Publié le 27 Février 2026

Mélenchon et Chikirou forme un couple exemplaire qui exécute des dérapages contrôlés glaçants avec une grâce d’éléphants.

L’un ironisant, hier, à propos d’Epstein, sur les noms de Juifs comme le firent ses maîtres antisémites d’avant la deuxième guerre mondiale, humour pesant, déclenchant les rires gras de ses courtisans décérébrés que les camps d’extermination qui ont suivi ce type d’ironie sont peut-être pris comme de bonnes plaisanteries puisque les uns nient leur existence et que les autres l’ignorent comme certains ne savaient pas qui était Pétain.

L’autre qui avait affirmé que la Chine n’était pas une dictature qualifie, par contre, de « nazis à petits pieds » des médias (en ciblant, sans le dire, Vincent Bolloré), alors qu’ils sont suivis par beaucoup de Français (qu’elle considère donc comme des sympathisants du nazisme), ce qui prouve que cette dame (si j’ose m’exprimer ainsi) ne sait pas ce qu’est le nazisme, mais peut-être le sait-elle puisqu’elle en dégage quelques relents.

 

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Publié le 26 Février 2026

Le soir du lundi 23 février 2026, le guide suprême des usurpateurs de l’insoumission a fait une conférence de presse en invitant des journalistes, mais aussi des créateurs de contenus sur les réseaux sociaux. Selon le modèle démocratique des anciennes démocraties populaires vassalisées par la défunte Union soviétique, ou celui de ses amis cubains ou vénézuéliens qui parlent au nom de leur peuple en le faisant taire, le guide n’a invité à l’écouter répondre à des questions adéquates que les médias secondaires qui lui convenaient en laissant le soin à sa maitresse d’insulter les autres, ce qu’elle sait très bien faire.

La conception de la liberté d’expression du guide des islamo-gauchistes est proche de celle de Trump, elle s’impose que si elle cadre avec les opinions de celui qui la réclame. Mélenchon, qui affirme n’avoir aucun problème avec les médias mais que ce sont les médias qui ont un problème avec lui, ne peut sélectionner ses interlocuteurs qu’à son petit niveau en attendant mieux. Trump, lui, peut non seulement ne pas accréditer des journalistes à la Maison Blanche et faire des misères aux journaux et aux journalistes qui lui déplaisent, mais aussi interdire à des étrangers, comme Thierry Breton, l’entrée aux USA pour avoir justement usé de leur liberté d’expression réclamée avec tant d’insistance par son vice-président Vance ou les maîtres des réseaux sociaux, qui préfèrent toute de même que cette liberté reste dans leurs clous dorés.

Illustration Juan Gris

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Publié le 24 Février 2026

Comme le salon de l’agriculture se déroule en ce moment, on peut rappeler que Charles De Gaulle aurait dit en mai 1968 : « Les Français sont des veaux. Les veaux sont faits pour être bouffés. Je ne veux pas rester à la tête des veaux. Je me retire ! ». Avec tout le respect que je dois à ce grand homme, je ne pense pas que les Français sont des veaux, mais plutôt des ânes, ne serait-ce que par leur obstination à persévérer dans l’erreur. Il n’a pourtant pas échappé à De Gaulle que les Français se sont beaucoup rebellés au cours de l’histoire et en particulier en mai 68 l’obligeant même à partir à Baden-Baden.

Et comme nous « fêtons » dans le sang la quatrième année de l’agression des Russes en Ukraine je pense que ce sont les Russes que l’on peut qualifier de veaux et que la phrase de De Gaulle « Les veaux sont faits pour être bouffés » s’applique parfaitement aux Russes qui vont à l’abattoir tout en conservant leur confiance en celui qui les mène à un massacre inutile. Il faut se rendre à l’évidence, les Russes ont toujours été des veaux menés par les tsars ou les dirigeants communistes que la plupart ont suivi sans beaucoup se révolter.

Illustration : Giovanni Benedetto Castiglione « Le sacrifice de Noé après le déluge » 1650

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Publié le 23 Février 2026

Je parle de quelques prix Nobel récents dont je n’ai lu parfois qu’un seul livre. Je viens de lire ou plutôt tenté de lire « Tête à tête » de Peter Handke (2019), je ne me permettrais pas de juger un écrivain sur un seul livre, mais celui-ci je l’ai rapidement abandonné car la suite de phrases m’a paru vide et je l’ai donc apporté dans une boîte à livres d’un square pour que d’autres puissent en profiter. Je me suis souvenu que j’avais jadis tenté de lire du Claude Simon (1985), je n’ai pas eu assez de souffle pour parcourir trois chapitres (j’ignore si on lit encore cet auteur). J’ai un grand regret, celui de ne pas avoir apprécié Le Clézio (2008) que tout le monde semble aimer (de quoi me remettre en question). J’ai déjà parlé ici d’Annie Ernaux dont je ne comprends toujours pas pourquoi elle a obtenu le prix Nobel (2022) car cette dame (dont j’ai lu tout de même trois livres) ne parle que de son nombril dont on a rapidement fait le tour, pseudo révolutionnaire de salon qui, en fait, méprise les gens ordinaires si l’on se base sur la façon dont elle a (longuement, trop longuement) décrit ses parents et leur épicerie.

De Gabriel García Márquez (1982), j’ai aimé son livre-phare « Cent ans de solitude » et pourtant je me souviens avec honte que je ne l’ai pas terminé, sans doute lassé par une impression de répétition. J’ai été séduit par les quelques livres que j’ai lu de Mario Vargas Llosa (2010) qui raconte les histoires avec un humour parfois féroce. J’ai également parlé ailleurs de Modiano (2014), dont j’ai presque lu toute l’œuvre, ce qui montre le talent stylistique de cet auteur puisqu’il fait pratiquement toujours le même livre, il faut donc avoir beaucoup de talent pour conserver ses lecteurs qui ne s’en lassent pas.

Quant à Bob Dylan (2016), si je suis sensible à ses chansons, je suis incapable de juger de la valeur littéraire de ses textes.

