Ces jours derniers les médias, dans les annonces, les interviews, les débats télévisés, ont été amplement occupés par la rivalité entre Copé et Fillon et par les déclarations de leurs partisans respectifs. Ce qui n’a d’importance que pour eux et à la rigueur pour les militants de l’UMP, mais aucune pour la population dont les préoccupations sont tout autres.
L’essentiel de l’information tournent autour des individus qui ont suffisamment de notoriété pour susciter la curiosité un peu malsaine de ceux qui n’en ont pas et c’est aussi l’essentiel des échanges sur la toile et bien sûr l’objectif des journaux qui se sont spécialisés dans l’observation à travers les trous de serrure, mais si ces torchons se vendent, c’est que les lecteurs ne manquent pas.
Les médias qui se veulent d’un autre niveau tombent dans le même travers. Dans la plupart des interviews, le journaliste essaye de piéger son interlocuteur pour qu’il sorte un scoop indiscret sur lui-même ou sur les autres car, il faut l’avouer, s’il s’agit d’un politique, l’auditeur ou le spectateur ne risque pas d’être surpris par ce qu’il va dire et un éventuel cancan pouvant être colporté ne peut que donner du piment au discours convenu et sortira l’interview de l’oubli.
La vie des personnes, leurs histoires d’alcôve, leurs petites phrases, sont plus importantes que leurs idées ou leurs actes, sauf si les idées et les actes prêtent à scandale.
Ainsi va le monde du spectacle où l’on est friand de la paille quand il n’y a pas de grain à moudre.