Sous nos climats les blancs cherchent en payant parfois cher à avoir la peau moins blanche mais peuvent ne pas aimer les noirs dont la peau est plus noire que la leur. En Afrique Noire, des noirs à la peau noire ne supportent pas les noirs à la peau blanche. En Afrique subsaharienne être un albinos est une malédiction et les noirs à la peau blanche ne sont pas rares (il y en aurait 6000 en Tanzanie). Les sorciers n’aiment pas ça du tout. Les enfants albinos sont parfois abandonnés, la mère rejetée et accusée d’avoir trompé le mari noir avec un amant blanc. Le noir blanc est difficilement accepté dès l’enfance par le noir noir et reste souvent célibataire à l’âge adulte.
Une légende veut que le sang et les organes des albinos portent chance aux chercheurs d’or. Les albinos sont donc régulièrement assassinés afin que les sorciers, qui orchestrent ce trafic macabre, puissent fabriquer avec des bouts de noirs à peau blanche des amulettes et des grigris pour des noirs à peau noire qui cherchent le métal jaune. Au Burundi, récemment une petite fille de six ans appelée Cizanye a été tuée d’une balle dans la tête et « Ces malfaiteurs (sic) l’ont décapitée avant de couper ses jambes et ses bras, qu’ils ont emportés avec eux » (Rémi Sengiyumva, administrateur de la commune où ont lieu ces atrocités)
Bien sûr les autorités font apparemment leur possible pour empêcher cette barbarie et changer les mentalités. L’UNICEF et les députés européens ont dénoncé ces sauvageries.
Mais « La barbarie à visage humain » ne cessera jamais, quelle que soit la couleur du visage.