Publié le 31 Octobre 2016

 

A vrai dire, cette disparition est déjà ancienne, et elle avait même été signalée il y a au moins vingt ans par Jean-François Revel, qui fut un observateur lucide et caustique de nos travers. Il avait constaté dans ses mémoires la disparition du flemmard dans les salles de classe. Cet élève nonchalant qui se mettait volontiers à l’abri au fond de la classe en tentant de se faire oublier près du radiateur, regardant voler les mouches et écoutant tomber la pluie plutôt que la voix du professeur.

Le flemmard d’antan n’était pas spécialement fier de l'être, il savait bien qu’il ne faisait pas ce qu’il aurait fallu pour être au niveau des autres. Il était seulement en réserve de la République, prêt à la réintégrer pour peu qu’on le pousse un peu.

Par un glissement subtil que permet le langage du « politiquement correct » : le flemmard responsable de sa flemme n’existe plus, il est remplacé, comme l’avait observé Revel, par l’élève « en échec scolaire », « fléau anonyme qui s’abat sur le malheureux comme la pluie ou la rougeole ». Le paresseux (en admettant qu’il n’est pas idiot) n’est plus responsable de sa paresse et de son échec, c’est l’école et ses enseignants qui en sont responsables, pour ne pas dire l’ensemble de la société à qui incombe de toute évidence le résultat des études.

Le flemmard d’antan ne revendiquait rien, sinon qu’on lui fiche la paix, l’élève frappé injustement par « l’échec scolaire », se moque des premiers de la classe, mais revendique la réussite comme un droit, parfois violemment, et si ce n’est pas lui, ce sont ses parents qui ne comprennent pas pourquoi leur génial enfant ne réussit pas sans travailler.

Avis de disparition

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Publié le 30 Octobre 2016

Le Bauhaus fondé par l’architecte Walter Gropius en 1919 à Weimar, donc un an seulement après les massacres de la Grande guerre et de la défaite allemande, fut une école d’enseignement artistique unique par son originalité puisqu’elle avait comme objectif de grouper en un même lieu maîtres et élèves, techniques et art de l’habitat, arts plastiques, artisanat et industrie. Multiplicité des ateliers :  métal, poterie, meubles, textile, verre, peinture et même théâtre et danse…Gropius ne voulant faire aucune différence entre art et artisanat.

De nombreux artistes sont passés par le Bauhaus pour y enseigner comme Kandinsky, Paul Klee, le Corbusier.

En 1924 le Bauhaus fut obligé de déménager à Dessau puis à Berlin pour sa dernière année puisque cette école fut dissoute par le régime nazi en 1933.

Cette exposition permet de rendre compte de la créativité de cette école dans tous les domaines. Elle montre plus de 700 œuvres des plus diverses : objets du quotidien, meubles (dont beaucoup servent encore de modèles), vitraux, tableaux, tapisseries…Un foisonnement volcanique de l’art et de l’artisanat.

 

 

Après 1933, beaucoup d’artistes se sont exilés diffusant l’esprit du Bauhaus dans le monde entier.

Certains restèrent dont l’un s’est distingué pour le pire.

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Publié le 29 Octobre 2016

Ce sont le plus souvent des médicaments utilisés dans les maladies dont l’évolution est toujours défavorable quoi que l’on fasse, du moins pour l’instant, ce qui est désespérant pour le malade, sa famille et le médecin.

Ces médicaments suscitent donc un faux espoir dont les gens ont besoin. Ne donner aucun traitement pour une maladie grave est un renoncement douloureux.

C’est ainsi que l’on sait que les quatre molécules habituellement prescrites dans la maladie d’Alzheimer ne sont guère efficaces (mais non dénuées d’effets secondaires). En 2011, la Haute Autorité de Santé (HAS) recommandait déjà leur déremboursement. Xavier Bertrand, ministre de la santé de l’époque était passé outre cette recommandation sous l’influence de diverses pressions.

Récemment, la commission de la transparence chargée de l'évaluation des médicaments au sein de la HAS s'est prononcée à nouveau pour le déremboursement des quatre molécules après avoir « conclu à un intérêt médical insuffisant (...) pour justifier leur prise en charge par la solidarité nationale ».

Marisol Touraine est en passe de suivre l’exemple de Xavier Bertrand, car c’est curieusement la perspective d’un traitement, même inefficace, qui conduit l’Assurance maladie à prendre en charge l’affection.

Un hospitalier avait déclaré dans Le Monde en 2011 devant la possibilité du déremboursement : « Le danger d'une telle décision est d'ignorer que ce qui est fait pour ces malades repose avant tout sur la mise en route d'un traitement spécifique. Supprimer le traitement, c'est courir le risque de voir disparaître les effets positifs des trois plans Alzheimer » et pour une responsable de l’association France Alzheimer : « nous regrettons un petit peu ce qui s'annonce, car la perspective d'un médicament incite les personnes à consulter, à se faire diagnostiquer ».

Autrement dit : inciter à consulter en faisant miroiter un traitement alors que l’on a rien à proposer de sérieux, prescrire pour prescrire, faire semblant de traiter pour ne pas désespérer, donner n’importe quoi (ou peu s’en faut) afin que la maladie soit prise en charge et que les laboratoires continuent de fonctionner.

Marisol Touraine doit se dire que ce n’est pas le moment de faire des vagues.

