Publié le 28 Février 2020

Perplexités d’un ignorant

Il y a neuf ans, je me posais la question : faut-il avoir peur de l’écologie ? Je pense que l’on peut répondre par l’affirmative. En particulier depuis l’apparition des activistes anarcho-gauchistes d’Extinction Rébellion dont les actions, qui deviendront sans doute de plus en plus violentes, sous le couvert de l’écologie, expriment surtout une rébellion visant davantage la société capitaliste dont ils aimeraient l’extinction que la sauvegarde de la planète.

L’échec ou l‘épuisement des idéologies du XXème siècle fait de l’écologie la seule perspective sociale envisageant l’avenir sur des bases scientifiques (bien supérieures aux analyses socio-économiques du type marxiste). Il n’est donc pas étonnant que le monde politique verdisse à vue d’œil avec en Occident une résistance, sans doute provisoire, Outre-Atlantique.

L’écologie prend même l’allure d’une religion où l’on distingue les bons et les méchants, les fidèles et les mécréants, les indulgences et les condamnations, où sont recueillies et diffusées les paroles des prophètes, et notamment de sa prophétesse qu’est devenue la jeune Greta Thunberg qui lance des anathèmes, le visage crispé par la méchanceté : « Je veux que vous paniquiez. Que chaque jour vous ayez peur comme moi. Je veux que vous agissiez comme si votre maison était en feu. Parce qu’elle l’est ». Si nous ne filons pas doux nous serons responsables de la fin du monde. En fait, nous sommes déjà coupables, et même pour certains des apôtres, il est déjà trop tard, alors je ne vois pas dans ce cas pourquoi ces apôtres désespérés continuent à nous emmerder en nous demandant parfois de voter inutilement pour eux.

Comme dans toutes les religions, l’écologie a ses dogmes contradictoires. On ne peut pas à la fois condamner les énergies fossiles dégageant du CO2 et les centrales nucléaires qui en dégagent peu. Ce qui aboutit au paradoxe allemand où la fermeture des centrales nucléaires a conduit à les remplacer par des centrales à charbon particulièrement polluantes. On ne peut pas à la fois prôner (à juste titre) les économies d’énergie et constater que « là où une centrale nucléaire permet de créer 75 fois plus d’énergie qu’elle ne coûte à construire (35 fois plus dans le cas d’un barrage hydroélectrique), un parc photovoltaïque rapporte un rendement de seulement 1,6 fois plus d’énergie que celle investie et un parc éolien 4 fois plus » (Michael Shellenberger). Bien sûr si les centrales nucléaires ont une grande efficacité et un bon rapport, elles laissent des déchets dangereux pour de longues périodes. Leur enfouissement les rend, en principe, inopérants et occupe peu d’espace comparé à celui nécessaire à un parc d’éoliennes. L’existence de ces déchets nucléaires jointe au risque de catastrophes expliquent la condamnation des écologistes. Mais ne faut-il pas considérer que pour éviter une catastrophe planétaire, il est peut-être préférable de courir un risque régional en tentant d’améliorer encore la sécurité des centrales.

Si j’ai bien compris (mais je peux me tromper car les perspectives envisagées par les écologistes ne sont pas explicitées clairement : beaucoup de formules péremptoires mais peu de précisions pratiques), la « transition écologique » consisterait à remplacer progressivement, mais totalement, les énergies fossiles et le nucléaire par des énergies renouvelables : hydraulique (déjà opérationnel, sauf les marées), vent et soleil, ces deux dernières sources d’énergie étant aléatoires et intermittentes alors que la consommation d’énergie est constante. Sans être compétent pour l’affirmer, il me semble peu probable que ces énergies renouvelables pourraient subvenir, seules, à la consommation actuelle d’énergie, à moins de modifier l’environnement de façon très radicale : « aux Etats-Unis, le système de production électrique ne requiert que 0,5% de la surface du territoire national. Mais passer à du 100% renouvelable demanderait d’utiliser entre 25 et 50% de tout le territoire des Etats-Unis, selon l’analyste Vaclav Smil ». (Michael Shellenberger). De beaux paysages en perspective.

