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Comme c'est difficile !

En dehors du monde politico-guerrier, j'avoue ne pas trop savoir ce que veut dire « mourir dans la dignité ». Est-ce à dire que la mort d'un malade que l'on entoure de soins, que l'on ne laisse pas mourir de faim et de soif , à qui on évite le mieux possible des souffrances et des traitements inutiles ou disproportionnés par rapport aux résultats que l'on peut en attendre, que cette mort est indigne ?

La dignité est-elle dans l'apparence de soi et la conservation de la communication ? Dans le souvenir qu'on laissera aux autres ? Mais dans ce cas il vaudrait mieux disparaître avant la vieillesse ou en tous cas avant que la maladie qui conduit à sa propre destruction ne se développe, c'est-à-dire disparaître avec l'apparence de la bonne santé.

Si l'on veut « mourir dans la dignité », faudrait-il se suicider ? Beaucoup l'ont fait, comme Montherlant qui se donna la mort dans la crainte de devenir aveugle. Ce fut le cas ces jours-ci de l'écrivain belge Hugo Claus au stade initial d'une maladie d'Alzheimer et sans menace vitale. Mais il y a une différence entre les deux : le premier s'est tué lui-même et le second a été exécuté par un médecin encadré par la législation de son pays, un peu comme les souverains vaincus qui demandaient à leur serviteur de les tuer.

J'avoue être mal à l'aise devant la double fonction du médecin dans les pays où le suicide dit assisté est permis : soigner et tuer. Tuer un malade devenant un acte médical et dans le cas présent un acte préventif en l'absence de douleurs physiques et une conservation notable des facultés (du moins d'après les journaux). Il est vrai que la déchéance intellectuelle est bien pire qu'une diminution des capacités physiques qui même extrême n'empêche pas des individus de s'exprimer de façon remarquable. 

Je pense aussi à la possibilité - et quel que soit le cas - d'une erreur diagnostique au stade initial d'une maladie dont le génie évolutif est souvent variable. A la découverte possible d'un traitement pendant l'évolution du mal. Qu'en sera-t-il lorsque les impératifs économiques conduiront peut-être à proposer une « fin digne » afin d'éviter les dépenses importantes qu'exigent les maladies terminales.

Comme c'est difficile ! Et cela nous concerne tous si l'on n'a pas la chance de mourir subitement.

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O
Réponse sur votre blog. Dr WO
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F
Oui c'est une question délicate.<br /> Je ne suis pas bien placé pour juger si les erreurs médicales sont fréquentes, mais c'est un peu le même problème que pour la peine de mort : il y a aussi un risque d'erreur de la part de la justice.<br /> La question est en fait de savoir si ces "erreurs" sont assez fréquentes pour être prises en compte.<br /> Car même si c'est une tragédie pour la victime d'une de ces erreurs et sa famille, si ce n'est qu'un cas sur 1000, ce n'est pas forcément "important".<br /> Flojix
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O
C'est éthiquement exclu mais possible en pratique. Il n'y a pas si longtemps en Grande-Bretagne certains traitements onéreux n'étaient plus appliqués après un certain âge (et pas très avancé) Dr WO
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L
Il est bien sûr exclu de prendre en compte des arguments de "rentabilité"
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L
Pour être passée par des périodes très difficiles en étant suivie par un oncologue je dirais qu'il n'y a pas de mort digne ! mais comme c'est si bien dit, à part une mort subite ou nous n'aurions pas le temps de voir venir, je privilégirai l'aide pour NE PAS SOUFFRIR, il est encore difficilement et rarement donné aux malades, des substances pour apaiser leurs douleurs, alors évidement le moral s'en ressent ! un malade qui ne souffre pas, voit les choses avec plus de clarté ! et a envie de lire, écouter de la musique, créer ! tout le monde n'a pas mon mental, et ma rage de vivre, mais quand je souffre, je suis un légume dans un fauteuil médicalisée, et quand je ne souffre pas, je fais pleins de choses, et je me sens utile pour moi, ce n'est malheureusement pas ce que pensais mon employeur qui m'a fait vivre l'enfer quand je suis revenue de soins ! je me rappelle une anecdocte "il n'y avait qu'une seule cuillère à café", et avant de la prendre ma collègue me demande si je l'ai "léchée", je lui dis non, et je n'ai pas non plus bu dans ta tasse, et je n'ai pas le sida, et même si c'était le sida, tu ne risques rien ainsi, ce que j'ai n'est pas contagieux, mais ta bétise l'est !<br /> amicalement<br /> lili qui sait être rebelle, révoltée, et très calme aussi !
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