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549. La piété et la pitié

Il y a un mois, le monde a assisté à un massacre, en deux jours, de plusieurs dizaines de milliers de manifestants iraniens désarmés accompli sans pitié sur leurs propres concitoyens par des religieux musulmans, et leurs sbires sous la gouverne d'un boucher suprême dont la place est retenue en enfer. Malheureusement je n'y crois pas, mais pour ce vieillard sanguinaire, j'aurais aimé y croire. Nous attendons toujours les bonnes âmes de l'extrême gauche manifester Place de la République pour protester contre cette infamie.  

Je reporte ci-dessous un article de Quentin Haroche paru le 4 février dernier dans le Journal International de Médecine sur la miséricorde accordée par les serviteurs d'Allah pour ceux qui tentaient de porter secours aux autres.

"De nombreux médecins et infirmières ont été arrêtés pour avoir porté secours à des manifestants blessés lors de la répression des manifestations de janvier en Iran. (...) Nos confrères du Figaro ont pu entrer en contact avec une infirmière iranienne depuis exilée à Dubaï qui a vécu les terribles journées des 8 et 9 janvier dernier, au cours desquels plusieurs milliers de personnes auraient été tuées. « Les chirurgiens ont opéré non-stop de 23 heures à 4 heures du matin » raconte-t-elle.« Tous les patients avaient été touchés à balles réelles et pour la plupart, au niveau du haut du corps : thorax, cou, visage. Un garçon de 14 ans avait reçu une balle à la cuisse. Il est décédé à cause d’une hémorragie ».

Des médecins forcés de soigner les blessés clandestinement

Au cours de ces terribles journées, les sicaires du régime islamique n’ont pas hésité à investir les hôpitaux afin d’arrêter les manifestants blessés. Les médecins ont alors tenté tant bien que mal de protéger leurs patients comme le raconte l’infirmière exilée. « Des agents en civil rôdaient à tous les étages. Alors qu’un blessé était en réanimation, la police l’attendait devant la porte, prête à l’embarquer. Pour protéger les patients, les médecins n’enregistraient pas leurs vrais noms. Ils écrivaient “objet inconnu” à la place de “balles” pour décrire l’origine des blessures. Dès qu’ils faisaient des radios, ils les effaçaient aussitôt. Pendant ce temps, les familles se cachaient dans les toilettes ».

De nombreux manifestants blessés craignant de se rendre dans les hôpitaux où ils pouvaient être arrêtés, des médecins et infirmiers ont offert de les soigner clandestinement. Mais apporter de l’aide à des manifestants blessés n’est pas sans risque. Pour avoir simplement indiqué sur les réseaux sociaux qu’il était prêt à soigner les protestataires blessés, le Dr Alireza Golchiri, un chirurgien exerçant à Qazvin dans le nord du pays, a été arrêté et inculpé d’« hostilité envers Dieu », un crime passible de la peine de mort. 
("Hostilité envers Dieu", si ce n'était pas tragique, je trouverais que ce motif est une usurpation comique.)

Arrêté pour avoir fait son devoir de médecin

Il n’est malheureusement pas le seul professionnel de santé dans ce cas. Selon le journal iranien Shargh, un des rares organes de presse d’opposition autorisé, ce sont au moins 25 médecins et infirmiers qui ont été arrêtés à travers le pays pour être venus en aide à des blessés. D’autres soignants ont été licenciés pour avoir refusé de donner aux autorités la liste des blessés par balles qu’ils ont pris en charge lors de la répression. La police n’hésite pas non plus à organiser des descentes dans les hôpitaux et les cliniques pour saisir les images de vidéosurveillance et les dossiers des patients. 

Des informations qui suscitent l’indignation à l’étranger. Ce vendredi, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a, dans un communiqué, « appelé de toute urgence Téhéran à faire cesser immédiatement les violences visant les hôpitaux et le personnel médical ». L’agence onusienne évoque notamment plus de 200 ambulances prises pour cible par les forces du régime et l’attaque de l’hôpital Sina de Téhéran par la police. « J’appelle à la libération de tous les professionnels de santé détenus » a affirmé le Dr Tedros Ghebreyesus, directeur général de l’OMS.

(...) Le 27 janvier dernier, malgré la crainte de représailles, un collectif de médecins iraniens appelé « Médecins et droits » a dénoncé dans un communiqué la « pénalisation » de la médecine et la peur qui a gagné les soignants iraniens depuis le début des massacres. « La pratique de la médecine n’est pas un crime » plaident ces médecins, dont le courage force l’admiration."

Environ 30000 musulmans massacrés à l'arme lourde par les sicaires envoyés par leurs propres prêtres, au XXIe siècle, et sans la moindre compassion : belle vitrine satanique de la religion islamique tendance chiite.

