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Le premier mort
Impact Médecine dépose son bilan. Avec lui, disparaissent plusieurs titres :
Impact pharmacien, la série des Abstracts, Genesys, etc.
Impact Médecine est la première victime de la réduction drastique de la publicité que connaît la presse médicale.
Des taxations en rafale, une fiscalité aberrante, une législation hâtive et floue, une administration tatillonne, des règlements absurdes, des contrôles à répétition ont conduit
l’industrie pharmaceutique à réduire ses budgets de communication dans des proportions très importantes.
Au-delà du harcèlement administratif, il faut prendre conscience que les politiques n’aiment ni les médecins ni la pharmacie.
L’axiome de base des autorités est simple : derrière chaque généraliste il y a un charlatan ou un déserteur, derrière chaque spécialiste il y a un voyou, derrière chaque expert il y a un
vendu, derrière chaque auteur médical il y a un corrompu, derrière chaque pharmacien il y a un épicier cupide, derrière chaque industriel il y a un requin et derrière chaque médicament il
y a un poison…
Nous nous contenterons de rappeler, comme simple exemple, que l’allongement considérable de l’espérance de vie, comme la réduction en 15 ans des deux tiers de la mortalité de l’infarctus
du myocarde, sont le fruit du travail inlassable de la communauté médicale et pharmaceutique, qu’il est à la mode de stigmatiser avec véhémence.
Quand il n’y aura plus de presse médicale (ni d’ailleurs de congrès), qui diffusera les recommandations, qui informera sur les avancées techniques, sur les progrès thérapeutiques, qui
assurera la formation des médecins (la presse est le premier vecteur de FMC [Formation Médicale Continue]), qui fournira des informations spécifiques en cas de crise sanitaire ? Peut-être
Madame la ministre de la Santé a-t-elle les réponses ?
Impact Médecine est mort ! À qui le tour ?
S. VINCENT
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