Publié le 30 Septembre 2017

La conscientisation passe par la casserole

Cette photo[1] de mélenchonistes (dénomination que je préfère à celle d’insoumis, terme pompeux et usurpé), le poing levé dans un geste de lutte révolutionnaire me rappelle des souvenirs historiques, mais également vécus.

Une partie de la population, où prédominent les jeunes, est frappée de troubles de la mémoire, à moins que certains ne l’aient jamais remplie.

L’échec du communisme, quelle que soit la forme qu’il a pu prendre (soviétisme, maoïsme, castrisme, pol potisme, chavisme ou kimisme héréditaire…), après avoir installé des totalitarismes, supprimé la liberté, appauvri les peuples, et ensanglanté une bonne partie de la planète, est une leçon que les gens de Mélenchon n’écoutent pas. Ils croient toujours « aux lendemains qui chantent » et à l’avènement de « l’homme nouveau ».

En décembre 2016, Mélenchon déclarait : "Ni le chavisme ni les autres camarades n'ont été capables de construire le peuple suivant, c'est-à-dire qu'une fois que tu as arraché des millions de gens de l'extrême pauvreté et que tu les as installés en classe moyenne sans révolution culturelle, sans objectif écologique commun, ils se comportent comme une classe moyenne habituelle"[2].

Mélenchon veut installer le « peuple suivant » (c'est à dire "l'homme nouveau") et s’étonne qu’une classe moyenne puisse se comporter comme telle. En fait, on sent que le « tribun » préfèrerait qu’elle n’existe pas et qu’un nivellement par la base, tel que l’URSS l’avait réalisé, aurait sa préférence.

Il souhaite également la constitution de « groupes d'appui autonomes » dans les quartiers. Pourquoi ne pas les appeler des soviets ?

Restent la propagande et le lavage de cerveau, mais ils sont sur le point de se concrétiser : "Le Média" sera lancé sur internet à la mi-janvier. En plus d'un JT à 20h, ce pure-player proposera reportages, débats culturels et analyses politiques. S'il ne s'agira pas officiellement d'une "télé Mélenchon", nul doute que l'agenda du chef de file de la France insoumise y trouvera toute sa place et assurera » : "l'éducation collective du grand nombre à la méfiance et à l'hostilité face aux médiacrates".

« L’éducation collective », pourquoi pas la rééducation collective ? Quant aux journalistes de la "médiacratie", leur place n'est-elle pas dans une prison ?

Aujourd’hui des mélenchonistes se livrent sur le territoire à des « casserolades ». Ils frappent sur des casseroles (je préfère les casseroles que la tête des autres). Ils sont plutôt jeunes, c’est que le député des Bouches-du-Rhône entend mobiliser la jeunesse (notamment en portant la « bonne parole » dans les lycées et les facultés) gage à ses yeux d'un "puissant facteur de conscientisation dans le pays". 

C’est con, mais ça ne me fait pas rire.

 

[1] Philippe Wojazer/Reuters

[2] Les citations sont tirées d’un article de Geoffroy Clavel, chef du service politique de HuffPost

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 29 Septembre 2017

Une exposition hypocrite


J’avoue que cette affiche annonçant l’exposition « Chrétiens d’Orient, 2000 ans d’histoire » m’a mis mal à l’aise. Non pas en raison de l’hommage qui leur est rendu mais parce que cet hommage a lieu dans l’enceinte de l’Institut du monde arabe et qu’il ressemble bigrement à une couronne mortuaire déposée par un assassin sur la tombe de sa victime.

On pourrait même dire qu’il y a une certaine indécence à retracer l’histoire de ces chrétiens dans un établissement consacré au monde arabe alors que les musulmans achèvent aujourd’hui de les chasser du Moyen Orient et de massacrer ceux qui restent.

Une tragédie qui dure depuis des décennies, que le monde regarde avec une certaine indifférence alors qu’il se scandalise bruyamment de celle des musulmans de Birmanie. Je suppose que le pape qui demandait plus ou moins aux chrétiens d’Orient de tendre l’autre joue va peut-être pleurer (s’il ne l’a pas déjà fait) sur le sort des Rohingyas (voir « La nouvelle »).

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Publié le 28 Septembre 2017

La sortie de l’état d’urgence devrait s’accompagner d’une modification de la législation, discutée actuellement au Parlement, qui, d’après ce qui est dit, permettrait d’inclure dans la loi commune des dispositions issues de la législation de l’état d’urgence pour lutter contre le terrorisme.

J’ignore si les nouvelles lois prévues seront plus efficaces que les anciennes, mais elles soulèvent les protestations de certains juristes (notamment Leclerc et Toubon), car elles permettraient de juger les gens non sur ce qu’ils ont fait mais sur le soupçon de ce qu'ils pourraient faire.

Pour ce qui me concerne, en tant que victime potentielle d’un attentat, ça ne m’ennuie pas que l’on n’attende pas que l’attentat fasse un massacre pour juger celui ou celle qui envisage éventuellement de le commettre.

Mais on risque évidemment d’arrêter des personnes jugées dangereuses, mais qui n’ont aucunement l’intention de commettre un attentat…du moins dans l’immédiat. Aussi les juristes affirment que l’on passe ainsi des faits établis au simple soupçon, et clament que l’on se trouve là devant l’équivalent de la « loi des suspects » qui avaient été promulguée sous la Terreur en 1793. Ce qui devrait plaire à Mélenchon, admirateur inconditionnel de la Révolution de 1789, mais je suis sûr qu’avec sa cohérence habituelle, il va protester contre cette atteinte aux libertés publiques.

Un argument contre la nouvelle loi en discussion donné par Toubon (« défenseur des droits ») m’a laissé perplexe : il s’inquiète, en effet, de ce qui pourrait se passer si « de tels textes, qui portent atteinte aux libertés, tombent entre les mains de gouvernements non démocratiques » (cité par le Canard enchaîné du 27/09/17).

