Publié le 7 Janvier 2013
19. Lorsque l’on est hypertendu doit-on modifier son hygiène de vie, son alimentation et cela ne pourrait-il pas suffire à normaliser la TA en l’absence de cause précise ?
20. Une personne hypertendue peut-elle faire du sport ?
21. Une personne hypertendue peut-elle avoir des rapports sexuels sans danger ?
19. Lorsque l’on est hypertendu doit-on modifier son hygiène de vie, son alimentation et cela ne pourrait-il pas suffire à normaliser la TA en l’absence de cause précise ?
En effet, il est bon de suivre quelques règles : réduire sa consommation d’alcool (moins d’un quart de vin par jour pour un homme et deux fois moins pour une femme ou un homme de faible poids , l’alcool est une cause d’HTA), réduire le plus possible sa consommation de sel, privilégier les légumes verts et les fruits (si l’on n’est pas diabétique), éviter la consommation de réglisse, antésite, pastis sans alcool (causes d’HTA) surveiller son poids et le réduire en cas d’excès, avoir une activité physique régulière et progressive, supprimer la contraception orale chez la femme. L’HTA est un des facteurs favorisants principaux de l’athérosclérose et se complique d’ailleurs par son intermédiaire, il importe donc de traiter les autres facteurs de risque éventuellement associés : arrêt impératif du tabagisme, régime pauvre en graisses saturées si le taux de cholestérol est élevé dans le sang. Mais pour ce qui concerne l’abaissement de la pression artérielle, ces règles suivies même de façon draconienne ont une efficacité plutôt décevante : au mieux 1 cmHg ! Mais ne pas suivre certaines d’entre elles comme l’abus de sel ou d’alcool entraîne une poussée tensionnelle. Belle injustice.
20. Une personne hypertendue peut-elle faire du sport ?
Oui, mais à deux conditions : que la pression artérielle soit normalisée par le traitement et que le sport pratiqué soit plutôt un sport d’endurance (par ex : footing, ski de fond, cyclisme de promenade, natation, tennis en double ou de table, golf, volley-ball) que de résistance (par ex : haltérophilie, ski nautique, planche à voile, aviron, sports de combat). On sait que l’activité physique progressive et bien dosée a un effet favorable et que les sports d’endurance élèvent moins la pression artérielle que les sports de résistance. Si l’on veut être certain du bon contrôle tensionnel et de l’absence de danger pour la pratique des sports, il suffit de faire un test d’effort qui permettra de juger du degré d’élévation de la pression artérielle lors d’un effort maximal. Cependant même si la pression artérielle n’est pas encore normalisée, une activité physique régulière sans être « sportive » et compétitive contribuera à l’abaisser.
21. Une personne hypertendue peut-elle avoir des rapports sexuels sans danger ?
Avec un partenaire habituel l’acte sexuel ne nécessite qu’une dépense énergétique modérée, l’effort correspond aux premiers échelons d’un test d’effort (autour de 60 watts) équivalent à la montée de deux étages. Chez un sujet sain d’âge moyen la pression artérielle monte de 4 cmHg et la fréquence cardiaque s’élève à environ 130 battements par minute, c'est-à-dire au-dessous de la fréquence maximale théorique (qui correspond à la consommation maximale d’oxygène par le cœur). Le stress subi par le muscle cardiaque est moindre que celui provoqué par une crise de colère. Tant qu’une fréquence cardiaque de 120/min est bien tolérée, il n’y pas de risque cardiaque particulier.
Pour l’hypertendu(e), il faut surtout tenir compte de cette élévation de la pression artérielle de 4 cmHg. Elle n’aura guère d’importance si avec le traitement son niveau de base est proche de la normale, mais si la TA reste très élevée, cette marge supplémentaire risque d’être néfaste pour les artères du cerveau
Les rapports sexuels ne présentent habituellement pas de danger chez l’hypertendu(e) traité(e) dont la TA est contrôlée, encore faut-il que ceux-ci soient possibles. Divers traitements peuvent en effet réduire la libido des hommes comme des femmes : antihypertenseurs centraux (alphamethyldopa), aldostérone et apparentés et certains bêtabloquants (propanolol). D'autres favorisent les troubles de l'érection : certains bêtabloquants (aténolol, propanolol, bisoprosol), alphabloquants, diurétiques thiazidiques et apparentés, alphamethyldopa.
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C’est la mise en place chirurgicale d’un pont ou plutôt d’un aqueduc destiné à amener du sang à
une coronaire au-delà du rétrécissement ou de l’occlusion. Ce pont est constitué par un autre vaisseau : soit une veine, soit une artère. Si l’on choisit une veine, il s’agit d’une veine
superficielle [saphène] prélevée au niveau du membre inférieur (ainsi en complément de la cicatrice verticale et médiane du thorax, le patient aura
une cicatrice sur une jambe ou les deux). Une extrémité du tronçon veineux sera cousue sur une ouverture faite sur la coronaire malade et l’autre sur une ouverture de l’aorte, artère principale
sortant du ventricule gauche. C’est un pontage aorto-coronarien veineux, le sang circulant de l’aorte où la pression est plus haute vers la coronaire où la pression est plus basse en raison même
du rétrécissement ou de l’occlusion situés en amont (sinon un flux compétitif entre le pontage et la coronaire au-dessus est possible). Si l’on choisit une artère (et quand on le peut, c’est la
meilleure solution) c’est le plus souvent une artère mammaire interne. On en dispose de deux, elles naissent des artères sous-clavières qui amènent le sang aux bras et courent de part et d’autre
du sternum. Une fois préparée l’artère mammaire est sectionnée et implantée dans la coronaire qui sera ainsi nourrie directement par l’artère sous-clavière. On est souvent amené à faire plusieurs
pontages et à utiliser greffons veineux et greffons artériels.
L’angioplastie consiste à remodeler la coronaire par l’intérieur en dilatant le rétrécissement à l’aide d’un ballonnet gonflable. C’est une méthode plus sophistiquée, plus régulièrement efficace et pouvant s’appliquer à la plupart des formes de la maladie coronarienne. Mais c’est une technique lourde, exigeant une salle de cathétérisme cardiaque, un matériel particulier, une équipe médicale et paramédicale rodée et sur le pied de guerre 24 heures sur 24. La coronarographie permet d’abord de faire le bilan des lésions coronariennes et de déterminer celles qu’il est possible et souhaitable d’aborder. Un guide fin portant un ballonnet aplati est introduit dans la sonde qui a servi à opacifier les coronaires. Le ballonnet est placé au niveau de la lésion à traiter, puis il est gonflé à forte pression, écartant les murs du rétrécissement, écrasant éventuellement le caillot. L’insufflation du ballonnet (elle provoque parfois une douleur angineuse) sera brève mais il
peut être nécessaire de la répéter si le résultat ne paraît pas satisfaisant lors du contrôle. La dilatation est souvent complétée par la pose d’un stent [endoprothèse], petit tube grillagé serti sur un ballonnet dégonflé, il se développe lors du gonflage et est largué au niveau de la lésion traitée après le dégonflage. Le stent a l’intérêt, en maintenant écartées les parois, d’éviter la rétraction de l’artère sur elle-même.
19. Si un proche a un arrêt cardiaque que peut-on
faire ?