Deux sites traitant du même sujet signalés par Aurélie Haroche dans le JIM.fr :

Christian Lehmann : http://enattendanth5n1.20minutes-blogs.fr/archive/2016/10/26/marisol-touraine-et-les-anti-alzheimer-l-incompetence-a-visa-932319.html

Et Jean-Daniel Flaysakier : https://www.docteurjd.com/2016/10/27/eteplirsen-myopathie-une-maladie-fatale-medicament-tres-cher-mal-teste-une-decision-de-mise-sur-le-marche-politique/

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Publié le 27 Octobre 2016

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Publié le 25 Octobre 2016

 

Nous nous ouvrons au mondeIl fut un temps où les Européens et notamment les Français et les Anglais prenaient des risques, affrontaient climats malsains, maladies inconnues et hostilité pour créer des colonies de par le monde.

Ce temps périlleux est heureusement passé. A présent les colonies viennent à nous. Elles viennent nous enrichir à domicile.

La France a non seulement la chance de récupérer des contingents francophones de ses anciennes colonies africaines avec lesquelles elle continue à tisser des liens étroits, mais également de bénéficier, sans se déplacer, de colonies où elle avait regretté jadis de ne pas pouvoir s’installer en raison de la concurrence avec la Grande-Bretagne.

C’est ainsi que nous nous ouvrons au monde en éparpillant de petites colonies dans l’hexagone, les Anglais n’en voulant plus, de Syriens, d'Irakiens, de Pakistanais, d’Afghans, de Somaliens, d’Erythréens, et même de Soudanais qui semblent vouloir s’attacher à nous.

Comme quoi, le monde est bien défait.

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Publié le 24 Octobre 2016

Les catégories sociales que la gauche défendait ont fondu : le profil de l’économie change, les usines ferment, se délocalisent, le prolétariat s’est en partie transporté sous d’autres cieux. Les classes pauvres votent de moins en moins pour la gauche à qui il reste les descendants d’immigrés, ce qui pousse justement les démunis « de souche » à voter ailleurs.

C’est qu’il faut avoir les moyens pour être de gauche ou « progressistes » ou écologistes. De quoi vivent les « zadistes » ? Les participants à « Nuit debout » passaient des heures à discuter place de la République, même la journée. Pour celui qui travaille cela ne devait pas être facile, à moins de ne pas travailler ou peu ou d’être entretenu.

La gauche ne défend plus des gens, sauf de façon ponctuelle lorsqu’ils sont menacés de licenciement. Elle ne défend plus le peuple mais des idées transmutées en valeurs affirmées comme universelles. Mais dont le bon peuple se fiche un peu ; en HLM, et souvent au chômage, il a d’autres problèmes.

Curieusement ces idées elles-mêmes sont contradictoires.

D’un côté les « progressistes » luttent pour abolir les différences corporelles :

D’abord, entre les sexes. Le sexe biologique étant un « présupposé », le choix du sexe va de soi. Ce qui tend à supprimer une valeur qui, pour une fois, paraissait solide.

Ensuite, entre les orientations sexuelles, ce qui me semble plus sensé.

Enfin, entre les caractères morphologiques distinctifs des individus, comme on l’a vu récemment où un noir (ce qui n’a, bon dieu, rien de péjoratif) est devenu un « individu à la peau de couleur noire », précaution oratoire finalement méprisante.

D’un autre côté les intellectuels qui se disent de gauche défendent les différences idéologiques et de moeurs :

La diversité enrichissante, le multiculturalisme, le communautarisme, les vêtements distinctifs recouvrant le corps honteux des femmes. Et toujours dans le paradoxe, ils défendent l’islam au nom des droits de l’homme et de la femme, alors que cette religion en est la négation.

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Publié le 23 Octobre 2016

 

Liaison amoureuse

Vous vous demandez peut-être quel est l’auteur de ce tableau.

Il s’agit simplement de la nature dont le génie créatif est inégalable, et plus précisément des « ventouses présentes au bout des pattes antérieures des dytiques mâles (qui sont des coléoptères aquatiques) leur servant à s’accrocher aux femelles lors de l’accouplement (100 fois). © Igor Siwanowicz. »

Cette photo n’a eu que le 5ème prix « Small Word » décerné par la firme Nikon cette année et qui récompense les meilleures images prises au microscope par des chercheurs (la photo a été publiée sur le blog de Pierre Barthélémy le 22/10/16)

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Publié le 22 Octobre 2016

 

De l’extérieur, à entendre les déclarations du pape et des évêques de France, il me semble que l’Eglise catholique est prise entre trois nécessités face à l’islam. Une trinité, en somme.

La première est de défendre une autre religion monothéiste, une cousine qui a des humeurs massacrantes, mais qui est tout de même de la famille. La condamner, c’est un peu se condamner soi-même, d’autant plus que dans le passé on n’a pas été irréprochable. Alors on dit que la plupart du temps elle est calme, qu'elle est encore jeune, qu’il ne faut pas la juger sur ses accès de folie dont elle n’est pas responsable, qu’elle n’est plus elle-même lors de ses crises, et qu’après tout, comme l’a dit le pape parlant des exactions commises au nom de l’islam : nous aussi, nous avons nos faits divers (sic).

La seconde est évangélique. Devant l’afflux vers l’Europe des musulmans chassés par les guerres, la compassion, l’accueil de l’étranger dans le malheur, la fraternité obligent à les accueillir et à encourager les autres à le faire.