Reste à faire disparaître plus ou moins la civilisation actuelle telle que nous la connaissons, très gourmande en énergie, en débutant par l’informatique et les voitures électriques, et en demandant aux pays « en voie de développement » d’arrêter leur développement, même s’il s’avère plutôt lent, et en commençant par contrôler la procréation, ce qui est très faisable si Dieu nous le permet.

ADDENDUM Article paru dans Marianne du 28/02/20 et dont j'ai pris connaissance après avoir mis en ligne mon billet

Perplexités d’un ignorant

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 26 Février 2020

Cette histoire de passeport britannique post-Brexit est tout de même amusante (on s’amuse comme on peut en attendant le coronavirus). Voilà des gens qui veulent prendre le large, larguer le continent et se replier sur eux-mêmes, le premier geste étant d’abandonner le passeport européen bordeaux qui leur permettait de passer les frontières européennes sans entrave, et de récupérer leur ancien passeport bleu qu’ils devront exhiber à chaque frontière pour voyager en Europe. Mais ce passeport, symbole de leur souveraineté retrouvée ne sera pas fabriqué par l’entreprise britannique (et qui devra, de ce fait, licencier 170 salariés)) portant un nom français – De La Rue - mais sera conçu par une un groupe français, dont le nom – Gemalto – ne l’est guère, et fabriqué en Pologne par ce fameux « plombier polonais » que les Britanniques voulaient repousser hors de leurs frontières. Ce nouveau passeport bleu voyagera donc seul en Europe, avant de permettre aux Britanniques de le faire moins aisément. Le compte humoristique intitulé « Parody Boris Johnson » a publié ce tweet : « Tous ceux qui ont voté pour le Brexit savaient exactement pour quoi ils votaient. Attendre trois fois plus longtemps au contrôle, avec un passeport qui a créé des emplois en Pologne et des licenciements en Grande-Bretagne. »

Sans ordonnance du 26.02.20

Enfin les choses s’éclaircissent : les investigations techniques confirment que l'assassinat de quatre personnes à la préfecture de police le 3 octobre 2019 par Michaël Harpon était bien un acte terroriste. Saluons la célérité avec laquelle les services compétents ont abouti à cette conclusion sans appel.

Sans ordonnance du 26.02.20

Selon une étude de l’Ifop un français sur 4 ne se lave pas tous les jours. Geste écologique sacrificiel par abstention pour économiser l’eau. Notons par ailleurs que logiquement l’avenir de la planète est une préoccupation de la jeunesse, c'est elle qui risque de cuire ultérieurement, et ce sont des jeunes filles (pourquoi toujours le sexe féminin ?) qui en deviennent les figures de proue, puisqu’après Grata Thunberg, égérie de la fin du monde, nous avons à présent Naomi Seibt, allemande de 19 ans dont le point de vue est moins apocalyptique. La vérité sort de la bouche de ces deux enfants dont la compétence est indiscutable, mais laquelle est vraie ? En tout cas, l’écologie est actuellement la meilleure façon de se vendre qu’il s’agisse de produits, de personnes ordinaires (de préférence juvéniles et féminines) ou de politiques (qui ne sont pas moins ordinaires).

Sans ordonnance du 26.02.20

Titre dans l’Express : « Syrie : le régime progresse, vingt civils tués / dont neuf enfants/ dans les frappes sur Idleb. » J’ai toujours pensé que la notion de progrès était toute relative.

