Publié le 7 Janvier 2013

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Publié le 7 Janvier 2013

 

Et l’arbre ondule comme ondule la mer

Se courbe au vent pour toucher la terre

Et briser les racines qui le clouent au sol

Glisser vers les flots enroulés à ses pieds

Puis prendre le large pour enfin naviguer

Sauter les vagues dans une course folle

Et mourir sur une grève après cet exploit

Comme un grand reptile aux écailles de bois

 

Paul Obraska

 

 

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Publié le 7 Janvier 2013

Devant un tel étalage on trouve toujours un truc qui vous plait. Alors quand on peut, on l’achète et soigneusement emballé on l’amène triomphalement chez soi. C’est alors que la perplexité commence : qu’en faire, où le mettre. Non, là ça ne va pas, car il faudrait retirer cet autre truc qui est bien mieux et auquel on s’est attaché et on finit par se demander pourquoi on l’a acheté, il nous plaisait plus sur l’étalage. En fait, c’est l’étalage qui nous plaisait.

 

 

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Publié le 7 Janvier 2013



Humour noir Boulevard des Batignolles à Paris

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Publié le 7 Janvier 2013

 

C’est un hexaèdre miraculeux, ses faces sont rectangulaires, son volume est variable mais toujours limité pour qu’on puisse le tenir dans une main et l’emporter partout avec soi. L’astuce est qu’il est aisé de l’ouvrir et dedans il y a des dizaines et même des centaines de rectangles très fins et souples. Et ce n’est pas tout, sur ces rectangles empilés et reliés par un côté  qui se succèdent dans un ordre impeccable et numéroté, il y a des milliers de lignes parallèles faites de petits dessins que les initiés peuvent traduire en histoires à rêver, à sourire, à rire, à frémir, à pleurer, à voyager ou en savoir que quelqu’un laisse pour vous alors qu’il est ailleurs ou déjà mort depuis longtemps.

Mais ces objets miraculeux qui couvrent des murs entiers et que l’on trouve dans chaque foyer, s’ils révèlent parfois des vérités que certains veulent brûler sur les places publiques, s’ils peuvent porter la joie, la tristesse et l’amour, ils peuvent aussi provoquer la haine à travers le temps, ces parallélépipèdes ombrageux sont des millefeuilles dont la date de péremption est dépassée mais que beaucoup consomment avec extase ou en grimaçant et que personne n’ose jeter. 

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Publié le 7 Janvier 2013


Un peu de gaîté dans un monde sans pitié. Un peu de rêverie devant ce tableau de Miro intitulé sobrement "Peinture" pour une débauche de couleurs et de formes.
Ne trouvez-vous pas qu'il nettoie un peu le cerveau encombré de pensées grises et difformes.

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Publié le 7 Janvier 2013



Le perroquet nous regarde fixement

Tête de vieille sorcière édentée

L'œil rond de mépris indifférent

Dans sa belle queue de pie chamarrée

 

Nous parlons souvent pour ne rien dire

Il dit des mots sans les comprendre

Je ne sais ce qui des deux est le pire

Les deux ensemble à tout prendre

 

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Publié le 7 Janvier 2013

Bien campé sur ses pattes avant,
ce girafeau méprisant vous regarde de haut

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Publié le 7 Janvier 2013

 

Maurice Utrillo
Rue St Rustique à Montmartre
en 1926
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
C'est curieux comme l'oeil du peintre a allongé et élargi la rue,  la basilique du Sacré-Coeur paraissant plus lointaine.
Depuis 1926, pour élargir la rue (circulation automobile oblige), les trottoirs ont été retirés et le double caniveau a été remplacé par un antique caniveau central. Et finalement la rue actuelle parait plus rustique qu'en 1926, donnant aux touristes un aspect plus ancien qu'à l'époque d'Utrillo, une allure quasi moyenâgeuse.