La troisième est la conséquence des deux autres. Comment avec le temps conserver le statut séculaire de première religion en Europe ? En défendant la cousine et en l’accueillant chez soi, ne va-t-elle pas prendre votre place ? Elle est remuante, prosélyte et fertile. Comment être certain qu’elle ne se comportera pas comme une louve dans la bergerie, alors que l’on a déjà du mal à y maintenir ses brebis ?

Les embarras de l’Eglise

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Publié le 20 Octobre 2016

 

Une sensibilité à fleur de peauPour la 19ème édition du protocole de « Alerte enlèvement », le message décrivit le père ayant enlevé l’enfant comme étant de « race noire ». Ce qui souleva des protestations (sur les réseaux socialement chatouilleux), car, comme chacun le sait, les races n’existent pas dans l’humanité, seules les associations antiracistes existent, l’appellation « antiraciste » ne les prive cependant pas d'objectif.

Devant l’impair commis dans la précipitation, le ministère de la Justice rectifia le tir en publiant un nouveau message, mais en utilisant cette fois l’expression : « individu à la peau noire » en précisant ensuite de « couleur noire », afin d’éviter toute confusion. En effet « peau noire » pouvait être celle d’un charbonnier, alors que la peau est ici intrinsèquement noire.

Pourquoi ne pas avoir dit que le père était un noir, comme on dit un blanc, et il existe bien un « Conseil représentatif des associations noires de France ».

L’hypocrisie du politiquement correct finit, certes, dans le ridicule, mais aussi par aller à l’encontre de son but en maniant l’évitement jusqu’à la stupidité comme de s’interdire de parler de corde dans la maison d’un pendu.

Nous avons hérité du « politiquement correct » des USA, et curieusement dans ce pays on parle couramment (en particulier dans les articles scientifiques) de race caucasienne ou de race noire. Il n’y a aucune honte d’appartenir à l’une ou à l’autre de ces catégories.

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Publié le 19 Octobre 2016

Dans ce blog figurent dans la rubrique « Questions médicales » huit articles, rédigés en 2008, consacrés à ce fameux cholestérol, les deux derniers articles étant intitulés : « Sur le cholestérol 7 : omerta » et « Sur le cholestérol 8 : conclusion ». A la relecture, ils ne me semblent pas trop dépassés.

Il y a toujours eu des opposants au rôle donné, en particulier Outre-Atlantique, à l’élévation du cholestérol sanguin comme facteur de risque à l’origine des maladies cardiovasculaires par rapport au rôle du tabac, de l’hypertension artérielle, de la sédentarité, ou du diabète, jusqu’à dire, pour certains, que le cholestérol n’a aucun rôle significatif et que l’abaisser quand il est élevé est inutile.

Hier soir sur Arte, l’émission « Doc santé » avait comme titre et sujet : « Cholestérol, le grand bluff ». Un titre « coup de poing » dont les médias raffolent. J’ai vu l’émission (en avant-première sur Libération.fr).

Les intervenants ont dit des choses qui me paraissent justes et dont j’ai déjà parlé dans ce blog (voir 128. "Du gras à moudre") :

- La peur instillée par les médecins (surtout américains) par une propagande disproportionnée jusqu’à être ridicule.

- La tendance des sociétés savantes à abaisser les normes (« plus c’est bas, mieux c’est »), ce qui fait entrer en pathologie des gens qui étaient considérés comme normaux auparavant.

- Les discordances observées (notamment en France) entre le taux de cholestérol et ses conséquences.

- Les études financées par les laboratoires pour démontrer à la fois la nocivité du cholestérol et l’intérêt de leurs médicaments.

- L’expansion d’une industrie agro-alimentaire basée sur le phénomène.

- Les intérêts financiers colossaux mis en jeu qui auraient conduit à décourager les études qui n’iraient pas dans le même sens.

La conclusion de ce documentaire fut, pour schématiser, que : l’élévation du cholestérol (« le mauvais ») n’a guère d’importance, et que la prescription des statines (les médicaments les plus efficaces pour abaisser son taux) sont non seulement inutiles, mais susceptibles de provoquer fréquemment des maladies.

Médiatisation oblige : il s’agit « d’un grand bluff », alors tout en disant des choses justes, on finit par dérailler.

D’abord les journalistes n’ont interrogé que des médecins qui s’opposent au rôle donné à l’hypercholestérolémie. Aucun n’avait été sollicité pour défendre la position majoritaire. Curieux et suspect.

Les intervenants ont admis que dans les études initiales les statines avaient abaissé de 30% la proportion des maladies cardiovasculaires et même la mortalité globale. Mais ils laissaient entendre que dans la mesure où elles avaient été financées par des laboratoires, les résultats devaient être faux. Mais sans aucune preuve à l’appui de cette thèse. Nos intervenants ont affirmé de surcroît que l’effet favorable des statines n’avait jamais été retrouvé par la suite. Ce qui est faux, les études qui ont suivi (dont une récente) continuent à constater l’effet favorable des statines.

Reste la nocivité de ces médicaments. Les effets secondaires existent, bien entendu, je ne connais pas de médicament efficace sans complications possibles. Pour les statines, les effets parfois observés sur les muscles et la régulation du sucre dans le sang sont certains, mais le tableau cataclysmique décrit dans cette émission, notamment sur le système nerveux, tient plus du grand guignol que de l’objectivité.

Une émission sans nuance et sans objectivité par amour du sensationnalisme, mais qui va peut-être faire des ravages. (voir ICI)

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Publié le 18 Octobre 2016

 

 

Aujourd'hui, j'ai vu les premières braises de l'automne.

