« Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Philippe Baptiste, annonce ce mardi avoir envoyé une circulaire aux préfets et aux recteurs pour leur demander d’interdire ce qu’il considère être des « meetings politiques » quand des risques de trouble à l’ordre public sont avérés ». Bien sûr, cette circulaire est opportunément née à la suite du lynchage mortel de Quentin Deranque lors d’une « conférence » de Rima Hassan à Science Po Lyon.
En fait, « La décision est entre les mains des seuls présidents d’université, qui peuvent prendre attache avec la préfecture pour s’assurer des conditions de sécurité autour de l’événement. », mais également du tribunal administratif qui avait ordonné en 2024 à Sciences Po Paris de permettre la « conférence » de Rima Hassan (encore !) malgré son rejet initial par la direction.
Je suis très loin de ma fréquentation du milieu universitaire, mais aujourd’hui, plus qu’à mon époque, il est très commun d’y inviter des personnalités politiques en exercice. Autrement dit, de permettre à ces personnalités de faire leur promotion et celle de leurs idées en particulier en période électorale.
Enfin, pas toutes les personnalités, car on assiste à un islamo-gauchissement du milieu estudiantin dans la plupart des universités et d’éventuels invités par la direction ont vu leur venue perturbée par des manifestants hostiles aux thèses habituellement soutenues par l’invité. Ainsi comme dans les meetings politiques, on s’arrange, parfois violemment, pour que d’éventuels opposants n’aient pas la parole.
En fait, je ne comprends pas l’intérêt éducatif que peuvent avoir ces personnalités politiques qui ne défendent que leur boutique, surtout si elles sont présélectionnées par la tendance politique majoritaire des étudiants car ces pauvres petits ont tendance à trouver « offensante » toute idée contraire.
Je croyais naïvement que l’enseignement universitaire devait apprendre les matières de la filière, tout en acquérant les outils de l’objectivité et de l’analyse critique. Suis-je bête.