Toubon fait preuve là d’une touchante naïveté (et d’une curieuse méconnaissance de l’histoire). Mais mon Toubon, un gouvernement non démocratique, c’est une dictature (même si celle-ci peut parfois s’installer après une élection libre) que ce soit celle d’un individu, d’un parti unique ou d’une junte militaire, et ce beau monde promulgue habituellement dès son arrivée au pouvoir une législation adaptée à son exercice sans partage et sans contrôle. Une dictature n’a aucunement besoin de la législation précédente pour limiter les libertés publiques.

Certains juristes s’imaginent peut-être qu’ils travaillent pour l’éternité et que leurs lois gravées définitivement dans le marbre seront obligatoirement suivies, quel que soit le régime ultérieur.

Il faudrait peut-être que Toubon relise le récit des évènements sous Mussolini, Hitler, Staline, Pétain, Mao, Pol Pot, Castro, Pinochet, la junte argentine, ou Kim Jung-Un et ses ascendants, entre autres.

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 27 Septembre 2017

 

Les jardins Renoir

 

Et à la rue de l'abreuvoir : 

Les jardins Renoir

 

Par laquelle on parvient rue des Saules puis la rue Cortot, près du sommet de la butte où se trouve le musée de Montmartre au 12. Ce charmant musée est entouré des jardins Auguste Renoir qui ont été reconstitués à sa mémoire. C'est dans ces lieux qu'il peignit en 1876 le Bal du moulin de la Galette et la balançoire.

Ce sont des jardins étagés un peu sauvages :

Les jardins Renoir

Vue sur Paris et la vigne du Clos Montmartre :

Les jardins Renoir

Les jardins Renoir

Les jardins Renoir

L'arrière du musée est un endroit silencieux et serein où on peut prendre un pot au Café Renoir ou se reposer de l'ascension de la butte qui conserve toujours son air villageois et la rue Cortot est plutôt à l'écart des touristes : 

Les jardins Renoir

Les jardins Renoir

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 26 Septembre 2017

Dans l'Express est paru le 23/09/17 un article sur le transhumanisme (que je n'ai pas lu). Actuellement  1 enfant sur 30 nait en l'absence de rapport sexuel, c'est à dire avec l'exclusion physique du père, la mère restant - pour l'instant - indispensable, mais l'incubation de l'embryon en dehors de la mère se fera probablement dans l'avenir comme dans "Le meilleur des mondes" et la mère sera à son tour exclue.

Le capital génétique de l'embryon est déjà à la portée du sorcier humain, mais s'il intervient c'est pour prévenir des maladies, ce qui est une forme d'eugénisme prénatal que l'on peut difficilement critiquer. Dans l'avenir il sera  tenté de le modifier dans un sens qu'il estimera bon (sur quels critères ?) ou pour exécuter une commande parentale ou pour satisfaire les besoins de la société.

L'entame de l'article de l'Express est illustrée par la photo ci-dessous avec la légende suivante : 

Sélectionnés et optimisés par de puissantes intelligences artificielles, les enfants nés sans acte sexuel disposeront de capacités très supérieures. (Photo d'illustration). REUTERS/Jilian Mincer

Le photographe ne semble connaître que partiellement les prévisions démographiques planétaires en faisant figurer sur le cliché trois enfants noirs pour un enfant blanc car il omet de faire figurer des enfants asiatiques qui participeront également à la croissance démographique.

On remarque que le bébé blanc n'est pas à l'aise et proteste, comme toute minorité, en levant le poing.

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Publié le 25 Septembre 2017

Aujourd'hui, je suis tombé en arrêt devant cette affiche placardée dans le métro où il nous est proposé "d'habiter durable à Paris". J'ai d'abord cru que l'on proposait aux Parisiens un habitat qui ne serait pas provisoire et suffisamment solide pour ne pas être trop renouvelable.

Cette interprétation a été balayée après consultation du site sur internet. Il s'agit de toutes les mesures à visée écologique proposées par la Mairie de Paris. Je ne peux que les approuver, mis à part le langage convenu qui finit par devenir ridicule et énervant. Je retranscris ici le texte avec quelques commentaires en rouge.

Une vie parisienne plus saine, confortable et durable, par où commencer?

C'est évidemment tentant, surtout la "vie durable". Dans un autre paragraphe que je n'ai pas rapporté, on parle également "d'alimentation plus durable": une alimentation qui reste longuement sur l'estomac ?

Économiser l’énergie chez soi

  •   Adoptez des éco-gestes simples qui feront toute la différence
  •  Installez des équipements économes, pour encore plus d’efficacité
  •   Éco-rénovez votre immeuble pour un logement moins gourmand en énergie et plus confortable
  • Que veut dire : "éco-gestes simples" ? S'il s'agit de ce qui suit, je trouve que ce sont des gestes plutôt compliqués et hors de prix. Il ne s'agit plus de gestes mais de travaux importants et onéreux.
Se déplacer durable
  •  Préférez les transports en commun et les déplacements doux (vélo, trottinette…)
  •   Privilégiez l’autopartage et le covoiturage. À Paris, vous trouverez une grande diversité d’acteurs pour vous proposer des solutions adaptées à vos besoins.
  •  Profitez des aides financières pour faire l’achat d’un véhicule électrique (voiture ou vélo)
  • "Se déplacer durable" ? En effet, on risque de mettre un certain temps pour aller d'un point à un autre en utilisant la trottinette. Et vous voyez les pépés et les mémés se déplacer sur des trottinettes dans les rues de Paris ? En fait, on ne s'adresse qu'aux jeunes. Les autres peuvent crever, de préférence dans les transports en commun surchargés et pollués, ça les achèvera.
Consommer responsable
  •  Privilégiez les produits locaux, de saison, issus de l’agriculture biologique et avec peu d’emballages
  •  Triez vos déchets et donnez une deuxième vie à vos objets
  •  Cultivez vos propres fruits et légumes dans un jardin partagé ou demandez un permis de végétaliser à la Ville de Paris
  • Pour "consommer responsable" (quel charabia !), il faut manifestement du temps et de l'argent.

