Dans le cœur des grandes tours cubiques de métal et de verre, dans les profondeurs des antres glacés, au bout des halls immenses et lisses, à la sortie des ascenseurs luisants, de chaque côté des
couloirs déserts où trônent des machines à café, dans les bureaux cubiques et transparents alignés comme des dominos où clignotent les néons : il n’y a plus de fenêtres, le jour a disparu, le
soleil est loin, il n’y a ni nuages , ni pluie, ni froid, ni chaleur, et le climatiseur diffuse les germes à température constante sur des êtres humains qui remuent sur leurs chaises dans les
cages vitrées, en hésitant sous le regard des autres à se curer le nez.