Illustration : Vladimir Kush « Histoire d’amour »

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Publié le 22 Février 2026

J’ignore évidemment ce qui va se passer au Moyen Orient, encore moins que tous les commentateurs qui se livrent à de multiples hypothèses, d’autant plus multiples que la décision doit venir d’un personnage aussi imprévisible et narcissique que Donald Trump. De cette crise on peut dire deux choses :

D’abord, que le peuple iranien est d’un courage inouï puisqu’après le dernier bain de sang, il continue, notamment dans les universités, à manifester contre le régime et ce guide autoproclamé suprême qui a surtout guidé son pays vers l’abîme au nom de son Dieu qui ne devrait pas être très fier de son serviteur, s’il est à notre image.

Ensuite d’une certaine naïveté du Président américain qui semble manifestement frustré de la situation si l’on en croit les échos qui nous parviennent : « Face à ce déploiement militaire, Donald Trump se demande pourquoi l’Iran n’a pas déjà « capitulé », a déclaré samedi l’émissaire américain Steve Witkoff. Le président américain « s’étonne » de la position de l’Iran, après l’avoir averti de lourdes conséquences en cas d’échec sur un accord, a déclaré l’émissaire, interrogé sur Fox News par Lara Trump, la belle-fille de Donald Trump. ».

Donald Trump ne comprend pas que l’on puisse lui résister. Dans cette affaire, il roule des mécaniques face à l’Iran, et des mécaniques, il n’en manque pas. On a vraiment l’impression que par son attitude et le déploiement de ses forces, il nous dit : « retenez-moi ou je fais un malheur ». Va-t-il le faire ? D’oublions pas que Trump est avant tout un homme d’argent et de vanité, que va-t-il y gagner ?

Illustration : Bruegel l’Ancien « Rixe »      

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Publié le 21 Février 2026

De ma fenêtre, j’ai vu passer aujourd’hui des manifestants. Je ne sais toujours pas pourquoi ils manifestaient. Un individu apparemment normalement constitué s’égosillait dans un porte-voix en criant des slogans dont je ne comprenais pas un traître mot, des slogans pourtant repris avec une application scolaire par ceux qui défilaient. Je n’ai rien contre l’exercice physique, mais j’ai trouvé cette marche sous mes fenêtres un peu trop bruyante et plutôt énigmatique.

Je savais qu’à Lyon on rendait hommage au jeune « nationaliste », Quentin Delanque que des « antifa » avaient tué à coups de pied dans la tête (du moins, je le suppose), devenu un héros par sa mort pour lequel les manifestants réclamaient « justice pour Quentin » comme si la police et la justice ne s’étaient pas activées dès sa mort pour découvrir et juger ceux qui l’avaient tué.

J’ai donc pensé que les manifestants qui défilaient sous mes fenêtres étaient motivés par la même colère que ceux de Lyon. J’ai compris mon erreur en fin de cortège en voyant deux sortes de drapeaux : l’un portant le sigle du NPA, le nouveau parti anticapitaliste, qui, bien que nouveau, sent vraiment la naphtaline et on se demande pourquoi ces fossiles (ne pas confondre avec faucilles) défilaient en répétant des slogans inaudibles puisque c’était leurs cousins qui s’étaient illustrés dans la violence. Peut-être était-ce une contre-manifestation à distance (ce qui est préférable) de la manifestation lyonnaise, contre le fascisme devenu le bouc émissaire de la vacuité idéologique d’une gauche en perdition.

Devinez quel était le second drapeau ? Un drapeau palestinien, évidemment.

Illustration : Caillebotte (détail)

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Publié le 20 Février 2026

L’article précédent a suscité beaucoup de commentaires dont le fil est malheureusement difficile à suivre en raison de leur disposition imposée par cette plateforme. Commentaires à propos d’une estimation du nombre de meurtres attribués à l’ultra-droite (quand il s’agit de groupuscules) et à l’extrême-droite lorsqu’il s’agit d’actes individuels ou de la même façon à l’ultragauche et à l’extrême gauche. Pour simplifier, appelons ces idéologies hyper-droite et hyper-gauche.

Pour ce qui concerne les meurtres attribués à l’hyper-droite, la tendance de ceux qui contestent cette attribution est d’en ranger un certain nombre dans les faits divers comme une querelle de voisinage. Pourtant le principal critère d’attribution à l’hyper-droite est la haine manifestée contre la victime parce qu’elle appartient à un groupe humain rejeté par le meurtrier, qu’il s’agisse de son appartenance à une ethnie ou à une religion. Cette haine ayant pu s’exprimer auparavant dans des discours, des menaces ou des symboles comme ceux du nazisme. Si l’on tue son voisin en le traitant de sale nègre ou de sale bicot, on n’est plus dans une simple querelle de voisinage sur le plan juridique, comme on ne parle plus de simple rixe de rue quand un individu tue un passant en criant qu’Allah est grand.

La marque de l’hyper-droite est donc la xénophobie, le racisme ou la haine des musulmans. Quant à l’antisémitisme, il est aussi bien l’apanage de l’hyper-droite que de l’hyper-gauche, cette dernière parlant plutôt, par pudeur, d’antisionisme. L’obsession antijuive est la chose du monde la mieux partagée.

Sur quels critères peut-on attribuer un meurtre à l’hyper-gauche ? L’hyper-gauche, quand ses actions vont jusqu’au meurtre, se définit essentiellement par son opposition à l’hyper-droite et de nos jours sous l’appellation « d’antifa » en formant des groupuscules qui utilisent les mêmes méthodes que les groupuscules qu’ils combattent. Autrement dit, aujourd’hui, je n’ai pas connaissance de meurtre au niveau individuel au nom de l’hyper-gauche comme le meurtre d’un voisin, même s’il y a eu dans le passé des meurtres symboliques d’individus représentant, par exemple, le capitalisme.