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Publié le 7 Janvier 2013

  

Pétrifié


Homme faisant le mort pour gagner sa vie

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Publié le 7 Janvier 2013


Marché aux esclaves avec la disparition du buste de Voltaire

 
Il composait et décomposait à loisir les images,

Créant sous nos yeux d’impossibles  mirages :

Dans un marché d’esclaves de nulle part,

Dans la foule, il fit apparaitre et disparaître

Le buste de Voltaire en changeant notre regard.

De sa baguette de magicien, tout pouvait naître.

 

Pour ce maître un peu fou de l’illusion,

Se créer lui-même fût aussi sa tâche :

Il se fit Dali, il se fit génie sans façon,

Sculpta vers le ciel ses moustaches

Sous la forme d’un guidon de vélo,

Et de sa baguette il fit un pinceau.

 

 

Paul Obraska

 

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Publié le 7 Janvier 2013


Sainte-Sophie à Istanbul

 

 

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Publié le 7 Janvier 2013


Au lointain, un troupeau humain paît paisiblement dans une prairie printanière

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Publié le 7 Janvier 2013


Les jeunes gens passent indifférents et tournent le dos à la prouesse solitaire du jongleur qui fixe le trio d’objets en l’air en les hypnotisant pour qu’ils ne tombent pas à terre.

La récompense du jongleur sera seulement de réussir un tour qui ne sert merveilleusement à rien.

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Publié le 7 Janvier 2013

Montebello, beau nom pour deux victoires, un quai, un port, une terrasse où si l’on mange mal, la vue des bouquinistes et la majesté de Notre-Dame permettent de se rassasier. Saint- Louis, un pont chargé de badauds autour d’un clown au bagout prolifique, au-dessus de la Seine encombrée de bateaux chargés de touristes rangés comme des sardines.

 



Rue  Saint-Louis-en-l’île bordée de porches moyenâgeux, de vieux murs bombés,  de restaurants sombres et de boutiques lumineuses, gorgées d’objets multicolores parfaitement inutiles, d'écharpes chatoyantes, de fausses pierres pourtant si belles. 
Les gens déambulent sans se presser et comme des enfants léchent des sorbets, passent de boutique en boutique pour le plaisir des yeux. D’autres font la queue devant les échoppes de Bertillon, hésitent dans leur choix devant la longue liste des parfums proposés et de la subtile  fraise des bois et de l'onctueux caramel que j’ai choisis, le bas de mon pantalon en garde le souvenir.

 



Et puis on s’en retourne par le square où Notre-Dame nous montre son dos de pierre à travers les feuillages et où s’élèvent les accents énergiques de la Musique de la Garde Républicaine dont les musiciens de blanc vêtus et sans leurs chevaux, sont dirigés– Ô miracle -   par une femme.

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Publié le 7 Janvier 2013

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Publié le 7 Janvier 2013

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Publié le 7 Janvier 2013



Pourquoi se prendre la tête ?

Comme lui restons serein,

Si on le peut, faisons la fête,

Puisqu'on n’y peut rien.

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Publié le 7 Janvier 2013

 
Entre les corps

Ephémères

On aperçoit encore

Le sable millénaire

 

Des expulsés de la ville

De tous âges

Installent leurs bagages

Sur le sable docile

 

Rien ne vaut la mer

Pour échanger des mots

Entre commères

Les pieds dans l’eau

 

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Publié le 7 Janvier 2013

Des patients sortis de la mort par les manœuvres de réanimation racontent parfois que pendant leur séjour, heureusement bref, dans l’au-delà, ils ont eu des visions et des impressions qui – il faut l’avouer- sont assez semblables : impression de désincarnation, tunnel, lumière, vision des objets à travers les obstacles, bref : la sensation d’être dans un monde parallèle ou dans une autre dimension. La plupart des religions qui affirment l’existence d’un au-delà sont sûrement satisfaites de la chose.  Ces récits (rares) éveillent également la curiosité des médecins, si bien que dans un service de réanimation l’un d’eux a fait construire un coffret hermétique et scellé, contenant un ordinateur affichant chaque heure un message différent. Ce coffret est placé près d’un lit de réanimation et on espère que le prochain mourant pourra lire le message à travers les parois du coffret si on le tire d’affaire.

