit exister, c’est à dire Dieu. Mon pantalon, un tantinet taché, m’a ainsi permis de démontrer l’existence de Dieu. Vous n’êtes pas convaincu ? Je sais ce que vous allez me dire (en excluant les insultes) : d’accord pour l’existence du Malin (le pantalon en fait foi), mais pourquoi son opposé existerait-il ? C’est une affirmation sans preuve (une de plus). Et si c’était le même ? Un Dieu Malin ? Vous avez raison, ça expliquerait beaucoup de choses.

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Publié le 7 Janvier 2013

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vendeur de J- Son ami Nicolas Sarkozy ayant maintenu le « bouclier fiscal » contre vents et marées, le chanteur Johnny Hallyday et avec lui tous les expatriés fortunés ont décidé de le remercier en revenant résider en France et d’y payer leurs impôts.

 

- Avec un enthousiasme qui n’a d’égal que celui soulevé jadis par l’abolition des privilèges, tous les membres de la présidence de la République, du gouvernement, les députés, les sénateurs et les hauts fonctionnaires ont décidé à l’unanimité de renoncer à leurs privilèges, de se déplacer à pied, en bicyclette, par les transports en commun, d’utiliser leur véhicule personnel ou un taxi (de préférence à plusieurs) et les lignes d’avion régulières (la classe économique n’étant pas une obligation), d’habiter leur résidence personnelle (une allocation leur étant délivrée pour louer un pied-à-terre près de leur travail si leur résidence est éloignée). Dans cet esprit, Rachida Dati remercie le gouvernement de lui avoir supprimé sa voiture de fonction ministérielle (à laquelle elle n’avait plus droit) et ses gardes du corps, consciente que personne n’avait l’intention de s’y attaquer.

 

- Dans un souci de transparence, la droite française compte expliciter ses « fondamentaux » dont ses partisans ne cessent de parler sans dire en quoi ils consistent. De la même façon, la gauche française s’engage à abandonner son programme de vœux pour le remplacer par un programme de gouvernement et les écologistes à déterminer les sources d’énergie en remplacement de celles considérées comme néfastes, sans couvrir l’intégralité du territoire par des éoliennes  disgracieuses et bruyantes.

 

- Dans un souci citoyen, les entreprises françaises ont décidé de maintenir leurs entreprises en France en diminuant les dividendes des actionnaires et les salaires des dirigeants.

 

- Afin de lutter contre les déficits des caisses de retraites, pour montrer l’exemple, les PDG des grandes entreprises ont mangé leur chapeau et se sont engagés à reverser une partie de leurs retraites faramineuses aux dites caisses.

 

- Au-delà d’un certain niveau de bénéfice, les banques, les traders et les spéculateurs s’engagent à utiliser le surplus à l’investissement dans l’économie nationale, la recherche, l’éducation, la santé ou dans l’aide aux grandes causes mondiales.

 

- D’ici deux ans, personne ne dormira plus dans la rue. Ceux qui s’y coucheront resteront éveillés.

 

- Les vendeurs de drogues ont décidé de distribuer des livres à la place, en vantant la qualité du voyage qu’ils peuvent procurer.

 

- Les musulmans intégristes, hommes et femmes, ont décidé de porter un voile intégral, mais transparent et uniquement pas temps de pluie.

 

- Le pape, conscient de ses erreurs, renonce à son  infaillibilité, la preuve étant qu’un tel renoncement est une erreur.

 

- Les forces de l’ordre se sont engagées à tourner sept fois la matraque dans leur main avant de frapper.

 

- En raison de leur âge avancé, les sénateurs ont proposé une loi rendant la maladie et la mort illégales.

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 7 Janvier 2013

duchamp autoportrait de profilQuand le corps ne grince pas trop, quand nous faisons encore des projets, quand les choses nous font rire ou que d’autres nous révoltent toujours, nous ne nous sentons pas vieillir.

Dans notre tête, nous ne sommes pas très différent du jeune que nous avons été. Nous faisons les mêmes erreurs et nous prenons les mêmes résolutions que nous ne suivons pas.

Il suffit d’utiliser les miroirs avec parcimonie, que le strict nécessaire, ne pas s’attarder sur le reflet des vitrines, considérer que ceux que nous n’aimons pas vieillissent plus vite que nous et n’avoir aucune mémoire pour les chiffres.

Mais voilà, il y a le métro et c’est la fin de vos illusions lorsque quelqu’un se lève pour vous cèder la place... Je vous en prie : restez assis.


Marcel Duchamp : "Autoportrait de profil"

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 7 Janvier 2013

Mouche du cocheLe mot « guidance », terme équivalent français de coaching, n’a guère eu de succès, il est vrai que sa consonance est moins impérative. Cette activité se répand largement à la manière d’une pandémie. Je ne veux pas parler de l’activité des entraineurs sportifs, des mentors, des tuteurs ou des formateurs qui se livrent à un enseignement dont l’intérêt ne se discute pas, mais du « coaching » qui fleurit dans le monde de l’entreprise, de la politique ou à titre personnel.

La modification du caractère du sujet « coaché » fait évidemment partie de l’activité du « coach », à l’aide d’une psychologie plus ou moins sauvage, pour ne pas dire élémentaire.

A la fin du XIXe siècle un précurseur en la matière a été le Français Emile Coué de la Châtaigneraie,  pharmacien ayant le sens des relations humaines, qui, en observant l’efficacité fréquente des pilules de placebo qu’il vendait, eut la brillante idée d’inventer le placébo psychologique sous la forme d’une auto persuasion délivrée de façon pluriquotidienne à l’aide de phrases comme « je vais de mieux en mieux », véritable conditionnement du subconscient jusqu'à ce que l'idée positive se concrétise dans les faits. Son principal ouvrage de « psychologie appliquée » étant « la maîtrise de soi par l'autosuggestion ». Il faut avouer que la « méthode Coué » est largement utilisée dans le monde politique. Les hommes au pouvoir ne cessent pas d’en faire étalage dans les médias, mais elle ne marche absolument pas dans le pays (et probablement sur eux).

J’avoue que le « coaching » dans l’entreprise et la politique m’a toujours un peu étonné. Voilà des personnes qui n’ont comme seule activité que de conseiller des dirigeants alors que ceux-ci ont, par définition, déjà réussi dans leur branche. On peut donc se demander pourquoi ils n’utilisent pas ces conseils pour réussir eux-mêmes, ne pas le faire est manifestement un signe d’incapacité de se réaliser dans la vie active.

Ne parlons pas du « coaching » qui vise à l’épanouissement personnel où on trouve de tout : des psychologues ratés (ou très intéressés), des charlatans, des sectes et en tous cas des personnes qui n’ont réussi nulle part ailleurs et qui prétendent faire réussir les autres dans leur vie personnelle à l’aide de « trucs » le plus souvent élémentaires et que chacun pourrait trouver de lui-même. Mais leur affirmation par autrui et avec suffisamment de charisme apparait comme la délivrance d’un secret dont le « coaché » devient dépositaire après l’avoir le plus souvent largement payé.

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Rédigé par Dr WO

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