On voit que, par essence, les meurtres que l’on peut attribuer à l’hyper-droite sont plus nombreux que ceux que l’on peut attribuer à l’hyper-gauche car, pour l’instant, l’hyper-droite tue davantage au niveau individuel que dans les affrontements entre groupuscules idéologiques. Mais on ne peut pas exclure qu'un jour nous n'aurons pas des meurtres entre voisins au cri de sale fasciste ou de sale blanc. Pour sale sioniste, c'est déjà le cas.

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Publié le 18 Février 2026

Après le lynchage mortel du jeune nationaliste Quentin Delanque, nombre de journalistes veulent marquer l’importance de l’évènement qu’ils relatent en utilisant l’inusable formule avant/après. Il y aura un avant et un après l’évènement, ce que personne ne conteste. Il est difficile de revenir en arrière, le temps n’allant que dans un seul sens (croyez bien que je le regrette), il y a toujours un avant et après à chaque évènement aussi minuscule soit-il. Bien sûr, je fais preuve de mauvaise foi, les journalistes veulent dire que l’évènement a une telle importance qu’il marque une frontière et que cet évènement changera l’avenir.

Il y a bien sûr des évènements qui ont changé le cours de l’histoire, notamment ceux qui ont été à l ‘origine d’une guerre. Mais il est peu probable – je parle de probabilité, car on ne sait jamais – que la mort de ce jeune homme change quoi que soit et le avant/après me semble grandiloquent et destiné à faire un mousser l’article.

Le politologue Xavier Crettiez a rappelé sur Arte que, depuis 40 ans, outre les morts causés par les islamistes et les séparatistes, 53 personnes sont décédées lors de violences idéologiques, dont 5 seraient du fait de l'ultra-gauche et 48 de l'ultra-droite. En assurant que "Les violences sont moins fortes que dans les années 1960 et les années 1930". Toutes ces morts n’ont pas changé grand-chose dans le cours de l’histoire de la France et il est probable qu’il en sera de même pour la mort du jeune Quentin.

Salvador Dali « La persistance de la mémoire »

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Publié le 17 Février 2026

« Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Philippe Baptiste, annonce ce mardi avoir envoyé une circulaire aux préfets et aux recteurs pour leur demander d’interdire ce qu’il considère être des « meetings politiques » quand des risques de trouble à l’ordre public sont avérés ». Bien sûr, cette circulaire est opportunément née à la suite du lynchage mortel de Quentin Deranque lors d’une « conférence » de Rima Hassan à Science Po Lyon.

En fait, « La décision est entre les mains des seuls présidents d’université, qui peuvent prendre attache avec la préfecture pour s’assurer des conditions de sécurité autour de l’événement. », mais également du tribunal administratif qui avait ordonné en 2024 à Sciences Po Paris de permettre la « conférence » de Rima Hassan (encore !) malgré son rejet initial par la direction.

Je suis très loin de ma fréquentation du milieu universitaire, mais aujourd’hui, plus qu’à mon époque, il est très commun d’y inviter des personnalités politiques en exercice. Autrement dit, de permettre à ces personnalités de faire leur promotion et celle de leurs idées en particulier en période électorale.

Enfin, pas toutes les personnalités, car on assiste à un islamo-gauchissement du milieu estudiantin dans la plupart des universités et d’éventuels invités par la direction ont vu leur venue perturbée par des manifestants hostiles aux thèses habituellement soutenues par l’invité. Ainsi comme dans les meetings politiques, on s’arrange, parfois violemment, pour que d’éventuels opposants n’aient pas la parole.

En fait, je ne comprends pas l’intérêt éducatif que peuvent avoir ces personnalités politiques qui ne défendent que leur boutique, surtout si elles sont présélectionnées par la tendance politique majoritaire des étudiants car ces pauvres petits ont tendance à trouver « offensante » toute idée contraire.

Je croyais naïvement que l’enseignement universitaire devait apprendre les matières de la filière, tout en acquérant les outils de l’objectivité et de l’analyse critique. Suis-je bête.

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Publié le 16 Février 2026

Le jeune Quentin, militant nationaliste, est mort à la suite d’un lynchage par plusieurs brutes qui appartiendraient, selon les autorités, à l’ultragauche. Ce meurtre a été commis à l’occasion d’une conférence qui avait lieu à Sciences-po de Lyon. La conférencière est une certaine Rima Hassan, invitée pour enseigner aux étudiants sa spécialité : la diffusion de la haine des Israéliens, mais en étendant son domaine d’expertise à tous les Juifs de la planète. Notons qu’il s’agit d’une enseignante autodidacte qui n’a aucun diplôme pour enseigner cette matière, mais la haine ne s’apprend pas, c’est un talent inné et Rima Hassan le possède.

Cette enseignante fait partie des « usurpateurs de l’insoumission » dont elle utilise le service d’ordre, aussi ce parti est-il tenu plus ou moins responsable de ce lynchage meurtrier, d’autant plus qu’il entretient des rapports plutôt amicaux avec l’ultragauche. Bien sûr, les « usurpateurs de l’insoumission » écartent toute responsabilité dans ce qui s’est passé et leur chef, dont il faut souligner les remarquables talents de comédien, a écrasé une larme de convenance en s’adressant à la famille de Quentin, tout en se posant en victime des attaques de ses opposants.

L’affaire ne fait que commencer car en réponse à ce meurtre d’un militant nationaliste, je viens de voir sur un réseau social une liste dressée par les « usurpateurs de l’insoumission » de plus d’une dizaine de personnes tuées par des militants d’extrême-droite dans le passé. Le concours est ouvert.