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 24 Février 2020

Rédigé par Dr WO

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Publié le 21 Février 2020

Un zizi peut-il menacer la démocratie ?Depuis que celui d'un postulant à la fonction de maire de Paris a été exposé électroniquement aux yeux de ceux qui voulaient bien le contempler, c'est la question que ne cesse de se poser sérieusement une armée de commentateurs sur toutes les ondes et tous les plateaux de télévision en répétant tous la même chose sur un ton quasiment tragique de fin du monde. Un débat sans intérêt qui frise le ridicule. Qu'un postulant à une élection ait préféré se retirer et passer pour une victime plutôt que de la perdre est une péripétie minuscule qui ne menace rien et sûrement pas la démocratie.

Quand une personne fait en sorte de risquer de rendre publique sa vie privée, celle-ci finit par devenir publique, et on n'a pas à ergoter sur le franchissement de la frontière entre vie privée et vie publique si cette personne la franchit elle-même. On parle de l'horrible "revenge porn" mais si vous montrez votre cul à l'univers, son image n'étant pas prise à votre insu, rien d'étonnant que des indécents le partagent avec ceux qui  ne l'ont pas encore vu. Un point, c'est tout.

Illustration : Le Priape de la maison des Vettii à Pompéi

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 20 Février 2020

Les images qui suivent sont tirées du Point qui rapporte les résultats d'une étude de l'institut Gallup sur l'attitude des Américains à l'égard du profil du président des USA :

Aux USA, la discrimination n'est pas là où on le pense

Aux USA, la discrimination n'est pas là où on le pense

Aux USA, la discrimination n'est pas là où on le pense

Aux USA, la discrimination n'est pas là où on le pense

La plus forte discrimination vise donc les athées. Ils sont 69 % chez les démocrates à accepter un président athée, et seulement 41 % parmi les républicains.  66 % des Américains seraient prêts à élire un candidat musulman, c'est la religion la moins prisée, mais elles est préférable à leurs yeux que l'athéisme. Mon Dieu !

 

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 18 Février 2020

 

On voit sur le visage de l'arracheur de dent la grimace provoquée par l'effort. A remarquer la nonchalance intéressée du personnage accoudé sur la table

Visite chez le dentiste

Dans ce tableau de Théodore Rombouts, la barbier regarde davantage le peintre que son ouvrage. Il est vrai qu'une fois la dent prisonnière de l'instrument tout est dans l'effort et il vaut mieux regarder ailleurs. A côté de l'arracheur de dent un personnage explique à un autre qu'il s'agit d'un problème dentaire.

Visite chez le dentiste

Ce tableau de Jan Miense Molenaer montre que la mode des trous au niveau des genoux est très ancienne. A moins que ce personnage n'ait pas eu les moyens de se payer une culotte neuve. Nos imbéciles d'aujourd'hui jouent volontairement aux pauvres en suivant une mode idiote. Nous attendons celle de la plume au cul qu'ils ne manqueront pas de suivre.

Visite chez le dentiste

Dans ce tableau de Gerrit Van Honthorst, le patient garde les yeux ouverts sur son tortionnaire, ce qui est plutôt rare. la douleur invite à fermer les yeux sur elle.

Visite chez le dentiste

Pour Jan Steen, la souffrance des autres est manifestement un spectacle pour les enfants

Visite chez le dentiste

C'est fou ce qu'une bougie peut fournir de lumière. Avis aux écologistes.

Il n'est donc pas étonnant que deux dentistes, au moins, ont été à l'origine de la découverte de l'anesthésie :

Le dentiste américain, Horace Wells, fut le premier en 1844 à découvrir l'effet anesthésiant  d'un gaz, le protoxyde d'azote, au cours d'une « hilarante party ». Un an plus tard il rencontra Morton et prétendra toujours lui avoir donné l'idée de l'anesthésie à l'éther. Avec le protoxyde, Wells n'obtint pas le succès espéré, abandonna la dentisterie pour faire des affaires et finir en prison, après avoir vitriolé des prostituées. Il s'est suicidé en se sectionnant une artère fémorale après s'être à demi anesthésié, les uns disent au chloroforme, les autres à l'éther, mais pas au protoxyde d'azote.

