Publié le 7 Janvier 2013
Un jour, un travailleur social déroba le Sens de la Vie. Il le cherchait depuis longtemps car les gens lui demandaient souvent de le montrer. Or il le trouva par hasard, caché entre les pages d’un livre de philosophie (les philosophes s’intéressent beaucoup au Sens de la Vie), qu’un très vieux monsieur, en descendant à la station Père-Lachaise, avait oublié sur une banquette lacérée de la rame de métro.
Possédant enfin le Sens de la Vie, pour gagner du temps, il mourût.
En tant que travailleur social il avait acquis le droit syndical d’aller au Paradis. Mais là, le Patron fit des difficultés : n’avait-il pas commis un larcin ? Alors on le fit attendre dans le Purgatoire, qui n’est qu’un long couloir avec des chaises pliantes, pendant que l’On se penchait sur son cas, comme dans toute administration.
Mais le travailleur social avait emporté dans son sac à dos ce qu’il avait dérobé dans le métro et qu’on lui avait laissé par mégarde (comme quoi, quoi qu’on dise, personne n’est parfait) et pendant qu’il attendait, sur terre, la Vie n’avait plus de Sens. Si certains continuaient dans le bon Sens, à naître avant de mourir, d’autres mourraient avant de naître. Lorsque le Patron s’aperçut que des nouveau-nés sortaient des tombeaux (ce qui, avouons-le, n’est pas très sensé), Il déboula dans le couloir, prit le sac à dos (orné de la tête barbue de Che Guevara) et le vida sur terre.
Depuis les Hommes continuent à chercher en vain le Sens de la Vie, en se faisant beaucoup d’illusions, car il y a de fortes chances qu’il soit tombé dans les profondeurs des mers.
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Il arriva un jour où les usines devinrent désertes, ceux qui y travaillaient furent, les uns
licenciés, les autres suicidés, les suicides étant devenus très tendance au début du XXIe siècle. Les rescapés devinrent pour la plupart chômeurs s’ils ne trouvaient pas un poste dans le monde
des supermarchés qui écoulaient alimentation et produits fabriqués dans les pays affamés.
A
Il avait remarqué que les uns gagnaient du temps alors
que d’autres le gaspillaient ou même le perdaient. Sachant que le temps était de l’argent et que les gens couraient après, il eut la lumineuse idée de devenir banquier de temps. L’idée était
bonne mais la réalisation malaisée.
Il était une fois un roi qui s’était emparé du trône en
enfermant un vieux roi malade, très aimé de son peuple car il l’avait libéré de maints jougs.