A Paris, Les feuilles s'étaient jusqu'à présent obstinées à rester vertes, un peu recroquevillées, un peu brûlées sur les bords. Le festival multicolore est commencé.

Pour un temps les arbres se transforment en palettes dont ils jetteront les touches de couleurs sur le sol comme des artistes mécontents.

Que la poubelle patiente avant de recueillir les feuilles, elles restent encore bien accrochées. Elles seront emportées par le vent de novembre.

Profitons-en.

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Publié le 18 Octobre 2016

 

L’animal est un homme comme un autreDimanche dernier, parallèlement à « la manifestation pour tous » protestant contre le mariage entre homosexuels, on pouvait assister sur la place de la République à des échanges bucco-linguaux entre barbus et savourer quelques slogans dont celui sur la pancarte ci-contre affirmant que si l’homosexualité est présente dans la nature, seul l’homme est homophobe.

Il est vrai que l’animal n’est pas homophobe, et il faut aussi ajouter à son crédit qu’il n’est pas raciste, antisémite (il est bien connu que les juifs sont partout,  sauf dans le règne animal et végétal), capitaliste, colonialiste ou "facho" et rarement exploiteur ou esclavagiste.

L’animal est en outre bio-divers, éco-compatible, renouvelable et durable dans la mesure de sa responsabilité qui est malheureusement limitée par l’homme.

L’animal a tous les critères pour être à « Nuit debout » et prendre la liberté d’ajouter ses excréments, évidemment destinés à l’agriculture biologique, aux graffitis sur le socle de la statue de la République.

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Publié le 15 Octobre 2016

 

Les miracles ne sont plus ce qu’ils étaient

 

Aujourd'hui, le curé argentin Brochero doit être canonisé. Bien que mort depuis 1914, il a réussi la prouesse d'accomplir deux miracles à notre époque.

Le premier concerna un enfant de 11mois grièvement blessé lors d’un accident de la route, avec lésions cérébrales, trois arrêts cardiaques récupérés en réanimation et qui a survécu. Il a maintenant 16 ans. Il a, certes, des séquelles neurologiques mais il est autonome. Ce miracle est attribué aux prières incessantes de ses parents, adressées au curé Brochero pendant l'hospitalisation de l'enfant.

Le second concerna une fillette de neuf ans, qui, à la suite de mauvais traitements par ses parents, fut hospitalisée en 2013, et est restée des mois dans le coma. Les médecins craignaient à juste titre le pire. Elle mène aujourd'hui une vie normale. Sa grand-mère avait prié le curé Brochero.

On peut conclure de ces faits rapportés par l’AFP et Egora :

1. Qu’il suffit d’adresser des prières à un mort adéquat pour ne pas mourir.

1 bis. Que les morts entendent nos prières.

2. Qu’il est évident qu’il existe une relation de cause à effet entre des prières et une évolution favorable. (Voir « Prières »)

3. Que des soins médicaux, notamment réalisés par des réanimateurs, sont en fait secondaires et seraient inefficaces en l’absence des prières d’un proche adressées à la bonne personne.

4. Qu'ayant assisté en réanimation à des évolutions favorables contre toute attente , je suppose que dans ces cas la famille devait avoir prié un défunt curé en qui elle avait confiance, même en étant athée.

5. Qu’il n’est pas inutile pour un curé argentin d’avoir un pape argentin pour être canonisé.

Extrait du journal La Croix du 15/10/16 : "Pour la première fois de son pontificat, le pape François canonise un compatriote argentin. José Gabriel del Rosario Brochero, prêtre de Cordoba (au centre de l’Argentine), fait l’objet d’une adoration dans le pays après avoir parcouru des milliers de kilomètres à dos de mule dans les montagnes pour aller à la rencontre des habitants et soigner les victimes de l’épidémie de choléra. Né en 1840 et décédé en 1914, le prêtre souffrait de la lèpre et avait fini ses jours aveugle. Fait inhabituel, l’exhumation du religieux en 1973 a révélé que sa masse encéphalique était encore intacte." (Audrey Dufour)

6. Que ce curé s'étant conduit de façon apparemment exemplaire au cours de sa vie, pourquoi l'Eglise exige-t-elle encore des miracles dont la plupart sont discutables, parfois à la limite du ridicule, pour saluer un membre de son clergé dont la conduite seule suffirait pour le distinguer.

Mais l'on voit bien que le miracle est indispensable en tant que preuve d'une force surnaturelle, au besoin en poussant un peu. Car c'est la seule preuve de l'existence de l'au-delà que l'on peut invoquer. Un curieux besoin de raison - la preuve - dans l'irrationnel depuis le miracle fondateur du christianisme qui est celui de la resurrection de Jésus de Nazareth.

Rembrandt : "Le réveil de Lazare"

 

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Publié le 15 Octobre 2016

Le Pr Guy Vallancien et six de ses amis

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Publié le 13 Octobre 2016

 

L’état de santé des dirigeants doit-il être révélé au public ?

Ce sondage a été réalisé par le Journal international de Médecine (JIM.fr). Je ne fais pas partie des 486 médecins qui ont participé au vote.

La question est ambiguë car si les candidats à la présidentielle étaient amenés à présenter un certificat médical, sa validité serait évidemment plus grande si le praticien appelé était indépendant, et sûrement moins crédible dans le cas d’un médecin choisi par le patient lui-même. Il n’est donc pas étonnant que plus des deux tiers des votants sont partisans de l’indépendance du patricien sollicité.

