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Je trouve que ce tableau ne montre guère les horreurs de la guerre. Aucun personnage n’exprime de la terreur. La femme à gauche lève les bras, signe de panique, mais son visage exprime plus de la curiosité que de la peur. Remarquons que plusieurs personnages regardent vers le haut et à gauche, ce qui laisse supposer que le danger vient du ciel, ce qui, à cette époque, est plutôt étonnant. La femme qui prend le bras du soldat semble rassurée et écoute avec intérêt et sans être affolée ce que celui-ci lui dit. On se demande pourquoi le soldat est harnaché pour le combat et la femme nue, peut-être a-t-elle été surprise dans le plus simple appareil lorsque l’ennemi a attaqué. Heureusement qu’un ange est descendu opportunément du ciel pour lui couvrir le sexe. Pourquoi l’homme tenant le flambeau a-t-il mis son bras gauche sous la cape rouge du soldat ? Un attouchement qui laisse ce dernier complètement indifférent, occupé à converser avec sa voisine. Nous avons quand même en bas et à droite un homme mal en point qui tient une épée de sa main droite mais qui n’a manifestement pas eu le temps de mettre son armure.
L’image la plus signifiante – comme diraient les savants – est le livre sur le sol écrasé par le pied du soldat : la culture victime de la guerre.
Remarques irrespectueuses d’un admirateur du génie du peintre et de la beauté de son tableau.