Ce week-end, comme chaque année, il est permis au public de visiter châteaux et palais appartenant à quelques privilégiés. Les manants se précipitent en nombre pour entrer au moins une fois l’an dans les demeures hantées par leurs gouvernants et notamment au palais de l’Elysée et à l’hôtel Matignon. On ne peut que remercier le roi et les princes de montrer au petit peuple les décors dorés et l’ameublement somptueux dans lesquels ils vivent chaque jour. Effort culturel ou sadisme ?
J’ai appris sur le blog de Sartan que la retraite de Chirac était de18800 € par mois (empilement des retraites des diverses fonctions exercées), à laquelle il faut ajouter les 12000 € par mois comme membre de droit du conseil constitutionnel. Avec une telle misère il est heureux qu’un ami libanais ait pu mettre à sa disposition un appartement à Paris, le temps de se retourner.
1% de chômage en plus, c’est une augmentation de 0,7% du taux de suicide. Cette étude publiée dans le Lancet établit, pour la première fois, un lien chiffré et direct entre la souffrance liée au travail et la crise.
23 suicides de salariés de France Télécom, certains sur le lieu de travail ce qui est évidemment symbolique ou en laissant une lettre qui ne laisse aucun doute sur les motivations.
A l’inverse, le groupe France Télécom est lui bien portant. Il « sert 186 millions de clients à travers 30 pays » et a réalisé un chiffre d’affaires de 53,5 milliards d’euros en 2008. Mais ces suicides ne peuvent-ils pas être rapportés au taux moyen de suicides en France ?
D’après les chiffres de l’Inserm de 2007 le taux de suicides en France est de 17,1 pour 100000 habitants. Celui de France Telecom est de 22,5 pour 100000 employés, mais en 18 mois, ce qui fait un taux annuel de 15 pour 100000. Cependant le taux devrait être bien plus bas car ce n’est pas une population à risque (chômeurs, SDF, personnes âgées, maladies psychiatriques graves).
Dans ces « rompus », ce n’est pas par hasard que j’ai associé la 3ème brève aux deux précédentes.