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551. Petite menace sur grands menaçants.

La commission des lois a adopté, le 11 février dernier, une proposition de loi du député « Ensemble pour la République » Charles Rodwell visant à "renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d'attentat". Le texte offre la possibilité aux préfets d’obliger une personne "suspecte" ayant « des troubles psychiatriques et adhérant à une idéologie terroriste mais n’ayant commis encore aucun trouble à l’ordre public, à se soumettre à un examen psychiatrique » réalisé par un psychiatre choisi par la personne concernée sur une liste établie par la cour d'appel du lieu et, en cas de refus, à demander une admission provisoire en soins psychiatriques sans consentement.

Notons que :

- Cette loi permet de faire le diagnostic de troubles psychiatriques avant que l’intéressé ait été examiné par un psychiatre

- Que l’internement sans consentement existe déjà pour tout personne dont l’état psychiatrique est jugé dangereux, même sans passage à l’acte.

- Que des structures existent, avec psychiatrie, pour les « radicalisés », (ce qui semble être ignoré par les parlementaires).

On peut donc penser que cette proposition de loi tient plus de la gesticulation, indice d’impuissance, que de l’efficacité escomptée.

Le syndicat des psychiatres des hôpitaux (SPH) demande le retrait de cette proposition de loi la jugeant dangereuse et inefficace. Les psychiatres et l'hôpital public ne veulent pas être impliqué "dans la prévention des actes délictueux, criminels et terroristes, commis notamment par les personnes étrangères, notamment sous OQTF", et les impliquer serait une double erreur :

- La première consistant à "penser la possibilité d'un diagnostic fin et de l'évaluation de la dangerosité criminologique sur un mode express et sous contrainte" ;

- La seconde, en imaginant qu'il serait licite de faire cohabiter en un même lieu des personnes souffrantes et des personnes suspectes de radicalité et de troubles psychiques. Un mélange de populations dangereux.

Le praticien lui-même peut devenir une cible puisqu’il prend la responsabilité de déterminer l’avenir d’individus dangereux, ce qui pourrait l’inciter à renoncer à son indépendance pour sa sécurité. Le syndicat fait remarquer en outre que tous "les psychiatres ne sont pas formés pour détecter la radicalité, ce n'est pas leur champ d'intervention ni leur domaine de compétence".

La question se pose évidemment du lien entre terrorisme et troubles psychiatriques. Dans      une méta-analyse, les études examinées avaient constaté que le taux de diagnostics psychiatriques formels chez les individus radicalisés ayant commis un acte de violence allait de 0% à 48,4% ! Ce qui laisse rêveur sur la validité et même l’intérêt de ce genre d’étude.

Le fanatisme n’est pas considéré comme un trouble psychiatrique, comme la schizophrénie par exemple, mais a-t-on conservé son bon sens et son discernement lorsque l’on est persuadé de posséder la vérité et surtout lorsque l’on veut l’imposer aux autres jusqu’à éliminer tous ceux qui s’y opposent ou même ne la partagent pas ? Le fanatisme ne se soigne pas et ce sont les autres qui en sont malades car peut-on soigner un fanatique religieux persuadé d’agir au nom de son Dieu et qui escompte bien en être récompensé ultérieurement dans un Paradis que certains conçoivent comme un bordel.

Michel Rocard disait jadis que la France ne pouvait pas accueillir toute la misère du monde, elle ne peut pas non plus soigner gratuitement tous les déséquilibrés qui y pénètrent. Et même ceux que l’on soigne, lâchés dans la nature, ils peuvent à tout moment cesser leur traitement et passer à l’acte.

Nos parlementaires se font beaucoup d’illusions et tentent, sans doute inconsciemment, de faire glisser leurs responsabilités vers les psychiatres qui les refusent à juste titre.

Illustration : Hiéronymus Bosch « Extraction de la pierre de folie »