Visite chez le dentiste

Ernest Board représente ici le Dr Morton pratiquant une anesthésie à l'éther, dont l'effet fut redécouvert en 1846. L'effet de l'éther, appelé eau blanche, était en fait connu dès le XVIe siècle où Paracelse avait remarqué qu'on pouvait endormir des poulets avec. Constatation sans suite pendant 300 ans...Trois siècles de souffrance par manque d'attention.

 

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 16 Février 2020

Pour un amendement à la déclaration du patrimoineComme on n’arrête pas les obscurs progrès de la transparence, il serait opportun que les personnes qui aspirent à nous représenter, et éventuellement à diriger le pays, complètent leur déclaration de patrimoine économique par celle de leur patrimoine sentimental et sexuel. Déclaration déposée sous le sceau du secret, celui-ci ne pouvant être levé qu’avec l’accord de la personne l’intéressée, et seulement pour les nécessités de la justice si celle-ci devait être amenée à intervenir.

Reste à préciser le périmètre de cette déclaration sentimento-sexuelle. Devra-t-on faire figurer les seules maîtresses et les seuls amants en exercice ou également les relations révolues ? Quoi qu’il en soit, il parait souhaitable d’inclure dans le dossier des photographies de l’appareil génital (complétées par des vues mammaires pour les femmes, obligation dont les hommes seraient dispensés) afin qu’il n’y ait aucune confusion possible lors de l’apparition de son image sur les réseaux sociaux. Il serait en effet fâcheux que des attributs puissent être attribués à la mauvaise personne, celle-ci serait alors la seule à pouvoir protester contre l’imposture. Une photo dûment enregistrée, et dont les caractéristiques (éclairage, état, position, fond…) restent à préciser, permettrait de prouver sans conteste qu’elle n’en est pas la propriétaire malgré l’intitulé.

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Publié le 14 Février 2020

Le sexe ravageur

Le retrait de sa candidature à la mairie de Paris de Benjamin Griveaux, le jour de la Saint Valentin, à la suite d‘une vidéo (que je n’ai pas vue) où il se serait montré en posture favorable pour les érections municipales, mise en ligne par un soi-disant artiste russe dont les activités sont plus anarchiques qu’artistiques et que la France a eu la bonté (qui la perdra) d’accueillir comme réfugié, illustre bien la chanson de Souchon : tout se passe « sous les jupes des filles ».

Le nombre d’individus coincés par leur pénis baladeur ne fait que croître. Une épidémie. Certes, le sexe a toujours joué un grand rôle dans l’histoire et notamment dans les religions, mais les galipettes d’alcôve ne dépassaient guère le baldaquin. Aujourd’hui, la prise facile des images (surtout quand on les prend soi-même !) et leur diffusion en chaîne dans le domaine public font qu’un homme en vue ne peut plus baiser tranquille, surtout en dehors de la couche conjugale.

L’œil à la serrure était réservé au petit personnel, à présent les ébats risquent de se dérouler sur la scène médiatique devant des spectateurs se réjouissant de les mater à l’œil.

Il faut se rendre à l’évidence, ces dernières années, le sexe nous a envahi : d’un côté la révélation des agressions sexuelles, de l’autre une flopée d’hommes politiques, de spectacle ou sportifs finissant par avoir leur quart d’heure pénien avec le sexe opposé ou le même sexe, quand ils n’en changent pas pour brouiller les pistes.

Jadis toutes ces coucheries, consenties ou en échange d’avantages, donnaient lieu à des grivoiseries (bien mal venues quand il s’agissait d’agressions sexuelles), aujourd’hui, elles sont devenues affaires d’Etat ou en tout cas un spectacle permanent au besoin alimenté par le passé quand les écarts de conduite étaient moins sanctionnés.

