Le ministre de l’intérieur Gérard Collomb nous informe aujourd’hui qu’il y a dans les forces de l’ordre : policiers, gendarmes, militaires, douaniers et personnel pénitentiaire, des islamistes, pudiquement dénommés « radicalisés ». Quelques dizaines seraient connus et combien d’inconnus ?
Donc, parmi les gens chargés de nous protéger se trouvent des gens qui veulent notre mort. On peut légitimement se demander pourquoi ils ont été maintenus à leur poste.
Il semble que les prédécesseurs de Mr Collomb n’ont guère été troublés par cette situation aussi baroque que dangereuse, si bien que le susnommé souhaite « pouvoir muter et radier un fonctionnaire radicalisé » lorsqu’il fait partie des forces de sécurité, la mesure devant prendre place dans le projet de loi antiterroriste examiné en octobre.
Cela veut donc dire qu’avant on ne pouvait rien faire ? L’islamiste fonctionnaire est-il intouchable en tant que serviteur de l’Etat ? (On se demande lequel).
A noter que dans le projet de loi futur, le « radicalisé » pourrait être simplement muté. Oû ? Dans les transports ? Dans les aéroports ? Dans les préfectures ? Il semble que l’on soit plus prudent pour les centrales atomiques, qui oserait donc dire que nos gouvernants n'anticipent pas ?*
Mais on peut néanmoins s’attendre à tout car le fonctionnaire, même islamiste, fait partie d’une espèce protégée d’autant plus qu’il bénéficie en outre de la présomption d’innocence. Ils sont aussi innocents que nous.**
* Des armes volées à la direction de la police de Seine-Seint-Denis.
** "Une centaine d'associations, syndicats et organisations opposés au projet de loi antiterroriste du gouvernement ont appelé à manifester ce dimanche, notamment à Paris, Nantes , Strasbourg et Nice, contre « l'instauration d'un état d'urgence permanent »