Au quinzième siècle, la réanimation n’existait pas et une fois mort on le restait. Aussi, ai-je toujours été frappé par le tableau de Jérôme Bosch intitulé « L’ascension des bénis » que je reproduis ici et qui ressemble fort à certains récits de « réanimés ».

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Publié le 7 Janvier 2013


Ce tableau, le pont japonais (le second), fut peint par Monet vers 1920. Ne dirait-on pas un tableau abstrait ?

A cette époque, le peintre était atteint d’une double cataracte, il ne voyait plus de l’œil droit et à peine de l’œil gauche. Il a d’abord refusé de se faire opérer dans la crainte de devenir complètement aveugle et ayant perdu le sens de la profondeur et du relief (donné par la vision binoculaire), il ne percevait que des taches de couleurs. Lorsqu’il accepta de se faire opérer de l’œil droit, Monet s’est plaint après cette opération d’avoir perdu des couleurs. Pour peindre il utilisa alors, soit l’œil droit et les bleus dominaient sur la toile, soit l’œil gauche (filtré par la cataracte) dont la vision privilégiait les couleurs chaudes.

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Publié le 7 Janvier 2013

Nous avons été hier au Centre Pompidou, ce vaisseau au centre de Paris avec ses tuyaux comme des ballasts multicolores, où naviguent les beautés et les excès de la culture.

Nous avons été voir l’exposition Wassily Kandinsky qui nous a offert des toiles venues du monde entier.

C’est une peinture euphorisante d’un peintre à cheval sur deux siècles, ayant pourtant traversé deux guerres, mais sans être lui-même soldat, la révolution russe en participant au début à sa politique culturelle, présent en Allemagne lors de la montée du nazisme où ses œuvres considérées comme de « l’art dégénéré » furent retirées et vendues (en particulier à Salomon Guggenheim), successivement de nationalité russe, allemande (peu avant la prise de pouvoir de Hitler) puis française (juste avant l’occupation allemande) et ce fut en France, qu’à soixante dix-huit ans, il s’éteignit  alors que Paris venait d’être libéré.

Nous avons retrouvé des tableaux dont nous ne connaissions que les reproductions et aussi certains que nous n’avions jamais vus et pourtant très beaux, comme « Trouble » et « Tableau clair ». Celui que je reproduis ici : « Jaune – Rouge – Bleu » de 1925, appartient à la collection du Centre Pompidou.



Après la plongée dans les couleurs et les formes, nous avons été voir (pas de panique : même lieu, même billet) l’exposition consacrée à Alexandre Calder. Je ne suis pas très sensible à ses mobiles que je trouve…trop maigres. Par contre j’ai été séduit (vous vous en moquez sans doute) par ses sculptures en fil de fer et en particulier par ses têtes portraits, celle de Joan Miro que je reproduis ici ne rend pas compte du volume, où la face et le profil traduisent des expressions parfois étonnantes, en outre les jeux de lumière sur ces têtes vides permettent de projeter sur l’arrière-plan un dessin qui donne un rendu différent de la sculpture.

Puis nous avons terminé la matinée par un déjeuner sur une terrasse (par chance la pluie ne s’est pas invitée) au bord de la fontaine de la place Igor Stravinsky où les sculptures de Niki de Saint Phalle s’arrosent gaîment pour le plus grand plaisir des enfants.


