SONNET CHEVALIN
L’homme est la pire conquête du cheval
Le cavalier hautain emporté sur son dos
Trône à califourchon sur sa cavale
Comme il le fait en secret sur son pot
Si le cavalier est fier de son destrier
Le cheval méprise le monteur d’échine
Et supporte stoïque le poids de sa vanité
Qui prend pour elle les vertus chevalines
Il traversait pour l’homme devenu fou
Les champs dévastés devenus mouroirs
Et bien qu’innocent prenait aussi les coups
L’étalon est fouetté pour être le premier
Afin que l’homme profite de sa gloire
Pour plus tard monnayer ses montées
Paul Obraska