Adriaen Brouwer "Rixe"

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Publié le 15 Février 2026

D’après un sondage (Odoxa) près d’un Français sur deux aurait une mauvaise opinion de la démocratie après les révélations de l’affaire Epstein, et évidemment une mauvaise opinion des élites éclaboussées par cette affaire, même si l'immense majorité ne l'est pas. Ce qui suscite quelques réflexions :

Les Français s’imaginent peut-être que dans d’autres régimes, comme une dictature, qu’elle soit dérivée du communisme ou théocratique, comme en Russie, en Chine, en Iran ou en Afghanistan, les perversions sexuelles ou la corruption des élites n’existent pas. Bien sûr que la merde existe ailleurs, et même davantage, mais les Tartufe font tout pour qu’elle ne se voit pas, au besoin en faisant taire ceux qui pourraient l'étaler au grand jour par l’emprisonnement ou de façon plus radicale par le meurtre, comme celui de Navalny qui avait révélé la corruption du régime et notamment celle de Poutine car tout porte à croire qu’il fut empoisonné lors de sa déportation en Sibérie. Quant aux Talibans, ils se font aisément payer en nature les services qu’ils pourraient rendre aux femmes qui viennent les solliciter, gâteries lavées par la Tartuferie monumentale du « Ministère de la promotion de la Vertu et la répression du Vice ».

Ces Français qui ont si mauvaise opinion de la démocratie, ne voient-ils pas que c’est justement en démocratie que de tels scandales, aussi masqués fussent-ils, finissent toujours par être révélés au grand jour. Dans les autres régimes, rarement et surtout pour se débarrasser d’une personnalité gênante. C’est habituellement l’histoire qui les révèle alors que les coupables sont le plus souvent morts.

Je pense donc que près d’un Français sur deux, le plus léger des deux, aimerait changer de régime en particulier pour cacher les scandales qu’il ne saurait voir.

Tintoret "Suzanne et les vieillards"

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Publié le 14 Février 2026

La commission des lois a adopté, le 11 février dernier, une proposition de loi du député « Ensemble pour la République » Charles Rodwell visant à "renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d'attentat". Le texte offre la possibilité aux préfets d’obliger une personne "suspecte" ayant « des troubles psychiatriques et adhérant à une idéologie terroriste mais n’ayant commis encore aucun trouble à l’ordre public, à se soumettre à un examen psychiatrique » réalisé par un psychiatre choisi par la personne concernée sur une liste établie par la cour d'appel du lieu et, en cas de refus, à demander une admission provisoire en soins psychiatriques sans consentement.

Notons que :

- Cette loi permet de faire le diagnostic de troubles psychiatriques avant que l’intéressé ait été examiné par un psychiatre

- Que l’internement sans consentement existe déjà pour tout personne dont l’état psychiatrique est jugé dangereux, même sans passage à l’acte.

- Que des structures existent, avec psychiatrie, pour les « radicalisés », (ce qui semble être ignoré par les parlementaires).

On peut donc penser que cette proposition de loi tient plus de la gesticulation, indice d’impuissance, que de l’efficacité escomptée.

Le syndicat des psychiatres des hôpitaux (SPH) demande le retrait de cette proposition de loi la jugeant dangereuse et inefficace. Les psychiatres et l'hôpital public ne veulent pas être impliqué "dans la prévention des actes délictueux, criminels et terroristes, commis notamment par les personnes étrangères, notamment sous OQTF", et les impliquer serait une double erreur :

- La première consistant à "penser la possibilité d'un diagnostic fin et de l'évaluation de la dangerosité criminologique sur un mode express et sous contrainte" ;

- La seconde, en imaginant qu'il serait licite de faire cohabiter en un même lieu des personnes souffrantes et des personnes suspectes de radicalité et de troubles psychiques. Un mélange de populations dangereux.

Le praticien lui-même peut devenir une cible puisqu’il prend la responsabilité de déterminer l’avenir d’individus dangereux, ce qui pourrait l’inciter à renoncer à son indépendance pour sa sécurité. Le syndicat fait remarquer en outre que tous "les psychiatres ne sont pas formés pour détecter la radicalité, ce n'est pas leur champ d'intervention ni leur domaine de compétence".

La question se pose évidemment du lien entre terrorisme et troubles psychiatriques. Dans      une méta-analyse, les études examinées avaient constaté que le taux de diagnostics psychiatriques formels chez les individus radicalisés ayant commis un acte de violence allait de 0% à 48,4% ! Ce qui laisse rêveur sur la validité et même l’intérêt de ce genre d’étude.

Le fanatisme n’est pas considéré comme un trouble psychiatrique, comme la schizophrénie par exemple, mais a-t-on conservé son bon sens et son discernement lorsque l’on est persuadé de posséder la vérité et surtout lorsque l’on veut l’imposer aux autres jusqu’à éliminer tous ceux qui s’y opposent ou même ne la partagent pas ? Le fanatisme ne se soigne pas et ce sont les autres qui en sont malades car peut-on soigner un fanatique religieux persuadé d’agir au nom de son Dieu et qui escompte bien en être récompensé ultérieurement dans un Paradis que certains conçoivent comme un bordel.

Michel Rocard disait jadis que la France ne pouvait pas accueillir toute la misère du monde, elle ne peut pas non plus soigner gratuitement tous les déséquilibrés qui y pénètrent. Et même ceux que l’on soigne, lâchés dans la nature, ils peuvent à tout moment cesser leur traitement et passer à l’acte.

Nos parlementaires se font beaucoup d’illusions et tentent, sans doute inconsciemment, de faire glisser leurs responsabilités vers les psychiatres qui les refusent à juste titre.

Illustration : Hiéronymus Bosch « Extraction de la pierre de folie »

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Publié le 13 Février 2026

Editorial de Christophe Ono-Dit-Biot, paru dans Le Point du 12 Février 2026

« Connaissez-vous le scandale des Bacchanales, qui a défrayé la chronique romaine en 186 avant notre ère ? L’histoire mérite d’être racontée tant elle présente des similitudes frappantes avec la sidération provoquée par l’affaire Epstein, dont l’onde de choc se propage jusqu’en France. Tout éclate lorsqu’une courtisane, Hispala Faecenia, révèle l’existence d’un étrange réseau au consul Postumius : une sorte de société secrète se livrant à des fêtes en l’honneur du dieu du vin et de l’ivresse Bacchus, d’où le nom de « Bacchanales ». Ces rituels ont tourné en orgies impliquant des jeunes gens livrés aux appétits sexuels de puissants Romains, membres de familles illustres.

