Une bonne nouvelle pour tous.
Quelle nouvelle ! Je vous l’annonce : dans 20 ans, tous les cancers, le sida, les myopathies, et même la maladie d’Alzheimer pourront être guéris avec une probabilité de 7 sur 10 environ.
Curieux comme vous êtes, vous allez me demander quelles sont les sommités du corps médical qui ont avancé cette estimation ? Pfft…Le corps médical ! Il n’en sait rien, on ne voit pas grand-chose quand on est le nez sur le guidon. Bien mieux, c’est le résultat de l’opinion éclairée d'un échantillon de 928 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus et à qui IPSOS/Logical Business Consulting (pour la Fondation Arc) a demandé leur avis compétent et objectif par téléphone les 12 et 13 octobre derniers, c’est dire si l’information est crédible.
Une bonne nouvelle pour les homosexuels masculins.
Ce n’est pas « le mariage pour tous » car est-ce une bonne nouvelle ? Un mariage sur deux se terminant par un divorce. Non, c’est la levée possible de l’interdiction de donner généreusement leur sang (et pour laquelle un homosexuel a même fait la grève de la faim). « A l’occasion de la journée mondiale du don du sang, le 14 juin dernier, la ministre de la Santé, Marisol Touraine s’est prononcée en faveur d’une levée de l’interdiction qui empêche aujourd’hui les homosexuels masculins de donner leur sang. Néanmoins, le ministre avait considéré qu’une telle décision nécessitait une réflexion approfondie… ». A noter que les politiques parlent d’abord et réfléchissent ensuite. D’après le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) qui consacrait son numéro du 23 octobre à la sécurité des produits sanguins, si tous les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH) s’abstiennent de donner leur sang le risque de transmettre le virus du sida serait de 1 sur 5700000 dons. Entre 2008 et 2010, 28 séroconversions sont survenues chez les donneurs réguliers, 23 étaient de hommes et 12 d’entre eux ont admis a posteriori leurs rapports sexuels réguliers avec des hommes, de ce fait, le risque actuel est estimé a 1 sur 2900000. En excluant du don de sang que les homosexuels multipartenaires au cours des 12 derniers mois (ce qui est envisagé), le risque pourrait s’élever au pire à 1 sur 700000, soit 4 fois plus élevé qu’aujourd’hui. Mais que ne ferait-on pas pour que les homosexuels ne se sentent pas discriminés.
Une bonne nouvelle pour les drogués.
La ministre de la santé espère lancer en France des salles de consommation de drogue. Une salle de "shoot" coûterait entre 300000 et 1 million d’euros et elle permettrait aux drogués de continuer à se droguer, mais proprement et sous la houlette d’un personnel de santé. Elle indiquerait aux dealers le lieu où trouver facilement leur clientèle et il est d’ailleurs dommage que l’on n’envisage pas de permettre aux vendeurs de drogues dures d’installer des stands à l’intérieur, ce qui éviterait de perturber le voisinage par des allées et venues vacillantes (le nombre de passages prévus par jour a été estimé entre 200 et 250), ainsi que les palabres du négoce en public.