C’est fou ce qu’un feu d’artifice peut ressembler à un autre. Certains montent plus haut, certains durent plus longtemps, question d’argent, question de prestige, question de vanité de la municipalité. Mais bien que les feux d’artifice se ressemblent entre eux et ressemblent à ceux des années précédentes, les foules se déplacent toujours pour les admirer, cherchant la meilleure place pour ne rien perdre du spectacle qu’elles connaissent déjà depuis longtemps.
Pourquoi ? Parce que c’est beau, c’est irréel et ça ne sert absolument à rien, comme l’art. Et en plus c’est irrémédiablement fugace : des ombrelles de particules multicolores qui, à peine nées dans un bruit d’enfer, meurent en silence dans le ciel, poussières déjà mortes quand la foule le nez levé les applaudit. Une fugacité émouvante comme une vie réussie.
/image%2F0651388%2F20260415%2Fob_f1ab9a_me-decin-fond-noir-copie-4.jpg)