Amaurose unilatérale. Maladie congénitale assez spécifique à la France, les politiques de droite ne voit que de l’œil droit et ceux de gauche ne voit que de l’œil gauche. Les aveugles passent d’un camp à l’autre et ne retrouvent plus leur chemin. Ceux qui ne sont ni borgne ni aveugle sont un jour ou l’autre exclus de la politique.
Amnésie. Trouble inquiétant très répandu dans la population politique. Sarkozy en a beaucoup souffert et la droite continue après lui à en souffrir ; après avoir été dix ans au pouvoir, elle constate, quasiment avec surprise, la situation préoccupante de la France et, dans un déni de responsabilité (commun à tous), en accuse plus ou moins la gauche alors que celle-ci n’a pas encore eu le temps de commettre ses bêtises. C’est avec l’aplomb de l’oubli que la droite fait aujourd’hui des propositions comme si elle n’avait jamais eu l’opportunité de les appliquer. La gauche n’est pas épargnée : elle souffre aujourd’hui d’un oubli sélectif des erreurs passées au point de vouloir les refaire avec l’impression de « déjà vu » qu’elle tente d’oublier, histoire de défaire ce que les autres ont raisonnablement fait, comme un enfant recherchant son accomplissement dans la destruction du château de sable érigé par un autre. Cette amnésie de gauche risque de croître avec le temps et ne touchera pas seulement les faits anciens, mais également les faits récents.
Hallucinations. Voir ce qui n’est pas est un trouble habituel et dont les politiques ne veulent pas guérir, à tel point qu’ils cherchent à persuader les autres de leur existence réelle. Une des visions les plus fréquentes est celle de la croissance, une vision originale a été récemment dépistée : celle du redressement productif.
Mégalomanie. Elle ne saurait manquer chez ceux qui ambitionnent les plus hauts postes. Penser à devenir chef de l’Etat dès l’enfance ou à chaque fois que l’on se rase n’est pas une preuve de modestie.
Mythomanie. La tendance à la fabulation, au mensonge et à la simulation est si commune chez les politiciens que l’on peut considérer qu’il s’agit plus d’une nécessité vitale que d’une pathologie.
Névrose obsessionnelle. Elle s’exprime avec prédilection sur les blogs à sujet politique. Les mêmes qui cognaient sur Sarkozy sans ménagement, au besoin en s’en prenant à son physique, cognent à présent sur Hollande et bien sûr sur sa compagne dont la jalousie vire à l’obsession. Cette hostilité vis-à-vis des classes dirigeantes, quel que soit le bord, exprime le sentiment d’être toujours une victime des « élites ». Ce défoulement peut avoir une visée thérapeutique.
Paranoïa. En ce moment elle touche particulièrement la droite en raison de ses échecs récents. Nombre de ses représentants expriment dans leurs déclarations une agressivité vis-à-vis de la gauche comme si celle-ci avait usurpé le pouvoir qui devrait normalement n’être réservé qu’à la droite. Une maire UMP a même qualifié d’illégitime l’élection de François Hollande. On retrouve également cette tendance chez une personnalité comme Ségolène Royal qui accuse les autres de traîtrise et quasiment de complot pour expliquer un échec électoral dont elle est largement responsable.