En Somalie, les jeunes de 10 à 25 ans du groupe islamiste Al-Chabab sont « gâtés ». A condition toutefois de bien se classer au concours d’apprentissage du Coran et de géographie somalienne. Le premier prix comporte : un revolver, des grenades, une mine antichar et un ordinateur et le deuxième prix : une kalachnikov et des munitions.
Il n’est pas
certain que cet armement conséquent serve à chasser des lapins, mais ces jeunes gens sympathiques pourraient s’exercer à leur maniement en Suède. En effet dans ce pays les lapins pullulent dans
les parcs et jardins de Stockholm. Les chasseurs employés par la municipalité les abattent à l’aube et ils ont ainsi liquidé 6 000 bêtes
l’an dernier (dont beaucoup étaient des animaux de compagnie abandonnés par leurs maîtres). Et que fait-on des produits de cette chasse ? Congelés, ils sont expédiés dans une usine à
Karlskoga où ils sont incinérés et servent de biocarburant pour produire de la chaleur. C’est ce qu’on appelle la chaleur animale (j’ai préféré cette remarque à celle de chauds
lapins).
Il faut souligner que les Suédois préfèrent brûler les lapins plutôt que les manger. Sont-ils sensibles aux conseils de Nicholas Stern, enseignant à la London School of Economics qui préconisent
pour sauver la planète d’adopter un régime végétarien. Certes ces lapins ne nécessitent pas un élevage qui entraînerait comme pour le l’élevage des bovins et des porcs un grand gaspillage d’eau
et ceux-ci, en outre, sont accusés de relâcher du méthane en grande quantité, beaucoup plus néfaste que le CO2 pour le climat. Le pet de lapin, quant à lui, est considéré comme une quantité
négligeable.
Illustration : Le Titien "Madone au lapin"