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C
A ce stade de la discussion, il n'est peut-être pas inutile de rappeler que la Russie de Poutine a connu des attentats terroristes islamistes particulièrement meurtriers ces dernières années.<br /> On peut donc légitimement en déduire que instaurer un régime autocratique, truquer les élections, empoisonner les opposants, bâillonner la population, et instaurer un régime de terreur dans un pays ne protègent ABSOLUMENT PAS du terrorisme <br /> Mais bon, ce n'était pas la question... j' dis ça, j'dis rien !
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D
On n'est jamais protégé de la folie meurtrière des fanatiques;
C
Et pour faire une note d'humour sur l'attentat de l'Arc de Triomphe, cette agression commise par un type qui, armé seulement d'un couteau, envoie un message au commissariat de son quartier pour dire qu'il va commettre un massacre sous l'Arc de Triomphe, laisse son téléphone allumé pour être sûr d'être géolocalisé, arrive sous l'Arc de Triomphe et attaque des militaires armés qui étaient donc normalement prévenus de son arrivée... cette agression donc, à mon humble avis, relève autant du suicide assisté que de la débilité très très profonde que de l'attentat terroriste.
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D
Mon billet va dans ce sens.
B
Là n'est pas la question, c'est un fait, une réalité concrète, qu'on ne peut balayer d'un revers de manche. Pour l'auteur du délit et encore plus pour les victimes la question de savoir si c'est un déséquilibré, un fanatique ou un terroriste est un non sens, pour l'auteur il est convaincu que son geste est une BA, allez le convaincre qu'il se trompe si vous avez d'autres arguments à lui faire valoir
D
N'est-ce pas une preuve de débilité mentale ?
B
Mourir en "martyr" au nom de Allah, vous n'avez jamais entendu causer ?<br /> Le Paradis avec le Sidi Brahim qui coule à flot et les hours dont le pucelage repousse chaque nuit...
D
C'est digne d'Hara-kiri
C
Je trouve insupportable que l'Etat puisse transférer ses responsabilités régaliennes (et les risques inhérents) sur de simples citoyens. Demander à des médecins de désigner un islamiste comme dangereux ou pas, c'est la même démarche que celle qui a consisté à demander aux chefs d'établissements scolaires de décider de l'interdiction de l'abaya ou pas.<br /> Dans les deux cas, on laisse seuls des citoyens désarmés face à la vengeance de gens à la cruauté sans limite.
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D
Je suis entièrement d'accord et cette impuissance, je devrais même dire cette lâcheté, va conduire aux extrêmes.
B
Mettre en parallèle les réactions des politiques et la couverture médiatique des assassinats de Clément Méric en 2013 et de Quentin cette semaine. Dans la bonne presse de gauche tous les articles mentionnent à chaque ligne que Quentin était membre de l’extrême-droite, qu’il faisait partie du service d’ordre qui protégeait le collectif Némésis d’extrême-droite, qu’il s’était converti au catholicisme tradi, et que en fait on ne sait pas trop ce qui s’est passé. Bref un type pas fréquentable et qui l’aurait un peu cherché. <br /> Quand Clément, militant de gauche, fut tué par des types de droite au cours d’une bagarre, toute la garde et l’arrière garde gauchiste descendait dans la rue pour protéger la France contre le fascisme. Et cette affaire tournait en boucle sur France Inter pendant 15 jours.
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D
Cadeau.
B
“les idéologies sont sources de violences et que les violences remplacent le débat que les idéologies ne permettent pas.”<br /> Celle-là je la garde.
D
La mort de Quentin fait néanmoins la une des journaux. Cette mort que l'extrême gauche tente quasiment de justifier montre simplement que les antifascistes sont aussi fascistes que les fascistes, que les idéologies sont sources de violences et que les violences remplacent le débat que les idéologies ne permettent pas.
S
Le fanatisme ne se soigne pas, mais les partisans fanatiques de LFI qui ont lynché Quentin devraient être soignés dans une bonne prison dont ils ne sortiraient plus.
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D
Ils devraient en effet être jugés pour meurtre.
L
La France est devenue la cour des miracles !
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D
Ou un asile
B
mais, sinon...<br /> Est-ce que Jacques-Elie Favrot, un des assassins présumés de "Quentin" ,est un criminel, un déséquilibré, un fanatique, ou autre ?<br /> Qu'en est-il de "la Jeune Garde" et de Raphaël Arnaud ? de LFI et de Jean-luc Mélenchon ? de Rima Hassan sans qui ce jour là le drame n'aurait certainement pas eu lieu ? <br /> Ma question est-elle hors sujet ?<br /> Est-ce que le danger vient à part égale des deux extrêmes ?
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D
Il suffit de regarder.
B
Ben voyons...
D
C'est une question de temps, selon les périodes c'est tantôt une extrême, tantôt l'autre qui est le plus dangereuse.
B
On se croirait en période pré-électorale(s), là où il faut sembler tenir compte des préoccupations d'une majorité des électeurs ressentant parfois un "sentiment d'insécurité". Mais point trop n'en faut pour ne pas décevoir une autre partie de l'électorat moins encline à demander davantage d'ordre et de sévérité. <br /> Alors, il est urgent d'attendre en causant et en débattant en attendant que tout ça se calme tout seul.<br /> Rien de nouveau sous le soleil...
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D
C'est aussi mon impression.