  

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Publié le 7 Janvier 2013

Caillebotte gratteurs
Gustave Caillebotte : "Les raboteurs de parquet"

La lumière glisse sur le dos des hommes et les lames du plancher

A genoux comme pour une prière qui ne sera jamais exaucée

La chair illuminée, ils semblent gratter leur ombre de leurs bras

Et les minces copeaux s’enroulent comme des guirlandes de bois

Paul Obraska

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Publié le 7 Janvier 2013

Henri Rousseau :"Joyeux farceurs"

Ligne télégraphique

 

Vous voyez cette ligne télégraphique au fond de la vallée et dont le tracé rectiligne coupe la forêt sur la montagne d’en face

Tous les poteaux en sont de fer

Quand on l’a installé les poteaux étaient en bois

Au bout de trois mois il leur poussait des branches

On les alors arrachés retournés et replantés la tête en bas les racines en l’air

Au bout de trois mois il leur repoussait de nouvelles branches ils reprenaient racine et recommençaient à vivre

Il a fallut tout arracher et pour rétablir une nouvelle ligne faire venir à grands frais des poteaux de fer de Pittsburg

 

Blaise Cendrars « Du monde entier au cœur du monde » (Pendant son voyage au Brésil)

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Publié le 7 Janvier 2013

Titien "Vénus et Cupidon avec un organiste"

Pendant que dans le parc un satyre en pierre, porte un vase sur la tête et un sexe fleuri, Venus nue et alanguie écoute ce galopin de Cupidon, comploteur impénitent, lui murmurer à l’oreille quelques mots polissons.

Le musicien, les mains sur l’orgue, détourne la tête de l’instrument pour planter son regard sur le sexe de la belle.

Ainsi l’organiste, à qui on a simplement demandé de jouer de la musique, sort de son rôle.

 

Un jour, lors d’une visite à domicile, alors que j’auscultais le cœur d’une femme, évidemment la poitrine nue, le mari qui était à côté me regarda, à la fois admiratif et goguenard et me dit : « vous avez du en voir des nichons dans votre vie ! ». Je passe sur la vulgarité du propos devant son épouse dont je n’avais guère remarqué les attraits, ils m’avaient plutôt gêné pour l’examen et j’avais du soulever le sein gauche pour ausculter la pointe du  cœur.

Contrairement à l’organiste du tableau du Titien, les médecins (en dehors de quelques rares brebis galeuses) se dédoublent dans l’exercice de leur profession au point d’annihiler complètement leur sexualité.

Un jour je me souviens d’avoir vu passer dans le couloir de l’hôpital où je travaillais une jeune femme joliment habillée et de l’avoir trouvée attirante. J’avais déjà vu son visage, mais où ? Il m’a fallu au moins une minute pour me rendre compte que je lui avais fait une heure auparavant un examen gynécologique.

Cette neutralité du praticien est naturelle et ne demande aucun effort. Le médecin s’investit intégralement dans son rôle, il n’est plus que ça, comme le comédien qui n’est sur scène que le personnage qu’il incarne. Comme lui, en quittant la scène, il reprendra sa personnalité, ses désirs et ses travers.

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Publié le 7 Janvier 2013


Dali : « Métamorphose de Narcisse »

 

Existe !...Sois enfin toi-même, dit l’Aurore,

O grande âme, il est temps que tu formes un corps !

..................................................................................................................................................................

Mais moi, Narcisse aimé, je ne suis curieux

Que de ma seule essence ;

Tout autre n’a pour moi qu’un cœur mystérieux,

Tout autre n’est qu’absence.

...................................................................................................................................................................
Toi seul, ô mon corps, mon cher corps,
Je t'aime, unique objet qui me défend des morts ! 


PAUL VALERY (Poésies)

 

«  Les bonnes institutions sociales sont celles qui savent le mieux dénaturer l’homme, lui ôter son existence absolue pour lui en donner une relative, et transporter le moi dans l’unité commune ; en sorte que chaque particulier ne se croie plus un, mais partie de l’unité, et ne soit plus sensible que dans le tout. »

 

JEAN-JACQUES ROUSSEAU (Emile ou de l’éducation)

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Publié le 7 Janvier 2013


Edvard Munch : "Mélancolie"


QU'Y A-T-IL DE PLUS DEPRIMANT ? LE CANARD ENCHAÎNE.