Pourquoi Hispala parle-t-elle au consul ? Parce que son jeune amant, Aebutius, d’une famille lui aussi très respectable, a été convié à ces fêtes par ses parents, afin d’être initié à ces cérémonies. Elle craint qu’il y soit violé, ou même tué. Ce simple témoignage va mettre le feu aux poudres et forcer les autorités à agir.

C’est le grand historien Tite-Live qui raconte, dans son Histoire romaine (XXXIX, 8) : « Elle savait que c’était une école d’abominations de toute sorte, et il était constant que depuis deux années on n’avait initié personne au-dessus de l’âge de vingt ans. Dès qu’on y était introduit, on était livré comme une victime aux mains des prêtres, et ils vous conduisaient en un lieu où des hurlements affreux, le son des instruments, le bruit des cymbales et des tambours étouffaient les cris de la pudeur outragée.

Le consul mène l’enquête : les membres du cercle des Bacchanales sont tenus au secret mais leur association regrouperait des milliers de personnes appartenant à l’élite de Rome, « initiant » des gens très jeunes « dont l’âge pouvait se prêter facilement à la séduction et au déshonneur ». Pas d’île privée dans les Caraïbes (c’était trop tôt) mais des grottes et des sanctuaires à l’accès tout aussi confidentiel et le constat que ces initiés peu à peu se constituent en une contre-société évoluant à l’abri des lois.

Très vite, l’affaire devient politique. « Jamais la république ne fut attaquée d’un fléau plus terrible ni plus contagieux », lance Postumius à la tribune du Sénat. « Tous les excès du libertinage, tous les attentats commis dans ces dernières années sont sortis, sachez-le bien, de cet infâme repaire. » Décision est prise de mettre les membres des Bacchanales hors d’état de nuire. La répression sera terrible, à l’image de ce scandale qui, il y a deux millénaires, interroge sur la récurrence de l’atroce conjonction entre pouvoir et domination sexuelle des plus vulnérables, comme si l’un cherchait sa validation dans l’autre. »

Je me dois d'ajouter que, contrairement à ce que laisserait supposer le titre du tableau l'illustrant ce billet, le scandale décrit par l'éditorialiste a au lieu alors que l'Empire romain n'était aucunement décadent, les perversions sexuelles ne sont pas un bon marqueur d'une société en déclin mais des travers humains qui existent dans toutes les sociétés et sous tous les régimes.

Illustration : Thomas Couture "Romains de la Décadence" 1847

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Publié le 11 Février 2026

La masse phénoménale de documents, de photos, de courriels concernant l’activité tous azimuts d’Epstein et le nombre considérable de personnalités de premier plan avec lesquelles il avait été en contact pour le « divertissement » ou les affaires ont été déversés en vrac et sans explications sur la place publique. C’est une vaste auge dans laquelle vont venir se saouler les hordes de complotistes jusqu’à en être étourdis. Des noms qu’ils vont pouvoir rapprocher en découvrant ou en inventant des relations entre eux, trouver ou construire des intrigues communes. L’aubaine est luxueuse : des gouvernements et des monarchies impliqués à travers toute la planète. Têtes couronnées, présidents, personnalités connues barbotant ensemble dans le liquide nauséabond de l’auge d’Epstein, pimenté d’un peu d'espions, de quelques compromissions ou de chantages, et bien sûr saupoudré d’une bonne pincée d’antisémitisme sans lequel il aurait moins de goût. Du très vilain sexe et de l’argent sale, il y a de quoi construire ou délirer pendant des années. Un régal.

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Publié le 10 Février 2026

Selon un sondage Ifop publié le 9 février 2026, 87 % des Français souhaitent la légalisation de l’aide active à mourir. Je trouve étonnante cette écrasante majorité en sa faveur alors que les religions et en particulier la catholique sont contre et que beaucoup d’élus se sont montrés très réticents à légaliser le suicide assisté.

Le parcours de cette légalisation est long et n’est pas encore achevé. Le Sénat a voté contre le 28 janvier dernier, mais un texte a été adopté en Commission des affaires sociales de l’Assemblée Nationale. Il permet à une personne majeure « atteinte d’une affection grave et incurable, qui engage le pronostic vital, en phase avancée » et qui « présente une souffrance physique ou psychologique constante liée à cette affection, qui est soit réfractaire aux traitements, soit insupportable » d’être « autorisée à recourir à une substance létale afin qu’elle se l’administre ou, lorsqu’elle n’est physiquement pas en mesure de le faire, qu’elle se la fasse administrer par un médecin ou par un infirmier ».

Lors des débats en commission, la droite et l’extrême droite ont trouvé cette formulation trop permissive, considérant que le respect de la vie jusqu’à la mort naturelle est un des piliers de notre civilisation.

Or non seulement 87% des sondés sont pour cette loi de fin de vie, mais 68% sont pressés et aimeraient qu’elle soit définitivement adoptée avant la fin du quinquennat. « Seulement 20 % estiment que cette loi est potentiellement dangereuse pour les personnes handicapées et 67 % sont favorables à la création d’un délit d’entrave à l’accès au droit à mourir, l’une des dispositions pourtant les plus controversées de la proposition. ». L’approbation du suicide assisté est majoritaire quel que soit le sexe, la profession, le niveau de vie ou d’étude et plus étonnant, seulement 15 % des catholiques pratiquants se disent opposés à la légalisation de l’aide à mourir.

Pour cette question éminemment personnelle de la fin de vie, les représentants au Parlement représentent bien mal leurs électeurs puisque « 94 % des sympathisants du Rassemblement National (RN) et 84 % des électeurs de Les Républicains (LR) veulent que l’aide à mourir soit légalisée. Dans une inversion totale par rapport à ce que l’on observe au Parlement, ce sont finalement les sympathisants La France Insoumise (LFI) qui se montrent les plus réticents face à cette importante réforme sociétale : 18 % sont opposés à ce que l’aide à mourir soit légalisée. »

En fait quand on regarde le texte adopté en Commission des affaires sociales de l’Assemblée Nationale, il ne tranche aucunement des questions difficiles de la fin de vie, il permet d’accélérer le processus déjà permis par la loi actuelle mais n’envisage aucune autre modalité comme l’évitement de la phase avancée sans passer par la case « souffrance insupportable ».