Illustration : Watteau : "La nymphe et le satyre"

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 12 Février 2020

Aux USA, un livre intitulé « American Dirt », écrit par une malheureuse blanche, Jeanine Cummins, roman qui doit paraître prochainement en France, soulève une polémique dans ce pays de dingues que sont devenus les Etats-Unis : l’auteure est accusée « d’appropriation culturelle ». En effet, « le roman raconte le périple d'une Mexicaine et de son fils pour traverser la frontière vers les Etats-Unis, après que toute leur famille a été massacrée par un cartel. Or, pour certains, Jeanine Cummins ne serait pas légitime pour parler d'un drame qui n'est pas le sien ».

Une pétition signée par plus de 80 auteurs exige qu'Oprah Winfrey, ayant recommandé ce livre (qui se vend très bien), le retire de sa liste de lecture. L'éditeur a annulé la tournée promotionnelle de Cummins à la suite de menaces. On reproche en outre à Cummins d’être en passe de gagner beaucoup d’argent en racontant une histoire qui n’est pas la sienne. On peut donc en conclure qu’un écrivain ne peut raconter une histoire, surtout si elle est dramatique :

1° Que s’il a la même couleur de peau que son héros principal pour ne pas être accusé d’usurpation ethnique.

2° Que si lui ou sa famille a vécu la même histoire que celle qu’il raconte pour ne pas être accusé de gagner de l’argent avec le récit d’un drame qui n’est pas le sien.

Il est évident que les blancs ne peuvent écrire que des histoires de blancs, les noirs que des histoires de noirs, les latinos que des histoires de latinos (liste ethnique non limitative), et pourquoi ne pas réserver les histoires de femmes aux femmes, des histoires d’homosexuels ou de transsexuels à eux seuls. Pour les histoires d’enfants, c’est plus simple, nous avons tous été enfants. Certains ne sont jamais devenus adultes et d’autres sont retombés en enfance avec des querelles de cour de récréation.

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 10 Février 2020

Echange culturel

Les universités françaises font pâle figure dans les classements internationaux, n’est-ce pas injuste ? Un fait récent vient de montrer leur incontestable attractivité jusqu’à pousser une personne à changer de vie, à s’engager dans les études et à quitter une activité d’assassin et même de tortionnaire, pour se cultiver dans notre beau pays.

Saluons donc la compréhension des fonctionnaires du consulat de France à Istanbul qui n’ont pas hésité à accorder à Majdi Mustafa Nema un visa Erasmus d'une durée de trois mois pour rejoindre l'université d'Aix-Marseille où son expérience en tant qu’ancien officier de l'armée syrienne, et de cadre d’un groupe radical islamiste aurait pu faire merveille dans une salle de dissection s’il n’avait pas été malencontreusement arrêté après l’intervention de plusieurs ONG, dont la Ligue des droits de l'homme, à l'origine de la plainte contre lui. Il est regrettable que cette plainte ait pu faire obstacle à sa réinsertion et sa volonté de s’amender en profitant des bienfaits de notre culture judéo-chrétienne.

Sans ordonnance

Sexe et peau

Bernie Sanders, candidat à l’investiture démocrate, qui présente un programme social visant à lutter contre les inégalités est critiqué par une partie des siens et accusé de sexisme parce qu’il ne défend pas assez les droits des femmes et des minorités, c’est à dire, pour simplifier, qu'il ne se préoccupe pas assez du sexe et de la peau. En février 2019 lors de l’annonce de sa candidature à la présidentielle, un journaliste lui avait demandé « s’il n’avait pas peur, en tant qu’homme blanc, de ne pas être le mieux placé pour représenter le nouveau visage du Parti démocrate ». Sanders a répondu : « Il faut évaluer les candidats non pas selon la couleur de leur peau, de leur orientation, leur genre, ou leur âge. Nous devons tenter de passer à une société non discriminante qui considère les gens en fonction de leurs capacités ». Le pauvre n’a rien compris au progressisme dont les deux mamelles sont aujourd’hui aux USA le sexe et la peau.

