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Quelques prix Nobel de littérature et moi

Je parle de quelques prix Nobel récents dont je n’ai lu parfois qu’un seul livre. Je viens de lire ou plutôt tenté de lire « Tête à tête » de Peter Handke (2019), je ne me permettrais pas de juger un écrivain sur un seul livre, mais celui-ci je l’ai rapidement abandonné car la suite de phrases m’a paru vide et je l’ai donc apporté dans une boîte à livres d’un square pour que d’autres puissent en profiter. Je me suis souvenu que j’avais jadis tenté de lire du Claude Simon (1985), je n’ai pas eu assez de souffle pour parcourir trois chapitres (j’ignore si on lit encore cet auteur). J’ai un grand regret, celui de ne pas avoir apprécié Le Clézio (2008) que tout le monde semble aimer (de quoi me remettre en question). J’ai déjà parlé ici d’Annie Ernaux dont je ne comprends toujours pas pourquoi elle a obtenu le prix Nobel (2022) car cette dame (dont j’ai lu tout de même trois livres) ne parle que de son nombril dont on a rapidement fait le tour, pseudo révolutionnaire de salon qui, en fait, méprise les gens ordinaires si l’on se base sur la façon dont elle a (longuement, trop longuement) décrit ses parents et leur épicerie.

De Gabriel García Márquez (1982), j’ai aimé son livre-phare « Cent ans de solitude » et pourtant je me souviens avec honte que je ne l’ai pas terminé, sans doute lassé par une impression de répétition. J’ai été séduit par les quelques livres que j’ai lu de Mario Vargas Llosa (2010) qui raconte les histoires avec un humour parfois féroce. J’ai également parlé ailleurs de Modiano (2014), dont j’ai presque lu toute l’œuvre, ce qui montre le talent stylistique de cet auteur puisqu’il fait pratiquement toujours le même livre, il faut donc avoir beaucoup de talent pour conserver ses lecteurs qui ne s’en lassent pas.

Quant à Bob Dylan (2016), si je suis sensible à ses chansons, je suis incapable de juger de la valeur littéraire de ses textes.

Illustration : Vladimir Kush « Histoire d’amour »

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S
De la littérature humoristique, comme les Boloss des Belles-Lettres, qui traduisent les grandes pages classiques en argot;<br /> https://bolossdesbelleslettres.tumblr.com/page/3
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D
Pour moi c'est très proche d'une langue étrangère.
L
Je trouve les prix littéraires surfaits et je me garde de les lire !
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L
Malheureusement pas de nos jours, c'est aussi devenu "politique"
D
Une oeuvre peut cependant être valable bien qu'elle ait reçu un prix.
S
Les romans me tombent des mains, tous tels qu'ils sont, je ne lis plus que les biographies et les essais. En ce moment : Herbert von Karajan "Une autobiographie imaginaire" (Actes Sud). Et "L"âne, une histoire culturelle" de Michel Pastoureau (Seuil) l'auteur d'une innombrable série sur le sens culturel des couleurs.
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D
En dehors de quelques exceptions, j'ai également cette tendance.
B
Un cheval rencontré un âne. <br /> Bonjour dit le cheval, comment t’appelles-tu?<br /> Bob dit l’âne.
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S
Brindamour : Bob Dylan a eu le Nobel de littérature (!!!) en 2016.
D
Cela pourrait faire une comptine.
C
Vous avez bien du courage, Doc, de vous lancer à l'assaut des Goncourt, Femina et autres Renaudot. Moi, ça fait longtemps que je ne lis plus que les auteurs que je connais déjà et que j'ai aimé. Je vieillis, je crois.<br /> <br /> PS : une des rares exceptions : Le Sermon sur la chute de Rome. Le titre m'a plu. Le livre, bof-bof !
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D
Je suis également de cet avis. Il n'y a pas un géant de la littérature à récompenser chaque année par le prix Nobel.
C
Oui, je me suis trompé de niveau. Mais mon ressenti reste le même au niveau du Nobel : Soljenitsyne, Camus, et St John Perse me paraissent être des géants qui méritent d'être lus et relus alors que Modiano, le Clezio et Ernaux me paraissent être des pensums, alors même que je ne les ai pas lus. <br /> <br /> Je ne sais pas pourquoi. C'est le peut-être le syndrome du vieux cons qui pense que "c'était mieux avant".
D
Je parle des prix Nobel, je les lis de temps en temps par curiosité et souvent j'en sors perplexe.
B
Je me méfie des prix littéraires en général et Nobel en particulier, un peu comme des papiers toilette élus "produit de l'année", du film ayant obtenu 17 643 Oscar, ou de la "meilleure baguette tradition de Paris" (liste non exhaustive)<br /> La seule exception ce fut, il y a un siècle ou presque, "La Vie mode d'emploi" de Perec et qu'il ait obtenu un prix (Médicis) n'y est pour rien, mais pour l'auteur, l'Oulipo et la Pataphysique.
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D
Sous la couverture du livre on voit dépasser les têtes d'un couple, d'où le nom du tableau, bien sûr surréaliste.
B
PS j'ai eu du mal à déchiffrer votre illustration !
D
Un prix n'est pas un indice de qualité supérieure. Nombre de grands écrivains n'ont pas obtenu de grands prix. Comme l'appréciation d'un livre est très personnelle, on est souvent déçu quand on se base uniquement sur l'obtention d'un prix pour en acheter un...Je ne parle pas du prix du livre qui n'est cependant pas un paramètre à négliger.