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Publié le 24 Septembre 2017

Président jetableChacun a pu remarquer que les trois derniers présidents de la République sont devenus impopulaires après un temps de latence qui s’est progressivement raccourci. Le dernier, Macron, à peine entré à l’Elysée, est considéré par une forte majorité de la population comme un mauvais président*. Certes, dans notre pays, car ailleurs il est plutôt apprécié. Il est jugé plus sur ses intentions et peut-être sa personne que sur ses actions qui n’ont pas eu le temps d’être mises en oeuvre. Il est vrai que cette majorité d’insatisfaits correspond à l’addition de ceux qui n’ont pas voté pour lui avec ceux, fort nombreux, qui n’ont pas voté du tout. Les abstentionnistes ne semblent donc pas avoir été convaincus par ce jeune homme pourtant séduisant, à l’allure de gendre idéal.

Les Français sont difficiles, et ils semblent n’apprécier que les candidats dont ils redoutent l’élection. En matière politique, le Français est masochiste.

Peut-être faudrait-il innover. Pourquoi ne pas s’inspirer des méthodes commerciales, suivant en cela les principes du macronisme. Lors d’un achat ou d‘un engagement nous avons souvent le droit de renoncer à notre démarche après un délai de réflexion ou de rétraction. Il peut être proposé au consommateur un échange, un remboursement ou un abandon, parfois même après une période d’essai sans engagement.

Pour un président de la République, il ne saurait être question de remboursement car en général on ne paie pas avant, mais après par l’augmentation des impôts.

L’échange après une période d’essai pourrait se concevoir, mais pour cela il faudrait disposer d’un lot de présidentiables de nature équivalente, c’est à dire de la même tendance. Les Français voteraient donc pour des lots de personnalités plutôt que pour une seule, sans possibilité dans ce dernier cas de rétraction pendant cinq ans. Le peuple pourrait donc essayer les candidats du lot élu, les uns après les autres avant de se décider.

L’inconvénient de ce mode sélection est bien entendu le risque de choisir le ou la plus démagogue du lot qui, pendant sa période d’essai, déroulerait un catalogue de promesses avec de fortes chances de ne pas être tenues une fois le contrat définitif signé. On se retrouve donc devant un processus qui ressemble fort aux campagnes électorales classiques.

Ni remboursement, ni échange, reste donc l’abandon. Peut-on se dispenser d’un président ? Ce n’est pas impossible : quelques pays comme la Belgique, l’Espagne ou l’Italie ont fonctionné sans gouvernement pendant une longue période et avec un certain succès. Pourquoi pas nous ? Ce qui permettrait à la société civile de fonctionner sans subir les entraves et les erreurs du pouvoir, nous disposons déjà d'une législation particulièrement étoffée.

* Bien que le dernier sondage note une tendance plus favorable.

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Publié le 23 Septembre 2017

Ecran vide ou presqueLes doigts restent au-dessus des touches du clavier, comme peut l’être la plume en suspend sur la page blanche, miroir du vide de la pensée.

Impression désagréable de se répéter quoi que l’on puisse vouloir écrire. Impression de déjà écrit ou de déjà lu, par soi-même ou par d’autres.

Encore parler des autoproclamés « insoumis » sans oppression qui vont défiler en jouant aux rebelles insurrectionnels contre un coup d’Etat inexistant ? Un jeu toujours dangereux quand on se prend au sérieux…Et ils se prennent malheureusement au sérieux. Encore causer de Macron « qui parle à l’étranger et se fait voir en France » ? (Entendu ce matin lors de la revue de presse sur France inter). Encore parler de la maison Le Pen et de ses querelles de succession pour le maire du Palais ? Avouez que c'est sans intérêt.

Je m’aperçois au cours du temps que je parle de moins en moins (même si j’écris encore, ce qui parait incohérent, mais peut-être est-ce par un effet de vases communicants) car je suis persuadé que ceux qui m‘écoutent ou qui font semblant d’écouter ont déjà entendu ce que je vais dire parce que je l’ai déjà dit, et que je vais donc me répéter (ce qui pour un auditoire jeune pourrait être qualifié de radotage) ou que d’autres l’ont dit avant moi, et que je vais donc les imiter. Ou que mon discours risque fort de n'intéresser personne.

Tout le monde se répète et tout le monde imite. Tout a été dit et écrit depuis l’antiquité sous une forme ou sous une autre, en adaptant la chose à l'époque, l’auditoire et les lecteurs se renouvelant heureusement sans cesse.

Le monde est une immense volière de perroquets où chacun caquète sur les caquètements des autres, morts (opportunément moins connus) ou vivants.

Ce qui est imprévisible ce sont les catastrophes, et la guerre en est une, non naturelle, elle en est davantage monstrueuse. Elles inspirent, mais c’est une inspiration dont le prix est gros de sang et d’absurdités.

Il est donc préférable de parler et d’écrire même pour ne rien dire, car la liberté de parler ou d’écrire est un bien précieux, comme celle de se taire sans avoir l’obligation d’approuver.

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Publié le 20 Septembre 2017

Son oeuvre est très diverse allant de l'abstrait semi figuratif, auquel je n'ai pas adhéré, au figuratif très coloré me rappelant le douanier Rousseau, en passant par l'hyperréalisme, pour lequel j'ai une préférence. (Les photos étant interdites dans l'exposition, j'ai retrouvé les images des oeuvres vues et reproduites ci-dessous sur internet)

Ce qui m'a paru le plus séduisant ce sont les double-portraits dont voici des exemples : 

L'expo. David Hockney

L'expo. David Hockney

L'expo. David Hockney

Les très grands tableaux de paysages d'arbres sont impressionnants

L'expo. David Hockney

L'expo. David Hockney

L'expo. David Hockney

Les tableaux les plus récents sont multicolores et "naïfs"

L'expo. David Hockney

L'expo. David Hockney

En utilisant le polaroïd, Hockney a réalisé des compositions intéressantes dont voici un exemple ci-dessous (je pense qu'il s'agit de son autoportrait). Il a également utilisé la caméra pour des plans filmés de paysages qui sont très beaux ("Les quatre saisons")

L'expo. David Hockney

Nous avons terminé la visite avec des nourritures terrestres au  restaurant du Centre Pompidou, cher, mais quelle vue !

L'expo. David Hockney

L'expo. David Hockney

L'expo. David Hockney

L'expo. David Hockney

 

Cette "raffinerie" pompidolienne, avec le temps, nous a finalement séduits. 