Le tabac tue

A Lyon, une jeune femme a été jetée dans le Rhône et a failli mourir d’hypothermie pour avoir refusé de donner des cigarettes à deux individus dans le nuit du 7 au 8 février. Un acte de prévention payé d’ingratitude.

Pour vivre heureux, il ne faut plus vivre caché

37 millions de Français montrent leur bobine sur Facebook. Et moi, et moi, et moi…

Après le jaune, il est  conseillé de se mettre au vert

Ce lundi matin, des manifestants écologistes ont envahi le siège parisien de BlackRock, le plus grand gérant d'actifs au monde, rue du Quatre-Septembre à Paris, dans le cadre de la mobilisation contre la réforme des retraites. L’écologie mène à tout et à n’importe quoi.    

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 8 Février 2020

Le texte ci-contre est tiré d'un entrefilet signé Samuel Piquet et paru dans Marianne du 24/01/20.

L'homme n'est pas un loup pour l'homme, mais pour la femme. En fait l'autre est devenu dérangeant, insupportable, traumatisant, il est devenu une intrusion dans le confort de chacun, une agression par sa seule présence.   Lorsqu'un homme regarde une femme de façon insistante, lorsqu'il la complimente , c'est évidemment dans l'intention de la séduire afin de la violer d'une façon ou d'une autre.

Les relations entre les hommes et les femmes prennent un curieux tour en lançant le balancier trop loin après la dénonciation justifiée des agressions sexuelles restées trop longtemps cachées, et en jetant quasiment un air de suspicion sur l'hétérosexualité.

L'autre, ressenti comme une agression dépasse le cadre des sexes et touche aussi celui des identités notamment dans les universités anglo-saxonnes où les minorités, qu'elles soient sexuelles, ethniques ou religieuses, ont une susceptibilité à fleur de peau, ce qui conduit à interdire à la majorité toute remarque qui pourrait les froisser, au point de vouloir se réfugier dans un espace ("save space") prévu pour se mettre à l'abri de la contradiction. Pauvres choux.

Ces mesures affligeantes pour protéger la fragilité mentale des individus me rappelle un livre d'anticipation, dont je ne me souviens plus du titre, où les règles suivies en société imposaient  d'éviter le moindre contact verbal ou physique avec les autres  individus afin de se préserver de toute violence.

Mais dans notre monde également, pour éviter toute contradiction, tout débat, toute dispute, afin de préserver son confort intellectuel, les gens ont tendance à ne fréquenter que les gens qui leur ressemblent, à rejeter comme des adversaires infréquentables ceux qui ne sont pas d'accord et avec lesquels il n'est même pas question de parler, comme si les fréquenter c'était se salir soi-même ou en tout cas risquer d'être condamné par ceux de votre bord.

Dans le monde d'aujourd'hui la tendance n'est pas de vivre ensemble, mais de vivre séparé jusqu'à haïr l'autre.

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 6 Février 2020

Le silence coupable de DieuQuand la loi sur la liberté d’expression du 29 juillet 1881, qui mettait fin à tous les délits d’opinion, fut promulguée en balayant au passage la domination de la morale religieuse, Clemenceau répondit à un évêque qui invoquait la blessure des catholiques : « Dieu se défendra bien lui-même, il n’a pas besoin pour cela de la Chambre des députés ».

L’expérience a montré que lorsque l’on insulte Dieu, l’Insulté reste silencieux. On peut en conclure : soit que Dieu n’existe pas, soit qu’Il pardonne tout de Sa création. Le Coran invoquant sans cesse Sa miséricorde semble en faveur de la deuxième hypothèse, mais on ne peut exclure la première car la seconde tient pour acquise Son existence sans l’avoir démontrée.

