En Grande-Bretagne, comme ailleurs, les moines se font rares. Les ordres anglicans ont perdu un tiers de leurs effectifs en huit ans et les ordres catholiques ne sont pas mieux lotis. Certaines communautés organisent des week-ends découverte en utilisant de véritables campagnes marketing vantant le cadre médiéval des monastères, le bon accueil, les avantages du jardinage. Certes les moines à l’essai peuvent repartir aussi vite qu’ils ont arrivés, mais les contrats à durée déterminée peuvent parfois se transformer en forme indéterminée, ce qui cadre bien avec la croyance dans l’Au-delà. Sinon il faut se tourner vers l’importation de religieux, ce que font certains couvents irlandais avec des religieuses polonaises, la Pologne n’ayant pas que des plombiers à exporter.
La religion n’est pas la seule mafia à souffrir de la situation actuelle. La récession frappe aussi la Pieuvre, le racket rapporte moins. Cosa Nostra a réduit ses salaires de moitié et les hommes de paille qui servent de prête-noms n’ont plus droit à un sou.
L’industrie du porno est également dans une situation préoccupante. En Allemagne, elle demande des aides à l’état sans se faire beaucoup d’illusions et aux USA elle a demandé début janvier au gouvernement de débloquer une aide de 5 milliards. Certains responsables de cette industrie ont sollicité l’aide du Congrès pour « réveiller l’appétit sexuel des Américains … trop déprimés pour être sexuellement actifs…Situation malsaine pour le pays » ; l’argument imparable étant que l’on peut se passer de voitures mais pas de sexe. Certes, si voiture et sexe vous transportent ailleurs, et que l’un peut se faire dans l’autre, il nous parait néanmoins regrettable de confondre sexualité et pornographie.
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