On connaît les précédents du silence sur la maladie de Pompidou, des mensonges sur celle de Mitterrand et de la discrétion sur celle de Chirac qui donnent une valeur très relative aux bulletins de santé officiels.

La question plus intéressante eut été de savoir si mes confrères étaient ou non partisans de ces bulletins de santé que les deux derniers présidents de la République ont éprouvé le besoin de publier dans un soi-disant souci de transparence et dans un souci certain de communication.

Il faut d’ailleurs noter que ce serait rompre le secret médical si l’état de santé d’un dirigeant était révélé au public malgré l’intéressé, que le médecin soit indépendant ou pas. Le dirigeant peut donc s'opposer à la révélation au public de sa pathologie et conduire le médecin à rédiger un faux certificat. En outre, le médecin peut avoir à trancher entre son rôle de praticien et l'intérêt du pays lorsqu'il se confond avec celui de son patient. Un conflit qui peut l'amener à jouer avec la vérité pour le bien commun. Ainsi Paul Milliez diagnostiqua chez De Gaulle un anévrisme de l’aorte abdominale en 1955 à l’occasion « d’un malaise grave » [fissuration ?] et lui cacha le diagnostic et le pronostic, la survie lui paraissant limitée. A son avis en sachant la vérité il se serait retiré de la vie politique or De Gaulle est mort en 1970 !!! Milliez s’était trompé sur le pronostic.*

D’après ce sondage on peut estimer qu’au moins 30% des votants sont contre la publication de tels bulletins de santé et probablement plus si la question posée avait été plus claire.

J’estime pour ma part, qu’en dehors de la maladie mentale, l’état de santé d’un dirigeant ne regarde que lui.

Beaucoup de dirigeants dans l’histoire furent atteints d’une maladie physique parfois handicapante sans pour autant les empêcher d’assurer leur fonction, parfois avec brio.

Par contre la révélation publique d’une maladie sans incapacité visible entamerait la crédibilité du dirigeant ou la confiance que l’on pourrait avoir en lui. Et serait-il pour autant obligé de démissionner ?**

Ces bulletins de santé, qui font partie de la communication, me paraissent donc peu fiables, inutiles, voire nocifs dans le cas où ils révèleraient (avec l'accord de l'intéressé) une pathologie ne réduisant pas les capacités à gouverner.

* Rapporté par Jean Deleuze : Revue du Praticien du 30 sept 2005, tome 55 n° 14. (Cirrhose) in « De Gaulle et la médecine » Les empêcheur de penser en rond 1995.

** La Constitution française prévoit la possibilité pour le gouvernement de déclencher la procédure "d'empêchement" à l'encontre du président de la République si son état de santé devient incompatible avec l'exercice du pouvoir.

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Publié le 13 Octobre 2016

 

La parole est morte, le silence est mortelLa classe politique devient de plus en plus bavarde.

Un brouhaha permanent de mots prononcés ou écrits dont l’écho se répercute, tourne et diffuse sur les médias et les réseaux sociaux pour s’éteindre en ne laissant qu’un vague souvenir.

Des mots que personne n’écoute vraiment.

Une parole abondante se dévalue, mais plus on parle, plus le risque est grand de dire des bêtises, et seules les bêtises conservent de la valeur, enregistrées, elles resurgiront comme des remords.

Cependant, si un politicien bavard devient inaudible et insupportable, la politique est d’abord discours. Un politicien qui se tait est un politicien mort et oublié. Le silence est mortel.

Même l’action passe inaperçue lorsqu’elle n’est pas annoncée, vantée, commentée. Mais lorsque l’annonce remplace l’action, lorsque le geste n’est pas joint à la parole, les mots ne sont que des bruits morts dans le cimetière des intentions. Seules les bêtises sont entendues et restent vivantes car le rire est une consolation.

 

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Publié le 12 Octobre 2016

 

Précédemment, le 10/10/16, dans la chronique médicale sur la « démocratie sanitaire » j’avais mentionné la concertation organisée sur le cancer du sein. Voici les conclusions du récent rapport du « Comité d’orientation de la concertation citoyenne et scientifique sur le dépistage du cancer du sein ».

Les travaux qui ont tout de même duré, je crois, plus d’un an nous révèlent de « la nécessité de poursuivre les recherches scientifiques pour essayer de lever les incertitudes actuelles. Ceci passe par une meilleure connaissance de l’histoire naturelle des cancers du sein, en particulier les cancers non infiltrants, l’identification de nouveaux facteurs de risque individuel de survenue d’un cancer du sein, l’intégration dans la réflexion des progrès aussi bien en imagerie qu’en thérapeutique ».

Ce « Comité d’orientation de la concertation citoyenne et scientifique sur le dépistage du cancer du sein » ne nous apprend donc… absolument rien, sinon des évidences, et conclut en substance : on ne sait pas, et il faut demander aux médecins de travailler sur le problème. Et c’est ce qu’ils font sans avoir attendu la conclusion oiseuse et inutile de ce comité scientifico-citoyen.

Cette grande messe de « démocratie sanitaire » dont le pouvoir est si fier n’a servi strictement à rien, sinon à occuper du monde et à perdre du temps et de l’argent pour conclure à ce que nous savions déjà : notre incertitude.