 

 

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Publié le 19 Septembre 2017

Ce matin, j’ai entendu sur les ondes que seuls Mme Hidalgo et Mr Mélenchon échapperaient à l’impopularité. Triste constat.

Mme Hidalgo, sans doute en raison de l’obtention des JO pour Paris, ce qui amènera beaucoup d’ennuis pour les Parisiens et beaucoup de dépenses en ces temps où l’on proclame la nécessité de faire des économies. La grande rareté des villes candidates pour organiser la chose aurait dû mettre la puce à l’oreille de nos édiles dont la fierté me paraît plutôt usurpée. Mais que ne ferait-on pas pour que le coq gaulois continue à chanter même juché sur un tas de fumier, et pour faire dans la foulée avancer son ambition.

La maire de Paris qui, pour combattre la pollution, immobilise les voitures, moteur au ralenti, pousse les Parisiens (ceux qui ont encore des jambes pour pédaler) à faire du vélo, le nez près des tuyaux d’échappement des voitures à l’arrêt, ou à prendre le métro où règne une pollution deux fois plus importante que dans les rues de la capitale. Le rêve de Mme Hidalgo est de faire de Paris un parc d’attraction pour oisifs, de préférence sur rollers ou skateboards.

Les JO seront une manifestation festive de grande ampleur mais qui risque de devenir particulièrement polluante et étouffante, les rames du métro aux heures de pointe devraient déjà disposer aujourd’hui, comme dans les avions, de masques à oxygène en cas de pressurisation excessive[1] . Je n’ose imaginer la compression pendant les JO.

Mélenchon, l’insoumis autoproclamé dans un des pays les plus libres de la planète, qui vit aux crochets de la République depuis des décennies en demandant aux autres de « dégager », reste populaire par sa tchatche comme le furent Robespierre jusqu’au coup de pistolet qui lui brisa la mâchoire et les chavistes du Venezuela jusqu’au manque préoccupant de papier hygiénique.

Que ces deux personnalités butées, confites dans l’idéologie, restent populaires montrent bien que les Français sont irrémédiablement cartésiens (Voir : « C’est la faute à Descartes »), privilégiant les principes, leurs déductions et la théorie (qui devient de l’idéologie en politique) à l’expérience, la pratique et le pragmatisme.

 

[1] Ce matin j’ai pris la ligne 13, encastré dans des corps pour lesquels je n’avais aucune affinité.

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Publié le 18 Septembre 2017

L’ambiguïté du chat

Je ne possède pas de chat. En fait, et c’est bien connu, on ne possède pas un chat, c’est lui qui vous possède. Je trouve le chat un peu inquiétant : on ne sait pas trop ce qu’il pense. C’est un animal ambigu, il est là et ailleurs, il dort et il chasse, il se fait plus aimé qu’il n’aime. On n’est jamais sûr de ses sentiments et de sa fidélité. L’être humain est plus fidèle à ce félin que l’inverse.

Je vois fréquemment sur les murs de Paris de petites affichettes où des personnes éplorées demandent à la population de les aider à retrouver leur chat en exposant sa photo assortie d’une description dans laquelle on sent l’émotion à chaque ligne et l’incompréhension d’avoir été plaqué(e) sans raison.

L’ambiguïté du chat a intrigué et intrigue toujours les physiciens :

En 1935, Schrödinger a imaginé une expérience où un chat enfermé dans une boîte pouvait être à la fois mort et vivant (états superposés), selon la théorie quantique, avant que l’animal ne soit observé.

En 2017 Marc-Antoine Fardin, physicien de l'université Paris-Diderot a remporté l'Ig Nobel* de physique pour son étude rhéologique du chat. Pour lui, le chat est à la fois solide et liquide car il prend la forme de tous les récipients dans lesquels il se glisse, boîte, lavabo, seau, etc.

Être à la fois liquide et solide ou mort et vivant, qui dit mieux ?

Pierre Bonnard : « Le chat blanc »

* Les Ig Nobel récompensent chaque année les études scientifiques les plus insolites, pour ne pas dire les plus farfelues.

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Publié le 17 Septembre 2017

Quand on déclenche un scandale en voulant bien faire

L’Agence Nationale de Sécurité du Médicament avait demandé au laboratoire Merck d’accroître la stabilité dans le temps de la lévothyroxine sodique, hormone de synthèse vendue sous le nom de Lévothyrox pour pallier le déficit ou l’absence de sécrétion de la glande thyroïde. Soulignons que l’absence de stabilité du produit était inconnue des patients et des médecins et aurait dû logiquement provoquer à un moment donné un déficit hormonal et par conséquent des signes d’hypothyroïdie chez les patients.

Il n’en fut rien. Personne ne s’était plaint de quoi que ce soit : le Lévothyrox considéré à présent comme instable, prescrit depuis une éternité satisfaisait tout le monde.

Par contre, le changement de formule (associé à un changement de conditionnement) en passant de < L-thyroxine + lactose > à < L-thyroxine + mannitol + acide citrique anhydre > (les autres excipients étant inchangés) vient de provoquer ce que l’on a appelé de suite un scandale sanitaire en raison des effets secondaires signalés qui se sont accumulés comme une petite avalanche (9000 sur 3 millions de patients, soit 0,3 % !) mais en faisant grand bruit car amplifiée par la caisse de résonnance des réseaux sociaux, les pétitions et les médias. Nous en sommes au stade juridique et à quelques dizaines de plaintes quasiment pour crime, mettant sur le même plan le scandale authentique du médiator et l’introduction de la nouvelle formule du Lévothyrox.

Pourquoi ces effets secondaires ?

Le laboratoire affirme que l’hormone elle-même est identique et les excipients ont été peu modifiés, mais les patients se plaignent et il faut les écouter.