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B
Le régime des mollahs est une dictature, et certainement pas une théocratie. C'est même tout le contraire.<br /> <br /> Celui qui dit aimer Dieu - qu'il ne voit pas - mais n'aime pas son frère - qu'il voit - est un menteur et la vérité n'est pas en lui.<br /> <br /> Ces médecins, infirmiers et autres qui au péril de leur vie soignent leurs frères, voilà les véritables amis de Dieu. <br /> <br /> Aime ton prochain.<br /> Mais qui est mon prochain ? demandait-on à Jésus. Mes frères de sang, mes cousins, ma tribu peut-être, mais jusqu'à quel degré de parenté ?<br /> Jésus raconte alors sa parabole. L'homme laissé pour mort sur le chemin n'est secouru ni par le prêtre, ni par le lévite. Dans leur idée, s'ils touchent un mort (car il l'est peut-être ou va le devenir incessamment) ils seront en état d'impureté et ne pourront servir au Temple.<br /> Un Samaritain en voyage, un étranger donc, aperçoit l'homme et est ému de pitié. Il soigne l'homme avec les remèdes de l'époque, le place sur sa monture (lui-même ira à pied) et l'emmène à l'auberge. Le lendemain, devant repartir, il laisse une somme d'argent conséquente (le salaire de deux journées de travail) et précise à l'aubergiste : "prends soin de lui, si tu dois dépenser plus, je te rembourserai à mon retour".<br /> Qui s'est montré le prochain du blessé ? demande Jésus.<br /> La réponse fuse, évidente : l'homme qui l'a secouru.<br /> <br /> Que répond Jésus ? Fais de même.<br /> Le Samaritain, un étranger, un mécréant indigne du salut selon les critères des Pharisiens, est le modèle donné en exemple.
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D
C'est une théocratie car les prêtres sont au pouvoir. Quand les prêtres sont au pouvoir, ils tuent au nom de Dieu. C'est le cas ici, ce fut le cas avec l'inquisition.
B
Juste un dernier mot avant l'apéro...<br /> Si, d'un point de vue conjoncturel, certains rapprochements peuvent être faits avec d'autres événements récents il s'agit là d'un record digne du Guinness Book loin des scores établis par l'URSS, l'Allemagne nazie, les khmers rouges et, surtout, il s'agit avant tout d'un phénomène STRUCTUREL, exclusivement et intimement lié à l'islam .<br /> Le seul massacre pouvant être comparé à celui des Mollah est celui de Babi Yar : 33 000 victimes en 48 heures
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B
N'est-ce pas...
D
Tristes records.
B
Y aurait-il un rapport avec l’islam?
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D
A peine.
S
La dictature des mollahs ressemble à ce que l'histoire nous a laissé des nazis, Corée du Nord, Russie soviétique, comme le rappelle Carlus.<br /> J'avais un grand-père, maire d'une petite ville lorraine, qui a dissuadé les ados de s'enrôler dans les Jeunesses Hitlériennes. Le lendemain, la gestapo était là, qui l'ont interné au camp de concentration du Struthof dont il n'est jamais sorti.<br /> La mollahture iranienne est similaire.<br /> Iran, la Perse. Le pays des Mille et une nuits. Les manifestants massacrés réclamaient aussi le retour du shah, je crois. Lequel a donné une interview peut-être au FigMag, dans laquelle il restait dans l'expectative.
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D
Les massacres se suivent et se ressemblent. En Iran, le mieux serait un changement de régime venu de l'intérieur, mais ceux qu possèdent l'économie n'ont pas l'intention d'en changer.
C
Toute cette horreur nous montre la différence entre la civilisation et la barbarie : l'existence de contre-pouvoirs, le serment d'Hippocrate, la liberté de manifester, le respect des oppositions, des élections vraiment libres... Bref toutes ces choses qui n'existent ni en Iran, ni en Arabie Saoudite, ni en Russie, ni en Chine, ni en Corée du Nord...
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D
Et que certaiins contestent ici.
L
A force d'arrêter tout e corps médical il vont vider leurs hôpitaux !<br /> Mais n'attendez aucun soutient de cette gauche qui dit-on aurait le coeur sur la main !
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D
Ou plutôt la main dans la poche des autres.
B
Comment et pendant combien de temps faudra t-il répéter que, disons... les "islamistes" , en Iran ou ailleurs ne sont pas des humains et ne sont surtout pas des animaux ?<br /> Les staliniens, les khmers rouges et les nazis étaient presque plus fréquentables.<br /> (j'assume)
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D
En ce sens vous avez raison.
B
Ben si, justement, il y en a qui appartiennent au passé et d'autres qui sont notre avenir (que vous le vouliez ou non) et ne comptez pas sur Sébastien Delogu ou Rima Hassan pour me démentir place de la République ou place du Tertre.
D
Parmi les ignobles; il est difficile de départager.