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Publié le 7 Janvier 2013

 

 

 

Jean-Baptiste Tiepolo « L’enlèvement d’Europe » 1725

 

SECRET D’ETABLE

 

Ce fut une histoire scabreuse de zoophilie

Celle d’Europe attirée par un taureau blanc

Sans savoir qu’un dieu se cachait dedans

La belle aurait préféré l’animal mieux fourni

 

Un tableau de Tiepolo représente les apprêts

Avant que le couple se livre à leurs amours

Ebats exposés sans pudeur au grand jour

Devant une assemblée de voyeurs satisfaits

 

Les deux sexes furent témoins de l’évènement

Et une femme couchée en montrant ses atouts

Espérait encore séduire le divin taureau blanc

 

Sur une crête de la côte crétoise des anges voyous

Agitaient leurs ailes dorsales tout en batifolant

Et l’un d’eux sans gêne pissait même dessous

 

 

Paul Obraska

 

 

 

 

 

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Publié le 7 Janvier 2013


Massés et masseurs, massés sur le pont St Louis

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Publié le 7 Janvier 2013


Toutes les photos publiées sur ce blog sont personnelles, sauf une. Celle-ci sera la seconde, car pour la faire il aurait fallu se déplacer en Thaïlande et plus précisément dans la province de Rayong. Cet éléphanteau de 3 ans est tombé dans une bouche d’égout et son œil exprime très bien sa panique. Il y a de quoi ! Il a fallu trois heures de travail et un bulldozer pour le sortir de là et le remettre sur ses pattes. J’espère que sa mère portera plainte contre la ville.

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Publié le 7 Janvier 2013


A l'entrée de Noirmoutier-en-l'île

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Publié le 7 Janvier 2013


Attention, je n’ai rien contre les mouettes. Au contraire. Ce sont des oiseaux qui annoncent la mer aux terriens, la terre aux marins, les vacances aux citadins et les voyages pour tout le monde. On aime les voir voler et tourner joliment dans le vent en virant de bord.

Mais il y a quelque chose chez elles qui n’est pas au point. Oh ! Une bricole, un petit rien : leur cri. Un oiseau habituellement ça roucoule, ça gazouille et même parfois ça chante et en plus joliment. Pas la mouette : elle hurle et ses cris vrillent l’air soit sur un mode plaintif, soit comme un appel de détresse, sans doute appris en voyant les bateaux sombrer.

Il faut être juste, ces cris, s’ils ont parfois des accents tragiques, sont sûrement des cris d’allégresse (sur ce point, je ne peux pas être formel) et quand on n’entend plus les piaillements aigus de leur voix criarde, on les regrette, surtout lorsqu’ils sont remplacés dans les champs par le croassement rauque des corbeaux piochant la terre de leur bec comme de noirs fossoyeurs.

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Publié le 7 Janvier 2013

J’avoue que je ne sais pas ce que tous ces  cadenas accrochés aux grilles du pont deDSC01057 l’archevêché signifient.

Je sais bien que les vacances vont commencer et que les Parisiens tiennent beaucoup à leurs ponts, mais serait-ce au point de les cadenasser pour avoir la certitude de pouvoir quitter une ville superbe et gagner des autoroutes sur lesquelles ils perdent l’essentiel de leur temps libre, quand ce n’est pas la vie.

Est-ce une œuvre d’art ? Ce n’est pas impossible. L’artiste montrant l’ouverture de son esprit (à tous vents) en exposant des cadenas fermés aux passants perplexes. Mais l’on se pose des questions et n’est-ce pas l’une des propriétés d’une œuvre d’art moderne ? Enfin, le pont de l’archevêché a-t-il été choisi au hasard ou serait- ce une allusion perfide à l’effet des religions sur les esprits ?