- L’équivalence entre l’ancienne et la nouvelle formule est-elle identique ? En moyenne, elle semble l’être d’après ceux qui se sont penchés sur la question. Par contre il est plus difficile de savoir si elle l’est pour une personne donnée. C’est la raison pour laquelle il a été demandé de faire un contrôle des taux sanguins au bout d’un mois environ. Si la dose donnée n’est pas parfaitement adaptée à la personne, ce déséquilibre du traitement peut expliquer certains troubles liés soit à un excès d’hormone soit à un déficit et il est simple d’y remédier en adaptant la dose. Par contre nombre d’effets secondaires signalés ne correspondent pas à un dysfonctionnement thyroïdien et il y a toutes les chances qu’ils persistent après réadaptation si les patients ont consulté leur médecin pour la faire.

- Le changement d’excipient peut-il jouer un rôle ? Ce serait étonnant car le mannitol est largement utilisé dans l’industrie alimentaire (E 421) comme édulcorant et il n’a un effet laxatif (comme le sorbitol) qu’à forte dose, en outre la quantité utilisée dans chaque comprimé de Lévothyrox est minime.

- S’agit-il pour beaucoup d’un effet nocebo ? Le signalement d’effets secondaires possibles largement amplifiés par les réseaux sociaux a probablement entrainé leur perception chez les patients qui craignaient leur survenue. Effet de panique. Sans compter que les gens n'hésitent pas à attribuer des troubles anciens à un phénomène nouveau.

- Reste le soupçon complotiste vis à vis du laboratoire, mais on ne voit vraiment pas son intérêt. L’ancienne formule du Lévothyrox lui convenait très bien si l’ANSM ne s’en était pas mêlée.

La démocratie sanitaire en action

La ministre de la Santé a finalement cédé aux pressions et a demandé au laboratoire Merck de mettre en circulation ce qui lui reste de l’ancienne formule du Lévothyrox pour calmer les esprits. Mais pour un période transitoire, aussi la ministre compte demander à d’autres laboratoires de mettre à disposition des patientes (85% de femmes) de la thyroxine afin que celles-ci puissent choisir la formule qui leur convient comme sur l’étal d’un marché.

Il reste pour améliorer cette démocratie sanitaire à élire les médecins parmi les patients. D’ailleurs cela commence à se faire avec les « malades experts ».

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Publié le 14 Septembre 2017

250. Est-il utile de s’astreindre à manger 5 fruits et légumes par jour et à bouger ?

Ce message (pas celui du chat) largement diffusé s’adresse à l’ensemble de la population et vise à changer nos comportements : modifier notre alimentation, quels que soient nos goûts, et pratiquer un sport ou une activité physique, quelles que soient nos réticences.

La question est évidemment de savoir si cette astreinte, qui peut être mal vécue, est efficace en permettant de prévenir ou même simplement de retarder nettement la survenue des maladies cardiovasculaires, ce qui est le but de ce message.

Cette prévention est sûrement efficace pour ceux qui sont déjà atteints d’une de ces maladies (prévention secondaire) ou qui ont des prédispositions à en être atteint (facteurs de risque comme le diabète, l’hypertension artérielle, une nette élévation de certaines fractions du cholestérol, tabagisme qu’il est préférable d’arrêter plutôt que de suivre le message).

Mais ces conseils hygiéno-diététiques s’adressent à toute la population, c’est à dire à une majorité de gens en bonne santé ou en tous cas exempts de maladies cardiovasculaires ou de facteurs de risque élevé. C’est ce qu’on appelle la prévention primaire que les politiques mettent en avant en priorité à chaque fois qu’on leur demande le contenu de leur programme de santé publique (cela n’a pas manqué avec Macron, présentant la prévention primaire[1] comme une avancée originale alors qu’il suit en cela tous ses prédécesseurs).

Pour répondre à la question il a été demandé[2] à une « équipe d’épidémiologistes de Portland (Oregon, Etats-Unis) de faire une revue systématique des données concernant les bénéfices et les risques de conseils donnés par les médecins pour changer les comportements en prévention primaire des maladies cardiovasculaires chez les adultes sans facteur de risque cardiovasculaire. »[3]

Les données ont été tirées de 88 études randomisées. Les auteurs ont constaté de 6 à 12 mois après le début du changement comportemental une diminution minime de la pression artérielle, du LDL cholestérol (athérogène), du cholestérol total et du poids.

Mais il n’y a eu aucune différence entre les groupes (avec ou sans changement de comportement) pour ce qui concerne la qualité de vie en relation avec la santé, la mortalité globale, la morbidité et la mortalité cardiovasculaire. Mais le changement comportemental s’il peut être rasoir, ne comporte – et c’est heureux -  aucun risque.

Bref, à l’échelle d’une population (celle que vise l’Etat), s’astreindre aux « 5 légumes et fruits par jour et à bouger » ne sert pratiquement à rien. Mais nous sommes dans la statistique, et cela ne veut pas dire qu’une personne donnée ne tire pas un bénéfice d’un changement de comportement conseillé par son médecin à titre individuel, mais en faire l’alpha et l’oméga de la politique de santé semble discutable, sinon abusif.

Autres articles de ce blog concernant la prévention :

De la persuasion au chantage

Propos sur la prévention

La prévention est-elle source d’économies ?

L’échec de la véritable prévention

ROSP

Normalisation

La révolution culturelle de Macron

 

[1] Elle n’est pas discutable pour la lutte contre le tabagisme, l’alcoolisme et les maladies infectieuses, notamment par les vaccinations.

[2] Par l’US Preventive Services Task Force

[3] https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28697259

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Publié le 13 Septembre 2017

Le microcosme en mouvementsA chaque fois que sont vantées dans les publicités télévisuelles les délices d’un aliment riche en graisses ou en sucres, il est conseillé au bas de l’écran, comme un remords de conscience, de manger 5 fruits et légumes par jour, ce qui m’a toujours paru un message ambigu quant à la quantité réelle à ingérer et à sa réalisation pratique. (Voir « Recommandation »)

Un autre message est le conseil de bouger.

Ce dernier conseil a parfaitement été intégré par les hommes et les femmes politiques quel que soit le régime suivi.

On a d’abord eu « En Marche ». La marche est le sport le plus simple et le plus efficace en matière de santé publique. D’ailleurs ses adeptes viennent de prouver son efficacité.