Est-ce bien raisonnable ?

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Publié le 11 Octobre 2016

Toutes les religions monothéistes ont ou ont eu leurs caricatures. Le juif orthodoxe dans ses habits de noble polonais du passé est une caricature du judaïsme, mais, lui, s’estime, bien sûr, le seul authentique. Le christianisme se caricature dans les sectes aux USA, et ses caricatures ont pu être terribles dans le passé en allant jusqu’au meurtre pour sauver les âmes ou par un désir extrême d’austérité et de pureté voulues jusqu’au sacrifice ou imposées, par exemple sous la férule de Savonarole à la société florentine au XVe siècle.

Les islamistes de Daech réalisent aujourd’hui la caricature la plus aboutie de l’islam. Tout est déformé à l’extrême, mais rien n’est vraiment faux puisqu’ils se placent au temps de leur prophète en abolissant le passé du monde et son avenir.

On efface tout et on recommence.

Car comme le dit l’écrivain algérien  Kamel Daoud : « Nous (les musulmans) souffrons d’être vaincus, niés, impuissants, inutiles au monde, incapables de nous relever, de rencontrer ou de surmonter par l’effort et la compréhension, d’être courageux face à notre face d’ombre et de rire de notre sort pour mieux concevoir l’avenir »[1]. Je trouve que l’expression « inutiles au monde » est de sa part un constat terrible et désespéré.

La caricature est mal supportée dans le monde musulman, car il n’accepte pas la vérité qu’elle peut parfois lui révéler. Rire de soi est un signe de civilisation. Il préfère rester dans le déni, et supprimer le dessinateur ou l’écrivain. Supprimer celui qui pose la question plutôt que de tenter d’y répondre.

C’est ainsi que l’écrivain jordanien Nahed Hattar fut tué sur les marches du palais de justice, accusé de blasphème pour avoir posté une caricature sur sa page Facebook.

Daoud parle du « refus du portrait de soi dans le monde dit « musulman ». Et il ajoute : « Alors, pourquoi se sent-on offensé par un dessin et non par la monstruosité de ceux qui utilisent cette religion pour massacrer l’humain ? Pourquoi y a-t-il des marches contre des caricatures et pas contre Daech ?

Parce que Daech n’est pas si éloigné de l’islam que l’on veut bien le dire, c’est sa caricature, ce n’est qu’un avatar des théocraties islamiques avec lesquelles le reste du monde a de bonnes relations. Les uns comme les autres refusent de se regarder dans le miroir ou préfère le briser plutôt que de constater que la civilisation musulmane, si brillante à ses débuts, est devenue stérile, sans avoir inventé quoi que ce soit de décisif depuis des siècles.

 

[1] « Tuer le miroir » chronique parue dans Le Point du 6/10/16

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Publié le 10 Octobre 2016

Qu'est-ce que la démocratie sanitaire ? L’agence régionale de santé (ARS) de l’île de France nous donne la réponse :

« La démocratie sanitaire est une démarche qui vise à associer l'ensemble des acteurs du système de santé dans l'élaboration et la mise en œuvre de la politique de santé, dans un esprit de dialogue et de concertation.

Faire vivre la démocratie sanitaire nécessite d'intervenir à tous les niveaux pour :

- développer la concertation et le débat public,

- améliorer la participation des acteurs de santé,

- promouvoir les droits individuels et collectifs des usagers. »

J’avoue déjà que le terme « d’usager » me hérisse le poil. Considérer un malade comme un usager du système de santé, tel un usager des transports publics, introduit la notion de volontariat comme si une personne choisissait une maladie pour l’utiliser, de la même façon que l’on achète un billet pour prendre le train. Mais passons.

Si l’on ne peut nier, par ailleurs, l’utilité des associations de malades pour les malades, elles semblent leur donner un statut social qui me gêne un peu, mais il est normal de : « promouvoir les droits individuels et collectifs des usagers. ».

De la même façon « améliorer la participation des acteurs de santé » est évidemment nécessaire, mais on peut aussi affirmer que cette proposition pêche largement par défaut. L’avis des « acteurs de santé » est rarement demandé, sinon jamais, pour introduire une politique sanitaire, elle leur est plus souvent imposée que décidée ensemble. Les protestations et les remous de la part de ces « acteurs » ne manquent pas quand ils n’apprécient pas le rôle que l’on veut leur faire jouer, surtout lorsque l’on prétend que cette politique est mise en œuvre après consultation et dialogue.

Reste ce : « développer la concertation et le débat public » et là, comme je l’ai déjà dit ailleurs, cela me rend perplexe. Comment trancher un problème médical par la concertation et le débat public ? Nous avons déjà parlé de la vaccination, mais comment soumettre à un débat public la nécessité ou non du dépistage organisé du cancer du sein ? C’est un problème débattu (en raison de la fréquence des traitements inappropriés après dépistage systématique) dans les sociétés savantes. C’est évidemment à elles de décider, puis de publier des recommandations après avoir consulté, non pas le public ou même à des professionnels isolés, mais toutes les études sérieuses réalisées sur le sujet. Pour cela il n’est pas nécessaire d’organiser un grand « machin » pour impressionner le public.

Cette ronflante « démocratie sanitaire » sent un peu trop la démagogie et risque fort de conduire à des discussions inutiles, et à une perte de temps et d’argent. S’il est normal donner la parole aux malades qui bénéficient d’une politique de santé pour savoir comment elle est reçue, il suffit d’une simple enquête, en passant éventuellement par les médecins généralistes, mais il faut laisser aux sociétés savantes le soin de déterminer en amont la meilleure conduite à tenir.

