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Feuilles

 

 

FEUILLES

 

Bruissement sous nos pas des feuilles écrasées

Leurs débris odorants embaument la terre

Notre mort est moins belle que leur mort empourprée

Sous la dureté de la pierre pourrissent nos chairs

 

Dans les allées mordorées aux ramures nues

Les troupes noires des vivants regroupés

 Marchent en murmurant sur la terre feuillue

Réceptacle sans retour de leur destinée

 

C’est ici que l’on empile les êtres aimés

Dans les étages d’une demeure souterraine

Dans de longues boîtes de bois effeuillé

Présences si proches et pourtant si lointaines

 

Ami, c’est en automne que tu m’as quitté

C’est ici, parmi les feuilles, que je t’ai perdu

Ami, tu me manques, quand reviendras-tu ?

 


Paul Obraska

 

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T
OUi, c'est parfaitement exprimer.Tibi
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O
C'est la saison où "Les feuilles tombent impuissantes". c'est un beau vers d'un poète chinois très ancien et que je viens de lire dans un bouquin policier. Coïncidence. Dr WO
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T
la rupture dont parle barbara est une rupture amoureuse, j'ai bien compris votre texte, je faisais le lien avec les couleurs de la saison.Bien à vous, Tibi
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O
De quelle rupture s'agit-il ? Dans ce poème la rupture est mortelle.  Dr WO
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T
C'est barbara qui disait dans sa chanson 'septembre' combien l'automne est une saison qui se marie bien avec les ruptures...ce ne sont pas ses mots exacts...Tibi
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M
Jai beaucoup aimé ton poéme, la resonnance est d'autant plus forte que je viens de terminer un pastel nommé "la perte de toi".je l'ai choisi pour réaliser ma carte de voeux pour 2009.<br /> Troublante coincidence
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O
Les morts ne nous quittent pas, ils vivent en nous. Mais c'est cette présence en nous qui est douloureuse, les chasser serait les faire mourir une deuxième fois. Dr WO
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F
Les limites entre séparation géographique et rupture se frôlent dans une relation longue distance.<br /> Parler de séparation d'un être aimé et du manque qu'il laisse après sa mort n'est pas si loin non plus.<br /> Ca touche des émotions proches, même si l'impuissance face à la mort n'est pas comparable à l'impuissance momentanée de l'éloignement géographique.<br /> Vos suggestions de textes vont me permettre une réflexion sur l'émotion violente que je ressents par des chemins que je n'aurai pas forcément pensé à emprunter.<br /> Merci.
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O
Regrets de ce qui n'est plus. Dr WO
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S
Je répondais aussi au Huron et effectivement je parlais de la nostalgie en général. C'est vrai que les sens ethymologique de nostalgie est "retour de douleur", mais je ne l'ai pas pris dans ce sens. Il me semble que les deux peuvent coexister : souvenir des bons moments partagés et moments de regrets pour tout ce qui aurait encore pu être.
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O
Je ne pensais pas que mon texte sur la mort et les regrets d'une amitié pouvait dégager une douce nostalgie. Mais vous parlez peut-être de la nostalgie en général ? Dr WO
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S
Je ne la ressens pas ainsi. Pour moi, il y a dans la nostalgie une sorte de tendresse pour ce qui n'est plus, c'est quelque chose de presque duveteux, léger...elle peut-être douce-amère mais je ne parvient pas à voir la nostalgie comme quelque chose de désepéré d'autant plus qu'elle se rapporte le plus souvent à de bons souvenirs.
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O
La nostalgie existe...Mais elle n'est pas douce. Dr WO
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S
J'ai exactement la même sensation...comme une douce nostalgie.
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O
Pour moi aussi. Dr WO
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L
Poème de 2 novembre. Seul reste le souvenir pour prolonger la vie. Le manque est pour moi une sorte de présence en creux qui continue de nous accompagner.
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