Devant cette réussite, les grosses légumes qui se soucient de leur santé veulent suivre ce bon exemple. Chacun ou chacune cherche à se mettre en mouvement en créant le sien : Hamon, Pécresse, Sollers pour ne citer que ceux-là et Estrosi, disposant d’une Promenade, vient de se mettre logiquement en mouvement. Les socialistes, eux, se sont noyés dans les courants, la natation parait plus dangereuse que la marche.

En tant que médecin, je ne peux qu’encourager cette lutte contre la sédentarité. Le seul inconvénient est que le citoyen immobile, car entravé par ses embarras, en voyant tous ces gens en mouvement, risque d’être pris de vertige devant le manège du monde politique qui ne cesse de tourner tout en restant sur place.

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Publié le 12 Septembre 2017

Le Visiteur de l’ElyséeC’est non sans mal que l’Archange Gabriel pénétra dans l’Elysée. Il faut dire qu’il était un peu rouillé ; la dernière fois que le préposé au courrier divin avait eu à porter un message du Très-Haut remontait à plus de quatorze siècles, et il avait beau s’entretenir en faisant de l’exercice, il ne pouvait pas prévoir les obstacles à franchir en ces temps troublés quand on ne possède pas d’accréditation et en l’absence du flux de journalistes qu’il suffisait habituellement de suivre pour pénétrer dans ce Haut-Lieu.

Le Palais de l’Elysée est comme les Champs du même nom, le lieu où séjournent les héros aux Enfers, et l’Archange une fois dedans n’eut guère de mal à trouver le bureau du président Macron, héros s’il en est.

Gabriel laissa sortir Brigitte Trogneux en robe Louis Vuitton, et se présenta toutes ailes déployées (ce qui est tout de même impressionnant) devant l’homme (mais est-ce un homme ?) qui préside depuis peu aux destinées de la France.

D'abord gêné par le courant d’air provoqué par le déploiement des ailes du préposé postal qui fit voler quelques ordonnances sur son bureau, Macron ne fut surpris qu’un bref instant par cette entrée non annoncée et sans rendez-vous.

En fait, il s’attendait et espérait même la visite d’un extraterrestre car il avait tout fait pour se faire remarquer du Ciel, tel Bonaparte devant les pyramides, même si les siennes sortaient du bitume plutôt que du désert.

Toujours aimable, Macron, pleinement dans son rôle de président, demanda à Gabriel (appelez-moi Emmanuel) ce qu’il pouvait faire pour lui. L’Archange répondit qu’il avait un message à lui délivrer de la part du Très-Haut. Macron, qui sait écouter selon les rumeurs, lui demanda la teneur du message divin. En écoutant le message, le président français fut surpris de s’entendre dire qu’il avait vexé le Très Haut. « Diable, pourquoi donc ? » laissa malencontreusement échapper le jeune héros (échappements dont il est malheureusement coutumier et que ses proches tentent maladroitement de justifier par des échappatoires).

L’Archange replia ses ailes pour se reposer un peu et répondit d’un ton presque geignard : « pourquoi se faire appeler Jupiter et non pas Dieu ? ».

Hans Memling : "L'ange à la branche"

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 11 Septembre 2017

L’utilisation des compétences« Mis en examen pour "violences volontaires avec arme", le député M'jid El Guerrab (ex-LREM) a été transféré de la commission des Finances à celle de la Défense. ».

Castaner, le porte-parole du gouvernement, affirme que faire passer ce toujours député de la commission des Finances à celle de la Défense est une sanction.

Pas du tout, c’est une parfaite utilisation des compétences de ce monsieur, car celui-ci a bien montré que la meilleure défense était l’attaque avec l'emploi de moyens économiques. Il est donc logique que le contribuable continue à casquer pour que ses collègues puissent bénéficier prudemment de son expérience.

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 10 Septembre 2017

Le ministre de l’intérieur Gérard Collomb nous informe aujourd’hui qu’il y a dans les forces de l’ordre : policiers, gendarmes, militaires, douaniers et personnel pénitentiaire, des islamistes, pudiquement dénommés « radicalisés ». Quelques dizaines seraient connus et combien d’inconnus ?

Donc, parmi les gens chargés de nous protéger se trouvent des gens qui veulent notre mort. On peut légitimement se demander pourquoi ils ont été maintenus à leur poste.

Il semble que les prédécesseurs de Mr Collomb n’ont guère été troublés par cette situation aussi baroque que dangereuse, si bien que le susnommé souhaite « pouvoir muter et radier un fonctionnaire radicalisé » lorsqu’il fait partie des forces de sécurité, la mesure devant prendre place dans le projet de loi antiterroriste examiné en octobre.

Cela veut donc dire qu’avant on ne pouvait rien faire ? L’islamiste fonctionnaire est-il intouchable en tant que serviteur de l’Etat ? (On se demande lequel).

A noter que dans le projet de loi futur, le « radicalisé » pourrait être simplement muté. Oû ? Dans les transports ? Dans les aéroports ? Dans les préfectures ? Il semble que l’on soit plus prudent pour les centrales atomiques, qui oserait donc dire que nos gouvernants n'anticipent pas ?*

Mais on peut néanmoins s’attendre à tout car le fonctionnaire, même islamiste, fait partie d’une espèce protégée d’autant plus qu’il bénéficie en outre de la présomption d’innocence. Ils sont aussi innocents que nous.**

Une espèce protégée

 

* Des armes volées à la direction de la police de Seine-Seint-Denis.

** "Une centaine d'associations, syndicats et organisations opposés au projet de loi antiterroriste du gouvernement ont appelé à manifester ce dimanche, notamment à Paris, Nantes , Strasbourg et Nice, contre « l'instauration d'un état d'urgence permanent »

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 9 Septembre 2017

« Je serai d’une détermination absolue, je ne céderai rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes,… Ne cédez rien, ni aux égoïstes, ni aux pessimistes, ni aux extrémistes. Je ne veux pas que dans quinze ans, un autre président dise “c’est pire encore”. 