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 9 Octobre 2016

 

Il est très probable que Marine Le Pen arrivera en tête lors du premier tour de la prochaine élection présidentielle, et que la droite arrivera en seconde position. Sauf imprévu, les candidats de gauche seront hors course.

Il est également probable que dans la confrontation du second tour les deux tiers des électeurs s’opposeront à l’arrivée au pouvoir du FN.

Les primaires de droite constituent donc la véritable élection présidentielle anticipée.

Elles semblent vouloir se jouer entre deux revenants : Sarkozy à la recherche d’une immunité et qui Buissonne de plus en plus, suivant à retardement les conseils de Buisson dont le livre n’est pourtant pas tendre pour lui, et Juppé qui paraît plus consensuel après avoir quitté ses bottes de 1995. Qui l’eut dit ?

Mais l’électorat aux primaires de droite d’où sortira le prochain Président de la République est totalement imprévisible, et sa composition risque d’être anarchique. L’électorat voulant participer à ce substitut d’élection présidentielle a toutes les chances d'aller au delà de celui des sympathisants de droite, mais qui seront-ils ? Et combien seront-ils ?

La France est devenue une démocratie non représentative.

Le petit politologue du dimanche.

PS. Encore curieux : paru dans Le Monde.fr, cet appel pour le moins contre-productif à l'égard du parti écologique :

"APPEL À TÉMOIGNAGES

Vous vous sentez proche des idées défendues par Europe Ecologie-Les Verts mais vous ne voterez pas à sa primaire, témoignez"

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 7 Octobre 2016

Le 16 septembre dernier est décédé à l’âge de 91 ans le Père Gabriele Amorth, grand chasseur de démons devant l’Eternel, exorciste depuis 1986, chef exorciste officiel de l’Etat de la cité du Vatican et de la ville de Rome depuis 1992 et Président de l’association internationale des exorcistes. Et oui, ça existe.

En 2010, il pouvait se vanter d’avoir réalisé à lui seul 70000 exorcismes (les Jésuites de Vienne avaient exorcisé 12652 démons en une seule année – 1583 – mais ils étaient plusieurs et utilisaient la torture, ce qui est plus convainquant).

Il faut saluer le courage dont le Père Amorth fit preuve au cours de sa longue vie dans sa lutte sans merci contre Lucifer. N’avait-il pas affirmé que le Diable (par l’intermédiaire du sujet possédé) lui avait craché des clous au visage et il précisait que ces clous étaient invisibles aux rayons X car ils se formaient juste au moment du jet.

Cet homme intrépide avait déclaré : « Je suis plus fort que le Diable. Quand il me voit, il se fait pipi dessus ». Déclaration intéressante car il y a là la preuve que le Diable a une vessie et fait pipi comme vous et moi et qu’il est donc à notre image ou vice versa. Doit-on conclure que Dieu… Par respect, je ne me permettrais pas une telle hypothèse.

Alors je trouve que les joueurs guinéens ont eu parfaitement raison de vérifier l’absence de fétiches porteurs d’une force surnaturelle dans les buts de ce diable de gardien sénégalais.

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 6 Octobre 2016

 

Ces accords ont transporté, en quelque sorte, la frontière franco-anglaise en France, les contrôles devant s’effectuer à l’entrée du tunnel sous la Manche.

Il se trouve que les clandestins veulent tous rejoindre l’Angleterre, et ceux qui ne peuvent pas y parvenir restent sur le sol français alors, qu'inversement, peu veulent rejoindre la France à partir du Royaume-Uni.

Les bidonvilles ainsi créées risquent fort de se pérenniser et de constituer à la longue de nouveaux quartiers des agglomérations voisines car les migrations, qui seront sans doute aggravées dans l'avenir par le réchauffement climatique, ne sont pas près de cesser.

Ces accords apparaissent ainsi à l’usage très défavorables à la France quand on voit ce qui se passe sur le littoral du nord.

On comprend la déclaration de Sarkozy :

"Je demande l'ouverture d'un centre de traitement des demandes d'asile pour tous ceux qui sont à Calais en Angleterre, de manière à ce que les Anglais fassent le travail qui les concerne"…  « Qu’ils (les britanniques) organiseront des charters pour renvoyer chez eux les gens dont ils ne veulent pas."

L’ennui est que celui qui a signé en Février 2003 ces accords en tant que ministre de l’intérieur est justement Nicolas Sarkozy…

Quel est l’imbécile qui a signé les accords du Touquet ?

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 5 Octobre 2016

Poutine perd ses cheveux

On dirait le terrain vague qui reste après la destruction d'un hôpital d'Alep par ses avions et ceux de son ami Bachar.

Et quand on ne se fait pas de cheveux après un tel exploit, voilà le résultat.

Mais on le comprend ce stratège, il est plus facile de faire la guerre aux civils, aux blessés, aux malades et aux derniers médecins survivants qu’aux valides armés.

Regardez, il n’ose pas se retourner pour que l’on ne puisse pas voir son nez s’allonger quand il dit qu’il n’y est pour rien.

NB. L'ONU vient de faire un gros effort en déclarant les quartiers est d'Alep : "zone assiégée". Ouf !

