"Picasso disait qu'il fallait apprendre à comprendre. Ce grand homme avait
sûrement raison, aussi me suis-je concentré sur un tableau entièrement blanc. J'avoue que mon cerveau est resté aussi vide que la toile. Je ne peux pas représenter le tableau ici car, blanc sur
blanc, il risquait fort de ne pas être visible. A moins que, pour paraphraser Coluche, le tableau soit plus blanc que blanc ou l'inverse. Récemment une jeune asiatique pris par le vertige du vide
a appliqué ses lèvres sur une œuvre immaculée en y laissant la forme de ses lèvres maquillées. Ce baiser a fait perdre au tableau une partie de sa valeur, je trouve au contraire qu'il prenait
enfin une signification et devenait plus humain".
C'est un extrait de mon billet "Art naque" datant de un an, à un jour près (j'aime beaucoup me citer). Il fallait un épilogue à cet "acte d'amour et artistique" de la jeune cambodgienne
Rindy Sam sur le tableau immaculé (comme sa conception) du peintre X (j'omets volontairement de citer son nom pour ne pas lui faire de publicité au cas où vous ne le connaîtriez pas).
L'humanisation du "tableau" va coûter à cette jeune écervelée la bagatelle de 18840 € pour frais de restauration (sic). Non seulement ce peintre se moque du monde mais il se prend au
sérieux.