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L’intérêt de la publicité

Je me contente de reporter ici le « billet d’humeur » de S. Vincent paru dans Cardiologie pratique (ce n’est pas la première fois que je le fais), sans doute à contre-courant car les autorités, les médias et la toile bruissent d’hostilité envers le corps médical et surtout envers l’industrie pharmaceutique dont je n’ai pas manqué pour ma part d’en signaler les dérives, mais une hostilité systématique risque toujours de se retourner un jour ou l’autre contre ceux qui distillent sans nuance cette hostilité.

Le premier mort

Impact Médecine dépose son bilan. Avec lui, disparaissent plusieurs titres : Impact pharmacien, la série des Abstracts, Genesys, etc.
Impact Médecine est la première victime de la réduction drastique de la publicité que connaît la presse médicale.
Des taxations en rafale, une fiscalité aberrante, une législation hâtive et floue, une administration tatillonne, des règlements absurdes, des contrôles à répétition ont conduit l’industrie pharmaceutique à réduire ses budgets de communication dans des proportions très importantes.
Au-delà du harcèlement administratif, il faut prendre conscience que les politiques n’aiment ni les médecins ni la pharmacie.
L’axiome de base des autorités est simple : derrière chaque généraliste il y a un charlatan ou un déserteur, derrière chaque spécialiste il y a un voyou, derrière chaque expert il y a un vendu, derrière chaque auteur médical il y a un corrompu, derrière chaque pharmacien il y a un épicier cupide, derrière chaque industriel il y a un requin et derrière chaque médicament il y a un poison…
Nous nous contenterons de rappeler, comme simple exemple, que l’allongement considérable de l’espérance de vie, comme la réduction en 15 ans des deux tiers de la mortalité de l’infarctus du myocarde, sont le fruit du travail inlassable de la communauté médicale et pharmaceutique, qu’il est à la mode de stigmatiser avec véhémence.
Quand il n’y aura plus de presse médicale (ni d’ailleurs de congrès), qui diffusera les recommandations, qui informera sur les avancées techniques, sur les progrès thérapeutiques, qui assurera la formation des médecins (la presse est le premier vecteur de FMC [Formation Médicale Continue]), qui fournira des informations spécifiques en cas de crise sanitaire ? Peut-être Madame la ministre de la Santé a-t-elle les réponses ?
Impact Médecine est mort ! À qui le tour ?
S. VINCENT

 

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D
Toutes les corporations ont leurs brebis galeuses, mais il me semble que la grande majorité des médecins sont dignes du métier qu'ils ont choisi, difficile à acquérir, difficile à exercer et bien mal rémunéré en regard du travail fourni et de l'importance des responsabilités.
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F
Merci Dr WO pour ce relais intéressant de l'article de S. Vincent.. je suis novice en la matière, mais je constate que si mon père avait eu un infarctus à notre époque il ne serait pas mort à 47 ans.. de même j'ai subi une opération des deux pieds et lorsque j'ai vu ce que mon chirurgien allait percevoir, je comprends son dépassement d'honoraires... alors que l'on poursuive les abus en la matière ça me semble tout à fait légitime mais arrêtons de condamner le milieu médical tous azimuts. Je suis fidèle à mon médecin depuis plus de trente ans et je respecte cette profession qui demande tant d'années d'études. Bonne nuit.
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D
Il faut toujours trouver des coupables quand on est incapables de gérer une situation.
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C
Depuis des décennies, les pouvoirs publics décident de TOUT en matière de santé, directement ou par l'intermédiaire de la Sécu. Pourtant ils continuent à chercher des boucs-émissaires dans les professions médicales !
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D
C'est contagieux.
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J
Le "Holland bashing" : une tendance et un filon pour les médias et autres ..! est-ce que c'est contagieux Doc ? ou c'est juste une tendance pour dire tout et n'importe quoi ! et d'ajouter, je ne suis "ni pour, ni contre, bien au contraire" (:>) Bonsoir
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D
Trop cher pour un médecin. Mon abonnement à la Revue du Praticien (bien supérieure à la revue Prescrire) est de 96 € par an.
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J
Au prix de l'abonnement à Prescrire (290 € pour un an), c'est du grand public de luxe alors !
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D
Oui, mais  cela ne concerne que la prescription et non la pathologie en général et la revue est plus destinée au grand public qu'aux médecins ( mais qui peuvent en tirer bénéfice)
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J
Il reste Prescrire, garanti sans publicité, avec de bons articles dedans.
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D
Pour ma part, je n'ai pas connu de médecin qui ait prescrit un médicament qu'il pensait moins bon qu'un autre, sous l'influence d'un laboratoire
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Z
Très intéressant et consternant à la fois. Le métier de conseiller médical est déjà à la dérive depuis quelques années, et si maintenant les hebdomadaires de la pratique médicale sont dans le collimateur du gouvernement, c'est franchement dommage. L'autre jour, je discutais avec le remplaçant de mon généraliste...il avait du temps, les habitués n'aiment pas changer de médecin.... et il me confirmait que sa 1ère source d'information était ces hebdomadaires auxquels il était abonné. Il refusait systématiquement, par contre, de recevoir les conseillers médicaux travaillant pour des labos privés. Bonne soirée Doc. ZAZA
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O
Il n'y a eu dans la Vème que 2 présidences interrompues : démission de De Gaulle et maladie de Pompidou. Mais Hollande ce n'est pas De Gaulle.
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N
Je viens de regarder comme presque chaque soir l'émission "Cdans l'air", et pour la première fois toutes émissions politiques confondues, j'ai entendue la questions : "Pourrait-on aller jusqu'à l'explosion du quinquennat" ? Par conviction profonde je donne depuis le début, 18 mois à François Hollande avant d'être dans l'obligation de céder la place. Rien à avoir avec votre article pourrait-on dire Paul, et bien si ! Le coût de la médecine, la recherche, et la pharmacie, prises en otages par les gouvernements de manière à se donner l'excuse du gaspillage, pourraient bien ne plus tenir. Avec un peu d'optimisme, des gens capables et non plus des novices apprenants le métier, pourraient bien remettre vraiment les pendules à l'heure, dans ce domaine comme dans beaucoup d'autres ! La TVA sociale de Sarkozy, rejeté par Hollande simplement par hargne pourrait, elle aussi possiblement reprise en lui donnant, (orgueil mal placé oblige), un autre nom ! La vanité de l'actuel président est un danger pour tous, et tout ! Pourquoi ne pas croire, alors que ceux qui sauvent des vie ne retrouveraient pas le respect et la reconnaissance qu'ils méritent ? Nettoue
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D
C'est simple : la presse médicale, indispensable aux médecins, ne peut tenir que par la publicité des laboratoires étant donné le public restreint.
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P
J'ignore tout des difficultés de la presse médicale. Mais je suis d'acord avec vous sur l'attitude de l'état et hélas! de la plupart des médias vis à vis des professions médicales.
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