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 4 Octobre 2016

 

La résistance de SpartacusQuand le nombre des années par sa précision froide et implacable chasse toute illusion, il peut être revigorant de constater que parfois des gens bien plus âgés que vous conservent allure et intelligence.

J’ai eu cette impression en lisant la déclaration de l’acteur et écrivain Kirk Douglas - qui va avoir 100 ans avant la fin de l’année - publiée dans le Huffington Post à propos des comparaisons faites entre Donald Trump et Adolf Hitler considérées comme totalement déplacées. Notre centenaire est méfiant en se souvenant de la montée d’Hitler au pouvoir :

« J’avais 16 ans quand cet homme a pris le pouvoir, en 1933. Pendant la décennie qui a précédé, on se moquait de lui – il n’était pas pris au sérieux. Il était considéré comme un bouffon qui ne pourrait jamais tromper une population civilisée et éduquée avec sa rhétorique haineuse et nationaliste. Les “experts” le considéraient comme une blague. Ils avaient tort. »

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 3 Octobre 2016

Si les Français ont tendance à s’écharper sur la signification des mots et des tenues jusqu’à en faire des polémiques qui occupent l’espace et le temps, les Anglais ont une souplesse à cet égard que l’on ne peut qu’admirer, car éluder un problème est une façon de le faire disparaître à défaut de le résoudre avant qu’il n’explose.

Pour les autorités britanniques, ces tribunaux ne sont pas des tribunaux et les juges qui portent des jugements sur le droit de la famille ne sont pas des juges, mais des arbitres auxquels se réfèrent les plaignants lors des litiges familiaux, et notamment lorsque le mariage ne fut que religieux.

Une justice parallèle à celle délivrée aux autres habitants de Grande-Bretagne, et pour laquelle les femmes musulmanes ne valent sans doute que la moitié d’un homme et sont toujours considérées comme des mineures.

Si ces tribunaux, qui ne sont pas des tribunaux, et si ces juges qui ne sont pas des juges, appliquent la charia qu’Allah, maître d’un l’Univers en expansion que la lumière met un temps infini à parcourir, a pris la peine, par l’intermédiaire de l’l’Ange Gabriel, de dicter lentement, et en alphabet archaïque, aux bédouins du début du Moyen Âge, les musulmanes ne devraient donc pas avoir les mêmes droits que les autres femmes du Royaume-Uni. Situation sur laquelle les autorités britanniques ferment pudiquement les yeux.

Bien entendu, ce panneau indiquant qu’Allah est le seul législateur dans un pays où il existe par ailleurs des lois parfaitement codifiées, paraît être une proclamation pour le moins extravagante. Mais on peut également l’interpréter comme une propagande qui, elle, reste dans la légalité.

Soyons honnête : ces tribunaux dédiés aux familles musulmanes sont-ils si scandaleux ? Les croyances aussi absurdes paraissent-elles aux athées sont des réalités qui touchent un nombre considérable de personnes. Une religion comme l’islam (ou d’autres) cesse, à mon avis, d’être transcendante lorsqu’elle s’abaisse à légiférer et à se mêler des petites affaires des hommes et des femmes. La charia était probablement une nécessité à l’époque des tribus bédouines mais elle est toujours là car considérée d’essence divine.

Il n’est donc pas étonnant que des familles musulmanes très croyantes veuillent s’adresser à des religieux pour avoir l’avis de Dieu sur leurs affaires intimes et veuillent se plier dévotement à cet avis transcendant. La justice des hommes étant toujours là pour être sollicitée, en espérant qu’elle reste encore prédominante Outre-Manche.

Et pour parler d'autre chose : je suis surpris, nous sommes le 3 octobre et la nature reste bien verte. Un peu déçu aussi, j'aime les couleurs de l'automne.

Les parallèles se rencontrent en Grande-Bretagne

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 2 Octobre 2016

La récompense des couronnés, remise par quatre prix Nobel, est à la hauteur des travaux puisqu’elle consiste en un billet de dix mille milliards de dollars zimbabwéens qui représente tout de même la somme de près d’un centime d’euro.

Parmi toutes les études, celles qui furent les plus remarquées ont été :

- Celle des chercheurs en psychologie qui ont enquêté auprès de plus d'un millier de personnes âgées de 6 à 77 ans en leur demandant avec quelle fréquence ils mentaient. Les membres de l'équipe furent ensuite confrontés au problème délicat de déterminer la véracité de la réponse des menteurs.

- Le prix de la reproduction a été remis à titre posthume à Ahmed Shafik, un urologue égyptien, pour des travaux menés en 1993 sur l'influence de la matière du slip (polyester, coton ou laine) sur la sexualité des rats.

- Un prix de médecine a été remis à des chercheurs Allemands « pour avoir démontré que si notre épaule droite nous démange, et si on se regarde dans un miroir, il faut se gratter l'épaule gauche pour se soulager (et vice-versa) »

- Un Britannique du nom de Thomas Thwaites n’a pas hésité à passer trois jours dans la peau d’une chèvre en utilisant des prothèses pour marcher à quatre pattes, avec des mouvements comparables à ceux d'une chèvre ! (Là, je ne sais pas très bien ce qu’il voulait démontrer).

- L'Ig-Nobel de chimie a été décerné à Volkswagen pour avoir « résolu le problème des émissions polluantes excessives des automobiles en produisant (...) moins d'émissions à chaque fois que leurs voitures étaient testées ». Personne de la firme n’est venu toucher son billet zimbabwéen.

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Rédigé par Dr WO

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