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Publié le 7 Janvier 2013

degas Le pédicure

Edgar Degas : "Le pédicure"

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Publié le 7 Janvier 2013

dali206.jpgQuarante jours séparent la résurrection du Christ de son ascension au Ciel. Je me pose la question et mon ignorance ne me permet pas d'y répondre, mais je suis sûr que certains connaissent la réponse et pourraient me la donner : QU'A-T-IL FAIT PENDANT CES QUARANTE JOURS ?

 

 

 

Salvador Dali : "Ascension" 

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Publié le 7 Janvier 2013

IMAGE 067Le centre Pompidou est un vaisseau curieux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

IMAGE 069Il expose ses viscères à l'air

 

Et ses boyaux extérieurs conduisent auxIMAGE 070 nourritures intérieures

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Publié le 7 Janvier 2013

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Publié le 7 Janvier 2013

toulouse lautrec Au salon
Henri de Toulouse-Lautrec : "Au salon de la Rue des Moulins"


toulouse lautrec l'inspectionCurieux d’avoir jadis fermé les maisons closes, puisqu’elles l’étaient déjà. Leur fermeture les a ouvertes, « libérant » les filles de joie, pour devenir les tristes prisonnières d’un bout de trottoir ouvert à tout vent, où elles proposent ouvertement de s’ouvrir aux hommes hésitants, avec l’espoir désespéré qu’ils ouvriront en échange leurs bourses longtemps fermées.





Toulouse-Lautrec : "Rue des Moulins. L'inspection médicale"

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Publié le 7 Janvier 2013

DSC00933
Quand Paris prend un air de village. La rue des Barres et l'église St-Gervais - St-Protais, dans le quartier du Marais près de la Seine.
 

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Publié le 7 Janvier 2013

DSC00544Pour les autres visiteurs du soir

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Publié le 7 Janvier 2013

DSC00354.JPG@ Olivier de Vaux /

Mots d’amour entrelacés dans toutes les langues pour un amoureux des mots. (carte apportée de Paris...ça sent le retour)

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Publié le 7 Janvier 2013

DSC01071@ Marie-Hélène / 

A la fondation Maeght, la lumière vue par Miro.

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Publié le 7 Janvier 2013

DSC00305@ Luange /

Cet ancien joueur de rugby (ce n’est pas moi !) a pris du ventre depuis qu’il ne fait plus le moindre effort, mais il a trouvé un prétexte pour contempler la mer sans être dérangé.

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Publié le 7 Janvier 2013

DSC00358

@ Juntos /

Il n’est pas interdit à un citadin resté dans la cité de rêver aux grands espaces habités par la mer avec comme seule limite l’horizon dénudé.

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Publié le 7 Janvier 2013

DSC00307@ ZAZA /

Bel exemple de résistance. 

 

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Publié le 7 Janvier 2013

DSC00331@ Léonie / 

Il y a toujours une île qui vous attend quelque part.

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Publié le 7 Janvier 2013

DSC00304@ Souliko /

Danse marine sur la barre de bois

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Publié le 7 Janvier 2013

DSC01048Je voulais, avant de prendre le chemin,

Offrir un petit bouquet aux blogueurs.

Citadin emmuré, je n’ai pas de jardin,

Alors, j’ai pris ce buisson en douceur,

Et la pierre fleurie venue de loin,

S’est  glissée parmi les fleurs.

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Publié le 7 Janvier 2013

magritte-en-tentant-l-impossible.jpgEn réponse à un billet de Carlus sur les fantasmes sexuels présumés des femmes (dont on peut se demander si ce ne sont pas des hommes qui les ont définis).

 

 

Magritte : "En tentant l'impossible"

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Publié le 7 Janvier 2013

woerth-france-alzheimer.jpgEtant donnés les troubles importants de la mémoire constatés chez Mr Eric Woerth, le choix de sa personne pour illustrer les ravages de la maladie d'Alzheimer s'imposait.

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