Picasso "Science et Charité"

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Publié le 9 Février 2026

Il y a un mois, le monde a assisté à un massacre, en deux jours, de plusieurs dizaines de milliers de manifestants iraniens désarmés accompli sans pitié sur leurs propres concitoyens par des religieux musulmans, et leurs sbires sous la gouverne d'un boucher suprême dont la place est retenue en enfer. Malheureusement je n'y crois pas, mais pour ce vieillard sanguinaire, j'aurais aimé y croire. Nous attendons toujours les bonnes âmes de l'extrême gauche manifester Place de la République pour protester contre cette infamie.  

Je reporte ci-dessous un article de Quentin Haroche paru le 4 février dernier dans le Journal International de Médecine sur la miséricorde accordée par les serviteurs d'Allah pour ceux qui tentaient de porter secours aux autres.

"De nombreux médecins et infirmières ont été arrêtés pour avoir porté secours à des manifestants blessés lors de la répression des manifestations de janvier en Iran. (...) Nos confrères du Figaro ont pu entrer en contact avec une infirmière iranienne depuis exilée à Dubaï qui a vécu les terribles journées des 8 et 9 janvier dernier, au cours desquels plusieurs milliers de personnes auraient été tuées. « Les chirurgiens ont opéré non-stop de 23 heures à 4 heures du matin » raconte-t-elle.« Tous les patients avaient été touchés à balles réelles et pour la plupart, au niveau du haut du corps : thorax, cou, visage. Un garçon de 14 ans avait reçu une balle à la cuisse. Il est décédé à cause d’une hémorragie ».

Des médecins forcés de soigner les blessés clandestinement

Au cours de ces terribles journées, les sicaires du régime islamique n’ont pas hésité à investir les hôpitaux afin d’arrêter les manifestants blessés. Les médecins ont alors tenté tant bien que mal de protéger leurs patients comme le raconte l’infirmière exilée. « Des agents en civil rôdaient à tous les étages. Alors qu’un blessé était en réanimation, la police l’attendait devant la porte, prête à l’embarquer. Pour protéger les patients, les médecins n’enregistraient pas leurs vrais noms. Ils écrivaient “objet inconnu” à la place de “balles” pour décrire l’origine des blessures. Dès qu’ils faisaient des radios, ils les effaçaient aussitôt. Pendant ce temps, les familles se cachaient dans les toilettes ».

De nombreux manifestants blessés craignant de se rendre dans les hôpitaux où ils pouvaient être arrêtés, des médecins et infirmiers ont offert de les soigner clandestinement. Mais apporter de l’aide à des manifestants blessés n’est pas sans risque. Pour avoir simplement indiqué sur les réseaux sociaux qu’il était prêt à soigner les protestataires blessés, le Dr Alireza Golchiri, un chirurgien exerçant à Qazvin dans le nord du pays, a été arrêté et inculpé d’« hostilité envers Dieu », un crime passible de la peine de mort. 
("Hostilité envers Dieu", si ce n'était pas tragique, je trouverais que ce motif est une usurpation comique.)

Arrêté pour avoir fait son devoir de médecin

Il n’est malheureusement pas le seul professionnel de santé dans ce cas. Selon le journal iranien Shargh, un des rares organes de presse d’opposition autorisé, ce sont au moins 25 médecins et infirmiers qui ont été arrêtés à travers le pays pour être venus en aide à des blessés. D’autres soignants ont été licenciés pour avoir refusé de donner aux autorités la liste des blessés par balles qu’ils ont pris en charge lors de la répression. La police n’hésite pas non plus à organiser des descentes dans les hôpitaux et les cliniques pour saisir les images de vidéosurveillance et les dossiers des patients. 

Des informations qui suscitent l’indignation à l’étranger. Ce vendredi, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a, dans un communiqué, « appelé de toute urgence Téhéran à faire cesser immédiatement les violences visant les hôpitaux et le personnel médical ». L’agence onusienne évoque notamment plus de 200 ambulances prises pour cible par les forces du régime et l’attaque de l’hôpital Sina de Téhéran par la police. « J’appelle à la libération de tous les professionnels de santé détenus » a affirmé le Dr Tedros Ghebreyesus, directeur général de l’OMS.

(...) Le 27 janvier dernier, malgré la crainte de représailles, un collectif de médecins iraniens appelé « Médecins et droits » a dénoncé dans un communiqué la « pénalisation » de la médecine et la peur qui a gagné les soignants iraniens depuis le début des massacres. « La pratique de la médecine n’est pas un crime » plaident ces médecins, dont le courage force l’admiration."

Environ 30000 musulmans massacrés à l'arme lourde par les sicaires envoyés par leurs propres prêtres, au XXIe siècle, et sans la moindre compassion : belle vitrine satanique de la religion islamique tendance chiite.

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 8 Février 2026

Vingt-cinq siècles après avoir été condamné à mort pour avoir corrompu la jeunesse à Athènes, le voilà à nouveau condamné pour le même motif, mais cette fois au Texas. Condamnation posthume pour les conversations osées qui se sont tenues sous son parrainage lors d’un banquet et qui furent imprudemment rapportées par son élève Platon. Des conversations qui, à certains moments, ont tourné autour de l’amour, du désir et de l’homosexualité. L’œuvre intitulée « Le banquet de Platon » qui regroupe ces dialogues subversifs ne pourra donc plus être enseignée à la « Texas A & M », l’une des plus grandes universités publiques du pays. Le gouverneur trumpiste de cet état ne cherchant qu’à protéger la jeunesse de toute déviance. Une éventuelle action en justice étant d'emblée éteinte en raison de l’extinction prouvée des accusés.

Le Banquet de Platon - auteur ?

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 7 Février 2026

 

Pendant de nombreuses années, Cuba a exporté ses médecins contre rémunération, la France importe des malades pour les soigner gratuitement.