Cette déclaration de Macron a été faite hier devant la communauté française de Grèce. Je suppose que les commentaires ne vont pas manquer. Pour ma part, j’aurais trois remarques à faire :

D'abord, le président Macron devrait suivre l’exemple de ses prédécesseurs et éviter de parler - comme il semble en prendre l’habitude - de politique intérieure française à l’étranger et toujours pour tancer ses compatriotes. Qu’il sache que ce qu’il dit en dehors de la France arrive tout de même aux oreilles des Français et que ceux-ci n’aiment pas trop que l’on se foute de leur gueule devant des étrangers.

Ensuite, tout intelligent qu’il prétend être, on ne saurait être plus maladroit que d’insulter les opposants à ses réformes car une telle sortie ne peut que les mobiliser et accroître leur nombre. Certes, il n’utilise pas la langue de bois mais en la maniant de cette façon il risque de faire une fausse route.

Enfin, il compte rester longtemps à l’Elysée puisqu’il évoque une perspective de 15 ans pour « un autre président ». Mais de bourde en bourde, on finit par s'embourber.

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 7 Septembre 2017

L’histoire incorrecteLa tendance est de revisiter l’histoire. Echauffourées autour de la statue du général Lee, commandant de l’armée du Sud pendant la guerre de Sécession dont l’un des motifs fut la libération des esclaves noirs imposée par les Etats du Nord des USA. Volonté des Amérindiens de déboulonner toutes les statues étasuniennes de Christophe Colomb accusé de génocide. Déprogrammation du film « Autant en emporte le vent » à Memphis (ville à majorité noire) qui donnerait une vision romantique du Sud esclavagiste et un aspect dévalorisant des noirs…

Ces visites rétrospectives à la lumière de la doxa du présent font évidemment penser à 1984, le roman de Orwell, où la « mutabilité du passé » est érigée en principe, où le passé n’existe pas en soi mais n’est qu’une construction mentale, des souvenirs susceptibles d’être effacés pour la bonne marche de la société, mais où détenir le passé c’est détenir l’avenir.

On peut évidemment comprendre que les noirs aient une hostilité pour ceux qui ont fait leur malheur ou ceux qui ont combattu pour maintenir leur condition d’esclave, comme on peut comprendre aisément que furent abattues les statues de Lénine et de Staline après la chute du rideau de fer.

Mais où va s’arrêter la « mutabilité » de l’histoire ? L’histoire est faite « de bruit et de fureur ». Beaucoup de statues ont du sang sur leurs mains de métal ou de pierre, à commencer par celle de Napoléon Bonaparte et de tous les guerriers à cheval ou brandissant des épées. Seules les statues des « bonnes personnes » pourraient être maintenues encore qu’elles risquent d’être remises en cause ou critiquées par une minorité quelconque. Les saints eux-mêmes peuvent laisser à désirer (voir « Une sainte qui sent le fagot ? »).

En outre, la doxa du présent peut suivre la fugacité du présent et les visiteurs de l’histoire se multiplier au cours du temps. Dans 1984, les archives sont perpétuellement remaniées puisque le passé n’existe pas mais se reconstruit en fonction du présent. Dans notre monde, il faut peut-être faire en sorte de ne pas trop revisiter l’histoire si l’on veut que le passé continue d’exister, même dans sa cruauté. Il est vrai que, contrairement à 1984, notre histoire laisse des traces concrètes qui en perpétuent le souvenir, et que certains voudraient effacer ces traces pour effacer le souvenir ou en tout cas ne pas le magnifier.

Revisiter l’histoire, c’est aussi pouvoir la falsifier comme le font les négationnistes, indifférents aux traces et aux témoins, rejoignant 1984 dans la fabrication du passé.

Censurer les œuvres artistiques du passé parce que non conformes aux opinions du présent ou susceptibles de heurter une communauté quelconque, c’est appauvrir notre patrimoine. Il suffit de les remettre dans le contexte de l’époque, et les aimer pour leur valeur artistique.

Il faut tout de même constater que la quasi- totalité de notre patrimoine artistique est politiquement incorrecte selon les critères actuels. Je ne pense pas qu’il soit menacé d’épuration, mais il faut toujours se méfier, car « Là où l’on brûle des livres…On finit aussi par brûler des hommes » (Heine, Almansor)

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 6 Septembre 2017

En juillet dernier la tombe de Dali fut profanée (voir "Profanation"), car une Espagnole, cartomancienne de surcroît, prétendait être sa fille. Le test basé sur l'ADN prélevé sur les restes du peintre n'aurait montré aucun lien de parenté entre eux.

Peut-on se permettre sans conséquence de profaner une tombe sur de simples allégations ? 

Salvador Dali : " Construction molle avec des haricots bouillis (Prémonition de la guerre civile)" 1936

« J'ai montré un vaste corps humain éclatant en excroissances monstrueuses de bras et de jambes se déchirant les uns les autres dans un délire d'autostrangulation. À l'arrière-plan de cette architecture de chair frénétique dévorée par un cataclysme narcissique et biologique, j'ai peint un paysage géologique qui avait été inutilement révolutionné par des milliers d'années, figé dans son cours normal. La structure molle de cette grande masse de chair en guerre civile, je l'enjolivai de quelques haricots bouillis, car on ne pourrait imaginer avaler toute cette viande inconsciente sans la présence, aussi peu inspirante soit-elle, de quelques farineux et mélancoliques légumes. » (Salvador Dali)

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 4 Septembre 2017

Personne n’est parfaitIsabelle Adjani joue en ce moment un rôle à contre-emploi de médecin malgré nous si l’on se réfère à ses déclarations faites dimanche dernier sur France Inter :

« Se référer à Pasteur, comme l'a fait le Premier ministre est une bien mauvaise idée. Pasteur n'est pas celui qu'on croit. (…) Je vous parle comme une mère qui n'a pas fait vacciner ses enfants, et qui le revendique. Depuis que j'ai découvert la grande démarche propagandiste de l'industrie pharmaceutique pour ramener cet argent sur le dos de la santé des gens, j'ai mis en acte mes convictions. Mes enfants vont très très bien, ils ont un suivi phyto-homéo et mon jeune fils de 20 ans n'a jamais pris d'antibiotiques de sa vie. Un nourrisson ne peut pas lutter contre l'inoculation de 11 maladies. ».

