Je suis touché par votre sollicitude mais nous avons échappé au nuage de cendres et venant de Vienne, notre avion a atterri à Roissy quelques heures avant la
fermeture de l’aéroport. Etant là pour vous le dire, les réacteurs étaient – à ma connaissance - dans un état satisfaisant.
Si le nuage de cendres nous a épargnés, ce n’est pas le cas des nuages de pluie car Vienne a été copieusement douchée pendant plusieurs jours sans nécessité aucune car cette ville est très propre. Nous avons donc eu l’occasion de fréquenter avec intérêt les musées, les palais et avec une certain assiduité les cafés viennois, remarquables par leur belle décoration de style ancien et par les pâtisseries à foison qui sont venues quotidiennement compléter les viennoiseries délicieuses du petit déjeuner (je vous rassure : mon poids est resté stable).
Deux personnages dominent Vienne : Sissi qui n’a pas soulevé les foules de son vivant mais qui a été magnifiée par son assassinat au point de devenir une idole dont le portrait est partout. Le second est Klimt et surtout son tableau « Le baiser », magnifique, lumineux, plus grand que je ne le pensais, exposé au Belvédère et protégé par une vitre (on aurait en effet tendance à l’embrasser). Ce tableau est décliné dans toute la ville et sur tous les modes : foulards, tee-shirts, parapluies, boites, vaisselles, serviettes, stylos…Je n’ai pas vu de papier hygiénique décoré du baiser, mais il doit sûrement exister.
Alors bons baisers de Paris.