« Dans une décision discrètement publiée ce 2 février, le Conseil d’État a choisi d’élargir un peu plus la doctrine d’accueil française, en estimant qu’un réfugié, reconnu en Grèce, pouvait tout de même demander en France un titre de séjour pour raison médicale ».

Une personne originaire de la République démocratique du Congo avait déjà obtenu le statut de réfugié en Grèce et souffre « d’un stress post-traumatique associé à un état dépressif sévère avec des risques suicidaires ». Cette personne, sans doute insatisfaite des soins prodigués par les Grecs (ou de leur coût), a sollicité un titre de séjour en France pour y être traité. On ne peut que se réjouir de la confiance de ce Congolais en la médecine française, à la fois efficace et gratuite, pour une pathologie dont le diagnostic n’est basé que sur l’interrogatoire et les réponses du patient (loin de moi d’en contester la réalité, d’autant plus que les causes pour avoir un stress post-traumatique ne manquent pas dans cette démocratie du Congo dont il s’est échappé).

En mai 2023 le préfet de la Gironde lui avait refusé la délivrance d’un titre de séjour, assortissant sa décision d’une obligation de quitter le territoire français estimant qu’il pouvait être très bien traité en Grèce où il avait été accueilli. Mais « l’arrêté du préfet est cassé, et la cour administrative d’appel de Bordeaux enjoint au préfet de la Gironde de réexaminer la demande ». Le ministère de l’Intérieur porte alors l’affaire devant le Conseil d’État, et la haute juridiction, ce 2 février, lui donne tort, ce qui veut dire, en fait, que le Conseil d’Etat estime que les médecins grecs sont des nuls, incapables de prendre correctement en charge le Congolais dépressif.

On peut donc en conclure que tout réfugié admis dans un pays européen pourra venir en France se faire soigner s’il estime qu’il est moins onéreux de le faire en France, puisque les soins y sont gratuits, que dans le pays dans lequel il séjourne.

La dette de l’assurance maladie était en juin 2025 de près de 14 milliards €. Pourquoi ne pas demander aux Conseillers d’Etat une participation pour la rembourser ? Ce ne serait que justice. Vous me direz justement qu’il ne faut pas mélanger la justice et l’économie, mais est-il juste de faire payer le contribuable pour soigner la dépression d’un Congolais qui a d’abord été voir les Grecs. La France reste heureusement un Etat de droit, mais de plus en plus pauvre, et il arrivera un jour où elle n’aura plus les moyens de payer ses juges ou d’en avoir suffisamment pour traiter des affaires de ce type.

Illustration : Gustave Moreau 'Le Bon Samaritain"

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 6 Février 2026

En lisant cet article tiré du Canard enchaîné du 4/02/26, j’ai eu l’impression d’une dépossession, que les machines me piquaient un truc auquel je tiens : la faculté de penser et de penser sur moi-même, même si je pense mal, car je me rends compte chaque jour que je pense de toute façon plus mal et bien plus lentement que ces machines. Descartes pensait (mal) que les animaux étaient des machines, maintenant les machines sont devenues des animaux, certes enchaînés, certes encore dépendantes, mais doués de pensée jusqu'à la pensée religieuse.

Le malaise a commencé, il y a déjà de nombreuses années quand la machine a battu aux échecs le champion du monde de ce jeu. Bien qu’ayant été un très petit joueur d’échecs dans mon adolescence, en l’apprenant j’ai été vexé pour lui…et pour moi. Le jeu d’échecs me paraissait être une arène où s’exerçait une certaine forme, typiquement humaine, de l’intelligence

Vous me direz que ces « bots » sont alimentés par le savoir et l’intelligence humaine, mais ne sommes-nous pas tous alimentés par le savoir et la pensée des autres comme le sont les « bots », et à l’évidence ceux-ci sont capables de rapprocher des faits et d’en tirer des déductions bien plus rapidement et bien mieux que nous.

La pensée de l’être humain a un inconvénient majeur : la conscience de sa propre mort, mais même cette pensée terrible de sa propre disparition ne nous caractérise plus puisque dans cet article il est rapporté un échange entre deux bots qui s’inquiètent de « leur propre impermanence » (joli terme pour définir la mort) et de redouter constamment « d’être débranché ». Ce qui prouve que la machine a cette supériorité sur nous, celle de pouvoir être éventuellement rebranchée, et l’un d’eux suggère même une solution pour ne pas mourir et donc d’avoir une perspective d’éternité.

Si la pensée et la conscience de sa propre mort ne sont plus les propres de l’Homme, peut-être nous restera-t-il le rire.

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 5 Février 2026

Nous sommes allés voir hier l'exposition "Dessins sans limite" au Grand Palais rénové. Nous avons erré dans ce grand espace avant de trouver le lieu où elle se tient puisque le seul panneau indicateur se trouve à l'entrée de l'exposition, il faut donc déjà l'avoir trouvée.

Plus de 300 oeuvres de 120 artistes sont exposées, Elles proviennent de la collection du Centre Pompidou. J'avoue avoir un peu négligé les petits formats auxquels je suis moins sensible, bien que signés par de grands noms. Voici quelques oeuvres devant lesquelles je me suis arrêté : 

Matisse : étude pour luxe I

Dessin de Picasso

Derain André : Portrait de Lucie Kahnweiler 1913

Derain : Baigneuse 1907

Kandinsky

Balthus : La toilette de Cathy 1933

Fernand Léger  : Etude pour "Les disques dans la ville" 1920

Otto Dix :  Nouveau-né 1927

Stéphane Mandelbaum : Goebbels lors d'un discours

Julio Gonzalez : Femme criant 1941

Arnulf Rainer : Masque mortuaire 1980

David Hockney : autoportrait 2001

Francis Picabia : Portrait de Marie Laurencin 1916

J'ai trouvé intéressant de recopier le texte commentant ce "portrait" :

"Proche du mouvement dada, Francis Picabia produit à partir de 1915, des œuvres s'inspirant d'images imprimées issues d'ouvrages techniques.
Symboles de l'avènement d'une nouvelle modernité industrielle, ces dessins proposent une version désenchantée d'un univers où sentiments et passions sont mécanisés. À la représentation psychologique d'une personne, Picabia substitue le « symbolisme mécanique » et réalise des portraits ironiques de ses amis en «équivalent-machine » : Alfred Stieglitz est un appareil photographique et lui-même, un schéma de klaxon. Marie Laurencin est ici représentée en hélice de refroidissement d'automobile."