Kamel Daoud dans sa chronique du Point à propos de l’affaire Mila intitulée : « La multiplication des dieux » remarque : « quand un individu dit à un Dieu ce qu’il pense de lui en s’adressant à un plafond ou à un écran, certains, dans leur prétention, réagissent à sa place. Par un prêche, un couteau ou une menace sur Facebook. D’ailleurs, l’usurpation du divin (un métier en soi, sinon une arnaque millénaire) est toujours quelque chose de fascinant, sinon d’assassin ». Une armée d’usurpateurs dit-il ayant privatisé une religion se prennent pour Dieu. Il remarque que « les monothéismes ont, contrairement aux amusants polythéismes, cette particularité d’être les religions d’un Dieu unique au ciel et d’un million de dieux sur terre »…« Comment s’approprie-t-on une religion jusqu’à en faire une arme blanche et transformer l’intolérance en droit de défense ? Et si une religion n’appartient à personne, pourquoi certains réagissent-ils comme s’il s’agissait d’une propriété privée attaquée ? »

Clemenceau avait tort. Dieu ne se défend pas, Il reste silencieux ou Il n’est pas là. Un silence coupable car aujourd'hui quand Il s'appelle Allah, Il laisse le champ libre à des assassins qui se croient mandatés pour Le défendre, mais en commettant eux-mêmes le blasphème suprême d’usurper Sa volonté, et de montrer, de surcroît, Sa faiblesse ou Son absence.

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 5 Février 2020

 

Comment se débarrasser du fardeau de la « blanchitude »

Le Point.fr fait état d’un article paru dans The Guardian où l’on rapporte que deux femmes « racisées » ont trouvé un truc fabuleux pour gagner de l’argent. L’une est afro-américaine, l’autre s’identifie comme indo-américaine. Elles ont inventé « Le concept de Race for Dinner : une femme blanche se porte volontaire pour organiser un repas auquel sept autres femmes de couleur blanche (critère obligatoire) sont invitées dans le but de discuter des problèmes raciaux aux Etats-Unis ». Les deux fondatrices du projet sont là pour démontrer à quel point ces femme blanches se disant progressistes et d’esprit ouvert sont en réalité inconsciemment racistes, et à quel point elles devraient se sentir coupables de l’être.

Ce lavage pour rendre le cerveau blanc moins blanc coûte la bagatelle de 2500 dollars la séance, et faisant coup double, les deux organisatrices espèrent que ces femmes aisées et proches du pouvoir influenceront à leur tour leur entourage pout les mettre sur la bonne voie.

« Depuis 2019, les deux fondatrices du projet ont dirigé /vertement/ pas moins de 15 repas dans de grandes villes américaines et elles sont de plus en plus sollicitées » par de pauvres femmes handicapées par leur « blanchitude » et qui, pleines de bonnes intentions, cherchent à acquérir un comportement exemplaire.

Les USA ont aussi leurs dîners de cons, mais ils sont hors de prix.

Comment se débarrasser du fardeau de la « blanchitude »

Illustration : Edvard Munch

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 3 Février 2020

 

L’hommage à la futilité

Rassemblement autour d’un mémorial improvisé dressé pour l’ancien joueur de la NBA et des Lakers de Los Angeles Kobe Bryant tué avec huit autres personnes dans un accident d’hélicoptère le 26 janvier dernier.

Beaucoup de dévotion pour un joueur de basket dont le seul talent était de mettre avec dextérité un gros ballon dans un panier percé.

Mais le bruit qui entoure aux USA la mort de l’homme tout en muscles n’est finalement qu’un murmure à côté de l’extravagant hommage national que les Français ont rendu à l’homme tout en voix et rien qu’en voix, Johnny Hallyday.

L’un comme l’autre n’ont rien apporté à l’humanité, sinon le plaisir fugace provoqué par leurs prestations, et finalement destiné à un public restreint.

Ceux et celles qui ont, par leur travail, modifié en mieux l’avenir de l’humanité s’en vont discrètement, pas de foule en pleurs, mais un simple rappel nécrologique.

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Rédigé par Dr WO

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