Il est certain que sa profession de comédienne lui donne toutes les compétences nécessaires pour juger l’œuvre de Pasteur et son apport à la médecine. La vaccination est pour cette jolie tête un vaste complot des laboratoires qui fomentent, uniquement dans leur intérêt, la fabrication et la vente de produits qui ont permis de prévenir la plupart des maladies infectieuses infantiles et contribué à réduire considérablement la mortalité* élevée des enfants que l’on pouvait déplorer avant la diffusion de la vaccination (qui n'est cependant pas la seule cause de cette baisse).

Je suis content que ses enfants ont une excellente santé, ce qui leur permet de ne prendre à l’occasion que de la « phyto-homéo », c’est à dire le plus souvent un placebo. Mais il ne vient pas à l’esprit à cette jolie tête que si ses enfants n’ont pas été atteints d’une maladie infectieuse sérieuse c’est peut-être parce que les autres enfants, eux, ont été vaccinés et qu’ils n’ont pas ainsi contracté une maladie qu’ils auraient pu transmettre à ses rejetons non vaccinés. La bonne santé de la descendance de Mme Adjani démontre, en fait, l’efficacité de la vaccination infantile…des autres.

Avant de parler de complot et de dire des bêtises ne pourrait-elle pas jeter un coup d’œil sur un livre d’histoire de la médecine où l’on fait le récit des familles décimées par les maladies infectieuses qui touchaient d’abord les enfants. Certes, on ne disposait pas à l’époque des antibiotiques (peu ou pas efficaces sur les maladies virales), mais Mme Adjani leur préfèrerait sans doute l’homéopathie (qui existe depuis le XVIIIe siècle), qui, entre nous, enrichit de façon scandaleuse un labo qui ne vend que des placebos, mais distribués par des médecins malgré l’absence de preuve scientifique de l’efficacité des pilules prescrites.

* Sans parler de la morbidité car on peut très bien, par ex., ne pas mourir de la poliomyélite mais en conserver de lourdes séquelles.

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 4 Septembre 2017

Rédigé par Dr WO

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Publié le 2 Septembre 2017

Ce petit billet est un rectificatif à l’article précédent. Je disais dans ce dernier que je m’étais contenté de survoler l’entretien avec Macron publié dans Le Point, mais s’il est permis de survoler un texte quand il est trop long, il est aussi souhaitable de ne pas faire d’erreur de pilotage si l’on se permet, comme je l’ai fait, de porter un jugement sur son contenu.

Un reliquat de rigueur scientifique m’a poussé à atterrir. Dans le billet précédent, en me basant sur l’intertitre : / Réforme du travail « Une révolution copernicienne » /, j’avais attribué par un court-circuit synaptique simplificateur le qualificatif de « révolution copernicienne » à la loi travail contenue dans les récentes ordonnances. Or le court-circuit neuronal favorisé par la formulation de l’intertitre a été à l’origine d’une erreur : d’après le texte dans lequel j’ai finalement atterri, le terme de révolution ne concerne pas la réforme du code du travail – ce qui avait justifié mon ironie mal placée – mais ce que seront, d’après Macron et d’une façon générale, la conception et l’organisation du travail dans l’avenir.

Les médias ont la perversité de rédiger volontairement des intertitres simplificateurs et biaisés qui deviennent des sources de polémiques artificielles.

Pour me consoler je pense que je ne suis pas le seul à être victime de courts-circuits synaptiques. Dans cet entretien avec Macron, un autre intertitre : / Terrorisme « Pour en finir avec la politique victimaire » / a scandalisé les associations de victimes des attentats qui, se sentant visées, sont immédiatement montées au créneau pour protester, sans avoir lu apparemment le texte qui suit. Or que dit Macron dans le texte ? « Il faut définir ces nouveaux horizons, ces nouvelles terres de conquête, ces nouvelles formes d’engagement, pour sortir de l’esprit de défaite qui nous habite encore trop aujourd’hui, pour en finir avec la politique victimaire. Nous sommes un pays de conquête ». Quelle que soit l’opinion que l’on peut avoir sur ce paragraphe, il n’y a là aucune allusion aux victimes des attentats, il s’agit d’un esprit victimaire qui, d’après Macron, toucherait l’ensemble de la nation.

Beau travail journalistique dont l'un des objectifs est de créer la polémique là où elle n’a aucune raison d’être mais qui, pour éclore, nécessite la complicité de l’esprit superficiel des lecteurs (dont je suis).    

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 1 Septembre 2017

Frimeur ?Comme chacun le sait, Le Point a fait paraître un entretien avec le président Macron. Je l’ai survolé car il m’a paru trop long pour que je le lise intégralement, notre président fait dans la longueur et la vie est trop courte.

Il ne manque sûrement pas de talents, en tout cas ils nous ont été largement vendus pendant sa campagne, et sa victoire inattendue prouve qu’il en a.

Néanmoins, je me suis arrêté sur cette phrase (mise en exergue par le journal) : « Nous avons tourné la page de trois décennies d’inefficacité ».

Non pas en raison du coup de patte donné à ses prédécesseurs qui, il est vrai, n’ont guère osé modifier les choses en profondeur dans le souci de se faire réélire par un peuple très attaché au statu con et privilégiant la révolution plutôt que les réformes, mais en raison du parfum de prétention dégagé par cette déclaration.

Je sais bien que les hommes politiques ont le souci permanent de leur autopromotion, mais parler de « révolution copernicienne » pour le code du travail* est un qualificatif à la limite du ridicule, à moins que la tête présidentielle lui tourne à l’égal des planètes autour du soleil.

Dire que ce qu’il va entreprendre sera efficace par opposition à ce qui a été fait dans le passé est évidemment téméraire, sinon prétentieux, car on ne peut juger de l’efficacité des mesures qu’après leur mise en œuvre et le plus souvent après un temps de latence.

Je sais bien que Jupiter n’est pas modeste, encore faut-il être Jupiter et pas seulement prétendre l’être en maniant une foudre qui s’avère – pour l’instant - plutôt molle et erratique.

* Voir l'article suivant

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Rédigé par Dr WO

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