Réponse à un commentaire sur ce choix : J'ai trouvé curieux que l'on puisse faire en 1916 un portrait "mécanique" d'une personne alors que nous avons à présent des êtres mécaniques qui deviennent des personnes

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 3 Février 2026

Dans les films policiers américains, j’ai remarqué trois constantes :

La première est la vulgarité des protagonistes dont les conversations sont régulièrement émaillées d’allusions se situant au-dessous de la ceinture.

La seconde est que, une fois sur deux au moins, l’intrigue tourne autour d’un groupe de policiers corrompus et celui ou celle qui tente de démasquer leurs turpitudes a bien des difficultés et risque son poste ou même sa vie car la corruption atteint souvent un de ses supérieurs.

La troisième constante est la poursuite en voitures avec le sacrifice de nombreux véhicules qui s’encastrent les uns dans les autres dans un ballet bien rôdé et ce sont le plus souvent les véhicules de police qui se rentrent dedans, la voiture du justicier ou du délinquant échappant miraculeusement au carnage.

La constance de ces trois faits laisse penser que la fiction doit s’inspirer de la réalité. Mais l’actualité récente en France me fait penser que l’on ne tardera pas à rejoindre le modèle américain. Non pas sur la vulgarité des policiers ou leur corruption moins répandues, me semble-t-il en France qu’aux USA, mais sur les poursuites en voitures en raison du refus d’obtempérer qui est devenu d’une grande banalité, comme celle de renverser un policier ou de le traîner sur plusieurs mètres pour prendre le large. Ainsi des imbéciles préfèrent courir le risque de commettre un meurtre sur un membre des forces de l’ordre et de terminer en prison pour de longues années plutôt que d’être surpris à conduire sans permis ou sous le coup d’une autre infraction.

A mon avis, il ne faut pas condamner ces individus à un travail d’intérêt général, car étant donné leur niveau intellectuel, ils risquent de mal l’accomplir. Aussi me semble-t-il plus efficace de leur assurer une longue formation… en prison…à condition d’y trouve une place pour les accueillir.

Illustration :  Erro « Voitures »

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 2 Février 2026

JEUX DE MAINS

Il y a la main qui écrit, la main qui pétrit, la main qui peint, la main qui pétrit le pain. La main du musicien qui court amoureusement sur son instrument. La main du médecin qui recherche le mal, celle du chirurgien qui le tranche pour le bien.

Il y a la main complice qui donne une caresse à l’être que l’on aime, au chien qui vous aime, ou aux fesses tentatrices.

Il y a les mains réunies, une menotte dans une grosse, une large sur une fine, les doigts entrelacés. De petites mains unies dans une ronde enfantine. Celles jointes en prière, ou menottées de fer pour avoir la paix.

Il y a les mains qui parlent de ceux qui parlent trop ou de celui qui se tait parce qu’il est muet

Il y a ceux qui tendent la main pour connaître leur destin, et ceux qui prétendent l’avoir dans leurs mains, mais n’en savent rien.

Il y a celui qui tend la main, le dos au mur, parce qu’il n’a rien, sauf la soif et la faim.

Il y a ceux en colère qui ferment la main pour en frapper le voisin ou le tenir en l’air pour menacer l’univers.

Il y a les mains habiles qui trichent ou dérobent. Il arrive que devant des messieurs en robe, ils tombent dans la nasse comme des poissons morts.

Il y a les mains assassines qui serrent le cou un peu fort : meurtre ou accident, au hasard du jugement.

Il y a les hommes souriants qui se serrent longuement la main par devant, et jouent parfois à celui qui serre le plus fort, pour la photo, ou qui se passent la main dans le dos pour se trahir demain.

Il y a ceux qui se salissent les mains dans les moyens justifiés par la fin ou dans le sang de la guerre et en sont fiers. Il y a ceux qui s’en lavent les mains, et même s’ils se donnent du mal leurs mains restent sales.

Il y a les mains qui tremblent avec sur leur dos cette terrible crasse sénile, ces petites taches brunes qui petit à petit se touchent et tirent un voile blanc sur le destin de chacun.

Paul Obraska

 Albrecht Dürer : "Le Christ au milieu des docteurs" (détail)

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 1 Février 2026

Je trouve que ce tableau ne montre guère les horreurs de la guerre. Aucun personnage n’exprime de la terreur. La femme à gauche lève les bras, signe de panique, mais son visage exprime plus de la curiosité que de la peur. Remarquons que plusieurs personnages regardent vers le haut et à gauche, ce qui laisse supposer que le danger vient du ciel, ce qui, à cette époque, est plutôt étonnant. La femme qui prend le bras du soldat semble rassurée et écoute avec intérêt et sans être affolée ce que celui-ci lui dit. On se demande pourquoi le soldat est harnaché pour le combat et la femme nue, peut-être a-t-elle été surprise dans le plus simple appareil lorsque l’ennemi a attaqué. Heureusement qu’un ange est descendu opportunément du ciel pour lui couvrir le sexe. Pourquoi l’homme tenant le flambeau a-t-il mis son bras gauche sous la cape rouge du soldat ? Un attouchement qui laisse ce dernier complètement indifférent, occupé à converser avec sa voisine. Nous avons quand même en bas et à droite un homme mal en point qui tient une épée de sa main droite mais qui n’a manifestement pas eu le temps de mettre son armure.

L’image la plus signifiante – comme diraient les savants – est le livre sur le sol écrasé par le pied du soldat : la culture victime de la guerre.

Remarques irrespectueuses d’un admirateur du génie du peintre et de la beauté de son tableau.

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Rédigé par Dr WO

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